L’ACTU

L’ACTU HEBDOMADAIRE DU PHOTOVOLTAÏQUE

L’Actu PV est une synthèse des actualités les plus marquantes de la filière solaire photovoltaïque en France, en Europe et à l’international. C’est le prolongement du magazine qui, en un coup d’œil, permet de ne rien manquer des principales informations économiques, politiques et technologiques du secteur.

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DéCEMBRE 2021

L’ESSENTIEL DU PHOTOVOLTAÏQUE DU MOIS DE DéCEMBRE

  • PHOTOVOLTAÏQUE – Ombrières à poser 2 décembre 2021

    L’installateur et développeur de solutions photovoltaïques, Mécojit, située en Occitanie, vient d’annoncer la mise sur le marché d’un nouveau système d’ombrières photovoltaïques préfabriquées, baptisé Mecopark. Ce concept propose des ombrières auto-lestées ayant pour supports des pieds en béton posés sans fondation à installer sur tout type de parkings, neufs ou existants. Seules des tranchées sont nécessaires au câblage. Les pieds de la structure peuvent être de couleur pour un meilleur repérage dans le cadre d’un parking de grande surface et leur forme en « O » offrent la possibilité d’y insérer un affichage publicitaire. Il est aussi possible de fixer sur la structure des bornes de recharge pour véhicules électriques. Une première réalisation de 132  kW a été construite sur le parking de l’Intermarché de Martel, dans le Lot.

  • PHOTOVOLTAÏQUE – 55 MW de plus pour TotalEnergies 2 décembre 2021

    Le 29 novembre dernier, TotalEnergies a mis en service sa plus grande centrale solaire en France. Située au nord-est de Gien, dans le département du Loiret, pour une puissance de 55 MW, cette nouvelle centrale au sol construite sur un terrain de 75 hectares est composée de 126 000 panneaux et produira 64 GWh par an, soit l’équivalent de la consommation électrique annuelle de 38 000 personnes. Afin de protéger la biodiversité du site, TotalEnergies a mis en place des abris pour chauve-souris ainsi qu’une mare pour favoriser la reproduction des amphibiens. Une campagne de financement participatif a été menée auprès des habitants du Loiret et des départements limitrophes pour une meilleure implication des riverains. TotalEnergies a remporté mi-novembre 51 MW de projets solaires lors de la 10e période d’appel d’offres (CRE4) de la Commission de Régulation de l’Énergie. Les 8  projets lauréats seront mis en service d’ici fin 2023.

  • PHOTOVOLTAÏQUE – Déjà plus de 2 GW raccordés en 2021 2 décembre 2021

    C’est un record historique. Le service des données et études statistiques (SDES) du ministère de la Transition écologique a publié le tableau de bord solaire photovoltaïque du troisième trimestre 2021. Depuis le début d’année, les nouvelles installations représentent 2 034  MW (contre 761 MW sur la même période en 2020), un chiffre encore jamais atteint en France. Au 30 septembre, le parc raccordé s’établissait ainsi à 13 231 MW, dont 12 786 MW en métropole. La majorité de l’augmentation de puissance vient des installations de plus de 250 kW. La première région en termes de puissance installée reste la Nouvelle-Aquitaine, qui représente presque un quart des nouvelles installations de 2021 (448 MW). Actuellement 10 581 MW supplémentaires sont sur liste d’attente, dont 3 012 MW ayant signé une convention de raccordement. Sur les trois premiers trimestre 2021, le parc a produit 12,5 TWh (contre 11,4 TWh sur la même période en 2020), dont 0,4 TWh autoconsommés. D’après le SDES, la production photovoltaïque a représenté 3,7 % de la consommation d’électricité en France, en hausse de 3,5 % par rapport à 2020. Compte tenu de l’objectif de la France d’atteindre 20,1 GW en 2023, cela signifie plus de 3 GW installés par an sur les deux prochaines années. Surtout, pour être sur les trajectoires des scénarios énergétiques 2050 présentés par RTE à la mi-octobre, il faudrait de 5 à 7 GW de photovoltaïque installés par an.

NOVEMBRE 2021

L’ESSENTIEL DU PHOTOVOLTAÏQUE DU MOIS DE NOVEMBRE

  • PHOTOVOLTAÏQUE – Autoconsommation collective autour de l’école 25 novembre 2021

    Le 10 novembre a eu lieu l’inauguration de SerenyCalas, projet d’autoconsommation collective sur la commune de Cabriès (Bouches-du-Rhône). Concrètement, il consiste en l’équipement de 1 200  m2 panneaux solaires photovoltaïques sur les toitures du groupe scolaire du Petit Lac afin de produire 282 MWh d’électricité par an, soit l’équivalent de la consommation annuelle de 70 foyers. Il s’agit de la première centrale d’un large projet d’autoconsommation collective développé par l’entreprise SerenySun, en partenariat avec la commune de Cabrès, et les soutiens de la Région Provence Alpes Côte d’Azur et de l’association Énergie Partagée. À l’horizon 2022, une salle polyvalente privée et des équipements sportifs municipaux verront également leurs toitures mises à profit pour atteindre les 4 000 m2 de panneaux photovoltaïques prévus, faisant de SerenyCalas le plus grand projet d’autoconsommation collective en France. Le financement citoyen, par le biais d’Énergie Partagée, représentera 85 000 € sur les 1,2 million d’euros d’investissement total.

  • PHOTOVOLTAÏQUE – Centrale solaire sur friche industrielle 25 novembre 2021

    CVE et RES ont inauguré le 5 novembre dernier, la centrale solaire de Laudun-l’Ardoise située dans le département du Gard pour une puissance de 12 MW et construite sur le site de l’ancienne usine Arcelor-Mittal (aciérie fermée en 2004 et démantelée en 2011). Déployée sur 14  hectares, la centrale, équipée de 35 336 panneaux produira l’équivalent de la consommation électrique annuelle de 7 700 personnes et permettra d’éviter l’émission de 550 tonnes de CO2 par an. Ce projet s’inscrit dans le cadre du Contrat de Transition Écologique (CTE) Aramon-Gard Rhodanien, signé le 6 décembre 2018 au Pont du Gard par Emmanuelle Wargon.

  • PHOTOVOLTAÏQUE – Un premier PPA dans l’Aude 18 novembre 2021

    La centrale solaire de Fanjeaux située dans l’Aude et développée par Engie Green a été inaugurée le 9 novembre dernier. Cette centrale, composée de 48 972 panneaux pour une puissance de 18 MW est déployée sur un terrain agricole de 27 hectares auparavant occupé par un élevage bovin. Avec l’arrivée de la centrale photovoltaïque, l’exploitation changera de spécialisation pour accueillir un élevage de moutons, qui participeront, par leur pâturage à l’entretien du site. La mise en place d’un revenu locatif pour le propriétaire sur une durée de 40 ans permettra d’asseoir la viabilité de l’exploitation agricole. Le parc est exploité sous la forme d’un PPA et des contrats d’approvisionnement ont déjà été signés avec le centre Océanopolis de Brest, le campus de formation de la CCI de Charente, ou encore le stade nautique de la ville d’Avignon. La centrale a été construite et financée à hauteur de 13 millions d’euros par ENGIE Green.

  • PHOTOVOLTAÏQUE – Neoen remporte 130 MW 18 novembre 2021

    Le producteur indépendant et français d’énergie Neoen a remporté 130,3 MW lors du dernier appel d’offres organisé par la Commission de régulation de l’énergie (CRE 4.10). Ces 130,3 MW se décomposent en neuf projets de centrales au sol dont les puissances s’échelonnent de 4 à 42,8 MW et dont les deux tiers seront construits sur des sites dégradés, tels que des anciennes carrières, des décharges ou des zones délaissées d’aérodrome. Ainsi le projet le plus vaste, celui de la centrale solaire de Romilly (Aube) avec une puissance annoncée de 42,8 MW, permettra la réaffectation d’un ancien aérodrome militaire. Toujours en région Grand Est, la centrale Lorraine Airport, d’une puissance de 6,7 MW, permettra la production d’énergie solaire via l’installation d’ombrières de parking. Ces deux centrales produiront un volume d’électricité verte équivalent à la consommation annuelle en électricité, chauffage inclus, de plus de 20 000 habitants, contribuant ainsi à l’objectif de transition énergétique de la région. En Nouvelle-Aquitaine, dans les Landes, le projet Labouheyre d’une puissance de 13 MW sera localisé, quant à lui, sur un ancien site communal de stockage de bois. Enfin en Charente, la centrale de Poullignac permettra de valoriser un ancien centre d’enfouissement de déchets. Il sera réalisé en co-actionnariat avec la SAS « Sol’R Parc Charente » qui rassemble des acteurs publics locaux.

  • PHOTOVOLTAÏQUE – Nouvelle centrale au sol en Savoie 10 novembre 2021

    APRR (Autoroutes Paris-Rhin-Rhône), Altergies et TotalEnergies ont inauguré le 27 octobre dernier la centrale solaire au sol « Mérysol » d’une puissance de 5 MW et situé le long de l’A41 entre Chambéry et Annecy. La centrale, équipée de 11 340 panneaux a été construite sur un délaissé autoroutier mis à disposition par APRR dans le cadre de sa stratégie bas carbone. En concertation avec les riverains, des arbres à hautes tiges et des haies ont été plantés autour du site afin de limiter l’impact visuel pour les habitations environnantes. En collaboration avec un éleveur voisin du site, une expérimentation de cohabitation entre des génisses de race Aubrac et les panneaux photovoltaïques va être menée et une parcelle d’un hectare sera cultivée avec un mélange de graminées. À terme, l’ensemble du site sera ensemencé et le troupeau pourra accéder à l’intégralité de la surface que recouvre la centrale. Selon TotalEnergies, le site produira l’équivalent de la consommation électrique annuelle de 4 672 habitants et évitera l’émission de 191  tonnes de CO2 par an.

  • PHOTOVOLTAÏQUE – Au frais, à l’ombre des panneaux 10 novembre 2021

    À l’occasion de sa rénovation, le parking routier des Minières de Payré en Nouvelle Aquitaine a été équipé de 2,3 MW d’ombrières photovoltaïques réparties sur 1,1 hectare. C’est Sergies, une filiale de l’énergéticien local Sorégies, qui a réalisé le projet pour le compte de Solaire Touraine Poitou, une structure réunissant Sergies, le Crédit Agricole de la Touraine et du Poitou, ainsi que Ener Centre-Val de Loire, une société anonyme d’économie mixte portée par les Syndicats d’Énergie de la région Centre Val-de-Loire. Si cette installation peut produire annuellement 2,6 gigawattheures (GWh) d’électricité, elle apporte également un confort supplémentaire aux conducteurs des poids lourds stationnant sur ce parking, en les préservant de la chaleur et des intempéries. Par ailleurs, la réalisation du gros œuvre a été prise en charge par deux acteurs locaux, Uniscop et Bellin TP, qui sont respectivement implantés à Poitiers et à Lusignan. Ineo MPLR (31) et Heliowatt (84) ont, quant à elles, réalisé les charpentes métalliques et les installations électriques.

  • PHOTOVOLTAÏQUE ORGANIQUE – Des modules encore plus performants 4 novembre 2021

    Le spécialiste français du photovoltaïque organique, Asca, propriété du groupe Armor, annonce une augmentation de 40 % de la performance de ses modules photovoltaïques organiques (OPV). Ces nouveaux modules ont été développés en partenariat avec le Taiwanais, Raynergy Tek, spécialiste des semi-conducteurs organiques, qui a mis au point de nouveaux accepteurs non-fullerène (NFA) promettant des performances nettement plus élevées que les accepteurs classiques. Ces modules solaires semi-transparents dits, « free form », atteignent une performance d’environ 70 Wc/m², selon Asca. Après des tests concluants, Asca déclare pouvoir intégrer ces matériaux à la production de ses solutions d’ici fin 2022. En octobre 2020, le groupe annonçait avoir atteint 26 % de rendement en environnement low-light (faible luminosité) pour ses cellules photovoltaïques organiques.

  • PHOTOVOLTAÏQUE – Nouvelle session de formation « Poseur d’Avenir » à Marseille 4 novembre 2021

    À partir du 15 novembre va se tenir à Marseille la 7e session de la formation « Poseurs d’Avenir – Pose de panneaux photovoltaïques ». S’étalant sur une durée de 3 mois, cette formation s’adresse à 12 personnes en recherche d’emploi désireuses d’acquérir des compétences et habilitations actuellement recherchées par les professionnels du secteur en recrutement actif. Cette action est conjointement menée par BAO Formation, organisme de formation aux métiers du bâtiment, DualSun, fabricant français de panneaux solaires et le groupe Engie. Le cursus comprend un suivi et un accompagnement socio-professionnel personnalisé ainsi que 70 heures d’immersion en entreprise sur les 400 heures du stage au total. Le contenu est organisé autour de trois modules permettant d’intégrer tous les savoirs et savoir-faire nécessaires aux métiers du photovoltaïque en résidentiel : couverture/charpente, électricité, photovoltaïque. Enfin la formation débouche sur l’obtention de quatre habilitations nécessaires aux métiers du photovoltaïque : port du harnais travail en hauteur, Électrique Br PV, QualiPV Elec et Sauveteur Secouriste du Travail. Le contenu, très concret et basé sur le geste professionnel, donne les clés pour intégrer immédiatement la filière du photovoltaïque puisqu’en moyenne 80 % des personnes formées lors des précédentes sessions ont été recrutées à l’issue de leur formation. Une réunion d’information collective est proposée aux candidats intéressés le vendredi 5 novembre de 8h30 à 12h30 au Fort Saint-Nicolas à Marseille.

  • PHOTOVOLTAÏQUE – Un plan d’action pour accélérer le photovoltaïque en France 4 novembre 2021

    Après les dix mesures annoncées début octobre pour soutenir la croissance de l’éolien (voir Actu du 7 octobre), c’est désormais au tour du photovoltaïque de bénéficier d’un plan d’actions spécifiques. La ministre de la Transition écologique, Barbara Pompili, a présenté le mercredi 3 novembre dix mesures destinées à accompagner l’accélération du secteur en simplifiant les procédures pour libérer des espaces, tout en limitant la consommation de foncier. Quantitativement, l’objectif est simple : respecter la feuille de route de l’actuelle programmation pluriannuelle de l’électricité (PPE) qui vise une multiplication par trois des capacités électriques solaires raccordées d’ici fin 2028. Comme pour l’éolien, les actions annoncées sont, pour une part, la reprise de mesures déjà annoncées par ailleurs. Côté nouveautés, on note l’allégement des procédures administratives encadrant l’installation de petits projets. Un permis de construire ne sera désormais plus demandé dans le cas d’installation de panneaux sur des bâtiments existants ou des ombrières de parking, une simple déclaration préalable de travaux suffira. Autre mesure visant à lever les freins à l’installation : les parcs photovoltaïques jusqu’à 500 kW (contre 100 kW auparavant) pourront bénéficier d’un tarif d’achat « en guichet ouvert », sans avoir à passer par un appel d’offres. Cette mesure correspond à une annonce faite il y a plus d’un an, mais dont l’arrêté d’application n’a été publié que le 6 octobre dernier. Le succès est cependant au rendez-vous car en moins d’un mois 5 000 demandes ont été déposées. Pour des projets d’une capacité supérieure à 500 kW, le gouvernement a réitéré son intention de lancer de nouveaux appels d’offres sur la période 2021-2026. En outre, l’État entend bien montrer l’exemple car, sous l’impulsion de l’Agence de gestion de l’immobilier de l’Etat (AGILE), l’un des objectifs du plan porte sur la réalisation de 1 000 projets photovoltaïques sur des terrains publics d’ici 2025.

OCTOBRE 2021

L’ESSENTIEL DU PHOTOVOLTAÏQUE DU MOIS DE OCTOBRE

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  • PHOTOVOLTAÏQUE – Centrale solaire sur une ex-base de l’Otan 28 octobre 2021

    Le développeur de centrale solaire Dhamma Energy, propriété du groupe Eni, a inauguré le 19 octobre dernier, le parc photovoltaïque de Athies-Samoussy dans l’Aisne pour une puissance de 87,5 MW. Situé sur le site de l’ancienne base aérienne de l’Otan de Laon-Athies, le parc est constitué de cinq centrales réparties sur 100 hectares. Selon le développeur, le site produira 93 GWh par an, soit l’équivalent de la consommation électrique de 40 000 foyers. Au plus fort de l’activité, 250 personnes ont travaillé en emplois directs et indirects pour le parc lors de sa construction. Le groupe Eni a racheté les activités françaises et espagnoles de Dhamma Energy en octobre dernier.

  • PHOTOVOLTAÏQUE – Ombrières photovoltaïques chez Volkswagen 28 octobre 2021

    Volkswagen Group France et Engie Green annoncent le démarrage des travaux d’installation d’ombrières photovoltaïques sur les parkings de stockage de véhicules du constructeur automobile, situés à Villers-Cotterêts dans l’Aisne (Hauts-de-France). Les ombrières, déployées sur une superficie de 15 hectares seront composées de 50 000 panneaux solaires, pour une puissance installée de 20 MW, et abriteront environ 6 500 véhicules. La production sera injectée dans le réseau Enedis et correspondra à la consommation électrique de 8 000 habitants. Un investissement d’environ 20 millions d’euros pour Engie Green, qui exploitera le site pour une durée de 32 ans. Fin des travaux prévue dans 22 mois, selon l’énergéticien.

  • INDUSTRIE PHOTOVOLTAÏQUE – REC Group change de main 21 octobre 2021

    Le 10 octobre l’énergéticien indien Reliance New Energy Solar (RNESL) a annoncé le rachat du fabricant d’origine norvégienne REC Group spécialisé dans l’énergie solaire et détenu par le groupe China National Bluestar (CNB). Présent sur la quasi-totalité du globe, REC Group existe depuis 1996, avec deux lignes de production en Norvège et une à Singapour. La transaction entre RNESL et CNB a été conclue pour un montant de 771 millions d’US$ (663  millions d’€). RNESL prévoit d’investir fortement dans REC pour déployer 2 à 3 GW supplémentaires de capacité de production à Singapour, 1 GW aux États-Unis et 2 GW en France. Malgré le changement de mains, le projet de gigafactory de modules à hétérojonction de REC à Hambach en Moselle ne semble par conséquent pas remis en cause. Avec cette acquisition, l’entreprise indienne souhaite renforcer son intégration sur la chaîne de valeur photovoltaïque en alliant son expérience dans le développement de projet, à l’expertise de REC Group en termes technologiques.

  • PHOTOVOLTAÏQUE – Modules verticaux : démonstrateur en France 21 octobre 2021

    Inauguration ce jeudi 21 octobre à Channay (Côte-d’Or) d’un parc agrivoltaïque d’un genre un peu particulier. Il sera en effet destiné à tester la technologie de l’allemand Next2Sun de modules photovoltaïques implantés de façon verticale. Pour les projets agrivoltaïques, ces modules permettent d’associer sur un même terrain cultures agricoles et production d’énergie. Installé sur une parcelle de 4,5 hectares, le démonstrateur sera composé de 684 panneaux bifaciaux (pouvant produire sur leurs deux faces) enchâssés dans des structures verticales. L’ensemble du site exploitera une puissance de 237 kW. L’objectif sera d’une part de tester différents types de panneaux bifaciaux ainsi que des logiciels de modélisation de la production mais également d’observer l’impact de l’implantation de ces panneaux sur les rendements des terres agricoles. Ainsi, une parcelle sans panneaux adjacente permettra de comparer les rendements et de mesurer les bénéfices apportés par les panneaux (ombrage, protection contre les aléas climatiques, etc.). Ce projet est issu d’un partenariat entre Invivo (union nationale des coopérations agricoles), le groupe TotalEnergies et la société allemande Next2Sun, spécialiste des solutions photovoltaïques à partir de panneaux bifaciaux. Il est intéressant de noter que ce projet de démonstrateur a bénéficié d’un volet financement participatif qui a permis la collecte de 50 000 €. Dans un premier temps, cet appel de fonds était exclusivement réservé aux habitants riverains de l’opération avant d’être étendu ensuite à l’ensemble des habitants du département. Au final, 42 % des fonds collectés (21 000 €) provenaient d’habitants de Channay ou de la commune limitrophe de Nicey.

  • PHOTOVOLTAÏQUE – Nouvelle centrale solaire dans les Hauts-de-France 14 octobre 2021

    TotalEnergies et la Communauté d’Agglomération Maubeuge Val de Sambre ont inauguré, le 28 septembre dernier, la centrale solaire de Pont-sur-Sambre dans le département du Nord, dans la Région Hauts-de-France. Après six ans de concertation, ce projet voit le jour sur le site d’une ancienne centrale à charbon exploitée par EDF. D’une puissance de 10 MW, la centrale, composée en deux îlots, sur une surface de 17 hectares (22 000 panneaux) produira l’équivalent de la consommation électrique de 7 000 personnes. TotalEnergies indique avoir mis en œuvre des études d’impact environnemental sur un cycle biologique de 12 mois afin d’étudier la faune et la flore locale et prendre les mesures nécessaires pour limiter les impacts. L’exploitation et la maintenance de la centrale seront assurées par les équipes du groupe pour les trente prochaines années.

  • PHOTOVOLTAÏQUE – Tarif d’achat jusqu’à 500 kW 14 octobre 2021

    Longtemps attendu depuis son annonce en février 2020, l’arrêté tarifaire relevant à 500 kWc le plafond des tarifs d’achat en « guichet ouvert », contre 100 kWc auparavant, a été publié le 8 octobre au Journal Officiel. Il institue également un niveau tarifaire de 98 euros par MWh pour la tranche d’installations de 100 à 500 kWc, ce qui correspond aux attentes de la filière, s’est réjoui le syndicat du solaire Enerplan. Ce dernier précise qu’avec ce niveau tarifaire et la stabilité annoncée des tarifs sur les premiers trimestres d’application, « les développeurs, installateurs et futurs producteurs vont pouvoir se saisir de cette nouvelle opportunité sur un segment pour le moment atone. L’ouverture à l’autoconsommation individuelle et collective donnera également un élan important à ces développements. » Cette bonne nouvelle s’ajoute à la réfaction tarifaire prévoyant d’alléger les coûts de raccordement pour les installations de moins de 500 kWc, instaurée par la loi Climat et résilience. « C’est une excellente nouvelle pour l’ensemble des acteurs du solaire photovoltaïque, a déclaré Daniel Bour, président d’Enerplan. Les conditions de développement des centrales en toiture et sur ombrières sont désormais très favorables, en sus d’être compétitives. La balle est désormais dans notre camp. Nous allons nous emparer de cette ouverture nouvelle pour atteindre les objectifs ambitieux qui nous sont fixés. »

  • PHOTOVOLTAÏQUE FLOTTANT – Autorisation de 65,5 MW de solaire photovoltaïque flottant en Haute-Marne 7 octobre 2021

    L’entreprise indépendante spécialisée dans les projets d’énergie renouvelable RES Group a annoncé le 28 septembre avoir obtenu le permis de construire pour le projet de centrale solaire flottante sur le site d’une ancienne carrière à Perthes (Haute-Marne). Cette future centrale d’une capacité de 65,5 MW est la plus puissante de ce type autorisée à ce jour. Elle consiste en l’installation de panneaux photovoltaïques sur des flotteurs afin de former plusieurs îlots qui seront répartis sur les 127 hectares de l’ancienne gravière des Établissements Blandin, fermée en 2020. Elle devrait produire l’équivalent de l’électricité consommée par 26000 habitants et éviter 16 000 tonnes de CO2 par an environ dès sa mise en service prévue en 2023. Cette première autorisation ouvre pour RES Group la voie à d’autres projets similaires, qui permettent à la fois de maintenir de l’activité dans des territoires de plus en plus délaissés tout en valorisant des zones inutilisées comme les anciennes gravières.

  • PHOTOVOLTAÏQUE – Une centrale citoyenne dans le Lot-et-Garonne 7 octobre 2021

    Le spécialiste du photovoltaïque, Corsica Sole, annonce la mise en service de sa nouvelle centrale solaire au sol, située à une vingtaine de kilomètres au sud de Bergerac, dans la commune de Saint-Quentin-du-Dropt (Lot-et-Garonne). La centrale est installée sur une friche agricole de 5,7 hectares, délaissée depuis plusieurs années pour une puissance de 6,5 MW, soit la consommation annuelle de 3 800 personnes. La campagne de financement participatif menée via la plateforme Enerfip auprès des habitants du Lot-et-Garonne, de la Dordogne, de Gironde, des Landes, du Lot, du Tarn-et-Garonne et du Gers, a permis de collecter la somme de 410 000 euros qui a entièrement financé le projet.

SEPTEMBRE 2021

L’ESSENTIEL DU PHOTOVOLTAÏQUE DU MOIS DE SEPTEMBRE

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  • PHOTOVOLTAÏQUE – Inauguration de la centrale de Marcoussis 30 septembre 2021

    La centrale solaire de Marcoussis, située dans l’Essonne, sera inaugurée ce lundi 4  octobre 2021. Co-réalisé par Engie Green et le Sigeif (Syndicat intercommunal pour le gaz et l’électricité en Île-de-France), le chantier a été initié à l’été 2020 sur un terrain de 46 hectares qui accueillait les remblais des travaux du TGV Atlantique. La centrale déployée sur 23 hectares est équipée de 60 000 panneaux photovoltaïques pour une puissance de 20,3 MW, soit l’équivalent de la consommation électrique annuelle de 10 000 personnes. Une campagne de financement participatif a été lancée auprès des habitants du territoire et des départements limitrophes dès le début du projet. Le jour de l’inauguration, le grand public pourra visiter la centrale de 14h à 18h.

  • PHOTOVOLTAÏQUE – Nouveaux sites de production pour Solarwatt en Allemagne 30 septembre 2021

    L’industriel allemand Solarwatt a inauguré le 23 septembre à Dresde (Allemagne) sa plus grande usine de fabrication de panneaux bi-verre et de systèmes de stockage solaire en Europe. Le nouveau site se compose d’un bâtiment de 3  500 m2 destiné à produire près d’1 million de panneaux solaires bi-verre chaque année (soit 300 MWc) et de deux nouvelles lignes de production d’une superficie de 2 500 m2 et 300 m2 dédiées aux systèmes de stockage solaire. Les panneaux produits utiliseront la technologie bi-verre Solarwatt Panel vision dans laquelle les cellules solaires sont protégées entre 2 couches de verre de 2 mm d’épaisseur. Cette technologie permet d’augmenter la robustesse des panneaux et donc leur durabilité. Côté batterie, la nouvelle ligne de production se basera sur le système Solarwatt Battery flex développé avec le groupe automobile BMW pour ses véhicules électriques. Selon Solarwatt, ces trois sites ont représenté un investissement de 35 millions d’euros et s’intègrent dans un programme plus vaste qui prévoit l’investissement de plus de 100  millions d’ici 2023. Le groupe, qui emploie actuellement 600 personnes dans le monde, dont une douzaine en France, ambitionne ainsi de créer 400 nouveaux emplois d’ici 2025.

  • AGRIVOLTAÏSME – Vendanges agrivoltaïques dans les Pyrénées-Orientales 23 septembre 2021

    Sun’Agri, spécialiste français de l’agrivoltaïsme, annonce le démarrage des premières vendanges sous ombrières photovoltaïques au domaine de Nidolères dans le département des Pyrénées-Orientales. En 2018, ce domaine de 4,5  hectares a été entièrement recouvert par des persiennes solaires mobiles installées au-dessus des plants de vigne et à hauteur suffisante pour le passage des engins agricoles. Les persiennes, pilotées avec l’appui d’algorithmes, s’inclinent en fonction des besoins d’ensoleillement ou d’ombrage des cultures qui sont mises à l’abri des aléas météorologiques. Avec le changement climatique, le raisin est affecté par la hausse des températures avec pour conséquence des taux de sucre importants qui altèrent la qualité du vin et induisent des récoltes de plus en plus précoces. Cette cuvée agrivoltaïque, qui est une première en France, est le fruit de 10 ans de recherche pour Sun’Agri qui possède également trois dispositifs expérimentaux en opération à La Pugère (13), Piolenc (84) et Lavalette (34).

  • PHOTOVOLTAÏQUE – Modules hétérojonction « shingle » à 21,41 % 23 septembre 2021

    Une avancée significative vient d’être réalisée dans le développement de la technologie shingle appliquée aux cellules solaires hétérojonction hautes performances (HJT). La nouvelle technologie d’interconnexion des cellules appelée shingle (pour bardeaux) offre de nombreux atouts par rapport aux technologies standards : pertes résistives plus faibles, meilleure utilisation de la surface, meilleur rendement énergétique et meilleur aspect esthétique pour le bâtiment. Une ligne de production développée par le CEA, au sein du campus de l’INES à Chambéry, vient de réaliser une série de 10 modules Shingle HJT d’une puissance en face avant de 322,64 W soit 214,15 W/m². Le rendement moyen de chaque module est de 21,41 % (surface active) pour les modules à encapsulant UV non-bloquant, et de 20,95 % pour les autres. Sur la surface totale (marges comprises), le rendement module atteint 19,5 %. Côté poids, chaque module pèse 19,6 kg soit un poids surfacique de 11,8 kg/m², un gain d’un tiers environ par rapport à un module de type standard (environ 18 kg/m²). Ces résultats positionnent ces modules dans le top 5  mondial sur l’échelle des modules HJT industriels de même type en termes de densité (W/m²). Les tenues mécanique et électrique de ces modules continueront à être testées en extérieur pendant au moins un an, dans le sud de la France, sur le site du CEA à Cadarache. Si les retours sont concluants, la prochaine étape sera le lancement de production à des échelles industrielles en vue d’une commercialisation. Ces résultats ont été obtenus dans le cadre du programme européen Horizon 2020 HIGHLITE qui vise à améliorer la compétitivité de l’industrie photovoltaïque européenne en développant des solutions basées sur les technologies de modules hautes performances.

  • PHOTOVOLTAÏQUE FLOTTANT – Centrales solaires flottantes en mer 17 septembre 2021

    La société néerlandaise Oceans of Energy a annoncé un projet solaire photovoltaïque flottant de 3 MW au large des côtes belges. L’objectif est de le jumeler avec un parc éolien posé en mer, et d’ainsi créer un système hybride plus résilient et stable, avec des facteurs de charge plus élevés et un coût total inférieur. Ce projet s’inscrit dans la continuité du projet pilote de 50 kW de solaire flottant d’Ocean Energy en 2019. Un second projet d’1,2 MW sera mené par CopowerOcean au large du Portugal, jumelé cette fois-ci à un parc éolien flottant. Les deux entreprises sont parties prenantes du projet européen European SCalable Offshore Renewable Energy Sources (EU-SCORES), piloté par le Dutch Marine Energy Center (DMEC), et soutenu par la Commission européenne. Il vise à étudier l’intérêt d’exploiter conjointement différentes sources d’énergie comme le vent, le soleil ou les vagues afin de produire une puissance plus stable. Ces deux démonstrateurs, belge et portugais, permettront aux membres du consortium de s’appuyer sur des données en conditions réelles.

  • PHOTOVOLTAÏQUE – Un parking solaire sur l’ancien site de PSA Sochaux 17 septembre 2021

    Engie Green, vient d’annoncer la poursuite des travaux d’installation d’ombrières solaires sur le parc d’expédition de l’usine Stellantis de Sochaux, ex-PSA. Ce projet s’inscrit dans le cadre du plan de modernisation “Sochaux 2022” de l’usine historique de PSA, devenu Stellantis après la fusion du groupe français avec Fiat Chrysler Automobiles. Avec 63 648  modules photovoltaïques déployés sur 22 hectares, ce méga parking solaire peut accueillir jusqu’à 10 000 véhicules. Il affiche une puissance de 29 MW, soit l’équivalent des besoins annuels en électricité de plus de 13 000 personnes et 1 000 tonnes de CO2 évitées par an. Engie Green a investi 36 millions d’euros dans ce projet et signé un contrat d’exploitation de 30 ans avec Stellantis Sochaux. La mise en service du site est prévue à l’automne 2022.

  • PHOTOVOLTAÏQUE – Mise en service de la centrale de Lépaud 9 septembre 2021

    La Générale du Solaire annonce la mise en service de la centrale solaire de Lépaud dans le département de la Creuse. Cette centrale au sol, construite sur le site de l’aéroport de Montluçon-Guéret pour une puissance de 15 MW, est déployée sur 18 hectares. La proximité des installations avec l’aéroport a nécessité des tests de compatibilité avec l’antenne VHF de la tour de contrôle ainsi que des études d’éblouissement. Au final, c’est une technologie de panneaux avec un verre anti-éblouissement qui a été choisie. Outre l’investissement de La Générale du Solaire, une campagne de financement participatif a été menée auprès des habitants du département de la Creuse et des départements limitrophes. La centrale va produire l’équivalent de la consommation de 6 020 foyers et économisera 1 155 tonnes de CO2 par an selon la Générale du Solaire.

  • PHOTOVOLTAÏQUE – Débat public ouvert autour du méga projet Horizéo 9 septembre 2021

    Un débat public national vient de s’ouvrir autour de la réalisation du méga projet de 1 000 MW photovoltaïque Horizéo, situé à Saucats (Gironde). La Commission nationale du débat public en a arrêté les modalités et fixé le calendrier. Le débat a débuté le 9 septembre et s’achèvera le 9 janvier 2022. Une plateforme dédiée est disponible en ligne. Il est probable que citoyens, entreprises ou associations auront de nombreuses questions et points à débattre autour de ce qui est annoncé comme l’un des plus vastes sites photovoltaïques d’Europe. On parle ici d’un investissement évalué à 1 milliard d’euros, dont 650  millions dédiés à un parc photovoltaïque d’une superficie de 1 000  hectares. Développé par Engie et Neoen, Horizéo combinera une puissance solaire de 1 000 MW à des capacités de stockage sur batteries de 40 MW. Un électrolyseur d’une puissance de 10 MW fait également partie du projet afin de produire de l’hydrogène destiné à la mobilité verte. La production électrique de la future centrale sera équivalente à la consommation de 600 000 personnes et elle devrait être vendue à travers des contrats de gré à gré (aussi appelé PPA pour Purchase power agreement) à de grands groupes.

  • PHOTOVOLTAÏQUE – Tarif d’achat jusqu’à 500 kWc 2 septembre 2021

    La Commission européenne vient d’autoriser le gouvernement français à élargir son soutien au photovoltaïque, en relevant le plafond du tarif d’achat en guichet ouvert (hors appel d’offres) pour les installations en toiture jusqu’à 500 kW. Cette mesure proposée par le gouvernement est attendue depuis plus d’un an. Jusqu’à présent les porteurs de projet jusqu’à 100 kWc avaient accès au guichet ouvert pour obtenir un tarif d’achat sur 20 ans sur leur projet photovoltaïque. Grâce à cette mesure, la France prévoit d’augmenter de 3,7 GW ses capacités. La Commission a conclu que les effets positifs, notamment sur l’environnement, l’emportaient sur les négatifs en termes de distorsion de la concurrence, notamment dans un contexte où les objectifs en matière d’énergies renouvelables à l’échelle de l’UE à 2030 sont de 32% de la consommation et devraient passer à 40 %.

  • PHOTOVOLTAÏQUE PÉROVSKITE – Réduire la toxicité des modules en pérovskite 2 septembre 2021

    L’École Polytechnique Fédérale de Lausanne (EPFL) a publié un article le 15 juillet sur un nouveau procédé de fabrication de cellules en pérovskite à base de sel de phosphate permettant de limiter l’impact environnemental du plomb contenu dans les cellules. En effet, utiliser du plomb est pertinent dans la conception de cette technologie car il est bon marché et performant. Cependant en cas de modules défectueux, il n’est pas exclu que du plomb se dissolve dans l’eau de pluie et finisse dans les sols et par conséquent dans la chaîne alimentaire. L’intérêt du sel de phosphate à certains endroits du dispositif est de réagir avec les ions plomb et de les rendre insolubles dans l’eau. Les chercheurs de l’EPFL ont pour objectif de tester cette solution sur divers prototypes de différents laboratoires et à terme les modules en perovskite pourraient atteindre les performances en termes d’innocuité environnementale des modules silicium déjà sur le marché.

  • PHOTOVOLTAÏQUE – La filière française enfin sur le bon rythme 2 septembre 2021

    Les chiffres du deuxième trimestre en matière d’évolution du parc photovoltaïque français viennent d’être publiés par le service des statistiques du ministère de la Transition écologique. Au 30 juin, le parc français atteignait 12 573 MW, dont 11 933 MW en France continentale. Sur le premier semestre de l’année, une capacité de 1 367  MW a été raccordée. Après les 713 MW du premier trimestre, soit un niveau jamais atteint en France pour un seul trimestre, ce sont 654 MW qui ont suivi au cours des trois mois suivants. Les nouvelles capacités ainsi raccordées depuis le début de l’année dépassent d’ores et déjà tous les marchés annuels de ces dix dernières années. Alors que le secteur semblait ne pas pouvoir dépasser le plafond de verre de 1,5 GW par an, la filière photovoltaïque française accroche un rythme qui est plus en accord avec les objectifs fixés par la programmation pluriannuelle de l’énergie, avec entre 2 et 2,5 GW attendus fin 2021. En effet, avec une cible à 20,1 GW fin 2023 et une fourchette comprise entre 35,1 et 44 GW en 2028, la filière doit boucler les prochaines années avec des progressions annuelles comprises entre 3 et 3,5 GW. Cependant, pour la seconde partie de l’année une ombre sérieuse plane sur le secteur : les nettes augmentations du prix des modules sur les marchés internationaux (notamment à cause d’un renchérissement des coûts de transport) ainsi que de ceux des structures en acier de support des panneaux (coût des matières premières) pourraient remettre en question la poursuite d’une telle croissance. Les développeurs concernés par des mises en service au cours des prochains mois vont essayer de décaler au maximum l’achat des modules en espérant un reflux des coûts pour pouvoir ainsi maintenir les prix de vente de l’énergie sur lesquels ils s’étaient engagés au moment de la validation des projets.

JUILLET 2021

L’ESSENTIEL DU PHOTOVOLTAÏQUE DU MOIS DE JUILLET

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  • PHOTOVOLTAÏQUE – Une année 2020 encourageante pour les petites installations 29 juillet 2021

    L’Observatoire des énergies renouvelables (Observ’ER) vient de publier son étude du marché 2020 des installations photovoltaïques de 0 à 9 kW. Elle est basée sur une enquête auprès des fabricants et installateurs de la filière. La filière a plutôt bien résisté aux conséquences de la crise sanitaire car les segments étudiés, à savoir les tranches d’installations de 0 à 3 kW, et celle de 3 à 9 kW, sont tous deux en forte croissance. Le premier, avec 61,3 MW installés, croît de 33 % en 2020. À ce rythme, il pourrait retrouver prochainement son niveau de 2011, de plus de 87 MW. La part des installations en autoconsommation (privilégiées sur ce segment par la réglementation) continue de croître et atteint aujourd’hui 89 %, et parmi celles-ci, les installations avec stockage ont fortement augmenté pour atteindre 28 % du marché. Aussi, sur le segment des installations de 3 à 9 kW, pourtant en baisse depuis 2016, le marché croît de 27 %, soit 60,1 MW installés. Parmi les autres résultats de l’enquête, on peut relever le fait que le nord de la France gagne du terrain par rapport au marché historique du sud, et que les prix sont globalement restés stables sur l’année 2020. Cependant l’année 2021 pourrait connaître des augmentations importantes dues aux tensions actuelles sur les marchés des matières premières et équipements, notamment en provenance de Chine. À l’automne, une étude qualitative basée sur des entretiens d’acteurs de la filière, et qui traitera des différentes problématiques du marché, permettra de compléter cette étude quantitative.

  • PHOTOVOLTAÏQUE – Le marché français du photovoltaïque décolle-t-il ? 29 juillet 2021

    Le think tank France Territoire Solaire a publié son 38e rapport d’observation du marché photovoltaïque en France, relatif au premier trimestre 2021. Après une année 2020 qui a vu son volume d’installation dépasser le gigawatt*, le premier trimestre 2021 montre une accélération avec déjà près de 529 MW installés. Parmi les principaux faits marquants présentés par France Territoire Solaire figure une hausse importante de l’autoconsommation. En effet, plus de 23 000 installations (110 MW) en autoconsommation ont été raccordées sur le dernier trimestre 2020 et le premier trimestre 2021, contre 14 000 (64 MW) l’an dernier à la même période. Le segment des installations domestiques a enregistré 53 MW raccordés au premier trimestre 2021, soit deux fois plus qu’en 2020. De même, les installations sur moyennes toitures (9 à 100 kW) ont culminé à 148 MW contre seulement 66 MW au premier trimestre 2020. Mais le marché reste toujours très largement dominé par les très grandes installations de plus de 1 MW. Au premier trimestre, 392 MW de grandes centrales ont été raccordées, six fois plus qu’au début 2020. D’après ce rapport, la part du photovoltaïque dans la consommation d’électricité en France s’élève à 1,44 % au premier trimestre, et la file d’attente des projets dépasse aujourd’hui les 8,4 GW. *Une correction faite par Enedis établit que 359 MW ont été raccordés au dernier trimestre 2020, soit bien au-delà des 241 MW initialement rapportés.

  • SOLAIRE FLOTTANT – Deux parcs flottants aux Pays-Bas 22 juillet 2021

    L’Allemand BayWa r.e. annonce la mise en service de deux centrales photovoltaïques flottantes aux Pays-Bas, via sa filiale néerlandaise GroenLeven. Il s’agit des centrales de Sellingen (41,1 MW) et de Uivermeertjes (29,8 MW) et qui produiront l’équivalent de la consommation électrique de 20 000 foyers. Construites sur d’anciens lacs inutilisés qui servaient à l’extraction de sable, les deux centrales ont été amarrées sur la partie la plus profonde des lacs afin de préserver la faune et la flore des rives. Plusieurs études menées par l’université des sciences appliquées de Hanze-Groningen (Pays-Bas) et le Buro Bakker/AKTB ont démontré l’absence d’impacts négatifs des installations sur l’environnement. Avec ces deux projets et la mise en service, l’année dernière, de la centrale de Bomhofsplas (27,4 MW) située à 80 kilomètres au nord-est d’Amsterdam, BayWa r.e. renforce sa position sur le marché du photovoltaïque flottant.

  • PHOTOVOLTAÏQUE – Un nouveau tiers investisseur 22 juillet 2021

    La Banque des territoires et Akuo ont annoncé le 5 juillet 2021 la création d’Atriohm, une holding destinée à proposer des solutions de financement de solarisation par tiers investissement. L’évènement s’est déroulé au Havre à l’occasion de la pose de la première tuile solaire sur l’entrepôt de la société de couverture Dufour SAS en présence notamment de la ministre de la Transition écologique, du maire du Havre, du directeur de la Banque des territoires et du président d’Akuo. L’objectif de cette initiative est de couvrir plus de 500 000 m2 de toiture d’ici 2024 dans le cadre du plan Climat de la Banque des territoires. Pour les propriétaires des toitures concernées, le coût supporté devrait être nul. En effet, fort des apports de la Banque des territoires et du savoir-faire d’Akuo, c’est Atriohm qui fournira l’investissement, réalisera les travaux, et exploitera le projet pour se rémunérer sur la vente d’électricité durant la période (de 25 à 30 ans) que dure la propriété temporaire de l’installation, avant de céder l’installation au propriétaire du toit. Les partenaires souhaitent encourager l’utilisation de tuiles photovoltaïques fabriquées en France à Châtellerault (86).

  • PHOTOVOLTAÏQUE – L’aéroport de la Réunion poursuit son extension 13 juillet 2021

    Après l’installation d’une première centrale photovoltaïque posée sur le toit de l’aéroport Réunion Roland Garros basé sur l’île de la Réunion, le fournisseur et producteur d’électricité, GreenYellow annonce sa participation à un projet d’extension. Cette deuxième tranche prévoit la pose de 4 095 panneaux qui seront déployés sur onze ombrières de parking, soit l’équivalent de deux terrains de football, pour une puissance de 1,3 MW. Ce projet permettra d’éviter l’émission annuelle de 1 600 tonnes de CO2 à l’aéroport, qui vise une réduction de -55 % de ses émissions de gaz à effet de serre à l’horizon 2030. Les aménagements photovoltaïques de l’aéroport Roland Garros font partie des 42 projets acceptés par la Commission de Régulation de l’Énergie, il y a deux ans, afin de renforcer l’indépendance énergétique des départements d’Outre-Mer et de la Corse avec des installations de production d’électricité solaire en autoconsommation.

  • PHOTOVOLTAÏQUE – L’Ademe définit une feuille de route pour l’excellence environnementale de la filière 13 juillet 2021

    La Programmation Pluriannuelle de l’Énergie a fixé des objectifs ambitieux pour la filière photovoltaïque puisque celle-ci vise 20 GW de capacité installée en 2023 et jusqu’à 44 GW en 2028 (contre 11,5 GW au 31 mars 2021). Cette filière est considérée par les français comme l’une des plus vertueuses d’un point de vue environnemental et le cadre de soutien mis en place par l’État favorise déjà les produits ayant un impact carbone faible et les implantations limitant les impacts environnementaux. Cependant, au vu des ambitions affichées, la filière doit s’assurer un haut niveau d’appropriation dans la durée de la part de la société dans son ensemble et doit, pour cela, être encore plus exemplaire notamment au niveau environnemental. C’est pour accompagner ce développement que l’Ademe a réalisé une étude intitulée « Comment mener la filière photovoltaïque vers l’excellence environnementale ? ». Basée sur la consultation de 119 professionnels, ce travail a établi une feuille de route environnementale afin de continuer à améliorer la performance environnementale globale du secteur en France. Une trentaine d’actions ont ainsi été identifiées et regroupées en quatre clusters thématiques : améliorer la performance technique et environnementale des produits et de leur fabrication, adopter des signes de qualité environnementale tels que des labels, optimiser la consommation de matériaux et développer une économie circulaire et enfin diminuer les impacts environnementaux sur site. Les travaux ont également montré la nécessité de bénéficier d’un contexte national et européen propice, afin de créer de bonnes conditions de gouvernance et de souveraineté de la filière. La balle est désormais dans le camp des acteurs de tous bords (industriels et pouvoirs publics) qui doivent s’emparer de ces résultats pour des mises en œuvre effectives.

  • PHOTOVOLTAÏQUE – PV Cycle devient Soren 8 juillet 2021

    L’éco-organisme en charge depuis 2015 d’assurer la collecte et le recyclage des panneaux solaires photovoltaïques usagés en France a dévoilé hier sa nouvelle identité de marque. PV Cycle cède la place à Soren comme « so renewable » avec une nouvelle feuille de route pour sa phase de développement : faire de la filière française de traitement des panneaux solaires une filière à haute valeur ajoutée environnementale. L’enjeu est de taille : si la collecte de panneaux usagés a été de 5000 t environ en 2020, l’organisme anticipe un volume de 120 000 tonnes en 2040 rien qu’en France. Les perspectives du marché mondial, qui s’estiment en TW, posent la question de la disponibilité des matériaux : ainsi que l’énonce Nicolas Defrenne, DG de Soren, « avec un marché de cette taille, le secteur accaparerait 94% de la production mondiale d’argent ». Des considérations stratégiques entrent également en ligne de compte : les trois quarts de la production mondiale de silicium, classé parmi les matières premières critiques par la Commission européenne, sont d’origine chinoise. C’est pourquoi Soren a appointé sur appel d’offres trois organisations pour assurer le réemploi ou le traitement des panneaux : envie 2E Aquitaine, envie 2E Midi-Pyrénées et Galloo. La start-up Rosi Solar sera quant à elle en charge de recycler le silicium et l’argent contenus dans les panneaux grâce à des technologies innovantes. De quoi faire de la filière photovoltaïque une filière vertueuse sur toute la chaîne de valeur.

  • PRIX PHOTOVOLTAÏQUE – Hausse de prix pour les modules 8 juillet 2021

    La plateforme de suivi du marché photovoltaïque PVXchange a publié son dernier index de prix sur la période s’étalant de Juin 2020 à Juin 2021. D’après elle, toutes les technologies de modules solaires ont subi une hausse de prix. Depuis le quatrième trimestre 2020, minimum historique pour le marché, les prix ont ré-augmenté de 20 % en moyenne. L’industrie photovoltaïque a été particulièrement touchée par les hausses de prix des matières premières et du transport. La flambée des prix du silicium a notamment fait tripler le coût du polysilicium depuis début 2021, et l’accident dans l’une des principales usines dans la province du Xinjang en Chine devrait aggraver ce phénomène. Certains experts pointent le risque pour certains projets de ne plus atteindre la viabilité économique, ce qui pourrait réduire les estimations de développement de la filière. Le lancement de nouveaux appels d’offres publics est nécessaire pour maintenir la dynamique engagée, et la construction de nouvelles usines, notamment en Europe dans le cadre d’une délocalisation de l’industrie.

  • Stockage – Deux batteries de stockage en Corse et à La Réunion 8 juillet 2021

    Corsica Sole, spécialiste du solaire photovoltaïque et du stockage de l’énergie annonce la fin des travaux de deux unités de stockage d’électricité pour un cumul de 20 MWh. La centrale de stockage de Corse à été mise en service en juin, celle de La Réunion est en phase test pour deux mois. La caractéristique des deux îles est d’avoir des réseaux isolés et de consommer à à 70 % une électricité provenant de centrales fossiles, les 30 % restants étant majoritairement du solaire. Ces batteries Lithium-ion, constituées d’onduleurs et de transformateurs raccordés au réseau public d’électricité, permettront de délivrer des services au gestionnaire du réseau public de distribution (EDF-SEI) : un service de « report de charge », consistant à stocker l’électricité aux heures creuses de consommation et à la restituer aux heures pleines ; un service de régulation de fréquence, afin de maintenir les caractéristiques nominales du réseau (tension et fréquence). Ces centrales sont mises à disposition et pilotées directement par le gestionnaire de réseau. Des unités parfaitement adaptées pour les ZNI, zones non interconnectées au réseau électrique continental.

  • PHOTOVOLTAÏQUE – Du solaire dans un cimetière en Loire-Atlantique 1 juillet 2021

    C’est une première en France. Les habitants de Saint-Joachim (Loire-Atlantique) sont venus nombreux ce vendredi 11 juin pour écouter leur maire qui a pour projet de couvrir une partie du cimetière de la commune avec des panneaux photovoltaïques semi-translucides posés sur des structures en bois (8  600 m2) ancrées au sol par pieux. Le cimetière faisant régulièrement l’objet d’inondations et d’infiltrations la première idée de l’édile est de récupérer l’eau de pluie tombée sur les panneaux, de la stocker, et de l’utiliser pour arroser le terrain de football lors des saisons plus sèches. La seconde idée est de proposer aux habitants d’auto-consommer la production des panneaux du cimetière. Chaque foyer ayant un compteur Linky pourra acheter 4 panneaux pour un coût de 1 800 euros HT soit une économie de 200 à 300 euros sur la facture annuelle d’électricité selon le maire. Une solution intéressante pour cette commune de 5 000  habitants dont beaucoup de maisons sont en toits de chaume avec l’impossibilité d’accueillir des panneaux solaires.

  • PHOTOVOLTAÏQUE – Nouvelle centrale solaire dans la Creuse 1 juillet 2021

    EDF Renouvelables annonce la mise en service de la centrale photovoltaïque du Grand Guéret, dans la Creuse, pour une puissance de 15 MW et qui répondra aux besoins en électricité de 3 250 habitants, soit plus de 11 % la population de la Communauté d’Agglomération du Grand Guéret. Réalisée en partenariat avec la Communauté d’Agglomération du Grand Guéret et Elina (la SEM des Syndicats d’énergies de Creuse et de Haute-Vienne), le projet a fait l’objet d’un financement participatif qui a permis à une cinquantaine de riverains de contribuer au financement à hauteur de 200  000 euros. La centrale solaire du Grand Guéret bénéficie aussi d’une prise de participation locale : 49 % du capital social de la société seront détenus par la Communauté d’Agglomération du Grand Guéret et la Société d’Economie Mixte Elina. L’entretien du site se fera par pâturage (ovins) et des ruches devraient y être installées à terme.

JUIN 2021

L’ESSENTIEL DU PHOTOVOLTAÏQUE DU MOIS DE JUIN

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  • PHOTOVOLTAÏQUE – CENTRALE PHOTOVOLTAIQUE EN OMBRIERES SUR LES PARKINGS DE L’AEROPORT LYON-SAINT EXUPERY 25 juin 2021

    FIN ANTICIPEE DE LA CONSULTATION OUVERTE LE 16/04/2021

    La société Aéroports de Lyon a lancé le 16 avril 2021 une consultation en vue de l’attribution d’une ou deux convention(s) constitutive(s) de droits réels portant autorisation d’occupation temporaire du domaine public pour la conception, la construction et l’exploitation durant 25 années d’une ou deux centrales de production d’électricité photovoltaïque en ombrières sur les parkings de l’aéroport Lyon-Saint Exupéry sur une surface d’environ 13,6 ha. L’électricité produite devait être injectée sur le réseau public.

    La société Aéroports de Lyon décide de ne pas donner suite à cette consultation conformément à l’article 16 du règlement de consultation.

    LANCEMENT D’UNE NOUVELLE CONSULTATION LE 16/07/2021 La société Aéroports de Lyon lance une nouvelle consultation en vue de l’attribution d’une ou deux conventions constitutives de droits réels portant autorisation d’occupation temporaire du domaine public pour la conception, la construction et l’exploitation durant 25 années d’une ou deux centrales de production d’électricité photovoltaïque en ombrières sur les parkings de l’aéroport Lyon-Saint Exupéry sur une surface d’environ 13,6 ha. L’électricité produite sera injectée sur le réseau public.

    Les entreprises intéressées se feront connaître par l’envoi d’une lettre recommandée avec accusé de réception à l’adresse suivante : AEROPORTS DE LYON – Direction Immobilier – Lionel LASSAGNE – BP 113 – 69125 LYON-SAINT EXUPERY AEROPORT

    Le nouveau dossier de consultation sera envoyé sous forme électronique par WeSend à partir du vendredi 16 juillet 2021.

    Les offres devront être adressées à la même adresse sous double enveloppe par envoi recommandé avec accusé de réception.

    La date limite de réception des offres est fixée au jeudi 30 septembre 16h.

    La société Aéroports de Lyon se réserve le droit à tout moment de ne pas donner suite à cette consultation. Aucun candidat ne pourra évoquer l’interruption de cette consultation pour réclamer à la société Aéroports de Lyon une quelconque indemnisation.

    Voies de recours :

    Tout recours à l’encontre de la présente procédure sera porté devant le Tribunal administratif de Lyon : Palais des Juridictions administratives – 184, rue Duguesclin – 69433 Lyon Cedex 03 – Courriel : greffe.ta-lyon@juradm.fr


  • PHOTOVOLTAÏQUE – Un PPA en Saône-et-Loire 24 juin 2021

    Le producteur d’énergie renouvelable CVE, Énergie Partagée et Enercoop annoncent que la centrale solaire de Bissey-sous-Cruchaud située en Saône-et-Loire n’aura pas recours au soutien tarifaire de l’État. Le montage prévoit qu’Enercoop s’engage à acheter l’ensemble de la production du parc sous forme d’un contrat de gré à gré (PPA) pour une durée de 30 ans. D’une puissance de 5,5 MW, la centrale solaire de Bissey-sous-Cruchaud, est déployée sur 6,9 hectares et sa production de 6 450 MWh prévue par an représentera l’équivalent de la consommation électrique de 3 000 habitants. CVE et Energie Partagée ont investi 4 millions d’euros dans ce projet qui a pu aussi voir le jour grâce à l’implication de deux banques éthiques : La Nef et Triodos.

  • PHOTOVOLTAÏQUE – Centrale de 19 MW au Mozambique 24 juin 2021

    Au Mozambique, les travaux de construction du futur parc photovoltaïque de Cuamba viennent de débuter à environ 550 km à l’ouest de la ville côtière de Nacala située dans le nord du pays. Le site développera une puissance électrique de 19 MW et sera associé à une capacité de stockage de 2 MW. Cette opération est une étape importante dans la transition énergétique du pays. Le montant d’investissement du projet s’élève à 32 millions de dollars, dont 19  millions devraient provenir d’un emprunt contracté auprès du Fonds d’Infrastructure pour l’Afrique Émergente (EAIF). La centrale sera développée par Globeleq, une compagnie d’électricité indépendante africaine et l’énergie produite sera vendue à Energia et Electricidade de Moçambique (EDM) dans le cadre d’un contrat d’achat d’électricité de 25 ans.

  • PHOTOVOLTAÏQUE – Un Ehpad 100 % solaire à Limoges 17 juin 2021

    Enedis et la Ville de Limoges (Haute-Vienne) annoncent l’inauguration en septembre prochain de l’Ehpad Marcel Faure qui sera le premier site en autoconsommation de la Haute-Vienne. Situé dans le quartier de La Bastide à Limoges, le site est d’ores et déjà équipé de 425 m2 de panneaux photovoltaïques en toiture et produira une électricité autoconsommée à 88 % par l’établissement. Les 12 % restants seront distribués vers deux groupes scolaires, une crèche et une maternelle, situés à proximité. Selon Enedis, la France compte à ce jour 100 000 opérations d’autoconsommation contre 3 000 en 2015. Une évolution facilitée par la généralisation du compteur Linky, toujours selon Enedis.

  • PHOTOVOLTAÏQUE – Raccordement hybride solaire et éolien 17 juin 2021

    Le 1er juin, l’entreprise BayWa r.e. a publié un communiqué de presse dans lequel elle défend l’idée des raccordements hybrides photovoltaïque et éolien, afin d’optimiser les coûts de raccordement par rapport aux productibles. En effet, les périodes de production maximale pour le solaire (l’été et vers midi) et l’éolien (l’hiver) permettent de tabler sur des bénéfices de complémentarité. Aujourd’hui les projets sont raccordés à leur puissance nominale, bien qu’en pratique elle ne soit atteinte que très rarement. C’est aussi sur cette puissance nominale qu’est calculée la quote-part du raccordement. D’après BayWa r.e., les producteurs et la collectivité gagneraient à raccorder moins que la puissance installée « quitte à stocker, voire écrêter une partie de la production ». D’autre part, la règle issue du code de l’énergie qui stipule « qu’aucune installation de production ne peut être raccordée à un réseau public de distribution d’électricité en HTA (Haute Tension A comprise entre 1 kV et 50 kV) lorsque sa puissance installée excède 17 MW » briderait les projets et entraînerait un surcoût du raccordement ou de l’électricité produite. La possibilité de stocker l’énergie produite sur site pour la réinjecter plus tard dans la journée permettrait également d’économiser des coûts de raccordement, c’est pourquoi BayWa r.e. appelle à un mécanisme de soutien pour le stockage en France métropolitaine. En l’alliant à de l’écrêtement, cela permettrait aux énergies renouvelables électriques de participer activement à l’équilibrage du réseau, et non plus seulement, comme c’est le cas aujourd’hui, de maximiser le productible indépendamment des besoins des autres acteurs du réseau électrique.

  • PHOTOVOLTAÏQUE – Auvergne-Rhône-Alpes : centrale au sol responsable 11 juin 2021

    VSB énergies nouvelles annonçait la semaine dernière la mise en service de la centrale solaire d’Izernore, lauréate d’un des appels d’offres de la Commission de Régulation de l’Énergie (CRE), dans l’Ain en Région Auvergne-Rhône-Alpes. Construite sur une ancienne sablière sur un terrain de 6,2 hectares, la centrale est composée de 11 472 modules de la marque SunPower pour une puissance de 4,99 MW, soit la production annuelle de 3 000 foyers et 1 577 tonnes de CO2 évités par an, selon VSB. Suite à l’étude d’impact environnemental, l’accent a été mis sur la préservation de la biodiversité : réalisation des travaux en dehors de la période de nidification du petit gravelot (oiseau vivant en zone humide), création d’une zone tampon autour du fossé central (sauvegarde de l’habitat des libellules) et adaptation des clôtures pour le passage des petits mammifères. L’autre originalité du projet Izernore est le partenariat conclu avec Enercoop qui sera agrégateur et distribuera 100 % de l’électricité produite. Grâce à un système de bonus mis en place par Enercoop, deux actions très concrètes visant l’une, à lutter contre la précarité énergétique avec l’association Energie Solidaire et l’autre autour de la sensibilisation aux énergies renouvelables avec l’ALEC 01  (Agence Locale de l’Energie et du Climat) vont pouvoir être subventionnées à hauteur de 4 200 euros par an pendant 3 ans.

  • PHOTOVOLTAÏQUE – Pérovskites : une première ligne de production en Pologne 11 juin 2021

    L’entreprise polonaise Saule Technologies a inauguré son usine de fabrication de cellules photovoltaïques pérovskites à Vratislavie (Wrocław), ville située dans l’ouest du pays. Créée en 2014 par la physicienne Olga Malinkiewicz, Piotr Krych et Artur Kupczunas, l’entreprise est parmi les premières au monde à entrer dans la phase de commercialisation de cette technologie innovante. L’intérêt de ces cellules est leur adaptabilité. Elles produisent en effet de l’électricité à partir de tout type de lumière leur permettant d’être installées presque partout. Columbus technology, l’un des principaux fournisseurs de solutions énergétiques en Pologne, a investi 10 millions d’euros dans le projet de Saule et devient ainsi son actionnaire principal. Aujourd’hui l’usine est équipée d’une ligne de production totalement automatisée répliquant tous les processus du laboratoire, et une véritable ligne industrielle est en cours d’installation pour une production annuelle de 100 MW de modules. L’entreprise communique largement sur les applications de sa technologie, mais est en revanche avare d’informations concernant les caractéristiques techniques de ses modules. Elle indique seulement un productible allant « jusqu’à 170 W/m2 », ce qui ne dit rien de l’intérêt réel des modules, ni de leur rendement, ni de leur durée de vie.

  • PHOTOVOLTAÏQUE – Record d’installations au premier trimestre 4 juin 2021

    Lundi 31 mai, le service des statistiques des données et des études statistiques (SDES) du ministère de la Transition énergétique a publié ses différents tableaux de bords de suivi de quatre technologies renouvelables (éolien, photovoltaïque, biogaz et biométhane). Si l’éolien a été à la peine au cours du premier trimestre 2021, l’énergie solaire à, quant à elle, affiché de très beaux résultats. Entre janvier et mars, le SDES recense 546 MW de puissances nouvelles solaires, soit un niveau jamais atteint en France pour un seul trimestre. Ce seul chiffre représente un peu plus de 50 % de la puissance totale raccordée durant toute l’année 2020 (1 084 MW). Toutefois, ces chiffres ne sont pas définitifs. En effet, Enedis a révélé qu’un incident informatique avait empêché la migration de données concernant les nouvelles installations. Les chiffres officiels du dernier trimestre 2020, comme du premier trimestre 2021 sont ainsi sous-évalués par rapport aux raccordements réels, pour toutes les énergies renouvelables. France Territoire Solaire publiera dans quelques jours son observatoire trimestriel, qui doit analyser cet événement. Néanmoins, la très forte augmentation des trois derniers mois s’explique par une hausse du nombre de raccordements (13 300) mais également par une proportion élevée de raccordements de centrales de fortes puissances. Ainsi, les centrales de plus de 250 kW représentent 63 % de la puissance installée depuis le début de l’année (345 MW) pour moins de 1 % du nombre de nouveaux raccordements (69 nouveaux sites). Au 31 mars 2021, le parc photovoltaïque français s’établit désormais à 11 526 MW. Cependant, quelle que soit la véritable dynamique du premier trimestre 2021, elle doit de toute façon se renforcer sensiblement pour que le secteur puisse rester dans l’objectif de la feuille de route fixée par le gouvernement. En effet, avec une cible à 20,1 GW fin 2023 et une fourchette comprise entre 35,1 et 44 GW en 2028, la filière doit boucler les prochaines années avec des progressions annuelles comprises entre 3  et 3,5 GW.

  • PHOTOVOLTAÏQUE – Révision des tarifs pré-2011, la douche froide 4 juin 2021

    Le gouvernement vient de transmettre le projet de décret encadrant la renégociation de contrats d’achats antérieurs à 2011 pour les centrales de plus de 250 kW. Le ministère de l’Économie s’est appuyé sur la Commission de régulation de l’énergie (CRE) pour préparer cette révision des tarifs qui va concerner 700 installations dont les contrats ont été conclus entre juillet 2006 et août 2010. L’objectif de la CRE est de réaménager les tarifs afin que ces installations aient des taux de rendement interne qui se situent entre 8 % et 14 %. Selon les calculs de la CRE, cela permettrait à l’État d’économiser environ 400 millions d’euros par an sur 10 ans. Les acteurs de la filière ont immédiatement réagi en dénonçant une « approche déconnectée de la réalité ». Dans un communiqué commun, trois des principaux organismes représentatifs du secteur (SER, Enerplan et Solidarité renouvelables), ont fait part de leur « stupeur et incompréhension face à l’ampleur injustifiée de la réduction tarifaire ». Ils dénoncent tout particulièrement les données économiques utilisées par la CRE pour calculer les taux de rendement, qui sont jugées « théoriques, très éloignés de la réalité économique démontrée par les documents comptables des sociétés de projet concernées ». Cela conduirait à une « surévaluation des taux de rentabilité et donc à une baisse violente et injustifiée (jusqu’à -90 % !) du tarif d’achat pour un grand nombre de centrales ». Les professionnels pointent un risque de «  faillites en cascade pour les entreprises dont les centrales historiques vont se retrouver dans une équation financière insoluble ». De plus, la clause de sauvegarde introduite dans le décret et qui doit s’assurer que la révision de ces tarifs ne mette pas en péril des entreprises du secteur ne les convainc pas. En effet, la CRE déclare qu’elle examinera au cas par cas la situation des sociétés qui en feront la demande, mais, pour les syndicats, cette clause « ouvre une période d’incertitude de plus d’un an, correspondant à la période d’instruction par le régulateur de l’énergie et dont l’issue sera incertaine compte tenu du caractère totalement discrétionnaire de la clause. Cette clause va également avoir un effet de contagion sur les sous-traitants (maintenance, gestion d’actifs) et les bailleurs, dont beaucoup sont issus du monde agricole ». Il reste désormais quinze jours aux professionnels pour convaincre leurs interlocuteurs du gouvernement de revoir leur copie.

  • PHOTOVOLTAÏQUE – Kit à brancher sur prise : le mauvais plan de Que Choisir 4 juin 2021

    Le mensuel Que Choisir n’y est pas allé de main morte sur les kits photovoltaïques à brancher sur prise. Son numéro de juin comporte en effet un article intitulé  « Électricité photovoltaïque, le mauvais plan des kits d’autoconsommation », dans lequel il descend en flamme ces kits dans leur ensemble et sans distinction… sur la base du test de 3 modèles achetés à un distributeur. La coopérative Solarcoop, qui commercialise ses propres kits, témoigne des effets de cette publication : « tout s’est arrêté pour nous. Plus personne ne veut de kits, déclare son président, Michel Ollivier ». Dans son article, le mensuel assure en effet que ces kits ne présentent pas d’intérêt économique pour les consommateurs, car le prix des modules serait élevé et l’onduleur devrait être remplacé tous les 10 ans. Faux, répond Solarcoop, la plupart des onduleurs sont garantis 10 ans, mais continuent ensuite de fonctionner. La coopérative les garantit pour sa part 25 ans. En outre, le talon de consommation (frigos, veilles, box internet, VMC, etc.) d’un logement en France se situe entre 100 et 200 Watts, sans piscine (1 kW avec piscine). Les kits à brancher bien dimensionnés pour couvrir cette consommation permettent d’économiser a minima 45 euros par an, assure Solarcoop : « La même somme placée sur un livret A aurait rapporté 2,75 euros ! » Que Choisir dénonce ensuite le fait que les kits testés ne disposaient pas de diodes by-pass, qui laissent passer le courant. Dans ce cas, il suffit qu’une cellule du module soit endommagée ou à l’ombre pour que l’ensemble du panneau cesse de produire. Dans les faits, « tous les modules répondant à la norme CEI 61215 sont équipés de diodes by-pass, répond Solarcoop. Un module de 60 cellules comporte généralement 3 diodes by-pass ». Ce qui lui permet de continuer à produire en partie même en cas d’ombrage. Le mensuel écrit enfin : « Nos résultats valent tout autant pour les kits d’autoconsommation qui commencent à arriver dans des enseignes de la grande distribution. Nous les déconseillons. » Le magazine tire ainsi une généralité à partir du test de 3 mauvais kits, sans avoir testé ceux vendus dans les grandes enseignes en question, et jette l’opprobre sur toute une famille de systèmes solaires sans autre forme de procès. « Cet article est très mal documenté et orienté très à charge contre les kits », juge pour sa part Michel Ollivier.

MAI 2021

L’ESSENTIEL DU PHOTOVOLTAÏQUE DU MOIS DE MAI

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  • PHOTOVOLTAÏQUE – Meyer Burger : modules made in Europe 28 mai 2021

    En mars dernier, lors de la présentation de ses résultats annuels, l’équipementier suisse Meyer Burger avait annoncé que ses futurs sites de production allemands seraient opérationnels d’ici fin mai. C’est désormais chose faite avec l’inauguration le 18 mai de son usine de cellules photovoltaïques à hétérojonction implantée dans la « Solar Valley » de Thalheim, une localité de la commune de Bitterfeld-Wolfen, dans le land de Saxe-Anhalt. Le projet est d’envergure puisque les locaux s’étendent sur une superficie totale de 27 000 mètres carrés, de quoi abriter une capacité de production de 1,4 GW. Malgré un niveau d’automatisation important du site, le groupe a annoncé la création de 350 emplois dans sa nouvelle usine. En termes de niveau de production, l’usine de Thalheim doit dans un premier temps produire jusqu’à 200 000  cellules solaires par jour avec une capacité annuelle de 400 MW. L’entreprise avance cependant que son ambition est d’atteindre les 5 GW en 2026 avec en point de mire le fructueux marché européen. Par ailleurs, l’entreprise a annoncé le 26 mai le début de la production de son autre usine, chargée de l’assemblage des modules. Il s’agit de l’ancien site de Solarworld, restructuré pour l’occasion et situé à Freiberg (land de Saxe). Également dotée d’une capacité de démarrage de 400 MW, cette usine produira 3 000 modules par jour. Elle a permis la création de 200 emplois. La montée en charge jusqu’à 1 GW est en préparation et sera réalisée « aussi vite que possible », souligne Meyer-Burger.

  • PHOTOVOLTAÏQUE FLOTTANT – Ciel & Terre reprend les rênes du marché français 28 mai 2021

    Le 19 mai, Akuo et Ciel & Terre ont modifié leurs accords concernant la licence des produits Hydrelio, premier système flottant au monde développé en 2011 par Ciel & Terre. Jusqu’à présent concentré sur le marché asiatique, l’entreprise spécialisée dans le solaire flottant souhaite désormais investir le marché français, c’est pourquoi un nouvel accord a été officialisé modifiant la licence signée en 2016 entre les deux entreprises. Cette dernière attribuait à Akuo les droits sur toutes la chaîne de production et de commercialisation des solutions Hydrelio. À présent Ciel & Terre devient fournisseur de solutions solaires flottantes basées sur la licence Hydrelio, tandis qu’Akuo continuera à travailler sur ses propres projets, comme l’extension de la première centrale française de 17MW O’MEGA1, et d’O’MEGA2. Ciel & Terre a participé à la construction de plus de 250 centrales flottantes dans le monde, soit près de 520 MW installés, et vient à présent mettre son expertise à destination du marché français dont le potentiel est estimé à une dizaine de GW.

  • MARCHÉ PV 2020 – L’AIE PVPS publie son rapport annuel 20 mai 2021

    Comme chaque année, le groupe de travail de l’Agence internationale de l’énergie spécialisé dans l’énergie photovoltaïque (AIE PVPS) livre son rapport sur cette filière. Baptisée IEA PVPS 2020 annual report, l’étude passe au scanner la dynamique du secteur photovoltaïque au niveau mondial au travers de données de marché de 23 pays . Elle s’intéresse également aux performances des équipements et à des segments spécifiques comme les installations hors réseaux, le photovoltaïque dans les transports ou encore les grandes centrales au sol. Malgré la pandémie de Covid-19, des chiffres rapportés montrent que le marché mondial du solaire photovoltaïque a progressé de manière significative en 2020 avec plus de 140 GW mis en service. La capacité totale installée cumulée fin 2020 a atteint 750 GW. Ces bons résultats avaient déjà été pressentis par le directeur exécutif de l’AIE, Fatih Birol, qui avait déclaré en octobre 2020 lors du lancement du dernier IEA World Energy Outlook : « Le solaire est le nouveau roi des marchés de l’électricité ». En atteignant des coûts inférieurs à 1,5 centimes USD le kWh dans les meilleures conditions d’exploitation, le photovoltaïque est l’un des principaux piliers stratégiques de la politique énergétique de nombre de pays membres de l’AIE. En 2020, sans surprise, la Chine s’affirme comme le premier marché mondial avec une impressionnante activité de 48,2 GW en une seule année ce qui porte son parc cumulé à 253,4 GW installés, soit près d’un tiers des capacités solaires du globe. Dans le même temps, le reste du monde a raccordé au moins 90 GW en 2020, soit une augmentation de 14 % par rapport à 2019.

  • MIX ÉNERGÉTIQUE – Le Haut-Commissaire au Plan manque de lucidité 20 mai 2021

    Deux chercheurs de Mines ParisTech, Philippe Blanc, professeur et directeur de recherche, et Romain Besseau, chercheur post-doctorant, viennent d’éditer une réaction à la note du Haut-Commissariat au Plan intitulé « Électricité : le devoir de lucidité », publiée le 23 mars. Tout au long d’un texte de 11 pages précis, dont les sources sont clairement référencées, les deux chercheurs affichent leur volonté de « contribuer à rétablir certaines vérités contredites énoncées dans ce rapport et nuancer certains propos de façon à ce que ce dernier soit conforme à une discussion publique, sincère et efficace ». En effet, ils relèvent dans l’introduction du Haut-Commissaire au Plan, François Bayrou, des modes de raisonnements orientés, des citations partielles de rapports et d’arguments souvent biaisés, voire à charge contre les énergies renouvelables. Ce dernier va parfois jusqu’à affirmer à leur encontre des choses totalement inexactes. Un comble quand on veut précisément parler de lucidité ! Ainsi, la note des chercheurs épingle une assertion assurant que « le gain environnemental résultant de la production électrique d’origine solaire est incapable de compenser les émissions entrainées par cette fabrication. ». Sources à l’appui, Philippe Blanc et Romain Besseau expliquent au contraire que le temps de retour énergétique des installations photovoltaïques est désormais estimé à un ou deux ans suivant leur localisation. Autre contre vérité battue en brèche : les sites éoliens et photovoltaïques produiraient du courant en mode continu ce qui poserait « de très importants problèmes techniques » pour leur injection dans le réseau électrique. Là aussi, la réponse balaie cet argument en expliquant que l’ensemble des ouvrages renouvelables disposent d’onduleurs qui convertissent leur production en courant alternatif sans que cela ne pose le moindre problème et en proposant même des solutions techniques au réseau pour ses besoins de régulation de tension. La lecture de cette note, laisse à penser que le rapport du Haut-Commissariat au Plan qui se veut « lucide » est justement bien loin de l’être.

  • PHOTOVOLTAÏQUE – Du solaire pour Coca-Cola 12 mai 2021

    Coca-Cola European Partners France, filiale française de Coca-Cola European Partners (CCEP) et principal producteur et distributeur de boissons rafraîchissantes sans alcool en France annonce la mise en place de 1 500 panneaux solaires, fabriqués en France, sur les toits de son entrepôt de Castanet-Tolosan situé en Haute-Garonne. Cette centrale en toiture, installée par EDF ENR, permettra de fournir en électricité l’ensemble des activités logistiques du site. Selon Coca-Cola, depuis 2018, la consommation de ses 5 usines françaises est couverte par une électricité d’origine certifiée 100 % renouvelable. Conformément aux Accords de Paris sur le climat et à l’objectif de limitation de l’augmentation de la température mondiale à 1,5˚C, CCEP s’est engagé à diminuer ses émissions de gaz à effet de serre de 30 % d’ici à 2030 sur l’ensemble de sa chaîne de valeur, pour atteindre la neutralité carbone en 2040

  • PHOTOVOLTAÏQUE – Le solaire en France, un « parcours du combattant » 12 mai 2021

    Depuis 10 ans, l’énergie photovoltaïque se développe en France à un rythme très en deçà de son potentiel. De façon plus inquiétante, le marché annuel stagne à un niveau inférieur à 1 GW par an, soit un rythme quatre fois inférieur à celui qui serait nécessaire pour atteindre les objectifs prévus par la programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE) d’ici 2028. Face à ce constat, le think tank France Territoire Solaire a réuni un groupe de travail constitué d’experts, de juristes, de développeurs de projets mais également d’agents des services instructeurs (DDT, DREAL) afin de confronter les différents regards, de comprendre les blocages et d’amener des solutions. Les conclusions de ce travail approfondi sont réunies dans le rapport publié cette semaine sous le titre « Le Parcours du Combattant ». Le constat est simple : les lourdeurs administratives causent des délais qui font prendre à notre pays un retard sur ses objectifs. Le développement d’un projet de centrale solaire au sol requiert aujourd’hui une durée de 4 ans en France, contre à peine plus d’un an en Allemagne. Ces délais ont une cause bien identifiée : la lourdeur des procédures administratives et un goulet d’étranglement au niveau de l’instruction. « La bureaucratie est devenue le principal frein au développement des installations solaires photovoltaïques dans notre pays. La complexité du sujet est telle qu’il nous a semblé important de mener ce travail d’analyse de toutes les procédures parfois kafkaïennes qui transforment chaque projet en véritable parcours du combattant ! Nous espérons surtout que ce travail suscitera une prise de conscience : les objectifs de transition énergétique que la France s’est fixés à l’horizon 2030 restent tout à fait atteignables, mais il est urgent de trouver des solutions pour dépasser ces blocages » déclare Antoine Huard, Président de France Territoire Solaire. L’étude complète est disponible sur le site de France Territoire Solaire.

  • SOLAIRE HYBRIDE – DualSun, lauréat de la French Tech 7 mai 2021

    Le 3 mai a été dévoilé le programme French Tech GREEN20 par Barbara Pompili, ministre de la Transition écologique, et Cédric O, secrétaire d’état chargé de la transition numérique et des communications électroniques. Ce programme vise à faire émerger les nouveaux champions des technologies vertes. Parmi les 20 lauréats figure le fabricant de panneaux solaires hybrides DualSun. Les deux ministres ont d’ailleurs pu rencontrer l’équipe de DualSun lors de leur déplacement à Marseille. Afin d’être éligibles au programme French Tech GREEN 20, les lauréats ont dû valider plusieurs critères génériques, économiques et spécifiques à leur activité comme leur caractère innovant ou le lieu de leur siège social. Ces start-ups seront accompagnées par les services de l’État sur plusieurs volets comme le financement, le développement international, le recrutement, la propriété intellectuelle des innovations ou encore la mise en relation avec des experts institutionnels ou scientifiques. Parmi les lauréats se trouvent également d’autres acteurs des énergies renouvelables comme Waga energy (méthanisation), Entech (photovoltaïque et stockage) ou Lhyfe (hydrogène).

  • PHOTOVOLTAÏQUE – Une école solaire à Cachan 7 mai 2021

    Le 26 avril dernier, la rentrée scolaire de l’école de la Plaine de Cachan (Val-de-Marne) s’est déroulée sous les auspices du soleil. Les 600 m2 de panneaux solaires installés sur les toits de cette école accueillant maternelles et primaires viennent de produire leurs premiers électrons. Cette centrale devrait produire 100 MWh par an, soit la consommation moyenne d’une trentaine de logements, hors chauffage. La production, qui est actuellement vendue à EDF, passera chez Enercoop à partir du 1er janvier 2022, qui l’achètera 5 % plus cher. Ce projet a été initié il y 5 ans par le collectif Sud Paris Soleil et a vu le jour grâce au financement de 200 citoyens (55 000 euros), de la région (45 000 euros) et du département du Val-de-Marne (5 000 euros). Le collectif Sud Paris Soleil dont l’objectif est d’équiper en photovoltaïque les bâtiments publics ou privés dans les communes alentour a deux nouvelles installations en projet : à Arcueil en 2022, et à Fresnes en 2023. 



AVRIL 2021

L’ESSENTIEL DU PHOTOVOLTAÏQUE DU MOIS DE AVRIL

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  • PHOTOVOLTAÏQUE – Usine de 5 GW en Espagne 30 avril 2021

    Le projet de gigafactory photovoltaïque  « Greenland » a été rejoint par deux nouveaux partenaires allemands : l’institut de recherche Fraunhofer ISE et l’industriel Bosch Rexroth. Localisé au sein de la zone de libre-échange du port de Séville (Espagne), le projet vise d’ici à deux ans à mettre en service un site de production hautement automatisée de modules photovoltaïques, d’une capacité annuelle de cinq gigawatts. L’entreprise suit une stratégie d’intégration verticale, ce qui signifie que le site couvrira toute la chaîne de création de valeur, de la matière première aux wafers, pour aboutir à la production des cellules et modules solaires. Côté technologie, le choix s’est arrêté sur des plaquettes de silicium monocristallin M10 pour la conceptiopn de cellules solaires à émetteur passivé et à contact arrière (PERC) multijonction. La puissance des modules doit a minima atteindre 540 W. Bosch Rexrot est un spécialiste de cette technologie. L’institut Fraunhofer ISE sera, quant à lui, en charge des conseils sur la planification de l’usine, le support technique ainsi que sur le développement de la technologie cellulaire choisie. Pour l’institut, cette collaboration s’inscrit dans la ligne d’une première étude qui lui avait été commandée par l’Association allemande de l’industrie du génie mécanique (VDMA) et qui portait sur les conditions de la compétitivité de l’industrie photovoltaïque en Europe. L’un des principaux critères de compétitivité identifiés à l’époque était la taille des usines, qui devait être de 5  GW minimum. Avec la capacité annoncée de Greenland, ce point semble également validé. Une autre conclusion importante, le fait de devoir contenir les coûts de transport des composants autour de 10 % du prix de revient total. Avec une unité localisée à proximité du marché cible européen, là aussi le projet Greenland Gigawatt répond aux attentes.  

  • AGRIVOLTAÏSME – L’agrivoltaïsme s’implante en Haute-Garonne 30 avril 2021

    GreenYellow annonce la réalisation avec ArcelorMittal Projects Exosun d’une installation agrivoltaïque sur la commune de Castelginest en Haute-Garonne. Lauréate du dernier appel d’offres Innovation de la Commission de Régulation de l’Énergie (CRE), la centrale sera déployée sur grandes cultures et équipée de 3 900 panneaux solaires avec une production de 2  637 MWh, soit la consommation annuelle de 735 foyers. La structure supportant les modules sera surélevée, avec un point bas à 4,5 m de hauteur, afin de permettre le passage des engins agricoles. Il s’agira en outre d’une structure de type « tracker », permettant d’orienter les modules et de suivre la course du soleil. Elle pourra par exemple faire de l’ombre à une partie des cultures, si nécessaire, ou les protéger de la grêle, en se mettant à plat ou au contraire positionner les modules à la verticale (55°) pour permettre une irradiation au sol maximale. Son pilotage sera décidé entre collaboration avec l’exploitant agricole. GreenYellow sera en charge de mettre à disposition des exploitants des solutions de financements adaptées et ArcelorMittal Projects Exosun apportera son expertise des systèmes de trackers et de gestion des ombrages pour les cultures. Les travaux débuteront d’ici la fin de l’année. La centrale de Castelginest scelle l’accord de coopération conclu entre Greenyellow et ArcelorMittal Projects Exosun, pour proposer une solution complète de centrales solaires destinées au monde agricole.

  • PHOTOVOLTAÏQUE – Le Loir-et-Cher investit dans deux centrales hybrides 22 avril 2021

    La Banque des Territoires annonce un partenariat avec le producteur indépendant d’énergie renouvelable ZE Energy pour le développement de deux centrales solaires hybrides avec stockage dans le Loir-et-Cher. La Banque des Territoires s’associe à ZE ENERGY en lui rachetant, pour 3,8 M€, 49 % des titres de la société holding HybridSol qu’elle détient. Les deux installations sont actuellement en construction et situées sur les communes de Mennetou-sur-Cher (8 MW + 3,75 MW de stockage) et de Gièvres (18,6 MW + 7,5 MW de stockage). Elles produiront de l’électricité pour les besoins annuels d’environ 12 000 personnes (hors chauffage) de jour comme de nuit grâce au stockage. Un défi pour cette jeune start-up qui par ses innovations tente de répondre à l’intermittence des installations photovoltaïques.

  • PHOTOVOLTAÏQUE – Appel : relancer l’industrie européenne photovoltaïque 22 avril 2021

    Le European Solar Manufacturing Council (ESMC), organisation représentant les industriels européens du photovoltaïque, a lancé mi-avril un appel à la renaissance de l’industrie photovoltaïque en Europe. Elle réclame que 20 milliards d’euros du Plan de relance européen (EU Recovery and Resilience Facility, RRF), y soit consacré, soit 3 % seulement de son montant total. La pandémie a montré les failles d’un système trop dépendant des importations de matières premières et de pièces détachées, c’est pourquoi l’ESMC défend l’idée que 75 % des installations photovoltaïques en Europe pourraient être produites en son sein, ce qui correspondrait à près de 60 GW de capacité de production de modules d’ici 2026. Ainsi, l’actuel déficit de la balance commerciale européenne de 7,4 milliards d’euros pour les cellules et modules photovoltaïques serait transformé en une valeur industrielle de 50 milliards d’euros, d’usines et de matériel, d’ici 2026. En outre, près de 180 000 emplois supplémentaires pourraient être créés dans le secteur. Au croisement du Green Deal européen, du contexte post-Covid et du plan de relance RRF, l’EMSC estime qu’il s’agit d’une opportunité unique pour l’Europe de renforcer sa chaîne de valeur photovoltaïque. Les 20 milliards du RRF devraient ainsi se concentrer sur 3 piliers : les équipements et infrastructures de fabrication ; la R&D et le déploiement de produits innovants ainsi que la création de fonds de financement dédiés. La relocalisation de la production en Europe permettrait également de réduire l’impact environnemental moyen des panneaux installés sur le continent.

  • PHOTOVOLTAÏQUE – PPA : la SNCF et EDF signent pour 20 ans 16 avril 2021

    La SNCF a annoncé la signature de son premier contrat d’achat d’électricité renouvelable (PPA, power purchase agreement) avec le groupe EDF sur une durée de 20 ans. Cette énergie sera produite par une centrale solaire de 20 MW dont la construction débutera courant 2021 sur les communes de Lachapelle-Auzac et de Souillac, dans le Lot. Avec ce PPA, la SNCF devrait sécuriser l’équivalent de la moitié de l’énergie nécessaire aux trajets Paris-Lille en TGV par an. Il s’inscrit dans la politique de la SNCF qui prévoit d’atteindre entre 40 et 50 % d’énergies renouvelables dans la consommation de ses trains à l’horizon 2025. C’est également un enjeu majeur pour EDF qui souhaite devenir leader du marché du solaire photovoltaïque avec un objectif de 30 % de parts de marché d’ici 2035. Concrètement ce projet mené par EDF Renouvelables pour le compte de SNCF Énergie (filiale de SNCF Voyageurs) devrait entrer en service en 2023.

  • PHOTOVOLTAÏQUE – VIPV pour véhicules commerciaux 16 avril 2021

    Le consortium allemand du projet « Street », regroupant instituts de recherche, industriels du photovoltaïque et équipementiers automobiles, a réussi à développer un prototype de véhicule commercial léger, emportant du photovoltaïque intégré (vehicle-integrated photovoltaics ou VIPV). La grande nouveauté est que les panneaux photovoltaïques embarqués injectent directement leur courant dans la batterie haute tension alimentant le système de propulsion. Les véhicules électriques comportent en effet deux types de batteries, une de 12 V pour l’électronique de bord et une de 400 V pour la traction du véhicule. D’ordinaire, la production photovoltaïque est injectée dans la batterie basse tension et non dans celle de 400 V. La conversion au 400 V est techniquement complexe et pose des enjeux de sécurité. Les modules développés par la société a2-solar pour le secteur automobile sont composés de cellules à hétérojonction de Meyer Burger. L’utilitaire, un Work L de StreetScooter, offre au solaire une surface de 15 m2, soit une puissance de 2 180 Wc. Il consomme environ 19 kWh/100 km. L’autonomie des véhicules pourrait ainsi être accrue de 5 200 km par an, ce qui se traduit par une baisse d’un quart du nombre de charges sur réseau. Pour en savoir plus sur le VIPV, consultez le hors série du Journal des Energies Renouvelables « Le point sur la mobilité électrique renouvelable » à paraître prochainement.

  • ANNONCE LÉGALE – La société Aéroports de Lyon lance une consultation 16 avril 2021

    La société Aéroports de Lyon lance une consultation en vue de l’attribution de droits réels portant autorisation d’occupation temporaire du domaine public pour la conception, la construction et l’exploitation durant 25 années d’une centrale en ombrières sur ses parkings sur une surface d’environ 13,6 ha. L’électricité produite sera revendue au réseau. Les entreprises intéressées se feront connaître par l’envoi d’une lettre recommandée avec accusé de réception à l’adresse suivante : AÉROPORTS DE LYON – Direction Immobilier – Lionel LASSAGNE – BP 113 – 69125 LYON-SAINT EXUPERY AÉROPORT. Le dossier de consultation sera envoyé sous forme électronique par we-send à partir du vendredi 16 avril 2021. Les offres devront être adressées à la même adresse sous double enveloppe par envoi recommandé avec accusé de réception. La date limite de réception des offres est fixée au vendredi 4 juin 16h. La société Aéroports de Lyon se réserve le droit à tout moment de ne pas donner suite à cette consultation. Aucun candidat ne pourra évoquer l’interruption de cette consultation pour réclamer à la société Aéroports de Lyon une quelconque indemnisation. Voies de recours : Tout recours à l’encontre de la présente procédure sera porté devant le Tribunal administratif de Lyon : Palais des Juridictions administratives – 184, rue Duguesclin – 69433 Lyon Cedex 03 – Courriel : greffe.ta-lyon@juradm.fr

  • PHOTOVOLTAÏQUE – Première centrale flottante dans les Bouches-du-Rhône 9 avril 2021

    Le Canadien Boralex, producteur indépendant d’énergies renouvelables, annonce la construction d’une centrale solaire flottante à Peyrolles-en-Provence dans les Bouches-du-Rhône avec un début de chantier prévu le 15 avril pour une puissance de 14,7 MW. L’origine du projet est à l’initiative de la commune qui cherchait une reconversion pour une gravière en eau arrivée en fin d’exploitation. Déployée d’un seul tenant sur une structure flottante, la centrale aura une emprise de 12,6 ha et sera composée de 43 776 panneaux. Elle sera fixée au fond de l’eau par 254 points d’ancrage qui seront installés en début de chantier par une équipe de six scaphandriers. Les installations solaires flottantes permettent un meilleur rendement par le refroidissement naturel des panneaux et une amélioration de leur performance sur le long terme. Les travaux de construction mobiliseront une trentaine de personnes et la mise en service est prévue début décembre 2021.

  • PHOTOVOLTAÏQUE – 60 MW pour l’aéroport Deauville-Normandie 9 avril 2021

    EDF Renouvelables, lauréat de l’appel à manifestation d’intérêts (AMI) lancé par le syndicat mixte qui gère l’aéroport, contribuera à la valorisation énergétique et économique des terrains situés au sein même de l’enceinte de l’Aéroport de Deauville-Normandie. Sur une superficie de plus de 45  hectares, le développeur bénéficiera d’un droit d’exploitation de 30  années pour construire une centrale photovoltaïque d’une puissance de plus de 60 mégawatts, qui produira une quantité d’électricité supérieure à la consommation annuelle de la totalité des habitants de la Communauté de Communes Cœur Côte Fleurie (21 000 habitants). Cette réalisation photovoltaïque, dont la mise en service est prévue pour le premier semestre 2024 et qui sera la plus importante de Normandie, permettra d’éviter l’émission d’environ 700 000 tonnes de CO2 pendant toute sa durée de fonctionnement (par rapport au mix électrique européen) faisant de l’aérogare de Deauville-Normandie un site à empreinte carbone négative. L’ensemble des redevances générées par la location des terrains, couplé avec un intéressement sur la production d’énergie, généreront des recettes pour le Syndicat Mixte de l’aéroport de Deauville – Normandie. Les collectivités locales ainsi que le Département et la Région percevront également des recettes fiscales.

  • PHOTOVOLTAÏQUE – Du solaire dans le Cher 7 avril 2021

    Générale du Solaire, constructeur et exploitant de centrales solaires photovoltaïques en France et à l’étranger annonce la mise en service, en mai, de sa centrale au sol de la Chapelle-Saint-Ursin située près de Bourges dans le département du Cher (Centre-Val de Loire). Initié il y a 10 ans, le projet sort enfin de terre après neuf mois de travaux. Déployée sur quatre parcelles, la centrale, d’une puissance de 21,1 MW correspond à la consommation d’électricité de plus de 8 133 foyers et l’évitement de plus de 1 660  tonnes de CO2 par an. Trois des quatre parcelles étant antérieurement des terres agricoles, Générale du Solaire est soumise à une mesure de compensation agricole dans le département du Cher. Le projet de compensation retenu porte sur le financement et le développement de l’exploitation agricole de la SAS de Coudray spécialisée dans la filière de valorisation de graines biologiques à destination de débouchés alimentaires et semenciers.

  • RECYCLAGE PHOTOVOLTAÏQUE – Désassemblage de modules par fil diamanté 7 avril 2021

    Le CEA-Liten, institut de CEA Tech, a développé une méthode innovante de recyclage des panneaux photovoltaïques. Cette méthode consiste à séparer la face avant du module, en verre, de sa face arrière séparée d’une centaine de microns seulement, à l’aide d’un fil diamanté. Les expérimentations donnent un temps de traitement d’un mètre carré de module en une demi-heure environ. Il serait donc possible de recycler le verre entier directement. Un projet européen de développement industriel est en préparation pour traiter plusieurs modules par heure, et des solutions de refroidissement pour améliorer le comportement du polymère du module lors de la découpe sont à l’étude. Cette façon de faire faciliterait grandement le recyclage des modules en fin de vie. Aujourd’hui leur principale voie de valorisation consiste à les broyer et à les utiliser comme remblais dans le secteur du BTP. Une autre méthode consiste à séparer les éléments par traitement mécanique, thermique et chimique pour récupérer verre broyé, métaux ou silicium, mais cette méthode reste très énergivore et nocive pour l’environnement. Prévus pour fonctionner une trentaine d’années environ, les modules photovoltaïques usagés devraient représenter environ 10 millions de tonnes à l’horizon 2050, rien qu’en Europe.

MARS 2021

L’ESSENTIEL DU PHOTOVOLTAÏQUE DU MOIS DE MARS

Voir actus
  • PHOTOVOLTAÏQUE PARTICULIERS – Photovoltaïque pour tous 26 mars 2021

    Les enseignes Boulanger et Leroy Merlin lancent la commercialisation du kit solaire à brancher sur une simple prise électrique de la start-up nantaise Beem Energy. Jusqu’à présent disponible uniquement sur le site Internet de l’entreprise, ce kit, à installer soi-même, a séduit les deux marques, ce qui va le rendre bien plus accessible au grand public. Il s’agit d’un panneau solaire facile à poser et à orienter sur n’importe quelle surface ensoleillée, et qui va directement injecter les électrons dans le réseau domestique via une prise standard de type E/F (lire Le Journal du Photovoltaïque n° 38, « Le solaire à brancher sur prise »). Pour 680 € ce panneau de 300 kW produit en moyenne près de 500 kWh par an, soit environ 70 € d’économie sur la facture d’électricité. Le choix pour Boulanger et Leroy Merlin de référencer ce produit peut s’expliquer par le succès qu’il rencontre en seulement 6 mois de commercialisation en ligne. D’autre part, il est vendu avec une application pédagogique « My Beem » pour accompagner le client dans l’installation et l’utilisation du kit. Beem Energy annonce que l’offre à 680 € est valable jusqu’au 30 juin 2021, puis passera à 780 €.

  • PHOTOVOLTAÏQUE – Bâtiments professionnels : photovoltaïque en série 26 mars 2021

    L’opérateur immobilier Axtom et EDF ENR annoncent la signature d’un partenariat pour la conception et la construction de bâtiments tertiaires à énergie positive équipés en photovoltaïque avec batteries de stockage. Cet accord a pour ambition le déploiement de 300 000 m2 de surfaces photovoltaïques en toiture sur des bâtiments industriels et tertiaires et sur des ombrières de parking avec systèmes de recharge pour véhicules électriques. Avec l’assouplissement de la législation sur l’autoconsommation, les bénéficiaires pourront soit autoconsommer leur production, soit la revendre dans le cas de bâtiments à faible consommation électrique comme les entrepôts logistiques. Dans le cadre de ce partenariat, EDF ENR proposera des solutions de financement aux industriels qui seraient dans l’incapacité d’investir sur fonds propres. Le projet s’appuiera sur la réserve foncière d’Axtom qui possède déjà 100 hectares de terrain.

  • PHOTOVOLTAÏQUE – La Martinique s’ouvre à l’agrivoltaïsme 19 mars 2021

    Le Français GreenYellow, fournisseur et producteur d’électricité verte, annonce la mise en service de son premier hangar agricole photovoltaïque sur la commune de Case-Pilote à l’ouest de la Martinique. Déployée en toiture sur une surface de 626 m2, la centrale d’une puissance de 99,96 kW est située sur un hangar destiné au stockage de matériel et à l’élevage de caprins. La production, qui sera injectée dans le réseau est estimée à 115 MWh par an pour une réduction annuelle de 119 tonnes de CO2. La construction de ce hangar photovoltaïque permet à l’éleveur de tripler son cheptel ce qu’il n’aurait pas pu faire sans ce montage pour des raisons de coûts. Une avancée pour la Martinique qui est fortement dépendante d’énergies fossiles importées.

  • MOBILITÉ PHOTOVOLTAÏQUE
 – Mobilité électrique solaire 19 mars 2021

    Tecsol et sa jeune pousse Sunchain ont lancé l’initiative Mobilité Électrique Solaire (MOBELSOL) qui vise notamment à mettre en lien l’autoconsommation collective avec les bornes de recharge de véhicules électriques. Avec 1,5 millions d’euros de budget sur 3 ans, MOBELSOL est soutenu par la Région Occitanie et l’Ademe et consiste en une solution informatique permettant de recourir à des installations de production photovoltaïque à proximité des bornes de recharge (dans un premier temps à moins d’un kilomètre de rayon), afin de recharger des véhicules électriques aux moments les plus opportuns. Tecsol identifie quatre cas d’usages pour MOBELSOL. Le premier est la prise de décision pour la priorisation des usages entre les participants d’une autoconsommation collective. Il vise également à participer à deux opérations d’autoconsommation collective simultanément. Il sert aussi de projet pilote pour tester différents modèles d’affaires, rendus possibles par la mobilité électrique. Enfin, il doit piloter la recharge des véhicules électriques afin de maximiser le recours au solaire. D’après Tecsol, une installation photovoltaïque de 3 kW produisant environ 2 800 kWh/an permettrait de fournir l’énergie nécessaire à un véhicule pour effectuer entre 12 000 et 17 000 km. Selon le Centre interprofessionnel technique d’études de la pollution atmosphérique (CITEPA), 63 % des déplacements quotidiens sur des faibles et moyennes distances s’effectuent en voiture, dont 75 % avec un seul passager.

  • PHOTOVOLTAÏQUE – Abonnez-vous au solaire !

 11 mars 2021

    Depuis cette semaine, il est possible de louer des panneaux solaires photovoltaïques auprès de la start-up franco-norvégienne In Sun We Trust (ISWT). Après des expériences réussies en Suède, Espagne et Norvège, cette offre, basée sur le principe de la location longue durée, arrive en France. Le dispositif a été pensé pour contourner deux des principaux freins à l’investissement chez les particuliers qui s’intéressent à une toiture solaire électrique pour leur habitation : le montant de l’investissement et la peur de tomber sur un écodélinquant. Sur le premier point, l’argument d’ISWT est de proposer une formule tout compris à 45 euros par mois pour la pose de 8 panneaux d’une puissance d’environ 3 kW et une surface de 15 m2. L’électricité produite sera alors valorisée par le particulier qui pourra soit l’autoconsommer soit la revendre pour un tarif avoisinant les 15 centimes d’euro le kilowattheure. Sur le second point, ISWT ne travaille qu’avec des installateurs labellisés RGE (reconnu garant de l’environnement). Les économies annuelles générées peuvent être substantielles puisque dans le cas d’une installation de 6 kW localisée à Rouen et qui produirait environ 5 900 kWh par an, ISWT évalue le bénéfice annuel net à 1 170  euros (dans le cas d’une revente totale de l’énergie). Un engagement minimum de dix ans est cependant requis, délai au bout duquel le particulier peut, s’il le souhaite, racheter l’installation ou continuer à la louer. Dans ce second cas, ISWT demeure le propriétaire de l’installation pendant vingt ans, période au terme de laquelle le matériel peut devenir la propriété du client moyennant 300 euros. Celui-ci pourra alors continuer de l’exploiter pendant encore plusieurs années.

  • PHOTOVOLTAÏQUE – Le Rungis marseillais passe au solaire 11 mars 2021

    À Marseille, le marché d’intérêt national des Arnavaux (MIN), marché de gros en fruits, légumes, fleurs et viandes pour les détaillants annonce la conversion de l’ensemble de ses bâtiments au photovoltaïque d’ici 18  mois pour une surface de 100 000 m2 et annoncée comme « La plus grande centrale photovoltaïque urbaine de France ». Les premières études seront lancées en avril 2021, avant la publication d’un appel d’offres pour sélectionner l’opérateur qui gérera et exploitera la centrale. Le marché d’intérêt national des Arnavaux qui possède déjà 6 000 m2 de panneaux sur trois bâtiments logistiques réfrigérés revendra sa production à un fournisseur. Le projet estimé à 25  millions d’euros sera soutenu par la Somimar (société d’exploitation du MIN détenue par la Métropole Aix-Marseille-Provence) et la Banque des territoires.

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PHOTOVOLTAÏQUE
 – Une base militaire reconvertie au solaire 5 mars 2021

    Le groupe BayWa r.e., spécialisé dans la revalorisation d’anciens terrains militaires, vient d’annoncer la mise en service du parc photovoltaïque Blueberry sur le site de l’ancienne base militaire de la Martinerie près de Châteauroux dans l’Indre. Déployée sur 35 hectares, la centrale est composée de 87 552 panneaux pour une puissance de 30 MW qui permettra d’alimenter en électricité l’équivalent de 17 000 personnes, soit le tiers de la population de Châteauroux. Des brebis entretiendront la prairie sous les panneaux. Toujours sur le même site, BayWa r.e., a pour projet la construction d’une deuxième centrale de 35 hectares qui sera baptisée Greenberry. Le groupe est en attente des autorisations administratives.

  • PHOTOVOLTAÏQUE
 – Seulement 973 MW en 2020 5 mars 2021

    Dans son dernier tableau de bord dédié au photovoltaïque, le Service de la donnée et des études statistiques (SDES) du ministère de la Transition écologique revient sur la progression du secteur en 2020 et comme attendu, les chiffres sont décevants. Le parc solaire électrique français a vu le raccordement de 973 MW supplémentaires, contre 962 MW en 2019, et le parc total s’établit à 10 860 MW pour une production électrique de 12,9 TWh (+13 % par rapport à 2019) soit 2,9 % de la consommation électrique française en 2020. Certes, la crise sanitaire aurait pu faire craindre des résultats plus mauvais, mais le constat ne change pas depuis des années : le secteur français photovoltaïque reste désespérément sous la barre annuelle du GW de nouveaux raccordements et s’éloigne dangereusement de sa feuille de route. Pourtant, le seuil de 1 GW ne devrait pas être hors de portée pour la France puisque la Belgique a atteint ce chiffre en 2020, réalisant ainsi sa meilleure année en termes de nouvelles puissances connectées. Pour rappel, la programmation pluriannuelle de l’énergie a fixé un objectif de 20,6 GW de capacité à fin 2023 et un parc compris entre 35,1 et 44 GW à fin 2028. Des seuils totalement hors de portée étant donné le rythme de progression de la filière sur les 10 dernières années (985 MW en moyenne).

  • PHOTOVOLTAÏQUE – Photowatt en difficulté face à la concurrence asiatique 5 mars 2021

    Les Échos ont publié ce jeudi 4 mars un article concernant l’éventuelle cession par EDF de l’entreprise française fabricante de plaquettes de silicium, Photowatt. Il y a dix ans, alors en difficulté, Photowatt avait été intégré à l’électricien français qui y a investi près de 360 millions d’euros depuis 2012. Aujourd’hui le fabricant fait face à d’importants problèmes financiers avec 22 millions de perte en 2020 après 36 millions en 2019. Le groupe EDF souhaite donc se désengager de Photowatt considérant « que son rôle n’est pas de consolider la filière photovoltaïque française dans la durée ». Pour ses appels d’offres EDF concède d’ailleurs préférer d’autres fournisseurs internationaux, et notamment asiatiques, plus compétitifs, car l’avantage de la faible empreinte carbone des panneaux produits en France, dont le mix est très décarboné, ne pèse pas assez dans la cadre des règles de la concurrence imposées par la Commission Européenne. Ainsi Laurent Wauquiez estime nécessaire une véritable politique publique qui valoriserait l’innovation et l’empreinte carbone des panneaux produits en France afin de préserver les emplois liés à la filière. Le journal indique que des discussions sur une éventuelle reprise sont en cours avec l’entreprise grenobloise ECM Technologies, spécialisée dans la fabrication de fours utilisés dans l’industrie photovoltaïq

  • PHOTOVOLTAÏQUE – Solaire flottant en Thaïlande 1 mars 2021

    Le développeur et exploitant français de sites énergétiques renouvelables Green Yellow vient d’inaugurer sa première centrale solaire flottante en Thaïlande. Avec plus de 6 000 panneaux solaires et occupant un espace de 1,6 hectare sur un étang de 4,3 hectares, la centrale va développer une puissance de 2 MW pour produire une énergie qui sera vendue au Groupe SPM, un acteur clé de l’industrie de l’alimentation animale dans le pays. Le site sera exploité par la filiale du groupe français Green Yellow Thaïlande, qui en assurera également la maintenance. La centrale devrait produire 2,8 GWh d’électricité par an pour un coût inférieur à celui fourni par le réseau du pays. « Depuis 2 ou 3 ans, nous constatons une tendance claire sur le marché asiatique de l’énergie solaire : les clients commerciaux et industriels choisissant le modèle du contrat de vente d’électricité privé où ils sous-traitent les dépenses d’investissement, la gestion au quotidien et le risque opérationnel à des producteurs d’électricité indépendants comme GreenYellow. Cela leur permet de réaliser d’importantes économies d’énergie et de concentrer leur temps et leurs investissements sur leur cœur de métier », a déclaré Frank Glück, PDG de GreenYellow Thaïlande et Asie.

  • PHOTOVOLTAÏQUE – Industrie solaire, le retour 1 mars 2021

    Le 22 février, l’association européenne du photovoltaïque Solar Power Europe et l’Institut européen de l’innovation et la technologie EIT InnoEnergy, ont lancé la European Solar Initiative. Son but est de recréer en Europe toute la chaîne de valeur de l’industrie photovoltaïque, allant du matériau brut au recyclage, en passant par la production massive de cellules et modules. Elle vise ainsi à capter le marché européen du solaire, qui sera d’au moins 20 GW par an durant la prochaine décennie. Un marché générant 40 milliards d’euros de PIB par an, susceptible de créer 400 000 emplois directs et indirects. « Faire émerger les chaînes de valeur stratégiques permettant d’accélérer la transition énergétique est au cœur des missions de notre institut, a commenté Diego Pavia, PDG d’EIT InnoEnergy. Cette initiative pour le photovoltaïque est notre troisième du genre, après celles pour les batteries et l’hydrogène. Le mélange de plans nationaux énergie et climat, de bas coût du capital, du succès des développements technologiques européens et du retour des investissements dans ce secteur crée un terrain fertile pour une renaissance du photovoltaïque européen. » La Business Investment Platform mise en place pour les initiatives précédentes doit permettre d’accélérer les investissements dans le solaire et d’intensifier les liens entre investisseurs et industriels. Trois personnalités politiques ont pris la parole lors de ce lancement : la commissaire européenne à l’énergie, Kadri Simson, le commissaire européen au marché intérieur, Thierry Breton, et la ministre française déléguée, chargée de l’industrie, Agnès Pannier-Runacher. Une preuve que le photovoltaïque vient de gagner en visibilité politique. Pour en savoir davantage, lire le dernier numéro du Journal du photovoltaïque.

  • PHOTOVOLTAÏQUE – Industrie solaire, le retour 1 mars 2021

    Le 22 février, l’association européenne du photovoltaïque Solar Power Europe et l’Institut européen de l’innovation et la technologie EIT InnoEnergy, ont lancé la European Solar Initiative. Son but est de recréer en Europe toute la chaîne de valeur de l’industrie photovoltaïque, allant du matériau brut au recyclage, en passant par la production massive de cellules et modules. Elle vise ainsi à capter le marché européen du solaire, qui sera d’au moins 20 GW par an durant la prochaine décennie. Un marché générant 40 milliards d’euros de PIB par an, susceptible de créer 400 000 emplois directs et indirects. « Faire émerger les chaînes de valeur stratégiques permettant d’accélérer la transition énergétique est au cœur des missions de notre institut, a commenté Diego Pavia, PDG d’EIT InnoEnergy. Cette initiative pour le photovoltaïque est notre troisième du genre, après celles pour les batteries et l’hydrogène. Le mélange de plans nationaux énergie et climat, de bas coût du capital, du succès des développements technologiques européens et du retour des investissements dans ce secteur crée un terrain fertile pour une renaissance du photovoltaïque européen. » La Business Investment Platform mise en place pour les initiatives précédentes doit permettre d’accélérer les investissements dans le solaire et d’intensifier les liens entre investisseurs et industriels. Trois personnalités politiques ont pris la parole lors de ce lancement : la commissaire européenne à l’énergie, Kadri Simson, le commissaire européen au marché intérieur, Thierry Breton, et la ministre française déléguée, chargée de l’industrie, Agnès Pannier-Runacher. Une preuve que le photovoltaïque vient de gagner en visibilité politique. Pour en savoir davantage, lire le dernier numéro du Journal du photovoltaïque.

FéVRIER 2021

L’ESSENTIEL DU PHOTOVOLTAÏQUE DU MOIS DE FéVRIER

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  • STOCKAGE SOLAIRE – Projets records aux États-Unis et en Australie 19 février 2021

    Les records sont faits pour être battus et c’est ce qui se passe actuellement en matière de stockage d’énergie solaire. L’entreprise américaine Florida Power & Light Company vient d’annoncer la construction en Floride du site FPL Manatee Energy Storage Center qui sera, selon elle, le plus grand système de stockage d’énergie couplée à une centrale solaire au monde. Avec une mise en service prévue fin 2021, l’unité sera dotée d’une capacité de stockage de 900 mégawatts heures d’énergie, soit l’équivalent de la consommation électrique du parc d’attraction Disney World pendant 7 heures. Le chantier devrait créer jusqu’à 70 emplois pendant sa construction et constitue l’un des principaux atouts d’un plan de modernisation visant à accélérer le retrait de deux unités fonctionnant au gaz naturel situées à proximité. Cependant ce record ne devrait pas tenir longtemps puisqu’un autre projet, en Australie cette fois, et porté par l’entreprise française Neoen, devrait repousser les limites du stockage solaire encore plus loin. Baptisé “The Great Western Battery” le futur site annonce une capacité de 500 mégawatts pour un stockage pouvant aller jusqu’à 1 gigawatts heure. Le projet Australien se situe à un stade de développement plus amont, puisqu’il devrait être mis en activité en 2023. Un beau projet pour Neoen qui exploite actuellement le plus grand site de stockage sur batterie lithium-ion au monde (194 MWh de capacité) situé à Hornsdale, dans le sud de l’Australie.

  • PHOTOVOLTAÏQUE – Orange passe au vert 19 février 2021

    Orange et Engie annoncent la signature d’un contrat d’achat d’électricité (PPA) pour une durée de 15 ans. Un accord qui permettra le développement de deux nouveaux projets solaires de 51 MW dans les Hautes-Alpes, sur les communes de L’Épine (38 MW) et de Ribeyret (13 MW), pour une mise en service début 2023. Engie aura à charge la mise en œuvre d’une solution globale d’approvisionnement en énergie renouvelable sur les sites de l’opérateur avec la création de nouvelles capacités de production d’énergie solaire et la gestion de l’ensemble des capacités électriques renouvelables contractées par Orange auprès d’autres producteurs. Pour Orange, cet accord signe la volonté du groupe de s’appuyer sur les énergies renouvelables qui devraient représenter 50 % de son mix énergétique total pour 2025, selon son plan stratégique baptisé “Engage 2025”.

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SOLAIRE FLOTTANT
 – Le photovoltaïque flotte dans les Hautes-Alpes
 11 février 2021

    EDF Renouvelables annonce la construction d’une centrale photovoltaïque flottante sur la retenue du site hydroélectrique de Lazer dans les Hautes-Alpes pour une capacité de production de 20 MW, soit l’équivalent de la consommation électrique annuelle de 12 500 habitants. La centrale sera déployée sur 24,5 hectares à la surface du lac artificiel du site hydroélectrique. Ce projet, initié en 2017, a fait l’objet d’une concertation étroite avec les territoires afin de procéder aux études techniques et environnementales nécessaires pour assurer la préservation de la biodiversité du site. Les travaux ont déjà débuté avec la réalisation des études géotechniques permettant de sonder le fonds de la retenue et la mise en place des ancrages prévus pour l’installation des panneaux flottants. La mise en service est prévue début 2022.

  • PHOTOVOLTAÏQUE – 4 GW de PPA en Europe 11 février 2021

    Le fonds d’investissement AGP, la société de trading en énergie Hartree Partners et le développeur néerlandais de centrales solaires NaGa Solar, ont annoncé le 1er février dernier la création de leur joint-venture Ampyr Solar Europe (ASE). Celle-ci a pour objectif de développer 4 GW de projets photovoltaïques dans le cadre de contrats de vente directe (PPA, power purchase agreement) au Royaume-Uni, aux Pays-Bas et en Allemagne. Comme c’est traditionnellement le cas dans ce type de rapprochement, chacun des protagonistes ambitionne de nouveaux horizons pour sa propre activité. Pour AGP, surtout présent jusqu’ici en Asie, ce sera l’occasion de mettre concrètement un pied sur le marché européen. Pour le trader Hartree Partners, le projet ASE va lui donner l’opportunité d’étendre ses domaines d’activité, qui étaient historiquement basés sur le pétrole et le gaz. Enfin pour NaGa Solar, la taille de ses deux partenaires devrait lui permettre d’accélérer sa croissance et de lever de nouveaux capitaux. ASE devrait être un acteur qui compte puisque le nouvel entrant a pour ambition d’investir un milliard d’euros dans de nouveaux sites photovoltaïques au cours des années à venir.

  • PHOTOVOLTAÏQUE – Solaire sur barrage hydraulique 4 février 2021

    Le Suisse Axpo, producteur et distributeur d’énergies renouvelables, annonce un partenariat avec IWB (entreprise d’approvisionnement en électricité du canton de Bâle-Ville) pour la construction et la mise en service d’une centrale photovoltaïque qui sera installée sur le mur du barrage du lac de retenue de Muttsee situé dans le canton de Glaris au centre-est de la Suisse. Baptisée “AlpinSolar”, la centrale située à 2 500 mètres d’altitude sera composée de 6 000 modules pour une puissance 2,2 MW. Selon Axpo, cette solution d’altitude permettra un meilleur rendement en hiver (période où la consommation électrique est la plus forte) grâce à l’absence de brouillard et à la réflexion du soleil sur la neige. L’ensemble de la production sera acheté par l’enseigne de discount suisse, Denner, via un PPA (power purchase agreement) établi pour une durée de 20 ans. La mise en service du site est prévue pour l’été 2021.

  • PHOTOVOLTAÏQUE – Hespul inaugure la “Permanence réseaux”
 4 février 2021

    L’association Hespul lance une seconde permanence dédiée aux raccordements de producteurs photovoltaïques, qui complétera la “Permanence photovoltaïque” existante. En effet, son Centre de Ressource national du Photovoltaïque (CRPV) a inauguré le 1er février la “Permanence Réseaux” au sein de laquelle les porteurs de projet, les collectivités, les bureaux d’études et installateurs concernés par les problématiques de raccordement pourront communiquer et bénéficier sur rendez-vous de l’assistance d’un référent technique de l’association. Les sujets traiteront de toutes les phases des projets, à la fois étude d’opportunité, mais aussi phase de raccordement et d’exploitation. Cette initiative répond aux besoins de la filière, qui voit les coûts liés aux réseaux dans leur projet photovoltaïque devenir prépondérants. Ainsi, le CRPV vise à limiter les verrous techniques ou juridiques afin de réduire le nombre de projets en liste d’attente abandonnés, en préparant au mieux les phases amont des projets. Cette nouvelle permanence s’inscrit dans la continuité du site reseaux.photovoltaique.info lancé par Hespul en 2019.

JANVIER 2021

L’ESSENTIEL DU PHOTOVOLTAÏQUE DU MOIS DE JANVIER

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  • PHOTOVOLTAÏQUE – Le solaire en toiture s’impose à La Martinique
 28 janvier 2021

    Apex Énergies, développeur et exploitant photovoltaïque, annonce la mise en service de la plus grande centrale solaire en toiture de La Martinique sur les terres d’une exploitation agricole pour une puissance de 1,3 MW, déployée sur 6  hectares répartis en 14 bâtiments. L’électricité produite fournira l’équivalent de la consommation d’un quartier de 1 500 habitants. Une reconversion intéressante pour le propriétaire-exploitant de ces terres impropres à la culture car polluées au chlordécone*. Ces nouvelles installations vont permettre de réaliser de l’élevage sous serre et des cultures hors-sol comme l’hydroponie et l’aquaponie. Cette centrale a aussi une capacité de stockage de 1 330 kWh qui permet de répondre aux périodes de pointe de consommation de l’île, durant lesquelles le réseau électrique est le plus sollicité. *Insecticide utilisé aux Antilles françaises entre 1972 et 1993 pour lutter contre le charançon du bananier et retiré de la vente en 1990.

  • PHOTOVOLTAÏQUE

 – Du soleil dans le Nord 28 janvier 2021

    Sun’R Power annonce la mise en service de la deuxième tranche du parc solaire de Cambrai-Niergnies, situé sur la commune de Niergnies (Nord), à 5 kilomètres de Cambrai. Déployé sur 80 hectares, le site est une ancienne base aérienne de l’Otan, qui a fait l’objet d’importants travaux de dépollution et de déminage avant de pouvoir accueillir ses premiers panneaux solaires. Cette deuxième tranche, dite CAM 2, permettra d’injecter dans le réseau l’équivalent de la consommation électrique de 11  000 foyers. L’ensemble du parc sera opérationnel au premier semestre 2021 et sa production représentera l’équivalent de la consommation électrique de 27 000 foyers. Face au manque de postes de raccordement au réseau, Sun’R Power a signé un partenariat avec Boralex propriétaire du parc éolien voisin de Seuil du Cambrésis afin de créer un raccordement mixte solaire/éolien et éviter la saturation des postes sources (lire Journal des Énergies renouvelables n° 254). Boralex restera l’unique interlocuteur de RTE sur ce raccordement, permettant une simplification des démarches administratives.

  • PHOTOVOLTAÏQUE ET STOCKAGE – 
Un partenariat franco-américain
 22 janvier 2021

    Total annonce la création d’une coentreprise (50/50) avec l’Américain 174  Power Global (filiale du groupe Hanwha) développeur de projets solaires et de stockage d’énergie pour le développement de 12 projets d’une capacité cumulée de 1,6 GW aux États-Unis. Situés au Texas, au Nevada, en Oregon, au Wyoming et en Virginie, les projets produiront une électricité propre et fiable sur l’ensemble du territoire avec des créations d’emplois dans les domaines de l’ingénierie, de la construction et de l’exploitation des sites. Le premier site a été mis en production en 2020, et les suivants seront mis en service entre 2022  et 2024. « Cette transaction est une première étape importante pour Total sur le marché américain du solaire à l’échelle industrielle, conformément à notre ambition pour 2025 d’atteindre une capacité de production d’énergies renouvelables de 35 GW dans le monde », a déclaré Julien Pouget, directeur Renewables de Total.

  • PHOTOVOLTAÏQUE
 – Colloque du SER : une année tout en contraste
 22 janvier 2021

    Mardi, le Syndicat des énergies renouvelables (SER) organisait son colloque national photovoltaïque en mode virtuel. La table ronde d’ouverture a été l’occasion de tirer le bilan de l’année 2020 et d’évoquer les chantiers pour 2021. Le marché photovoltaïque a plutôt bien résisté à la crise sanitaire puisque la puissance installée est la même qu’en 2019, a constaté Jean-Louis Bal, président du SER. Les chantiers ont certes été ralentis en début d’année, mais les délais de réalisation des installations ont été améliorés dans la deuxième partie de l’année, grâce au soutien de l’État. Malheureusement, la fin d’année a également vu surgir le sujet de la révision des tarifs d’achat d’avant 2011 : « Avec ce sujet, l’État a jeté l’opprobre sur toute la profession, critique Jean-Louis Bal. Cette question va nous occuper encore beaucoup, sans compter les contentieux qui vont en résulter. Nous préférerions passer notre temps à réaliser les objectifs de la PPE, qui implique de construire 3 à 4 GW par an ». Ce dernier a relevé que plus de 7,5 GW de projets se trouvent actuellement dans la file d’attente et qu’il est urgent de trouver un moyen de “dégonfler” cette fameuse file. Faciliter l’accès au foncier fait aussi partie des priorités. « Pour réaliser les objectifs de la PPE [35 à 44 GW en 2028, ndlr], il faudrait mobiliser 20 000 à 25 000 hectares, quand 55 000 ha sont artificialisés chaque année », a rappelé Xavier Daval, vice-président du SER. En réponse, Sophie Mourlon, directrice de l’Énergie de la direction générale de l’Énergie et du Climat (DGEC) du ministère de la Transition écologique, a assuré que les travaux étaient engagés pour libérer, entre autres, les terrains déjà artificialisés de l’Armée et les friches industrielles. Elle a annoncé que l’accès au photovoltaïque était ouvert dans les communes n’ayant pas de Plan local d’urbanisme, ce qui représenterait un potentiel “considérable”. Sophie Mourlon a aussi promis “pour bientôt”, un marché annuel du photovoltaïque de 3,2  GW.

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PHOTOVOLTAÏQUE
 – L’Olympique lyonnais sponsorise le solaire
 14 janvier 2021

    Reservoir Sun, Engie et OL Group annoncent la signature d’un partenariat dans le cadre de la solarisation des infrastructures du projet OL Vallée. Situé à Décines-Charpieu, dans la métropole de Lyon, ce nouveau pôle de loisirs ouvrira ses portes en février prochain autour du célèbre Groupama Stadium, comprenant le stade de football et le complexe sportif de l’Olympique lyonnais. Reservoir Sun aura pour mission de déployer des solutions photovoltaïques sur le patrimoine foncier d’OL Vallée : couverture des parkings du Groupama Stadium par des ombrières solaires, installation de panneaux sur la toiture du Groupama OL Training Center (centre d’entraînement mixte des équipes professionnelles de l’Olympique Lyonnais). Il aménagera également une toiture sur le futur centre de formation et d’entraînement de tennis de Jo-Wilfried Tsonga et installera des panneaux sur la future Arena (salle dédiée à l’organisation de manifestations sportives et culturelles), qui accueillera notamment les matchs d’Euroligue de basket de l’ASVEL, le club présidé par Tony Parker. Selon Reservoir Sun, ces différentes réalisations auront une capacité installée d’environ 10 MW pour une production d’électricité qui correspondra à l’équivalent de la consommation annuelle de 2 500 foyers. Reservoir Sun deviendra aussi le sponsor officiel “Énergie Solaire” de l’Olympique Lyonnais pendant trois saisons à compter de cette année.

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PHOTOVOLTAÏQUE
 – Un premier PPA en Dordogne
 14 janvier 2021

    Valorem vient d’annoncer la signature d’un PPA privé (Power Purchase Agreement) sur le projet de centrale photovoltaïque au sol de la Tour-Blanche (Dordogne), actuellement en construction. Dans le cadre de ce dispositif, le fournisseur d’électricité verte Enercoop s’est positionné pour acheter l’ensemble de la production du site pour une durée de trente ans. Ce projet agrivoltaïque vertueux, déployé sur 8,6 hectares de terrains non cultivés et à faible valeur agronomique à aussi pour objectif de valoriser l’agriculture paysanne. L’exploitation du site sera réalisée par un éleveur de moutons, qui pourront paître sur un site clôturé, sécurisé et ombragé. Selon Valorem, la centrale d’une puissance de 5 MW produira l’équivalent de la consommation électrique de 2 300 foyers pour une mise en service prévue à l’été 2021. À noter que Valorem a déjà mis en place un dispositif similaire sur le parc de Lassicourt dans l’Aube (10).

  • PHOTOVOLTAÏQUE – 
Le Conseil constitutionnel valide la révision tarifaire 8 janvier 2021

    Le Conseil constitutionnel a censuré 7 articles relatifs à la loi de finances pour 2021 sur laquelle il avait été saisi par plus de 60 députés et 60 sénateurs fin 2020. Parmi les articles mis en cause figurait l’article 225 de la loi qui prévoit la réduction des tarifs d’achat photovoltaïques pour des contrats conclus entre 2006 et 2010. Les sages s’accordent effectivement sur le fait que ces dispositions porteraient atteinte au droit au maintien des conventions légalement conclues. Toutefois, ils jugent que la baisse importante des coûts de production avaient été mal anticipée, et avait engendré une augmentation considérable des profits générés par certaines installations, pesant sur l’usage des deniers publics. D’après le Conseil, le législateur a donc suivi un objectif d’intérêt général et n’a pas mis en péril la rentabilité de celles-ci, sachant qu’en cas extrême il est possible de demander un traitement spécifique auprès du législateur. Le Conseil constitutionnel conclut que, dans ce contexte, l’atteinte portée au droit au maintien des conventions légalement conclues n’est pas disproportionnée.

  • PHOTOVOLTAÏQUE – Un nouvel acteur
 8 janvier 2021

    Créé en 2019, le nouveau producteur d’énergie renouvelable Dev’Enr, a annoncé début décembre avoir levé 300 000 euros auprès de Sofilaro (groupe Crédit Agricole), pour assurer son décollage. La société, basée à Corneilhan dans l’Hérault, développe et exploitera des centrales photovoltaïques dans le sud de la France. Cette première levée de fonds, va permettre d’assurer la structuration de l’entreprise et d’accélérer le développement des projets en portefeuille. Employant déjà 5 salariés, l’entreprise est en cours de recrutement pour atteindre un effectif d’une dizaine de salariés début 2021. Dev’Enr a été fondée par Stéphane et Roxanne Bozzarelli, qui jouissent tous deux d’une solide expérience dans le secteur. Roxane Bozzarelli, qui préside Dev’Enr, dirigeait auparavant le spécialiste de l’autoconsommation photovoltaïque Libwatt. Stéphane Bozzarelli était jusqu’en novembre le directeur du développement Méditerranée d’Eolfi, après avoir été responsable Agence Sud de Quadran.

  • PHOTOVOLTAÏQUE – Oxford PV annonce une puissance record 8 janvier 2021

    Fin 2020 la société Oxford PV a publié un communiqué annonçant les résultats obtenus avec sa technologie solaire pérovskite. Issue de l’Université d’Oxford, cette petite entreprise de recherche, pionnière dans le secteur des technologies à base de pérovskite, existe depuis 2010. Leur procédé a permis de convertir 29,52 % de l’énergie solaire en électricité, alors que les technologies solaires les plus répandues gravitent autour de 15 à 20 %. Il consiste à revêtir de pérovskite des cellules en silicium afin de mieux utiliser les photons issus du spectre solaire. D’après la société, à terme, ce matériau pourrait remplacer le silicium car il est relativement abordable et permet avec 35 kg de générer la même quantité d’électricité qu’avec 7 tonnes de silicium. Oxford PV prévoit d’être le premier fabricant à vendre ces cellules solaires de nouvelle génération en 2022, de puissance 20 % supérieure à la moyenne sur une surface donnée.

DéCEMBRE 2020

L’ESSENTIEL DU PHOTOVOLTAÏQUE DU MOIS DE DéCEMBRE

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  • PHOTOVOLTAÏQUE
 – Financement participatif dans le Loiret
 21 décembre 2020

    EDF Renouvelables vient d’annoncer l’ouverture d’un financement participatif pour la construction d’une centrale solaire de 15 MW, sur la commune de Briare, dans le Loiret. La collecte est ouverte depuis le 14 décembre et jusqu’au 14 février avec pour objectif d’atteindre le montant de 338 000 €. La collecte s’ouvrira dans un premier temps aux habitants de la communauté de communes Berry Loire Puisaye, puis à partir du 30 décembre à l’ensemble des habitants des départements du Cher, de l’Essonne, d’Eure-et-Loir, du Loiret, du Loir-et-Cher, de la Nièvre, de la Seine-et-Marne et de l’Yonne. La campagne est accessible sur le site de la plateforme Lendosphere. Le projet se situe sur un ancien site autoroutier délaissé de l’A77 et il devrait s’étendre sur 15  hectares. Il sera constitué au total de près de 38 000 panneaux solaires qui produiront annuellement 17,2 GWh, soit l’équivalent de la consommation électrique annuelle moyenne d’environ 3 100 foyers. Côté finances, le futur parc, dont la mise en service est attendue en 2021, participera au dynamisme local en générant plus de 68 000 € de retombées fiscales annuelles directes pour les collectivités.

  • PHOTOVOLTAÏQUE – 
Électricité renouvelable pour Amazon 21 décembre 2020

    Engie vient d’annoncer la signature de plusieurs contrats d’achat d’électricité avec Amazon, le géant américain du commerce en ligne. Cet accord, négocié sous la forme de contrats de vente directe (corporate power purchase agreement, PPA), porte sur un portefeuille de projets solaires et éoliens. Aux États-Unis, le projet s’élève à 569 MW répartis entre les États du Delaware, du Kansas, de la Caroline du Nord, de l’Ohio et de la Virginie. Engie annonce la création d’environ 300 emplois dans chaque centrale éolienne et 210 pour les centrales solaires. Leur exploitation commerciale devrait débuter entre 2021 et 2022. Pour ses activités en Europe, Amazon achètera de l’électricité renouvelable à deux centrales solaires situées dans le sud de l’Italie (66 MW) et à une autre située dans le sud de la France (15 MW). « Ces contrats avec Engie sont une première pour Amazon. Ce sont les premiers contrats d’énergie renouvelable à échelle industrielle que l’entreprise signe en Europe et aux États-Unis. Ils vont nous aider dans la poursuite de notre objectif qui consiste à alimenter l’ensemble de nos opérations uniquement à partir d’énergie renouvelable d’ici 2030 », a déclaré Nat Sahlstrom, directeur d’Amazon Energy.

  • PHOTOVOLTAÏQUE – 
Révision des tarifs : la filière ne désarme pas
 21 décembre 2020

    Dans la nuit du 15 au 16 décembre, à la demande du gouvernement, l’Assemblée nationale a approuvé l’article relatif à la révision des anciens tarifs d’achats photovoltaïques, un article que les sénateurs avaient pourtant supprimé en séance publique le 27 novembre. Aucun des amendements présentés par certains députés de l’opposition, en particulier ceux visant à exclure les agriculteurs de la mesure, n’a été adopté. Cependant, Olivier Dussopt, ministre délégué chargé des Comptes publics, a pris deux engagements à l’oral qui pourraient influencer la rédaction du futur décret : garder un temps “sensiblement long” entre les futurs arrêtés sur la baisse tarifaire et leur application effective, pour permettre à la clause de sauvegarde de produire ses effets et étudier pendant ce temps les modalités de financement dans les projets. La révision à la baisse des tarifs pour les installations de plus de 250 kW, dont les contrats ont été conclus entre juillet 2006 et août 2010 se poursuit donc. Près de 850  installations sont concernées par cette action destinée à réaliser une économie évaluée par l’État à 600 millions d’euros par an. C’est un coup difficile pour la filière qui ne désarme pas cependant. Le secteur dénonce le vote de l’article tout en continuant à mobiliser les élus pour tenter de stopper l’élaboration du décret d’application. Les professionnels sont opposés à cette révision décidée sans réelle concertation, qui affaiblirait de nombreuses sociétés de la filière et qui décrédibiliserait la parole de l’État pour ses politiques futures. « Une deuxième phase débute désormais, au cours de laquelle il est essentiel que puissent s’ouvrir de véritables négociations avec les pouvoirs publics, cette fois-ci sur la base d’une vraie étude d’impact des conséquences de cette mesure sur la filière en lieu et place des calculs théoriques dénués de tout fondement dont l’administration s’est contentée jusqu’ici », ont indiqué dans un communiqué de presse commun le syndicat des énergies renouvelables (SER) et le syndicat du solaire Enerplan.

  • PHOTOVOLTAÏQUE – Nouvel équipement industriel pour ARMOR solar power films 10 décembre 2020

    ARMOR solar power films (filiale du groupe ARMOR) vient d’annoncer l’acquisition d’un équipement laser qui s’intégrera à sa ligne industrielle actuelle de modules photovoltaïques organiques à Nantes. L’entreprise dispose déjà d’un équipement similaire sur son site allemand de Kitzingen, ce qui lui confère un savoir-faire spécifique de production de modules au design sur-mesure dits “free-form”. C’est l’atout incontestable du film photovoltaïque organique “ASCA” qui s’adapte à n’importe quel type de forme ou de matériau permettant de solariser des surfaces jusque-là inexploitées. « Ce projet est une étape importante permettant de consolider notre leadership européen dans cette technologie photovoltaïque innovante, encouragés par des perspectives de développement du marché du solaire prometteuses, de l’ordre de plusieurs millions d’euros dans les prochaines années », déclare Hubert de Boisredon, président-directeur général d’ARMOR. Cet investissement a bénéficié d’une aide financière du Fonds de Soutien à l’Investissement Industriel, à hauteur de 800 k€. Mis en place par le Gouvernement français en partenariat avec les conseils régionaux, ce dispositif d’aide a pour objectif de soutenir le secteur industriel et s’inscrit dans le cadre du plan de relance de l’État et des politiques régionales de réindustrialisation.

  • PHOTOVOLTAÏQUE – Planète OUI investit dans le solaire
 10 décembre 2020

    Le fournisseur d’électricité verte, Planète OUI, devient propriétaire de six centrales photovoltaïques situées dans les Pays de la Loire pour une puissance de 100 kW chacune. La première centrale, située à Saint-Germain-de-Prinçay (Vendée), a été mise en service le 25 novembre dernier, trois autres le seront courant décembre et les deux dernières sont prévues pour début 2021. Les panneaux photovoltaïques sont essentiellement déployés en toitures sur des bâtiments à usages agricoles : hangars de stockage de matériel, élevage de génisses, de chèvres ou encore stockage de céréales et de fourrage. Le développement et la maintenance des six installations ont été confiés au groupe breton IEL spécialisé dans le développement, l’installation et l’exploitation de projets solaires photovoltaïques. Avec ce nouveau modèle, Planète OUI franchit une étape dans son développement en devenant un acteur intégré de la production jusqu’à la fourniture.

  • INITIATIVE
 – Union pour une nouvelle filière photovoltaïque en Europe 4 décembre 2020

    L’Institut Photovoltaïque d’Île-de-France (IPVF), vient d’annoncer la création du club IPVF UNITE qui aura pour objectif de faire travailler ensemble les acteurs de la filière photovoltaïque pour accélérer et dynamiser les progrès techniques en s’appuyant sur la recherche. Ce nouveau réseau s’adresse à ceux qui développent, intègrent ou utilisent des technologies photovoltaïques, qu’il s’agisse de la pure production d’énergie centralisée, des usages dans le bâtiment, les transports, l’agriculture ou encore des objets connectés. Sont ciblés les grands groupes, les startups, les prestataires de services et les industriels. Pour une meilleure mise en relation des différents protagonistes, le club IPVF UNITE va créer un annuaire avec le profil de chaque membre, ses domaines d’expertise, ses centres d’intérêt et ses coordonnées. Des petits-déjeuners réguliers seront organisés afin d’apporter de nouveaux éclairages sur un thème choisi et des cycles de conférences. À l’occasion du lancement du club IPVF UNITE, Roch Drozdowski-Strehl, directeur général de l’IPVF a déclaré : « nous nous engageons pour nos clients en associant opportunités business et développements technologiques. Toutes les énergies décarbonées sont aujourd’hui mobilisées pour la transition énergétique en Europe et le solaire photovoltaïque, dans une variété croissante d’applications, y tient une place de choix. Nous accélérons la création de valeur de la recherche et développement pour l’industrie grâce à l’excellence scientifique, l’innovation et la collaboration. »



  • 

PHOTOVOLTAÏQUE – De nouveaux rebondissements au Sénat
 4 décembre 2020

    Comme prévu, après son passage à l’Assemblée, l’amendement du Gouvernement concernant la renégociation des tarifs pré-moratoire est passé au Sénat le 27 novembre. Il proposait d’économiser 600 M€ par an et concernait près de 800 contrats. Point très positif pour la filière, la Haute Chambre a rejeté à l’unanimité la remise en cause de ces contrats. Le SER et Enerplan se félicitent de ce rejet après avoir fait valoir leurs arguments pendant des semaines. Le principal argument, à savoir la fragilisation de la filière par la remise en cause de la parole de l’État, semble avoir convaincu les sénateurs, qui s’opposent donc au gouvernement sur ce sujet. La question n’est néanmoins pas encore tranchée et les syndicats appellent le gouvernement à faire davantage appel à la concertation sur ces sujets. Ils demandent un rendez-vous avec le Premier ministre.

NOVEMBRE 2020

L’ESSENTIEL DU PHOTOVOLTAÏQUE DU MOIS DE NOVEMBRE

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  • MOBILITÉ ÉLECTRIQUE – Paris : recharges électriques solaires 26 novembre 2020

    La mairie de Paris vient de confier au groupe Total, via sa filiale Total Marketing, la modernisation et l’extension de ses réseaux de recharge électrique Bélib’ et Autolib’ pour une durée de 10 ans. Ce nouveau réseau comprendra à terme plus de 2 300 points de recharge (140 seront dédiés aux deux-roues motorisés), soit un parc de 840 nouvelles bornes. Total aura pour mission l’installation, l’exploitation technique et commerciale du parc avec la création de hubs de recharge rapide au sein de parkings souterrains. La mise en œuvre se fera progressivement entre mai et décembre 2021. Selon le concessionnaire, la recharge électrique sera d’origine 100 % renouvelable avec le développement d’un parc de centrales solaires en France destiné à couvrir l’intégralité des besoins en électricité du réseau. Avec ce nouveau marché, Total vient renforcer ses investissements dans le secteur de la recharge : « après Amsterdam, Bruxelles et Londres, c’est ainsi une nouvelle agglomération européenne majeure qui s’appuie sur l’expertise de Total pour accompagner l’évolution des mobilités de ses concitoyens. À ce titre, notre promesse est de fournir à nos clients une recharge électrique 100 % renouvelable », souligne Alexis Vovk, directeur général de la branche Marketing & Services de Total.

  • INDUSTRIE PHOTOVOLTAÏQUE – Une nouvelle unité de production, par Belenos ! 26 novembre 2020

    En France, les projets de nouvelles usines photovoltaïques avancent. Après l’annonce de REC de vouloir implanter une unité de fabrication de modules en Moselle (voir Actu de la semaine dernière), deux fabricants français, Systovi et Voltec Solar, poursuivent leur propre initiative pour faire aboutir leur projet baptisé Belenos. Ici pas de giga factory à la clé, mais l’ambition d’un rapprochement pour créer un leader du solaire tricolore et porter à la hausse leurs capacités de production à 1 GW en 2025 contre environ 300 MW actuellement. « Aujourd’hui, le business plan est quasiment finalisé. La prochaine étape sera la recherche de subventions et de soutiens financiers. Notre projet étant ancré dans les territoires, nous allons également solliciter des financements publics », explique François Guérin, directeur général du groupe CETIH auquel appartient la société Systovi. En parallèle du montage de leur projet, les deux industriels ont également rencontré les institutions publiques et des élus en mettant en avant que la survie de l’industrie photovoltaïque française doit passer par des évolutions réglementaires pour davantage intégrer le critère carbone. Ils ont aussi insisté sur l’importance du contenu local dans les appels d’offres, qui rythment le développement du secteur.

  • REMISE DE PRIX – Daniel Lincot récompensé 26 novembre 2020

    Nous félicitons Daniel Lincot, chroniqueur du Journal du photovoltaïque, et directeur de recherche au CNRS, qui s’est vu attribuer le Prix des applications des sciences à l’industrie Ivan Peyches par l’Académie des sciences. Depuis 1978, Daniel Lincot mène des recherches sur l’énergie photovoltaïque, notamment sur les procédés de fabrication et les matériaux couches minces pour lesquels il est à l’origine de plusieurs innovations. En 2002, il crée l’Institut de recherche et de développement sur l’énergie photovoltaïque (EDF/CNRS/Chimie Paristech-PSL) et en 2013 l’Institut photovoltaïque d’Île-de-France (IPVF) dans le but de faire communiquer le monde de la recherche et celui de l’industrie. Il était le directeur scientifique de l’IPVF jusqu’en juillet 2019.

  • INDUSTRIE PHOTOVOLTAÏQUE – Un fabricant de modules en Lorraine ? 19 novembre 2020

    Le 8 novembre est parue au Journal Officiel la décision de la Commission nationale du débat public (CNDP) relative au projet de construction d’un site de production de panneaux photovoltaïques à Hambach en Moselle. Le norvégien Rec Group prévoit d’investir 680 millions d’euros dans ce projet pour la fabrication de modules de nouvelle génération, qui pourrait générer 1 850 emplois, dont 214 dans des fonctions de cadres. La concertation sous l’égide de la CNDP, du 14 décembre au 8 février, se déroulera en ligne pour raison sanitaire. Si elle est construite, l’usine pourrait produire 2 GW de panneaux à l’horizon 2022, et le double d’ici 2025. Rec Group réfléchit à plusieurs possibilités pour l’implantation de son site de production de cellules à haut rendement aussi appelées hétérojonction, issues des travaux du CEA. Ce serait le premier site industriel pour cette technologie et permettrait à l’Europe de se démarquer des concurrents asiatiques.

  • SYMPOSIUM PHOTOVOLTAÏQUE – Bicentenaire d’Edmond Becquerel 19 novembre 2020

    Becquerel est un grand nom de la physique. Henri Becquerel est connu pour avoir fait la découverte révolutionnaire de la radioactivité naturelle, par hasard, en travaillant sur la fluorescence des sels d’uranium, mais l’on parle moins souvent de son père, Edmond Becquerel, qui a, quant à lui, mis au jour l’effet photovoltaïque en 1839, résultant de l’exposition de matériaux semi-conducteur à la lumière. Pour le 200e anniversaire de sa naissance, un symposium est organisé le 7 décembre prochain (initialement prévu en mars). Le programme retrace les différentes contributions du scientifique aux connaissances sur le photovoltaïque bien sûr, mais aussi sur la photographie, la phosphorescence et la luminescence, ainsi que son héritage, comme le prix Becquerel décerné par la Commission européenne pour récompenser les innovations dans le secteur du photovoltaïque. Programme et lien d’inscription sont à retrouver ici.

  • PHOTOVOLTAÏQUE – Tarifs d’avant 2011 : opposition frontale 13 novembre 2020

    Samedi 7 novembre, le gouvernement a déposé un amendement au Projet de Loi de Finances (PLF) 2021 pour remettre en question les tarifs de certains projets solaires photovoltaïques souscrits entre 2006 et 2010. Il concerne environ 800 contrats dont certains ont bénéficié de prix d’achat allant jusqu’à 600 €/MWh, que le gouvernement considère comme excessifs. L’examen de la deuxième partie du PLF concernée a débuté ce lundi au Parlement et la filière s’organise pour faire valoir ses arguments auprès des députés. Le collectif Solidarité Renouvelables, qui a publié une tribune signée par 300 acteurs, mais sans le soutien des principaux énergéticiens EDF, Engie et Total, a débuté le lobbying auprès des députés LREM et Modem. L’amendement sera à son tour examiné par le Sénat le 27 novembre, où la bataille politique a également commencé. Solidarité Renouvelables alerte sur la potentielle hausse du coût du capital entraînée par une telle mesure, estimée à 14 %, correspondant à une hausse du besoin budgétaire de 450 M€/an, soit un montant supérieur aux économies espérées par l’État. Ce point aurait également un fort impact sur les banques publiques comme la Banque des territoires ou Bpifrance. La possible inégalité de traitement entre producteurs est également un argument qui pourrait permettre aux quelques 35 % des bénéficiaires visés par l’amendement de le contester devant le Conseil constitutionnel. L’État prévoit la possibilité pour les producteurs de demander une dérogation suivant différents critères techniques, temporels ou de rémunération, qui seront préalablement soumis à l’avis de la CRE.

  • PHOTOVOLTAÏQUE – Mickey se fait une place au soleil 13 novembre 2020

    Disneyland Paris vient d’annoncer un partenariat en co-investissement avec le Français Urbasolar, spécialiste du photovoltaïque, pour la réalisation d’ombrières solaires sur l’ensemble des parkings (6 900 places) du parc d’attraction situé en Seine-et-Marne. Le projet comptera 67 500 panneaux de la marque First Solar, déployés sur 17 hectares d’ombrières photovoltaïques, soit l’équivalent de 24 terrains de football. Une partie de l’installation s’illuminera la nuit pour représenter une tête de Mickey visible du ciel. La production estimée de 31 GWh/an ne sera pas destinée à l’autoconsommation, mais représentera environ 17 % de la consommation électrique actuelle du parc, soit l’équivalent de la consommation annuelle d’une ville de 14 500 habitants, pour une réduction des émissions gaz à effet de serre d’environ 750 tonnes de CO2 par an, selon Disneyland Paris. La construction, qui a démarré en juillet dernier, devrait s’achever en 2023 et une première partie des ombrières sera opérationnelle au printemps 2021. Avec cette initiative, Disney poursuit ses investissements en faveur des énergies renouvelables. Une centrale géothermique (deux puits de 1 900 mètres) alimente déjà en chaleur le parc ainsi que le Village Nature Paris.

  • PHOTOVOLTAÏQUE – EDF et Total Quadran raflent plus de 50 % du dernier appel d’offres CRE4
 5 novembre 2020

    La CRE (Commission de régulation de l’énergie) a annoncé fin octobre les résultats de la huitième période d’appels d’offres portant sur des projets photovoltaïques installés au sol ou en ombrières. Ce programme pour le développement d’installations solaires de grande puissance a été lancé en 2016 et vise à attribuer en 4 ans un volume total de 5,77 GW réparti en 9 périodes de candidatures. Initialement prévue pour attribuer 500 MW de puissance, le volume total de cette huitième tranche a été révisée à la baisse en raison de la crise sanitaire Covid-19. Ce sont ainsi 330 MW qui ont été validés par l’autorité de régulation. Au niveau des lauréats, EDF a été le développeur le mieux servi avec 33 % de l’enveloppe totale (111,1 MW) devançant Total Quadran qui empoche, quant à lui, 20 % de la puissance totale des sites retenus (67 MW). Sur l’ensemble des projets retenus, le prix moyen est de 57,4 €/MWh. Suite à la publication de ces résultats, la société de conseil financier spécialisée dans le secteur des énergies renouvelables Finergreen a mis à jour son suivi des développeurs photovoltaïques opérant en France. Engie reste le premier avec un parc en exploitation de 862 mégawatts (MW), Total Quadran (606 MW) et Urbasolar (515 MW) complètent ce trio de tête. Une neuvième et dernière tranche d’appels d’offres vient de se clôturer le 3 novembre dernier. Non prévu au départ, ce dernier appel d’offres devra attribuer les 670 MW restants qui devront permettre d’atteindre l’objectif initial de 5,77 GW.

  • PHOTOVOLTAÏQUE – Une méga centrale urbaine à Toulouse
 5 novembre 2020

    Après un an de travaux, Urbasolar, spécialiste du photovoltaïque basé à Montpellier, vient de mettre en service sa gigantesque centrale au sol de 15 MW développée en co-investissement avec Toulouse Métropole, la Régie d’électricité de la ville de Toulouse, l’agence régionale énergie climat et le collectif des citoyens toulousains, Citoyen’R. Située à deux pas de l’Oncopole de Toulouse sur les ruines de l’ancienne usine AZF, cette opération, initiée dans le cadre du grand Plan Climat de Toulouse Métropole qui s’étale sur la période 2017-2030 est un très bon exemple de revalorisation d’un site fortement pollué. Les 35 000  panneaux, déployés sur une surface de 25 hectares ont fait l’objet d’une conception en ”Land Art”, un design validé par les Architectes des Bâtiments de France et création d’un artiste plasticien Toulousain, Damien Aspe. Il intègre une pixellisation de l’image vue du ciel grâce à des panneaux colorés intercalés entre les modules avec une alternance de bleu, jaune et rose (visible en prenant l’avion au départ de l’aéroport de Blagnac ou du futur téléphérique Téléo). Selon Urbasolar, cette nouvelle la centrale produira chaque année 20 millions de kilowattheures, ce qui correspond à la consommation annuelle en électricité de 19 000 habitants, soit 4 000 foyers, et permettra à la métropole de Toulouse d’éviter le rejet annuel de 6 000 tonnes de CO2.

OCTOBRE 2020

L’ESSENTIEL DU PHOTOVOLTAÏQUE DU MOIS DE OCTOBRE

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  • PHOTOVOLTAÏQUE – 
Journée de l’industrie solaire 29 octobre 2020

    L’institut photovoltaïque d’Île-de-France (IPVF) organise le 19 novembre 2020 un événement en ligne : la Journée de l’industrie solaire, dédiée au futur de la recherche et de l’innovation autour du photovoltaïque. Les acteurs français du secteur, publics ou privés, feront le point sur les enjeux auxquels est confrontée la filière photovoltaïque, particulièrement en France et sur les dernières avancées technologiques qui permettront d’y répondre. Des sujets tels que la recyclabilité des modules, le développement des cellules Tandem ou les différents domaines d’applications du solaire (BIPV, VIPV, Agri-PV, etc.) sont au programme de la journée. L’inscription est gratuite.

  • PHOTOVOLTAÏQUE – Nouvel arrêté tarifaire 29 octobre 2020

    Un nouvel arrêté concernant les tarifs d’achat des installations de moins de 100 kW est paru au Journal Officiel le 25 octobre. Ce texte visait à réajuster les coefficients de baisse trimestrielle des tarifs. Mais il aura des effets très différents selon la puissance des installations. Pour celles allant de 9 à 100 kW, l’arrêté limite l’ampleur de la baisse, ce qui répond à la demande des professionnels. Enerplan avait dénoncé comme excessive la dégressivité des tarifs d’achat en regard de la baisse effective du coût des installations. En revanche, pour les installations de moins de 9 kW, essentiellement résidentielles, le tarif diminue plus rapidement. Selon Enerplan : « La baisse minimale, à volume trimestriel constant, passe ainsi de 0,5 % à 1,25 %, soit une multiplication par 2,5 de la rapidité de cette baisse. » Enerplan a écrit à la ministre de la Transition écologique, afin de demander une révision de la formule de calcul pour les petites installations. Cela étant, le nouvel arrêté ne remet pas drastiquement en cause la rentabilité des projets résidentiels. « Une simulation sur l’outil en ligne Évaluer mon devis avec une offre “chère” – un système de 2,5 kW pour 7 700 € TTC – donne un temps de retour entre 18 et 20 ans, ce qui est conforme à l’objectif du tarif d’achat », relativise Mélodie de l’Épine, coordinatrice du pôle photovoltaïque de l’association Hespul. « Néanmoins, nous avions proposé une formule de baisse n’impactant pas les petits volumes. Les installations de moins de 9 kW représentent de 17 à 25 MW installés par trimestre, cela ne coûtait rien à l’État de limiter la baisse. » « Cet arrêté n’envoie pas le bon signal au secteur résidentiel, renchérit Richard Loyen, délégué général d’Enerplan. « Sur ce segment, 90 % des installations se font en autoconsommation avec vente du surplus. On attendait un arrêté apportant une vraie simplification administrative. Or, pour ce type de raccordement, il faut toujours remplir un formulaire complexe, comportant tout un tas d’entrées qui ne servent à rien. »

  • PHOTOVOLTAÏQUE – Semaine solaire pour Barbara Pompili 22 octobre 2020

    Jeudi dernier 15 octobre, la ministre de la Transition écologique a annoncé le retour d’un bonus au tarif d’achat pour les modules photovoltaïques intégrés au bâtiment (BIPV). « Je suis fière de vous annoncer que nous allons donner un coup d’accélérateur à la filière du solaire intégré au bâti avec l’octroi d’un bonus pour ceux qui choisiront ces technologies en 2020 et 2021 », a-t-elle déclaré lors de sa visite de l’usine de tuiles solaires de Sunstyle (Akuo Energy), située à Châtellerault. Cette entreprise entend augmenter sa capacité de production à 1 GW d’ici 2025. Le 20 octobre, Mme Pompili annonçait les lauréats des appels d’offres photovoltaïques. Concernant les centrales solaires au sol, 45 projets ont été retenus, représentant une puissance cumulée de 332 MW. Leur tarif moyen s’établit à 57,4 €/MWh, en baisse de 7,4 % par rapport à la session précédente. Par ailleurs, 31 projets photovoltaïques en autoconsommation ont également été retenus. Ils ne représentent toutefois que 9 MW, pour un prix moyen de 13,8 €/MWh (-14 % par rapport au dernier appel d’offres). Le 20 octobre, toujours, la ministre a annoncé des mesures en faveur de l’autoconsommation. En zone rurale, les opérations d’autoconsommation collective pourront s’étendre à un rayon de 10 km (un rayon de 20 km était à l’étude début 2020, lire Le Journal du Photovoltaïque n° 35-36), contre 1 km actuellement. Le plafond de puissance pour les projets d’autoconsommation sous appels d’offre passera de 1 MW à 10 MW. Enfin, le futur arrêté tarifaire, en cours de notification auprès de la Commission européenne, fera passer le plafond du tarif d’achat en guichet ouvert de 100 à 500 kW, et permettra qu’une partie de l’électricité puisse être autoconsommée.

  • PHOTOVOLTAÏQUE – 26 % de rendement : nouveau jalon pour l’organique 22 octobre 2020

    Armor solar power films, filiale du groupe français Armor, indique avoir obtenu en octobre un rendement record de 26 % avec ses cellules organiques ASCA dans un environnement à faible luminosité. Cette performance a pu être atteinte grâce à l’intégration de nouveaux matériaux photoactifs de dernière génération développés avec son partenaire taïwanais Raynergy Tek, spécialiste des matériaux semi-conducteurs pour le photovoltaïque organique (OPV), précise l’entreprise. Ce résultat représente un doublement de la performance des films ASCA obtenue jusqu’ici en laboratoire (13 %), que nous annoncions dans Le Journal du Photovoltaïque n° 35-36 paru en juin dernier. Même si le passage du laboratoire à la production de série se traduit par une perte de rendement, ce nouveau jalon ouvre des perspectives intéressantes aux applications indoor. Le secteur des objets connectés (Internet of Things) est en plein essor et l’OPV est un bon candidat pour alimenter en énergie ces objets et les rendre plus autonomes.

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CENTRALE SOLAIRE FLOTTANTE – Du “flotovoltaïque” en Nouvelle-Aquitaine 16 octobre 2020

    Sergies, spécialisée dans la production d’énergies renouvelables et filiale du Syndicat Énergies Vienne, vient d’inaugurer la centrale photovoltaïque flottante de Saint-Maurice-la-Clouère dans le département de la Vienne. Construite sur une ancienne carrière remise en eau, la centrale est d’une puissance de 3 MW et permettra de produire chaque année 3 333 MWh soit la consommation électrique de 698 foyers. Les 7 292 modules photovoltaïques, assemblés par la société VMH à Châtellerault, sont entièrement démontables, recyclables et peuvent être retirés de l’eau sans laisser d’empreinte. Le projet a été finalisé avec Ciel & Terre, une entreprise française basée à Lille spécialisée dans l’installation de panneaux sur flotteurs. Les habitants de la communauté de communes, puis du département, ont été associés à ce projet grâce à financement participatif citoyen, ouvert l’été dernier sur la plateforme Lumo. Le coût total du projet est de 3 millions d’euros.

  • RACCORDEMENT MIXTE
 – Premier raccordement mixte photovoltaïque et éolien en France
 16 octobre 2020

    Sun’R Power, acteur indépendant du photovoltaïque, et Boralex, propriétaire et exploitant d’1 GW éolien, ont publié un communiqué le 13 octobre pour annoncer leur association autour de la mise en service des 25 MW de la dernière tranche du parc photovoltaïque de Cambrai-Niergnies dans les Hauts-de-France (CAM 3 développé par Sun’R) prévue au premier semestre 2021. Ce parc, qui vise à valoriser les terres déclassées de l’ancienne base de l’OTAN de Cambrai, est financé en partie par la Communauté d’Agglomération de Cambrai. Due à la saturation des postes sources dans les Hauts-de-France, ayant multiplié par 9 la taxe S3REnR, Boralex avait construit en 2019 son propre poste source sur la commune de Proville dédié au raccordement par RTE de son parc de sept éoliennes de 24,15 MW. C’est sur ce même poste source que le projet CAM 3 sera relié. Sun’R et Boralex misent sur la complémentarité des ressources solaires et éoliennes afin d’optimiser les coûts de raccordement par rapport à la puissance fournie par les deux parcs simultanément. Ce projet unique en France est rendu possible par une collaboration avec les équipes de RTE avec lesquelles seul Boralex restera en contact afin de simplifier les démarches.

  • ENTREPRISE – Amarenco France acquiert Synergetik 8 octobre 2020

    Le 28 septembre, Amarenco a annoncé l’acquisition de Synergetik par sa filiale française. Amarenco est un producteur photovoltaïque possédant un portefeuille de 700 MW en construction et en exploitation, présent principalement en Europe, dans les DOM et en Asie. Cette acquisition permettra à l’entreprise de renforcer sa présence dans le sud de la France et de répondre aux enjeux actuels des collectivités. Depuis sa création en 2008, Synergetik accompagne, entre autres, les collectivités dans leurs projets photovoltaïques. Aujourd’hui, l’entreprise exploite 17 MW répartis sur 265 bâtiments, et développe 41 MW à travers 127 projets. Grâce à un savoir-faire tant au niveau administratif, que technique ou juridique, elle propose des solutions clé en main pour des infrastructures telles que des écoles, des centres techniques ou des immeubles collectifs. En rejoignant Amarenco elle pourra proposer des offres complémentaires comme le stockage et la mobilité électrique.

  • CENTRALES SOLAIRES
 – Projets en co-investissement dans les Hautes-Pyrénées
 8 octobre 2020

    Urbasolar, spécialiste français indépendant en solaire photovoltaïque et le Syndicat départemental d’énergie des Hautes-Pyrénées (SDE65) viennent de signer un partenariat pour la réalisation de 5 projets photovoltaïques soit un volume de 22,7 MW. Au dernier trimestre 2020 débuteront les travaux de la toiture photovoltaïque d’un marché et les ombrières du parking du Val d’Adour sur la commune de Rabastens-de-Bigorre. En 2021, des ombrières photovoltaïques seront installées sur un parking à Orleix. Deux centrales au sol sont aussi prévues : l’une à Bours, sur le site d’une ancienne gravière et l’autre à Pintac avec des mises en service pour 2022 et 2023. Le contrat de 22 millions d’euros prévoit un co-investissement par Urbasolar et la SEM Ha-Py Energies, une société d’économie mixte constituée en tout début d’année 2020 par le SDE65 en partenariat avec Capgen, filiale énergie du Crédit Agricole Pyrénées-Gascogne.

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PHOTOVOLTAÏQUE – Total en Espagne : 3,3 GW d’ici 2025 2 octobre 2020

    Le 25 septembre, Total a publié un communiqué de presse dans lequel l’énergéticien annonce avoir conclu un accord avec Ignis pour le développement de 3,3 GW de projets photovoltaïques. Ignis est un producteur et développeur d’énergie espagnol, gestionnaire d’un portefeuille de 7 GW d’énergies renouvelables. Il développera ces projets dès 2022 jusqu’à la mise en service finale en 2025. Avec cette opération, Total atteindra plus de 5 GW de projets photovoltaïques en Espagne d’ici 2025. Ces 3,3 GW se matérialiseront au travers de 5 sites dans la région de Madrid et en Andalousie, et viendront s’ajouter à ceux conclus lors de deux accords avec Powertis et Solarbay en février dernier. Ainsi, Total pourra couvrir l’intégralité de la consommation électrique de ses sites industriels en Europe via des contrats de garantis d’origines verts, ce qui lui permettra de compenser le scope 2, c’est à dire les émissions de gaz à effet de serre indirectes liées aux consommations d’électricité, d’environ 2 millions de tonnes par an.

  • PHOTOVOLTAÏQUE – 
Tarif d’achat : plafond relevé de 100 à 500 kW
 2 octobre 2020

    En février dernier, l’ancienne ministre de la Transition écologique, Élisabeth Borne, avait évoqué un possible relèvement du seuil à partir duquel les projets photovoltaïques en toiture devront se soumettre à la procédure d’appel d’offres. Ce seuil, fixé jusqu’ici à 100 kW, était donc appelé à être relevé. C’est chose quasi faite suite à une annonce intervenue lors de la 2e édition des Rencontres PVBAT organisées par le Groupement des Métiers du Photovoltaïque (GMPV). La filière a eu la bonne surprise d’apprendre en avant-première qu’un tarif d’achat pour les installations en toiture de 100 à 500 kW allait à nouveau être appliqué. Un tarif de 9,8 c€/kWh a été évoqué, abaissé à 4 c€ une fois dépassé 1 150 h de production annuelle. L’autoconsommation sera possible. Le texte est passé au Conseil Supérieur de l’Énergie le 29 septembre, et devrait être publié début 2021. Les professionnels se sont félicités de cette décision qui devrait faciliter la réalisation des projets sur les bâtiments professionnels soumis à une obligation de production d’énergie renouvelable et encouragera les maîtres d’ouvrage dans leurs démarches d’accession à un label, type BEPOS. Pour Franc Raffalli, président du GMPV : « Cette annonce qui va tout à fait dans le sens de la loi énergie et climat votée en novembre 2019, est un aboutissement pour la filière qui milite depuis 5 ans au maintien d’un tarif d’achat pour les projets de plus de 100 kW. La DGEC (Direction générale de l’énergie et du climat) travaille à cet arrêté tarifaire qui devrait aboutir tout début 2021. »

SEPTEMBRE 2020

L’ESSENTIEL DU PHOTOVOLTAÏQUE DU MOIS DE SEPTEMBRE

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  • PHOTOVOLTAÏQUE – Remise en cause des tarifs : la Plateforme Verte s’alarme 25 septembre 2020

    Comme nous l’annoncions dans les Actus de la semaine dernière, Les Échos ont indiqué la volonté de l’État de renégocier à la baisse certains contrats d’achat d’électricité photovoltaïque. Face à cette menace, les réactions ont été rapides. Ainsi, le think-tank la Plateforme Verte, a adressé une lettre à Bruno Lemaire, ministre de l’Économie et des Finances, afin d’alerter sur les risques d’une telle décision. Trois points sont mis en avant : bon nombre d’investisseurs institutionnels (la Caisse des Dépôts, groupe de retraites, etc.) se sont engagés dans des projets photovoltaïques et une remise en cause des tarifs pourrait fragiliser leurs investissements, qui participent notamment au financement des retraites en France. Les banques qui financent les projets photovoltaïques pourraient être amenées à reconsidérer leur portefeuille d’investissements. Enfin, un tel revirement sur une politique de soutien serait un très mauvais signal au moment où la France souhaite accélérer le développement de la filière hydrogène où, là aussi, le soutien de l’État aura un rôle central. Pour le think-tank, le calcul est simple : « Les économies ainsi générées seraient largement surpassées par les impacts directs et indirects sur l’ensemble de la chaîne financière de notre pays ».

  • TARIFS D’ACHAT – Vers une remise en cause des tarifs d’achat garantis ? 18 septembre 2020

    Les Échos, dans un article du 16 septembre, annoncent la volonté de l’État de renégocier certains contrats dans le but de revoir à la baisse les tarifs d’achat garantis. Dès 2000, afin de lancer la filière photovoltaïque, l’État avait décidé d’accorder des tarifs d’achat garantis sur 20 ans aux producteurs photovoltaïques. Ces contrats représentent un montant d’environ 2 milliards d’euros par an jusqu’en 2030, d’après la Cour des comptes. En 2010, face à l’augmentation mal anticipée du marché, un moratoire a été décrété afin de limiter la dépense publique. Cependant, les contrats signés avant cette date restent toujours valides avec des tarifs qui sont « dix fois les prix de marché actuels », selon Les Échos, les prix des systèmes de l’époque étant eux-mêmes beaucoup plus élevés qu’aujourd’hui. Une renégociation de ces contrats permettrait à l’État d’économiser à terme jusqu’à 600 millions d’euros par an sur la période de fonctionnement de ces parcs, ajoute le journal. Le gouvernement précise que les particuliers ne seront pas concernés, seules le seront les puissances au-delà d’un certain seuil. Outre les litiges juridiques risquant de se multiplier suite à une telle décision, le message envoyé par l’État serait très négatif. L’avocate Hélène Gelas, associée du cabinet LPA-CGR Avocats, réagissait ainsi sur Twitter à cette annonce : « Renégocier des dispositifs d’aide au photovoltaïque, c’est aller à l’encontre de la PPE, montrant aux investisseurs que les contrats signés peuvent être remis en cause par l’Etat. Un signal dévastateur pour la filière photovoltaïque et toutes les filières d’énergies renouvelables ! »

  • PV FLOTTANT – La Belgique passe au flottant 18 septembre 2020

    Le 8 septembre, le ministre de l’Énergie du gouvernement flamand a inauguré la première centrale photovoltaïque flottante de Belgique sur le site de la gravière de Sibelco à Dessel, près d’Anvers. Ce projet de 2 millions d’euros annoncé en 2018 devrait pouvoir fournir jusqu’à 80 % des besoins d’électricité du site d’extraction. Aux États-Unis, les chercheurs du NREL s’intéressent également au potentiel de déploiement de centrale PV flottantes, mais couplé à des barrages hydroélectriques. Selon leur étude, ce genre de système présente certains avantages tels que la réduction de l’évaporation et des coûts de réseaux. Selon les scénarios envisagés, le déploiement de PV flottant couplé à ces seuls réservoirs pourrait représenter aux États-Unis entre 3 et 7,6 GW pour une production comprise annuelle entre 4,25 et 10,6 TWh. La France, quant à elle, n’a pas évalué le potentiel que représenterait le PV flottant pour le moment, mais Akuo Energy, développeur de la première installation dans l’hexagone l’estime lui à une dizaine de GW.

  • PV FLOTTANT – Une centrale pour le traitement de l’eau à Singapour 11 septembre 2020

    Sembcorp est un groupe industriel spécialisé dans l’énergie, la marine et le développement urbain principalement présent en Asie, au Royaume-Uni, au Moyen-Orient et possède un portefeuille de plus de 12 GW d’énergie renouvelable installés. Sa filiale Sembcorp Floating Solar Singapor en partenariat avec l’agence nationale de l’eau de Singapour, a annoncé le 18 août dernier le lancement des travaux pour un projet de PV flottant de 60 MW. Situé sur le réservoir Tengeh à Tuas, il avait été annoncé en février et devrait s’achever en 2021. Prévu pour une durée de vie de 25 ans, il utilise les technologies les plus récentes en terme de durabilité pour résister au climat de la région. L’électricité produite permettra de fournir en électricité les usines de traitement des eaux locales gérées par l’agence nationale de l’eau de Singapour et de réduire de 7 % ses achats d’électricité. D’après les porteurs de projet les études environnementales rapportent que ce genre de technologie a peu d’impact sur la qualité de l’eau du réservoir et sa biodiversité.

  • RECHERCHE ET INNOVATION – Des avancées françaises en matière de colorants photochromes 11 septembre 2020

    Dans le but de diffuser davantage le photovoltaïque dans le quotidien, la filière travaille depuis quelques années sur l’intégration de matériaux organiques dans les cellules solaires afin de les rendre semi-transparentes. Cette particularité est notamment nécessaire pour le développement de vitrages photovoltaïques intégrables dans les bâtiments ou les automobiles. Comme nous l’annoncions dans une brève du mois de juin dernier, l’IRIG CEA (l’institut de recherche interdisciplinaire de Grenoble) s’est engagé sur ce thème en développant des cellules à base de colorants photochromes qui offriraient une grande transparence tout en pouvant s’assombrir lors d’un fort ensoleillement et produire de l’électricité. Le laboratoire vient d’enregistrer des résultats très encourageants sur des tests d’intégration de molécules photochromiques à base de diphényl-naphtopyranes dans les cellules à colorants. Les premiers prototypes de ces cellules montrent une efficacité de conversion de puissance maximale de 4,1 % tout en présentant un changement de couleur réversible sous irradiation et une variation de transparence allant de 69 % à 27 %. Les résultats préliminaires montrent que ces cellules solaires photochromiques peuvent être stables plusieurs mois sans encapsulation, c’est-à-dire sans aucune protection sur la cellule. En utilisant cette approche, les chercheurs ont fabriqué des mini-modules photochromiques semi-transparents d’une surface active de 14,08 cm2 qui ont une puissance de 32,5 MW.

  • PHOTOVOLTAÏQUE – Classement des développeurs européens en 2019

 4 septembre 2020

    L’agence de communication Solarplaza a publié son top 50 des développeurs de projets PV européens en 2019. La France compte 8 entreprises dans ce classement : Engie, Neoen, Tenergie, EDF Énergies Nouvelles, Voltalia, Reden Solar, Total Eren et Akuo Energy. Elle totalise un parc de 10,6 GW de capacité installée et Engie est le premier acteur français du classement en occupant la 11e place avec 746 MW en Europe. Sans surprise, c’est l’Allemagne qui reste largement en tête avec 49 GW, suivi par l’Italie (20,9 GW), le Royaume-Uni (13,6 GW), la France et l’Espagne (8,8 GW). L’Ukraine apparaît comme un des nouveaux pays leader du secteur, second marché en 2019, triplant sa capacité nationale, soit 4 GW de PV supplémentaire connecté au réseau en 2019. Les fonds d’investissement sont à présent majoritaires sur le marché du PV en Europe, comme le britannique Octopus Investments qui occupe la 3e marche du podium.

  • PLAN DE RELANCE
 – Enerplan se positionne 4 septembre 2020

    Suite au plan de relance annoncé le 3 septembre par le Premier ministre, Enerplan, (syndicat des professionnels de l’énergie solaire) fait part de ses réactions par la voix de son président, Daniel Bour : « L’annonce de ce jour est cruciale pour la relance économique de milliers d’artisans, de PME ou de plus grandes entreprises. Les acteurs du secteur solaire sont en capacité de se mobiliser pour la relance et de créer très rapidement des emplois pérennes sur tout le territoire. » Enerplan, qui représente l’ensemble de l’offre solaire industrielle et commerciale en France (industriels, ensembliers, bureaux d’études, installateurs, architectes…) réagit favorablement notamment en ce qui concerne la rénovation énergétique des bâtiments qui doit bénéficier de 7 milliards d’euros. Selon le syndicat, la rénovation énergétique devra intégrer l’autoconsommation au sein des bâtiments. Le recours à des installations solaires thermiques et photovoltaïques induira mécaniquement des baisses de charges pour les occupants des bâtiments rendus plus efficaces grâce à l’isolation. Sur le volet hydrogène, le solaire est présenté comme un atout majeur sur le plan de la production et du stockage de l’électricité renouvelable.

JUILLET 2020

L’ESSENTIEL DU PHOTOVOLTAÏQUE DU MOIS DE JUILLET

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  • TURPE – La tarification spécifique aux opérations d’autoconsommation collectives appliquée pour la 1ère fois 17 juillet 2020

    Le 9 juillet, Enercoop a publié un communiqué de presse relatif à la mise en place de la tarification du TURPE spécifique aux opérations d’autoconsommation collectives (ACC). En Effet, Enercoop Midi-Pyrénées, conceptrice et propriétaire de l’opération d’autoconsommation collective de Saint-Affrique depuis mars 2019 a appliqué le TURPE spécifique à la part autoconsommée de ce projet ce qui a engendré une réduction de 5 % de la facture des consommateurs par rapport au TURPE classique. Cette tarification en vigueur depuis 2018, vivement critiquée par la filière car considérée comme peu incitative, n’avait jamais été appliquée à un projet réel. Les quantités d’électricité fournies par le réseau (alloproduites) et autoproduites sont calculées par le gestionnaire Enedis, notamment grâce aux compteurs communicants, selon la répartition de la production convenue entre les participants du projet collectif. Cette opération permet de valoriser localement les 36 kW de PV installés sur la Biocoop de Lou Cussou et de vendre le surplus (30 % de la production) au fournisseur Enercoop sur le réseau. Ce premier projet ouvre la voie à l’autoconsommation collective en Midi-Pyrénées, qui s’organise actuellement notamment en zone d’activités commerciales et en milieu rural d’après Enercoop.

  • SOLAIRE EN TOITURE – Une nouvelle centrale solaire en Île-de-France 17 juillet 2020

    Dans le cadre de l’appel d’offres lancé par la Commission de Régulation de l’Énergie, le groupe Barjane, spécialisé dans l’immobilier logistique a été retenu pour la réalisation et l’exploitation d’une centrale solaire en toiture sur son nouveau centre de logistique situé au sein du parc d’activités de la Butte aux Bergers (commune de Louvres – Val-d’Oise). La centrale sera déployée en toiture sur un bâtiment de 37 500 m² pour une puissance de 3,5 MW, soit l’équivalent de la consommation électrique annuelle de 1 230 habitants. Le groupe Barjane comptera ainsi un total de 17 centrales solaires en France, dont deux en région Île-de-France. Ce projet, dont la mise en service est prévue courant 2021, a été réalisé en collaboration avec Grand Paris Aménagement, la Communauté d’Agglomération Roissy Pays de France, son agence de développement économique, Roissy Dev et la Mairie de Louvres,

  • PARTICULIERS – Des panneaux photovoltaïques chez Ikea 17 juillet 2020

    D’ici la fin de l’année, Ikea France proposera à la vente des panneaux solaires. Dans un premier temps et à partir de cet automne l’offre se développera uniquement dans les départements du sud de la France, puis gagnera progressivement l’ensemble du pays d’ici fin 2020. Dans le cadre de cette nouvelle activité, Ikea vient de signer un partenariat avec le groupe Voltalia, (spécialisé dans la production d’électricité à partir d’énergies renouvelables) qui sera en charge de la faisabilité et de l’installation des panneaux. Le client pourra faire une simulation partir d’un site dédié, afin de mesurer le niveau d’ensoleillement de sa toiture et une équipe technique de Voltalia viendra ensuite sur place. « Nous proposons une offre clé en main avec Ikea comprenant les garanties associées et permettant d’accompagner le client dans tout le processus. » assure Sébastien Clerc, le directeur général de Voltalia. L’électricité produite pourra être soit consommée sur place ou revendue au réseau. Le géant de l’ameublement vend déjà des panneaux solaires dans huit autres pays.

  • PARTICIPATION CITOYENNE
 – Du solaire sur les toits de Paris 10 juillet 2020

    En avril 2019, le Conseil de Paris a désigné Enercitif, la première coopérative parisienne d’énergie renouvelable, pour l’installation en toiture de centrales photovoltaïques citoyennes dans la capitale. Dans le cadre de cette initiative, la Ville de Paris a mis à la disposition de la coopérative les toitures de neuf écoles, centres d’animation et HLM. Malgré la crise sanitaire, le projet se concrétise et, cet été, quatre installations seront achevées sur les toits d’établissements publics. Les autres le seront cet automne, dont deux sur des HLM, suite à la signature de conventions avec des bailleurs sociaux. À la fin de l’année 2020, 3 000 m² de panneaux solaires des neuf premières centrales seront raccordés au réseau pour une puissance totale de 500 kW, soit l’équivalent de la consommation annuelle d’environ 170 foyers (hors chauffage). Le projet qui représente un investissement d’environ un million d’euros est assuré conjointement par un financement participatif avec des citoyens regroupés au sein de la coopérative et par la Ville de Paris.

  • NORME – Les principaux fabricants se mettent d’accord pour faire de la taille M10 un standard 10 juillet 2020

    Quatrième constructeur mondial de modules PV en 2019, LONGi Solar a annoncé être arrivé à un accord avec 6 autres compagnies pour établir comme standard la nouvelle taille de 182 mm x 182 mm pour les tranches de silicium. Parmi les entreprises partenaires, se trouvent notamment Jinko solar, JA solar et Canadian solar, toutes situées dans le top 5 des constructeurs mondiaux. Jusqu’à présent, en l’absence d’une norme commune, les entreprises avaient adopté des dimensions de tranches très variées, conduisant à des augmentations de coûts de fabrication sur l’ensemble de la chaîne de valeur. Cela rendait également plus difficile le choix pour le consommateur et l’installation pour les techniciens du secteur. Le choix du modèle M10 de 182 x 182 mm a émergé de la réflexion des 7 acteurs pour optimiser les procédés. Ils appellent tout le secteur à les suivre dans cette initiative afin d’accélérer le développement de la future génération de tranche de silicium.

  • USA – Les 200 MW du Holstein Solar Project entrent en service
 10 juillet 2020

    Le 7 juillet, Duke Energy a publié un communiqué de presse pour annoncer le début de l’exploitation du site de Holstein Solar Project au Texas. Ce parc, d’une capacité installée de 200 MW développé par la société 8minute Solar Energy, est le deuxième site à entrer en service parmi un ensemble de 4 projets texans de la filiale Duke Energy Renewables. Le premier à avoir été réalisé est le Lapetus Solar Project et ses 100 MW qui ont été raccordés au réseau en janvier 2020. La prochaine tranche sera celle du Rambler Solar Project dont les 200 MW sont attendus pour la seconde moitié de 2020. Situés sur la municipalité de Wingate, les 709 000 panneaux du Holstein Solar Project s’étendent sur une surface de plus de 520 hectares et devraient fournir l’équivalent de l’électricité consommée par 40 000 ménages. Duke Energy Renewables a signé un contrat de vente de la majorité de l’énergie produite avec J. Aron & Company LLC, et cela, sur une durée de 12 ans.

  • OPÉRATION ET MAINTENANCE – 9,4 milliards de $ pour la réparation et la maintenance à l’horizon 2025 ? 3 juillet 2020

    D’après un communiqué de presse de Wood Mackenzie du 22 Juin, le marché d’exploitation et de maintenance mondial des systèmes PV non résidentiels devrait atteindre 9,4 milliards de dollars annuels d’ici 2025. Ce chiffre se décompose entre l’EMEA (Europe, Afrique, Moyen-Orient) pour 3,5 milliards de dollars, 4,1 milliards pour l’Asie et 1,8 pour l’Amérique. Le cabinet de conseil estime qu’environ 4,2 GW d’actifs solaires devront être remplacés pour défaillance en 2020, et 36 GW en 2025 ce qui représente entre 10 % et 12 % des coûts totaux d’exploitation. Les systèmes d’enchères pour les nouveaux grands projets ont tendance à faire baisser les coûts de production de manière conséquente, et ce, malgré la crise de la Covid-19 qui a obligé Wood Mackenzie à revoir à la baisse de 17 % ses estimations de puissance installée en 2020. 2019 aura été une année de consolidation pour les 15 principaux fournisseurs qui voient leurs parts de marché passer de 51 % à 54 %.

  • INTERNATIONAL – Une méga centrale au Vietnam 3 juillet 2020

    Le japonais Sharp Energy Solutions Corporation (spécialiste en systèmes photovoltaïques et en installations électriques) annonce la mise en service de la centrale solaire de Ninh Thuan, une province du centre-sud du Vietnam. D’une puissance d’environ 45 MW, avec une capacité annuelle de production d’électricité estimée à 76 373 MWh par an, le site approvisionnera environ 40 500 foyers vietnamiens et devrait économiser 25 458 tonnes d’équivalent de dioxyde de carbone par an. Avec ce nouveau projet, Sharp continue le déploiement de ses activités dans le domaine du photovoltaïque en Asie, avec des usines en Thaïlande, en Indonésie et en Mongolie, dans un contexte où la consommation d’électricité ne cesse d’augmenter.

  • RELANCE – Vers un retour de la croissance ? 3 juillet 2020

    Le 1er juillet, l’association SolarPower Europe a publié un édito sur les perspectives du marché mondial à l’horizon 2024. Premier constat, la crise sanitaire aura bel et bien un impact important, variant selon les pays, puisque 71 % des acteurs interrogés déclarent subir des baisses de commandes. Alors que l’an dernier ses chiffres prévisionnels pour 2020 donnaient 144 GW, l’association estime aujourd’hui que les capacités installées en 2020 seront plus proches de 112 GW, soit 4 % de moins qu’en 2019. Cependant, la tendance de diversification des marchés devrait continuer. En effet, des projets se multiplient en Afrique et au Moyen-Orient. L’année 2019 est également une année record avec des appels d’offres qui ont conduit à des coûts de production d’1 centime US par kWh sur trois continents notamment grâce à l’amélioration de l’efficience des cellules PV, mais aussi à des nouveaux types d’installations comme le solaire flottant. Dans son scénario moyen qui se base sur des hypothèses de forts soutiens publics, SolarPower Europe prévoit une croissance de 34 % de la puissance installée par an en 2021 atteignant 150 GW et 169 GW en 2022. Ce n’est qu’en 2024 que le secteur devrait avoir totalement surmonté les conséquences de la crise sanitaire.

JUIN 2020

L’ESSENTIEL DU PHOTOVOLTAÏQUE DU MOIS DE JUIN

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  • SOLAIRE FLOTTANT – Deux nouveaux parcs photovoltaïques flottants en Occitanie 26 juin 2020

    Le groupe Akuo, producteur français indépendant d’énergies renouvelables, annonce la construction de deux centrales solaires flottantes en Région Occitanie. Sur la commune de Cintegabelle (Haute-Garonne), le parc sera déployé sur le site d’une ancienne carrière exploitée initialement par le cimentier Cemex pour une puissance de 7 MW. A Raissac-d’Aude (Aude), la centrale sera installée en plusieurs îlots sur un ensemble de petits lacs sur un site de 65 hectares exploités initialement par Eiffage. La puissance prévue devrait avoisiner les 18 MW. Pour ces deux chantiers l’investissement global est de 20 millions d’euros. Les travaux débuteront fin 2020 pour une mise en service début 2022. Après le raccordement de la centrale flottante de Piolenc dans le Vaucluse (17 hectares de panneaux), Akuo renforce ainsi sa position sur le flottant en France. « Outre la conduite des deux nouveaux chantiers de Cintegabelle et de Raissac-d’Aude, nous avons actuellement en portefeuille sur l’Occitanie pas moins de 200 MW en développement sur des projets déjà bien avancés, dont 50 % sur du photovoltaïque flottant », insiste Baptiste Balique, responsable régional du développement pour le Sud-Ouest chez Akuo.

  • FONDS D’INVESTISSEMENTS – Midi Energy fait son entrée dans le cercle des fonds EnR 26 juin 2020

    Porté par Midi 2i, une filiale de Caisse d’Epargne Midi-Pyrénées, un nouveau fonds de développement de projets renouvelables vient de faire son apparition. Midi Energy a pour vocation de participer en fonds propres à des projets solaires, éoliens ou hydro. Doté d’un budget de 30 M€, Midi Energy a pour vocation d’investir entre 0,5 et 3 M€ par projet dans des opérations d’abord situées dans des régions voisines de son implantation initiale puis, dans un second temps, sur l’ensemble du territoire français. Ainsi Midi Energy vient d’entrer au capital de la société de projet Seysses-Solagri aux côtés du développeur Solvéo, détenteur de 51 % et de l’Arec Occitanie (24,5 %). L’objectif est de construire et exploiter deux centrales agrivoltaïques de 13 MW à Seysses (Haute-Garonne). Les panneaux seront installés sur des serres dans lesquelles du ginseng sera cultivé. Ces centrales font aussi l’objet de campagnes de financement participatif chez Enerfip et Tudigo. Anne-Laure Beuscart, responsable du développement EnR de Midi 2i prévoit que « 10% du fonds sera investi à la fin de l’année, pour un déploiement qui devrait durer 4 à 5 ans. »

  • CITE – Une modification de la mesure suite à la crise sanitaire ? 26 juin 2020

    Un article du 23 juin de Greenunivers présente une démarche initiée par plusieurs députés visant une réforme du CITE, Crédit d’impôt pour la transition énergétique. Mis en place en 2005 et mesure de soutien phare aux investissements EnR des particuliers, le CITE était programmé pour s’arrêter définitivement fin 2020 afin de laisser totalement la place au dispositif MaPrimeRénov’. Cependant, suite à la crise sanitaire et économique post Covid-19, une quarantaine d’amendements ont été déposé dans le cadre du projet de loi de finances rectificative n° 3. Les députés souhaitent modifier le périmètre de la mesure fiscale principalement sur trois points : l’étendre aux résidences secondaires, réintégrer les ménages à hauts revenus pour tous les types de travaux éligibles et enfin d’inclure les chaudières gaz très hautes performances énergétiques dans le giron des technologies recevables. Cette démarche est soutenue par des acteurs institutionnels comme la Fédération française du bâtiment ou la Confédération de l’artisanat et des petites entreprises du bâtiment.

  • SOLAIRE HYBRIDE – Une levée de fonds de 4 millions d’euros 19 juin 2020

    La start-up française ZE Energy, producteur indépendant d’énergie renouvelable, dirigée par Mathieu Lassagne, ancien directeur général délégué de Solairedirect vient de lever 4 millions d’euros pour le développement de sa solution de centrales solaires hybrides combinant photovoltaïque et stockage. L’objectif de ces centrales de nouvelle génération est de mettre à la disposition des collectivités, entreprises, groupes immobiliers… une énergie propre, disponible 24h/24, à un tarif attractif. En partenariat avec le Groupe Sorégies, énergéticien intégré, et avec le soutien de la région Nouvelle-Aquitaine, ZE Energy vient d’installer une batterie de 2,5 MW-2,3 MWh sur la centrale de Saint-Sauveur (11 MW) qui sera opérationnelle en septembre 2020. D’autres projets sont à l’étude dans le Loir-et-Cher, en Nouvelle-Aquitaine, en Languedoc-Roussillon et en PACA. La start-up dispose d’un portefeuille de projets de plus de 170 MW en solaire photovoltaïque et de plus de 65 MWh de batterie. D’ici 2025, l’objectif est d’atteindre, grâce à son déploiement dans quatre pays, un parc de centrales solaires de plus de 700 MW et une puissance de batteries en opération de plus de 350 MWh. Les investisseurs sont Demeter (acteur majeur européen du capital investissement pour la transition énergétique), le fonds allemand public-privé High-Tech Gründerfonds (HTGF) et l’investisseur EverWatt, filiale de EverGreen.

  • JAPON – Un site montagneux de 100 MW débute sa production 19 juin 2020

    Dans un communiqué de presse en date du 16 juin, le fabricant japonais de modules photovoltaïques Kyocera a annoncé la création de Kanoya Osaki Hills LLC dont il possède 9,1 % des parts, conjointement avec GF Corporation (72,7 %), Kyudenko Corporation (9,1 %) et Tokyo Century Corporation (9,1 %). Cette nouvelle société a commencé l’exploitation de son « usine d’énergie solaire Kanoya Osaki Solar Hills », la plus grande de l’île de Kyushu, d’une puissance installée de 100 MW. Kyudenko et GF ont pris en charge la construction et la maintenance tandis que les modules sont fournis par Kyocera. Le montage financier a été géré par Tokyo Century via 17 banques régionales. Pour un investissement total d’environ 40 milliards de yens (soit 333 millions d’euros), la centrale solaire devrait produire 117 000 MWh/an et éviter 62 420 tonnes de CO2. Situés à flanc de montagne, les modules sont conçus et installés pour avoir un impact limité sur l’aménagement du territoire. Le projet, débuté en janvier 2014, est né de la volonté de la communauté locale de repenser l’utilisation d’un terrain conçu 30 ans plus tôt pour accueillir des parcours de golf n’ayant finalement jamais vu le jour.

  • CHINE – Le redressement de Yingli se poursuit 19 juin 2020

    Le tribunal populaire intermédiaire de la municipalité de Baoding a officiellement accepté la demande de restructuration de la filiale chinoise de Yingli Green Energy Holding Co, à savoir Yingli Energy. Cette étape s’inscrit dans le plan de restructuration de la dette du groupe qui a débuté il y a cinq ans. Ces grandes manœuvres sont destinées à sauver l’un des géants du photovoltaïque qui avait atteint une dette cumulée de 2 milliards de dollar en 2018 et qui avait alors frôlé la faillite. Le plan de sauvetage était également passé en mars dernier par une importante commande de 260 MW de la part d’une entreprise d’État chinoise. Les panneaux solaires à haut rendement Yingli alimenteront le projet de démonstration d’énergie intelligente Zhangbei Internet Plus. Une fois restructurée, la nouvelle société Yingli devrait retrouver un ratio d’endettement moyen pour le secteur, ce qui devrait lui permettre de tenir son rang dans la compétition mondiale. L’objectif sera ensuite pour l’entreprise de pouvoir se reconcentrer à nouveau totalement sur l’innovation, l’optimisation de la répartition de ses capacités et la modernisation de ses lignes de production. En attendant, le groupe Yingli annonce qu’il maintient sa production et continuera de prendre des commandes.

  • PV PHOTOCHROMIQUE 12 juin 2020

    Le Commissariat à l’énergie atomique et aux énergies alternatives (CEA) a présenté une invention développée en collaboration avec l’Université Pablo Olavide de Séville et l’entreprise suisse Solaronix, qui a également fait l’objet d’une publication dans la revue Nature energy le 8 juin. Il s’agit d’une famille de colorants photochromes adaptés au photovoltaïque, qui ouvrirait la voie à des vitrages PV dont la transparence s’adapterait à la luminosité. En effet, comme pour les lunettes, les cellules photochromiques s’assombrissent avec l’éclairement et s’éclaircissent lorsque le soleil décline. Les chercheurs ont pu obtenir des cellules qui changent de couleur suivant la luminosité ce qui permet d’augmenter leur rendement photovoltaïque, comme une cellule de surface 14 cm2 qui a produit 32,5 milliwatts après coloration. Des applications pour les façades de bâtiments ou le secteur automobile pourraient voir le jours si ces résultats se concrétisent.

  • SOLAIRE HYBRIDE – Deux études viennent valider les performances des systèmes PVT 12 juin 2020

    Le solaire hybride, ou solaire “PVT” vient de faire l’objet de deux études distinctes qui se sont penchées en détail sur ses performances. La première est une thèse de sciences sur les retours terrain d’installations solaires hybrides DualSun en lien avec le laboratoire CNRS LMT de l’Ecole Normale Supérieure Paris-Saclay. L’analyse a reposé sur un télésuivi de 28 installations de préchauffage d’eau sanitaire pour des maisons individuelles réparties du sud du Portugal jusqu’au nord de la France (Lille) et de la côte Atlantique jusqu’en Suisse. Les résultats concluent que les panneaux hybrides peuvent produire jusqu’à 2 fois plus d’énergie par m² comparés à des panneaux photovoltaïques classiques pour une même surface. Par ailleurs, une autonomie en eau chaude sanitaire (à 45°c) est atteignable sur 4 mois de l’année en moyenne (mi-mai à mi-septembre) et cela sans risque de surchauffe estivale. La seconde étude est celle de l’Agence Internationale de l’Energie (AIE). Là encore les résultats mettent en avant le fait que les solutions hybrides maximisent le rendement solaire par m². L’étude compare notamment deux installations solaires (hydride d’un côté, PV et solaire thermique de l’autre) au niveau de leurs performances. Si la production de chaleur est équivalente dans les deux cas, la quantité d’électricité produite par l’installation hybride sera en revanche nettement plus élevée (+ 13 %) que celle des modules PV, le PVT ne présentant aucune réduction notable de rendement. n.b. Le sujet des panneaux hybrides a été traité dans un article du prochain Journal du Photovoltaïque n° 35-36 intitulé « DualSun en pleine croissance »

  • PPA – Auchan mise sur le solaire 12 juin 2020

    L’énergéticien français Voltalia annonce la signature d’un corporate PPA (contrat d’achat direct d’électricité renouvelable) de 61 mégawatts avec Auchan Retail France. Ce contrat permettra l’approvisionnement pendant 20 ans de l’ensemble des sites français de l’entreprise en électricité d’origine photovoltaïque. Situées dans le sud de la France, ces centrales viendront s’additionner à la production d’électricité solaire sur les toitures des magasins et sur les ombrières des parcs de stationnement d’Auchan Retail, construits en partenariat avec Helexia, filiale de Voltalia. Sébastien Clerc, Directeur Général de Voltalia, déclare : « Ce partenariat est une nouvelle illustration de notre leadership du marché français de la production d’énergie renouvelable compétitive via les Corporate PPA. Nous sommes heureux d’accompagner Auchan Retail dans la continuité des coopérations avec notre filiale Helexia dans l’autoproduction et la maîtrise de l’énergie. » La mise en service de ces nouvelles centrales solaires est prévue entre 2021 et 2022.

  • BILAN ÉLECTRIQUE FRANÇAIS – Les EnR ont couvert 25 % de la consommation électrique au premier trimestre 10 juin 2020

    Selon le Panorama de l’électricité renouvelable, réalisé conjointement par RTE, le Syndicat des énergies renouvelables, Enedis, l’Agence ORE et l’Association des distributeurs d’électricité en France (Adeef), la couverture de la consommation d’électricité française par les énergies renouvelables poursuit sa hausse. Celle-ci a en effet atteint 25 % de la consommation totale électrique française au cours du premier trimestre 2020 contre une moyenne de 23 % en 2019. Durant le premier trimestre 2020, 37,6 TWh d’électricité renouvelable ont été produits, ce qui constitue un nouveau record trimestriel dépassant de plus de 10% le précédent record observé au premier trimestre 2018 (33,7 TWh). La progression de la production électrique renouvelable repose pour une bonne part sur l’éolien qui couvre 8,3 % de la consommation nationale en année glissante. La puissance totale du parc électrique EnR – éolien, solaire, hydroélectricité et bioénergies – s’élevait, fin mars 2020, à 54 234 MW contre 53 766 MW au 31 décembre 2019. Concernant le photovoltaïque, la puissance du parc s’élève à 9 609 MW au 31 mars 2020, avec 173 MW nouvellement raccordés au cours du dernier trimestre. Sur les douze derniers mois, 913 MW ont été raccordés. Avec 11,7 TWh produits durant les douze derniers mois, un chiffre en hausse de 2,6 % par rapport aux douze mois précédents, la filière solaire couvre 2,5 % de la consommation électrique nationale en année glissante.

  • INVESTISSEMENT – 4 milliards d’euros pour les renouvelables en France 10 juin 2020

    Le groupe Iberdrola a annoncé mercredi 3 juin qu’il allait investir 4 milliards d’euros dans les énergies renouvelables en France sur une période de quatre ans. Après avoir investi 2,4 milliards d’euros dans le parc éolien offshore de Saint-Brieuc (Côtes d’Armor) via sa filiale française Ailes Marines, l’énergéticien espagnol prévoit aussi de participer aux futurs appels d’offres dans le solaire photovoltaïque. « La France est un pays stratégique pour Iberdrola », a déclaré Ignacio Galán, le PDG du groupe, lors de la dernière édition du sommet Choose France, organisé en visioconférence et animé par le Premier ministre Edouard Philippe en janvier dernier.

  • COVID-19 – Deux rapports dressent un constat sombre sur les marchés de l’électricité renouvelable 10 juin 2020

    Spécialisé dans le conseil et l’information sur le marché indien des énergies renouvelables, Bridge to india a publié fin mai deux rapports concernant l’impact du Covid-19, respectivement sur le marché mondial du solaire PV et celui des énergies renouvelables en Inde. Supposées atteindre 130 GW de capacité solaire supplémentaire en 2020, la crise risque de diminuer les ambitions de 20% pour atteindre seulement 105 GW. En effet le secteur fait face à plusieurs dangers, tels que l’incertitude sur la demande d’électricité future, l’augmentation des risques de manquement ou des retards de paiement sur les contrats en cours, le ralentissement des chaînes de production et d’approvisionnement, et globalement une désoptimisation du marché entraînant des augmentations de prix. Le marché indien de l’électricité renouvelable est très fortement impacté à l’horizon 2024, estime Bridge to India, avec une baisse par rapport aux objectifs initiaux de 35 GW de nouvelle capacité installé au lieu de 45 GW pour le solaire et de 12 GW pour l’éolien au lieu de 15 GW. Cependant, la pandémie semble avoir recentré l’attention des gouvernements sur les besoins de relocalisation des sources d’énergie et de lutte contre les dangers environnementaux, tel que le changement climatique.

  • RAPPORT AIE PVPS – Un coût photovoltaïque nettement en dessous de 2 dollars le kWh 3 juin 2020

    L’AIE (Agence Internationale de l’énergie) vient de publier le rapport annuel de son programme dédié au suivi de l’énergie photovoltaïque (AIE PVPS). Parmi les faits saillants, il ressort notamment le coût de l’électricité produite par le PV qui atteint désormais des niveaux bien en dessous de 2 centimes de dollar le kWh, pour les systèmes à grande échelle de cela dans plusieurs zones de la planète. Côté marché, le rapport détaille les résultats enregistrés en 2019 avec une augmentation de 12 % de la puissance totale raccordée soit 115 GW supplémentaires. Cet effort porte la capacité cumulée mondiale installée bien au-dessus de 620 GW pour une production d’électricité qui équivaut à 3 % de la consommation mondiale. Sans surprise la Chine, les États-Unis, l’Inde et le Japon représentent les plus grandes zones d’activité en 2019, soit plus de 50 % du marché mondial. Le rapport de l’AIE aborde également les politiques récentes mises en place, le marché des nouveaux modèles commerciaux ainsi que l’intégration technique et commerciale du photovoltaïque dans les systèmes d’électricité et d’énergie dans son ensemble. Ce rapport annuel est publié au moment où le monde connaît des défis sans précédent pour faire face à la pandémie mondiale de Covid-19. « Alors que nous sommes sur le point de comprendre combien nos habitudes et notre mode de vie seront affectés, tant sur le plan professionnel que privé, nous pouvons également observer une créativité unique pour surmonter cette situation difficile. Je suis convaincu que nous pouvons tous apprendre de ces nouvelles expériences, y compris pour d’autres défis tels que le changement climatique mondial » souligne Stefan Nowak président de l’IEA PVPS.

  • SUSTAINABLE DEVELOPMENT GOAL 7 – Le rapport bilan 2020 est publié 3 juin 2020

    Le 28 Mai a été publié conjointement par l’IRENA, l’AIE, l’UNSD (United Nations Statistics Division), la Banque mondiale et l’OMS, Tracking SDG 7 : The Energy progress report. D’après ce dernier, depuis 2010, des progrès significatifs ont été réalisés du point de vue de l’accès à l’électricité, notamment renouvelable, par le biais de systèmes d’électrification décentralisée. En effet entre 2010 et 2018 le nombre de personnes sans accès à l’électricité est passé de 1,2 milliard à 789 millions, même si ces efforts restent insuffisants pour atteindre les objectifs SDG 7 2030, qui visent un accès universel. La part des énergies renouvelables dans le mix énergétique mondial augmente chaque année, atteignant 17,3 % en 2017, mais cela ne représente qu’un point de pourcentage de plus qu’en 2010 (16,3 %). La croissance est principalement portée par la production d’électricité d’origine solaire et éolienne, qui doivent encore accélérer leur déploiement afin d’atteindre les objectifs fixés. Le rapport estime qu’entre 2017 et 2018 le solaire PV a dominé les enchères de nouveaux projets au niveau mondial, comprenant à lui seul plus de la moitié des capacités prévues en Asie du sud-est et en Afrique. Le rapport appelle à une coopération internationale renforcée, notamment dans sa dimension Nord-Sud pour aider les pays qui n’en ont pas les capacités, à investir dans les EnR.

  • AMI – Des centrales au sol sur les terres de l’armée 3 juin 2020

    Dans le cadre de l’appel à manifestation d’intérêt lancé par le Ministère des Armées en septembre 2019, la société montpelliéraine Urbasolar vient d’être désignée lauréate pour deux projets de centrales au sol. Partie intégrante du plan « Place au Soleil » cette démarche a pour objectif de convertir du foncier militaire en centrales solaires. Les deux programmes seront situés sur les communes de Saint-Christol (Vaucluse), sur une parcelle de 5,5 ha ayant accueilli un silo de missile (construction souterraine, sous forme de puits, depuis lequel un missile est lancé), et de Balan (Ain) sur un délaissé militaire de 4,6 ha. Les deux centrales entreront en service en 2023 et de nouveaux AMI seront lancés par le Ministère des Armées qui doit attribuer au total 2 000 ha d’ici 2022.

  • AMI – Des centrales au sol sur les terres de l’armée 3 juin 2020


MAI 2020

L’ESSENTIEL DU PHOTOVOLTAÏQUE DU MOIS DE MAI

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  • BIFACIAL – System Off Grid présente les résultats de ses tests 18 mai 2020

    Jeudi 7 mai System Off Grid a organisé un webinaire sur la technologie du solaire photovoltaïque bifacial. Créé en 2012, le bureau d’études a pour objectif d’accompagner les entreprises et les collectivités dans leurs projets, de conseiller les producteurs et de développer des outils pour le développement des technologies solaires émergentes. System Off Grid expérimente la technologie bifaciale depuis 1 an et a présenté les résultats obtenus dans son laboratoire à La Roche sur Yon. D’après l’entreprise, cette technologie, représentant seulement 8% des parts de marché aujourd’hui pourrait atteindre 60% d’ici 2029 grâce à ses avantages par rapport aux technologies classiques. Exploitant les rayons solaires diffus, et reflétés sur le sol (dépendant de l’albedo, indicateur mesurant la capacité d’une surface à refléter l’irradiation solaire) elle permet dans certains cas des gains de production par kWc installé. C’est notamment dans les zones peu ensoleillées que le bifacial est intéressant. D’après System Off Grid, le surcoût engendré par le bifacial serait compensé dès 5% de gain de productivité, sachant que ce gain peut aller jusqu’à 25% pour des journées à moins de 1000 Wh/m²/j d’irradiation solaire par rapport à un panneau classique dans les mêmes conditions de test. Concernant la maintenance, les cellules situées en dessous du panneau nécessitent un nettoyage moins fréquent, ce qui en fait également une solution intéressante dans les zones chargées en poussière. Cette expérimentation vient d’ailleurs confirmer des conclusions établies par des études réalisées en Allemagne par Enerpac début 2020.

  • BILAN 2019 – EurObserv’ER publie les chiffres du marché 2019 18 mai 2020

    EurObserv’ER vient de publier le Baromètre photovoltaïque 2020 qui confirme les bons chiffres sur le vieux continent. La solidité du marché solaire allemand, le retour au premier plan du marché espagnol et la montée en puissance des marchés néerlandais, belges, polonais, hongrois et grec ont clairement changé la donne par rapport à une année 2018 qui avait été décevante. Ainsi, 15,6 GW de nouvelle puissance ont été ajoutés en 2019 contre 8.5 GW un an auparavant, portant le parc cumulé à 130,7 GW pour l’UE28. Ce regain s’explique à la fois par des politiques d’appels d’offres beaucoup plus incisives de la part des pays n’ayant pas encore atteint leurs objectifs énergies renouvelables à fin 2020 (comme aux Pays-Bas et en France), la montée en puissance des contrats d’achat d’électricité de gré à gré (PPA – Power Purchase Agreement – en Espagne notamment) et l’atteinte de la parité réseau dans certains pays qui encourage un fort mouvement vers le photovoltaïque distribué et l’autoconsommation. Enfin, cette relance du marché a également été facilitée par la décision appliquée fin 2018 de lever les barrières anti-dumping à l’encontre des modules chinois. Las de ne pas voir d’effet sur une réindustrialisation européenne du secteur et devant les demandes insistantes des développeurs de projets, l’Union européenne a revu sa position, améliorant ainsi d’un coup la compétitivité prix du solaire photovoltaïque.

  • INNOVATION – Un tandem pour de plus hauts rendements 18 mai 2020

    L’IPVF (Institut Photovoltaïque d’Île-de-France) et le CEA-Ines lancent un programme commun intitulé « Tandem Made in France ». D’une durée de trois ans il permettra d’accélérer le développement de cellules à haut rendement associant les matériaux pérovskites à la technologie d’hétérojonction de silicium afin de créer un dispositif transférable à l’échelle industrielle. L’objectif de ces deux organismes de recherche français est d’atteindre 30 % de rendement. L’IPVF et le CEA-Ines ont développé un important savoir-faire dans le domaine des procédés de synthèse, de dépôt des pérovskites et de leur intégration en dispositifs photovoltaïques. Le CEA-Ines a par exemple obtenu un rendement record supérieur à 20 % à l’échelle d’un mini-module de 11 cm² en décembre 2019. Ses équipes ont aussi réussi à produire, en janvier 2020, des cellules hétérojonction avec un rendement de 24,63 % sur des équipements industriels permettant des cadences de 2 400 cellules par heure. L’IPVF, de son côté, a atteint des performances de 15 % de rendement sur 25 cm².

  • INNOVATION – Un tandem pour de plus hauts rendements 18 mai 2020


  • ANALYSE – Le solaire et l’éolien sont les technologies électriques les moins chères pour les deux tiers de la planète 11 mai 2020

    Selon une étude récente de BloombergNEF (BNEF) relayée par le site www.lechodusolaire.fr, les énergies solaire et éolienne ont enregistré des gains spectaculaires de compétitivité au cours des six derniers mois au point d’être désormais les technologies de production d’électricité les moins chères pour les deux tiers de la population mondiale. Au niveau mondial, le photovoltaïque affiche un coût actualisé (LCOE) moyen de 50 $ par MWh, soit un diminution de 4 % par rapport au second semestre 2019. Les projets les moins chers observés en Australie, en Chine, au Chili ou aux États-Unis peuvent atteindre un coût compris entre 23 à 29 $. En Chine, premier marché solaire mondial, la référence moyenne est de 38 $ le MWh, un niveau très proche du coût moyen de production des centrales électriques au charbon (35 $/MWh). A l’origine de ces impressionnantes réductions BloombergNEF note à la fois les avancées technologiques sur les matériaux et les équipements mais également la généralisation des procédures d’appels d’offres qui a poussé les développeurs à réaliser des installations de plus grande taille, générant ainsi d’importantes économies d’échelle. L’étude poursuit en annonçant que les tendances actuelles pourraient conduire le coût des meilleurs projets solaires à passer sous la barre des 20 dollars par mégawattheure d’ici à 2030. A l’heure où l’économie mondiale va devoir relever le défi d’un redressement post covid-19, ces résultats mettent une nouvelle fois en avant la réelle pertinence à se tourner plus largement vers les technologies renouvelables. La tentation d’investir dans des équipements basés sur des énergies fossiles est forte, notamment de par la chute des cours mondiaux de ces dernières. Pourtant ce phénomène n’est que conjoncturel et les résultats de l’étude BloombergNEF rappellent que structurellement, ce sont bien les énergies renouvelables qui sur le plan environnemental et économique représentent la voie à suivre.

  • TRIBUNE – L’appel de l’industrie photovoltaïque européenne 11 mai 2020

    Le Green Deal européen a des objectifs ambitieux pour la transition énergétique. 83 % de la demande d’électricité doit être alimentée par les énergies renouvelables afin d’atteindre les objectifs climatiques de l’UE d’ici 2050. Le photovoltaïque, qui couvre actuellement 3 % de la demande totale d’électricité de l’UE, avec un potentiel estimé à 15 % d’ici 2030, sera une technologie clé, avec une forte capacité de croissance économique et de création d’emplois en Europe (plus de 100 000 emplois estimés tout le long de la chaîne de valeur). C’est pourquoi la coalition “Solar Europe Now”, officiellement lancée le 6 mai, appelle à la reconnaissance de l’énergie solaire comme un moteur décisif pour réaliser les ambitions du Green deal. Cette coalition, qui regroupe plus de 90 acteurs de 15 pays européens, s’inquiète du manque actuel d’impulsion financière et de R&D dans le secteur. Selon Roch Drozdowski-Strehl, directeur général de l’IPVF, institut de recherche sur le photovoltaïque de renommée mondiale basé en Île-de-France, et initiateur de la coalition, l’augmentation des investissements dans la recherche et l’innovation sera essentielle pour favoriser le développement de cette industrie stratégique et valoriser tout son potentiel. « Avec les meilleurs centres de recherche du monde basés en Europe, l’Europe a le potentiel de devenir le leader mondial en matière de cellules et modules photovoltaïques haut de gamme. En Europe, les grands instituts se sont fortement positionnés dans la course concurrentielle aux nouvelles technologies. Il est crucial que les décideurs européens soutiennent l’Europe dans cette course par tous les moyens possibles. » Le chiffre d’affaires annuel global de l’industrie photovoltaïque européenne est actuellement estimé à 5 milliards d’euros, bien qu’une grande partie de son potentiel reste inexploitée.

  • TOTAL – Finalement ne changeons rien 11 mai 2020

    Businesswire a dévoilé le 5 mai l’issue de la réunion du Conseil d’administration du 4 mai de Total S.A quant au devenir du projet de résolution émanant d’actionnaires pesant 1, 37 % du capital. Ce projet visait à modifier le contenu du rapport de gestion afin d’y inclure la stratégie de la société telle que définie par le CA pour aligner ses activités avec les objectifs de l’Accord de Paris sur le Climat ainsi que la fixation d’objectifs en valeur absolue de réduction des émissions de gaz à effet de serre sur ses émissions directes mais également indirectes liées à l’usage qui est fait par les consommateurs des produits énergétiques vendus par Total. Le CA inscrit ce projet de résolution à l’Assemblée générale du 29 mai 2020 mais ne lui donne pas son agrément. Pour ce qui est des émissions directes, Total estime s’acquitter de ses responsabilités dans le cadre de sa stratégie de neutralité carbone du Groupe à horizon 2050. Pour ce qui est des émissions indirectes, le CA affirme que Total SA ne peut être tenu pour responsable de l’usage qui est fait par ses clients de ses produits énergétiques et que la société n’a pas la capacité directe d’agir sur la demande, n’étant ni constructeur aéronautique ni automobile. Le CA reconnaît cependant que Total est en mesure d’agir sur le mix de son offre de produits énergétiques, mais ne développe pas davantage ce sujet, c’était pourtant là l’enjeu de la proposition semble-t-il…

  • FINANCEMENT PARTICIPATIF – Investir dans le solaire en Outre-mer 4 mai 2020

    Lendopolis, plateforme française de prêt participatif spécialisée dans les énergies renouvelables vient de lancer une campagne de collecte de fonds pour la réalisation de trois centrales solaires en Outre-mer. Toutes seront développées par Urbasolar. Le premier projet, situé en Guadeloupe (Baie-Mahault et Petit-Bourg), permettra la construction et l’exploitation de deux centrales photovoltaïques sur toitures avec dispositif de stockage. Le second, toujours en Guadeloupe, concerne une installation sur toitures avec dispositif de stockage située au terminal fret de l’aéroport Pôle Caraïbes aux Abymes. Le troisième, situé au Port à la Réunion prévoit la construction et l’exploitation d’une centrale sur toitures et ombrières avec dispositif de stockage. Ces trois programmes participent à la transition énergétique dans les îles où l’électricité est principalement dépendante de groupes électrogènes fonctionnant au gasoil. Les futurs investisseurs ont jusqu’au 2 juin 2020 pour participer à ces collectes.

  • TRIBUNE – Plaidoyer pour la relance 4 mai 2020

    Hespul, association de promotion de l’énergie solaire photovoltaïque, a publié le 28 avril des propositions de relance pour la filière PV suite à la crise sanitaire. Hespul rappelle que les énergies renouvelables sont décentralisées et non délocalisables et permettent, outre leurs impacts positifs sur la pollution et les risques sanitaires, de réduire notre vulnérabilité face à notre dépendance aux importations de pétrole, de gaz ou d’uranium. Il faut donc leur donner la priorité pour l’avenir, ce qui passe, pour la filière photovoltaïque, par la relocalisation en Europe de la partie amont de la chaine de production industrielle. Les plans de relances européens sont l’occasion de mettre en place une politique d’offre industrielle. Celle-ci doit être soutenue par une stimulation de la demande au niveau national, qui implique, selon Hespul, de travailler sur quatre grands axes : « adapter et simplifier les mécanismes de soutien au développement du photovoltaïque » (augmentation du plafond à 500 kW, instauration d’un véritable guichet unique, régionalisation des tarifs d’achat en fonction de l’ensoleillement), « faciliter le raccordement des systèmes photovoltaïques au réseau de distribution » en faisant prendre en charge par le tarif d’utilisation des réseaux publics d’électricité (Turpe) les coûts d’extension des raccordements en basse tension, « lever les freins au développement du photovoltaïque sur le patrimoine public »et « permettre à tous les acteurs d’être correctement assurés ».

  • SOLAIRE A CONCENTRATION – La DEWA signe un PPA de 900 MW 4 mai 2020

    Le 29 avril l’Autorité d’Électricité et d’Eau de Dubaï (DEWA) a signé un PPA de 25 ans avec le nouveau projet au sein du parc solaire Mohamed ben Rachid Al Maktoum d’une capacité installée de 900 MW pour sa 5e  phase de développement. Ce contrat s’inscrit dans la stratégie de la ville de fournir 75 % de sa puissance électrique à partir d’énergie propre à l’horizon 2050. Prévu pour entrer en service au troisième trimestre 2021 il sera exploité par ACWA Power, producteur d’électricité et d’eau de mer dessalée. La DEWA a reçu une offre de 1,6953 US$/kWh (1,56 €/kWh), elle détient 60 % du parc, et le consortium composé de ACWA Power et Gulf Investment Corporation les 40 % restants. Le projet utilisera les dernières technologies de panneaux solaires biface, et viendra agrandir ce parc qui est le plus grand parc solaire à concentration à site unique au monde.

AVRIL 2020

L’ESSENTIEL DU PHOTOVOLTAÏQUE DU MOIS DE AVRIL

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  • ESPAGNE – Un plan de la filière espagnole pour participer au redressement économique du pays 24 avril 2020

    En prévision de la levée des mesures de confinement en Espagne, l’UNEF (Unión Española Fotovoltaica), a préparé, à l’attention du ministère de la Transition écologique et du Défi démographique, un rapport sur la contribution potentielle du secteur photovoltaïque à la reprise économique du pays. Le but de ce travail est de mettre en avant les atouts de la filière espagnole solaire pour jouer un rôle dans les plans de relances économiques nationaux. Ainsi l’UNEF rappelle que le secteur photovoltaïque espagnol dispose d’une forte base industrielle composée d’entreprises qui possèdent leur propre technologie et qui sont présentes tout le long de la chaîne de valeur d’un projet solaire. En termes d’emplois, au moment du déclenchement de l’urgence COVID-19, le secteur photovoltaïque employait environ 60 000 personnes en emplois directs, indirects et induits, soit autant d’agents économiques pouvant contribuer à la réactivation des économies locales. Le rapport présente 11 mesures destinées à aider la filière photovoltaïque à mieux participer au redressement du pays parmi lesquelles la réduction des délais de traitement administratif, élément clé pour accélérer le développement des projets, ou la mise en place d’incitations fiscales temporaires et d’amortissement accéléré des opérations pour les entreprises installant des équipements en autoconsommation. Des appels du pied à l’Europe sont également faits avec le souhait de développer des programmes communautaires destinés à soutenir les projets innovants.

  • APPEL D’OFFRES – Total remporte plus de 135 MW 24 avril 2020

    Lors du dernier appel d’offres solaire de la CRE, le groupe Total, via sa filiale Total Quadran remporte 131 MW de projets solaires, soit 20 % des volumes attribués lors de la septième période de l’appel d’offres CRE 4 au sol, ainsi que 5,6 MW de solaire dans les DOM-TOM. Ces projets font partie du programme de Total de solarisation de ses sites industriels et de revalorisation de friches industrielles. La future centrale solaire de Valenciennes, d’une puissance de 50 MW, constitue le plus grand projet lauréat et sera installée sur le site d’une ancienne raffinerie du groupe. Prévue en 2022, la centrale fournira de l’électricité verte à près de 32 000 personnes. En Ile-de-France, la centrale solaire de Grandpuits, d’une puissance de 25 MW, sera la plus grande de la région et alimentera près de 17 000 personnes (mise en service prévue d’ici 2022). Les projets de Lavéra (3 MW) dans les Bouches-du-Rhône, Serpaize (5 MW) et Brignoud (4 MW) en Isère, situés sur d’anciennes friches industrielles, sont également lauréats de l’appel d’offres CRE 4.7.

  • INDE – 2 GW à des tarifs record 24 avril 2020

    L’Inde a terminé la vente aux enchères pour 2 GW de projets PV. Les capacités étaient attribuées aux moins-disants, sans contrainte de localisation ni d’origine des panneaux  solaires. Les tarifs finaux ont atteint des valeurs 4,7 % plus faibles que la moyenne de ceux de 2019, à ₹2.55/kWh (0,031 €/kWh), et ce malgré le confinement, laissant transparaître une grande confiance des investisseurs dans le secteur. Le total des offres pour l’enchère de 2 GW effectuée par l’opérateur public NHPC (National Hydroelectric Power Corporation) s’élevait à 3,14 GW, et montre une forte compétition parmi les producteurs. Au total, 5 entreprises se partagent les projets, 600 MW pour Softbank, 400 MW pour Axis Energy, 380 MW pour O2 Power, 320 MW pour Avaada Energy et 300 MW pour EDEN (joint-venture de Total et EDF). Prévus pour entrer en service courant 2022, ils ne devraient pas être impactés par le confinement actuel.

  • CLIMAT – Impact du photovoltaïque français sur les émissions françaises et européennes 20 avril 2020

    Dans un communiqué de presse daté du 14 avril, France territoire solaire présente son étude sur l’impact climat des capacités additionnelles solaires photovoltaïques en France à horizon 2030. Le think-tank fournit régulièrement des données chiffrées sur le secteur et fait des propositions aux décideurs publics dans le but de développer l’énergie solaire en France. Cette étude réalisée par Artelys et I Care & Consult affirme que les nouvelles productions PV se substituent pour 52 % (7,4 TWh) à des sources fossiles et pour 48 % (6,8 TWh) à une production nucléaire. A l’horizon 2030, la production solaire permettrait d’entraîner une diminution de 238 gCO2/kWh. Ce résultat se base sur un niveau de 270 gCO2/ kWh évitées dans le système électrique français et européen auxquels on soustrait 32 gCO2/kWh nécessaires à la fabrication et l’installation des panneaux. En référence à deux variantes prévues par la PPE, « PV haut » et « PV bas », l’étude simule le comportement de l’équilibre offre-demande suite à l’installation de 12,5 GW supplémentaires d’ici 2030. En cohérence avec l’analyse récente de RTE, cette étude infirme l’idée selon laquelle, le mix français étant déjà fortement décarboné, le PV n’engendrerait pas de réductions d’émissions supplémentaires. Au contraire il permettrait, selon l’étude, de réduire significativement le contenu CO2 des mix électriques français et européen.

  • STRATÉGIE – Des actionnaires de Total demandent un engagement à 100 % du groupe sur les renouvelables 20 avril 2020

    Onze actionnaires du groupe Total, dont La Banque Postale, le Crédit Mutuel Asset Management et les Assurances du Crédit Mutuel ou encore Meeschaert, ont déposé mercredi 15 avril une résolution climat auprès du conseil d’administration de l’entreprise. Cette résolution demande au groupe « d’aligner ses activités avec les objectifs de l’accord de Paris, en précisant un plan d’action avec des étapes intermédiaires pour fixer des objectifs de réduction en valeur absolue des émissions, directes ou indirectes, de gaz à effet de serre. » Cette résolution est maintenant soumise à l’approbation du Conseil d’administration de Total puis, si elle est acceptée, devra être votée lors de la prochaine assemblée générale, le 29 mai prochain. Cette démarche est une première en France dont le vote impliquerait un désengagement du gaz et du pétrole de la part de la multinationale. “Si elle était adoptée à la prochaine Assemblée Générale, cette résolution entraînera de fait un changement drastique de stratégie pour le pétrolier. Ces deux dernières années, Total a timidement diversifié ses activités afin de réduire petit à petit sa dépendance à la manne pétrolière tout en maintenant le plus longtemps possible son business model”, commente Edina Ifticene, chargée de campagne pétrole pour Greenpeace France. Pour respecter cet engagement, Total devra dès 2020 se désinvestir massivement de projets d’exploration en hydrocarbures – pétrole & gaz, et surtout renoncer à ouvrir de nouveaux gisements comme celui d’Anadarko au Mozambique. Le groupe devrait réduire ses émissions de 40% au minimum et faire reculer sa production de 35% d’ici 2040 pour aligner sa politique sur un scénario compatible avec l’Accord de Paris.

  • PARTICULIERS – Un accord entre la BDPV et Enedis 20 avril 2020

    Tant attendu, l’accord entre la BDPV (base de données d’installations photovoltaïques) et Enedis s’est enfin concrétisé. Il permet à tous les petits producteurs inscrits sur la BDPV d’avoir un suivi automatique et gratuit de leur installation photovoltaïque via le compteur intelligent Linky. Les données sont automatiquement envoyées vers les serveurs BDPV pour analyse et ceci gratuitement, sans matériel à installer et sans abonnement supplémentaire à souscrire. Un moyen simple pour visualiser quotidiennement sa production et, le cas échéant, être alerté par SMS ou mail d’une baisse de performance des panneaux photovoltaïques, due à une panne ou à un dysfonctionnement. Il est donc fondamental de suivre régulièrement sa production. Cette nouveauté bénéficiera à la majorité des utilisateurs de la BDPV qui saisissent actuellement leur production de manière manuelle et en général mensuelle et réduira ainsi les risques de perte de production. La protection des données et de la vie privée est garantie et la BDPV s’engage à ce que celles-ci ne soient pas revendues à des tiers.

  • AGRIVOLTAÏSME – Sun’Agri et ITK signent un partenariat 15 avril 2020

    Sun’Agri, pionnier de l’agrivoltaïsme dynamique et ITK, spécialiste montpelliérain en agri-intelligence et éditeur d’outils agronomiques d’aide à la décision annoncent la signature d’un partenariat de coopération industrielle et commerciale. Ce rapprochement entre le photovoltaïsme et l’agriculture de précision a pour objectif d’optimiser conjointement le système de pilotage des panneaux photovoltaïques, en assurant les bénéfices maximum de l’ombrage sur le rendement et la qualité des cultures. L’orientation des panneaux solaires est basée sur des algorithmes développés par Sun’Agri et conçus sur mesure selon les besoins de chaque culture agricole (vignoble, arboriculture et maraîchage). Le tout premier démonstrateur agrivoltaïque dynamique de Sun’Agri a été inauguré en novembre 2018, sur le Domaine de Nidolères (4,5 ha) à Tresserre (66). ITK avait aussi participé à ce lancement en fournissant la brique d’intelligence artificielle. Aujourd’hui, Sun’Agri dispose également de trois dispositifs expérimentaux en opération à La Pugère (13), Piolenc (84) et Lavalette (34).

  • PPA – L’Espagne connait les prix de PPA solaire les plus bas en Europe 15 avril 2020

    C’est ce que révèle une étude publiée au début du mois d’avril par BloombergNEF. L’entreprise d’information financière a réalisé une enquête auprès de 25 acteurs des énergies renouvelables, à laquelle elle a adjoint d’autres données venant de plateformes de PPA (Pexapark et Zeigo). Les conclusions indiquent que c’est en Espagne que les signataires d’un PPA d’entreprise paient le moins cher pour un MWh solaire, à savoir 35,3 €/MWh, alors qu’il sera de 52,3 €/MWh au Royaume-Uni, somme qui constitue la borne supérieure de la fourchette de prix pratiqués en Europe. Pour l’éolien terrestre, l’écart de prix est de 30,5 €/MWh en Suède contre 49,7 €/MWh toujours au Royaume-Uni. Un autre enseignement intéressant de l’étude est, qu’en Europe, les producteurs majorent le prix de 1,5 à 2,5 €/MWh pour un contrat de 15-20 ans par rapport au contrat standard de 10-15 ans. C’est exactement l’inverse aux USA (le plus grand marché de PPA au monde), où les contrats longs bénéficient d’une remise.

  • STOCKAGE – Tesvolt commence à produire dans son usine semi automatisée de Wittemberg 15 avril 2020

    Dans un communiqué de presse daté du 1er Avril, l’allemand Tesvolt a annoncé le démarrage de sa nouvelle usine de batteries. Basée à Wittemberg, l’entreprise est spécialisée dans la production des systèmes de stockage par batterie aussi bien en haute qu’en basse tension. L’usine occupe  une zone de 12 000 m², a une capacité de production de 255 MWh de stockage par an, et sera amenée à l’augmenter afin de pouvoir répondre à une demande croissante. Grâce à un nouveau procédé semi-automatique, elle sera capable de tester chaque batterie en pleine charge et de vérifier d’éventuelles anomalies en termes de température, de voltage ou de résistance mécanique. La crise sanitaire actuelle coïncide pour Tesvolt avec une forte augmentation de la demande, presque trois fois plus élevée par rapport à la même période l’an dernier. Des précautions importantes ont été mises en œuvre afin de protéger les employés sur les chaînes de production et les présentations de l’usine ont été faites au format web.

  • MODULES BIFACIAUX – Deux paramètres clés pour augmenter leur production 3 avril 2020

    A l’heure où la demande pour les modules bifaciaux augmente dans le monde, le site New Energy Update révèle que des tests réalisés en Allemagne par le développeur Enerparc montrent qu’il est possible d’agir sur certains paramètres clés pour augmenter la production. C’est le cas notamment pour l’albédo (fraction de la lumière réfléchie par le sol) : on peut l’intensifier en utilisant des matériaux aisément disponibles, tels que le gravier, pour couvrir le sol sous la centrale. Certains développeurs s’intéressent à l’opportunité d’installer des centrales à modules bifaciaux dans les pays du nord de l’Europe et des États-Unis pour pouvoir bénéficier de l’albédo élevé des paysages enneigés. En prévision de la fin des tarifs d’achat fixes, de telles centrales permettraient de profiter des prix élevés du marché de l’électricité en hiver. La neige possède un albédo de 80 à 95 % comparé à 15 à 25% pour l’herbe et 10 à 20 % pour un sol nu. Des matériaux tels que le sable, le béton ou le gravier pourraient permettre d’augmenter l’albédo d’un sol nu. Il faut évidemment prendre en compte les matériaux disponibles pour les différents sites et également les impacts sur la biodiversité. Le laboratoire américain NREL est en train de constituer une base de données de valeurs d’albédo pour les différents types de sols par région du monde. L’angle d’inclinaison des panneaux est aussi un axe de recherche, qui peut inclure des usages additionnels. Ainsi des panneaux verticaux peuvent produire à des heures proches des courbes de demande pour couvrir les pointes du matin et du soir et en même temps servir de barrières ou de protections phoniques.

  • PV EN INTÉGRATION – SolarPower Europe pousse pour une stratégie européenne sur le PV intégré dans bâtiment 3 avril 2020

    L’association européenne photovoltaïque (SolarPower Europe) vient de publier un rapport préconisant plusieurs actions afin de mettre en évidence les avantages du photovoltaïque intégré au bâtiment (BIPV). Ce texte demande notamment que l’utilisation de ce type d’installations solaires soit pris en compte dans le cadre des actions de rénovation des bâtiments prévues dans le Green Deal européen. Selon l’association, cela participerait activement à la décarbonisation du parc immobilier de l’UE, qui est actuellement responsable d’au moins 36 % des émissions totales de CO2 de l’UE. Cinq priorités sont mises en évidence pour libérer le BIPV dans l’UE: (1) accroître la taille et la profondeur des marchés européens et mondiaux, (2) adopter une approche stratégique des industries renouvelables, (3) créer un marché unique pour le BIPV, (4) soutenir l’innovation dans le solaire photovoltaïque et les industries de la construction, et (5) développer des normes élevées de durabilité pour le BIPV. « Avec cette nouvelle déclaration, nous visons à fournir aux législateurs une boîte à outils prête à l’emploi pour garantir que l’Europe prenne la tête du BIPV. Cette technologie offre à l’Europe l’opportunité de développer un secteur industriel stratégique. Nous travaillerons pour assurer une politique industrielle audacieuse et pour la création d’un marché unique des biens de construction, cela renforcera le secteur de la construction, créant de nouveaux emplois, de l’innovation et des entreprises. » a déclaré Alexandra Sombsthay, présidente du groupe de travail sur le BIPV et vice-présidente des affaires publiques européennes et internationales chez Akuo Energy.

  • CORONAVIRUS – Elisabeth Borne gèle les tarifs d’achat 3 avril 2020

    Le 31 mars le ministère de la Transition écologique et solidaire a publié un nouvel arrêté au Journal officiel annonçant le gel des tarifs d’achat et primes. Cet arrêt concerne les installations photovoltaïques d’une puissance inférieure ou égale à 100 kW dont la demande de raccordement a été effectuée au deuxième trimestre 2020. Les tarifs d’achat seront identiques à ceux du trimestre précédent. Dans cet arrêté, le gouvernement rappelle que cette décision a été prise suite aux différentes mesures adoptées pour limiter la propagation du coronavirus « considérant que le gouvernement a mis en place plusieurs mesures pour limiter la propagation du virus, visant en premier lieu à limiter les rapports interpersonnels et que ces mesures ont des conséquences sur la finalisation de la demande de contrat d’achat mentionnée à l’article 4 de l’arrêté du 9 mai 2017 formulée par les porteurs de projets d’installations de production d’électricité renouvelable, notamment solaire photovoltaïque. » Dans ce contexte de crise, la ministre a également désigné près de 300 projets lauréats éoliens et photovoltaïques (France métropolitaine, Corse et Outre-mer) pour un volume de plus de 1 700 MW contribuant ainsi à poursuivre les objectifs de la programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE).

MARS 2020

L’ESSENTIEL DU PHOTOVOLTAÏQUE DU MOIS DE MARS

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  • CELLULES ORGANIQUES – Le CEA et le japonais Toyobo obtiennent le meilleur rendement au monde 27 mars 2020

    Le Commissariat à l’énergie atomique et aux énergies alternatives (CEA) a publié un communiqué de presse le 24 mars pour annoncer le résultat de 6 mois de recherche conjointe avec le spécialiste de la chimie Toyobo. Ils ont travaillé sur la fabrication de nouvelles cellules PVO (photovoltaïque organique) sur substrat de verre. Le PVO est très fin et flexible et permet d’équiper des tissus, murs, ou certaines surfaces sur lesquelles les cellules solaires courantes ne peuvent être installées. Grâce à une technique innovante de revêtement en optimisant les solvants utilisés pour dissoudre le matériau organique, ils ont pu obtenir sous un éclairage de 220 lux (équivalent à une chambre noire) un rendement d’environ 25%. Toyobo voit dans ce matériau une alternative à la production d’énergie pour l’internet des objets, à l’image des capteurs de température-humidité, de mouvement ou autres capteurs sans fil, car son rendement est supérieur de 60% à celui des cellules solaires en silicium amorphe, couramment utilisées pour les calculatrices portables par exemple. Un bon rendement joue directement sur la place occupée par les cellules, indispensable pour les équipements embarqués, ou sans fils. Pour ce même éclairage les chercheurs ont également testé le matériau sur un film PET de 18 cm² et ont obtenu une production de 130 microwatts. L’entreprise japonaise espère industrialiser ce procédé de fabrication de source d’énergie sans fil pour les capteurs de température-humidité d’ici 2023.

  • HYDROGÈNE SOLAIRE – Des sports d’hiver verts avec le projet « HySnow » 27 mars 2020

    Financé par l’Association autrichienne de recherche (FFG) et le Fonds pour le climat et l’énergie (Klima und Energiefonds), le projet « HySnow » porte sur la décarbonisation des sports d’hiver. L’idée est de produire de l’hydrogène carburant qui sera utilisé par un parc de motoneiges. Dans ce but, une chaîne complète allant de l’installation photovoltaïque aux prototypes de véhicules en passant par les installations de production d’hydrogène et de ravitaillement a été développée, construite et testée dans des conditions réelles d’exploitation sur le domaine skiable de Hinterstoder-Wurzeralm. Des temps de ravitaillement courts et une autonomie relativement élevée garantissent une grande disponibilité des véhicules pour le personnel de secours ou des missions de maintenance en montagne. L’hydrogène carburant est généré par une installation photovoltaïque de 34,5 kWc. Partenaire du projet pour la partie photovoltaïque, l’entreprise autrichienne Fronius fournit équipements et compétences pour la production d’hydrogène à partir de l’énergie solaire.

  • CENTRALE FLOTTANTE – Un projet de centrale photovoltaïque flottante dans la Drôme 27 mars 2020

    Après Piolenc, la plus grande centrale photovoltaïque flottante située dans le Vaucluse, la filière solaire française voit encore plus grand. La Compagnie nationale du Rhône (CNR) vient d’annoncer que le dossier de son projet de centrale flottante sur la commune de Châteauneuf-du-Rhône (Drôme) est en cours d’instruction. Implantée sur deux plans d’eau d’une ancienne gravière exploitée par Lafarge cette centrale géante sera dotée de 97 000 panneaux flottants déployés sur 30 hectares avec une capacité qui pourrait dépasser 30 MW. En juin dernier, la CNR inaugurait sa première centrale photovoltaïque flottante sur le lac de la Madone, (Rhône). Ce projet démonstrateur d’une capacité de 230 kW, qui a fait ses preuves, conforte la CNR dans la réalisation de son nouveau projet. La construction de la centrale de Châteauneuf-du-Rhône est prévue courant 2021.

  • ÉTATS-UNIS – 2019, une année record 23 mars 2020

    Le 17 mars dernier la Solar Energy Industries Association et Wood Mackenzie ont publié un rapport annuel sur le marché du photovoltaïque aux États-Unis. D’après leur étude, près de 40% des nouvelles capacités de production électrique installées sur le territoire étaient des modules photovoltaïques, un niveau jamais atteint jusqu’à présent. Avec une croissance de 23% en 2019, c’est la Californie qui est en tête des États, où le public est de plus en plus concerné par les dangers liés au réchauffement climatique comme les incendies de l’été dernier ayant paralysé le réseau électrique pendant plusieurs jours. Le secteur des services publics montre l’exemple au reste de l’économie grâce à ses investissements dans le solaire, malgré une hausse des prix des panneaux importés. Selon l’étude, les objectifs de réduction d’émissions de CO2 pris par une vingtaine d’États pourraient mener, s’ils sont respectés, à une réduction de 28% des émissions au niveau fédéral. Ainsi la Pennsylvanie et le Colorado pourraient être les prochains États américains en tête de file de la transition vers l’énergie solaire photovoltaïque. Parallèlement, la valeur du stockage d’électricité commence à être reconnue par les décideurs économiques, ce qui favorisera l’augmentation de la part des énergies variables dans le mix électrique et les objectifs de développement du solaire et de l’éolien.

  • AUTOCONSOMMATION – Une centrale photovoltaïque en autoconsommation à Saint-Herblain 23 mars 2020

    Legendre Énergie va construire une centrale photovoltaïque en autoconsommation sur le site de la zone commerciale Atlantis-le-Centre, à Saint-Herblain, à l’ouest de Nantes. Installée sur le parking à étages de l’hypermarché Leclerc, la centrale sera équipée de 5 000 modules photovoltaïques répartis sur 9 000 m² de surface pour une puissance de 1,7 MW. Elle produira 1 756 MWh par an, soit l’équivalent de la consommation électrique de 660 foyers (hors chauffage) et 94 % de l’énergie produite sera consommée par l’hypermarché. Selon Leclerc, « la centrale permettra de couvrir à terme 25 % des besoins énergétiques de l’enseigne et s’intègre totalement dans le vaste programme entrepris par la direction pour réduire ses consommations d’énergies (objectif de -30 % d’ici 2025). » Les travaux commenceront au mois d’avril et la mise en service prévue avant la fin de l’été.

  • MAGHREB – Une troisième usine de production photovoltaïque en Algérie 23 mars 2020

    La société algérienne de télécommunications et d’énergie renouvelable Milltech vient d’achever la construction de sa première usine de panneaux photovoltaïques. D’une capacité annuelle de 100 MW, le site est localisé dans la zone industrielle de Boukerana à Chelghoum El Aid au nord-est du pays. La production sera principalement destinée au marché intérieur, mais Milltech n’exclut pas des exportations. « La chaîne de production est prévue pour inclure la technologie bi-verre, la verre-feuille de fond et les produits polycristallins ainsi que mono PERC » a précisé Mohamed Hamoud, chef de l’exploitation du site, en ajoutant que la technologie et l’équipement de l’entreprise seront « 100 % européens ». L’unité de Milltech, dont le coût a été de 6 millions d’euros, est quasiment opérationnelle. La ligne de production est installée et l’équipe de 32 salariés n’attend plus que l’arrivage du premier lot de matières premières prévu à la mi-avril. Seules les conséquences du Covid-19 sur la chaîne d’approvisionnement mondiale de l’industrie solaire pourraient reporter la date de mise en service. Cette nouvelle usine de fabrication de panneaux solaires sera la troisième. Condor exploite un site de 130 MW à Bordj Bou Arreridj et Aurés Solaire possède une installation de 30 MW dans la zone industrielle d’Ain Yagout près de Batna, dans l’est de l’Algérie.

  • EUROPE – La Commission européenne présente son Green Deal 6 mars 2020

    Mercredi 4 mars, la Commission européenne présidée par Ursula Von der Leyen a présenté les contours du cadre législatif et contraignant de son Pacte Vert (Green deal). Ce texte doit permettre aux régions les plus dépendantes au pétrole et au charbon d’amorcer leur conversion vers des énergies propres. Si dans ce pacte, le solaire se positionne au premier plan, Christian Westermeier, président de l’association SolarPower Europe a réitéré son appel à une stratégie industrielle pour le photovoltaïque dans une tribune publiée le 27 février dernier. Selon lui, « Une stratégie industrielle permettra au secteur solaire de réaliser son potentiel, créant plus de 500 000 emplois solaires d’ici 2030, de soutenir le déploiement de technologies solaires de pointe s’appuyant sur la R&D pionnière de l’Europe et en veillant davantage à ce que les technologies européennes soient présentes dans tous les principaux marchés émergents du monde. » Des propos qui viennent corroborer ceux d’Ursula von der Leyen, qui a promis que la politique industrielle devait aller de pair avec le Green Deal européen.

  • STATISTIQUES – 966 MW de puissance PV raccordée en 2019 6 mars 2020

    Comme chaque trimestre, le ministère de la Transition écologique et solidaire a publié les données de son tableau de bord sur l’énergie photovoltaïque en France. Les chiffres publiés portent sur le 4e trimestre de 2019 et ils permettent d’avoir une idée précise et officielle de la puissance raccordée l’an passé. Il en ressort que 966 MW supplémentaires ont été installés en 2019 ce qui a porté le parc total à 9 904 MW. La production électrique d’origine solaire photovoltaïque a été de 11,6 TWh, soit une part de 2,5 % de la consommation électrique nationale. Si la progression observée a été supérieure à celle de 2018 (876 MW), elle n’en reste pas moins insuffisante pour que la filière reste dans la feuille de route que lui a assigné la PPE. En effet pour atteindre les 20,6 GW ambitionnés pour 2023, le secteur devrait engranger au minimum 1 500 MW chaque année de puissance supplémentaire. Si on se penche sur le détail des installations, on observe que les grandes centrales continuent d’être le moteur de la filière puisque près de 55 % de la nouvelle puissance raccordée a été le fait de sites de plus de 250 kW. A l’autre bout du spectre de la typologie des réalisations, les opérations de moins de 9 kW ont représenté 85 % du nombre d’unités raccordées pour environ 10 % de la nouvelle puissance.

  • ENTREPRISE – Acquisition de RÉGIESOLAIRE par le groupe Enerlis 6 mars 2020

    Mardi 3 mars, Enerlis, société de services en efficacité énergétique et environnementale (SS3E) a annoncé dans un communiqué l’acquisition de l’entreprise RÉGIESOLAIRE, installateur et opérateur de maintenance de centrales solaires photovoltaïques. Avec ce rachat, Enerlis souhaite se positionner sur le marché en plein essor du photovoltaïque en intervenant sur toute la chaîne de valeur des projets, du conseil, à la maintenance en passant par l’installation. Jusqu’ici, Enerlis était essentiellement spécialisée dans le conseil en efficacité énergétique et environnementale avec un chiffre d’affaires de 47 millions d’euros en 2019. L’acquisition de RÉGIESOLAIRE permettra à Enerlis de se renforcer sur les solutions de production d’énergie renouvelable pour diminuer l’impact environnemental de ses clients.

FéVRIER 2020

L’ESSENTIEL DU PHOTOVOLTAÏQUE DU MOIS DE FéVRIER

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  • TARIF D’ACHAT – Relèvement du seuil des projets en guichet ouvert 28 février 2020

    Dimanche 23 février, lors de son passage au salon de l’Agriculture, Elisabeth Borne, ministre de la Transition écologique et solidaire a annoncé le relèvement de 100 à 300 kW du seuil de puissance des projets photovoltaïques pouvant prétendre au tarif d’achat en guichet ouvert, c’est à dire sans passer par un appel d’offres de la CRE. Bien que les acteurs de la filière auraient souhaité un relèvement plus important (jusqu’à 500 kW), ils saluent tout de même cette annonce qui faisait partie des propositions du syndicat Enerplan. Cette mesure vise à simplifier l’action des porteurs de petits projets qui se heurtaient à la complexité et l’incertitude du dispositif d’appel d’offres. Cette tranche de puissance correspond notamment à une bonne part des toitures solaires réalisées dans le secteur agricole. Pour que cette mesure soit pleinement efficace, il faut que les conditions de son application, qui reposent sur des arbitrages à venir, soient suffisamment incitatives (niveau tarifaire, non plafonnement de la production, mécanisme de dégressivité). Sur la question du tarif, les professionnels espèrent un niveau au dessus de 95 €/MWh et si possible fixé à 100 €/MWh, c’est à dire une position légèrement supérieure aux 96,5 €/MWh qui était le prix moyen issu du dernier appel d’offres pour des opérations.

  • ENVIRONNEMENT – L’Ademe consulte la filière sur son impact environnemental 28 février 2020

    L’Ademe a confié à son prestataire In Extenso Innovation Croissance le soin de mener à bien une consultation auprès de la filière photovoltaïque. Cette étude vise à faire l’état des lieux du secteur en analysant les pratiques actuelles des industriels, les stratégies planifiées ou les projets à venir afin d’en évaluer les impacts environnementaux. Ce travail permettra également d’évaluer la sensibilité des différentes parties prenantes à l’empreinte écologique du secteur. La consultation porte sur l’ensemble des technologies présentes sur le marché (silicium cristallin, OPV, pérovskites, etc.) en y intégrant aussi bien l’amont que l’aval de la chaîne de production. Ainsi l’Ademe souhaite accompagner les acteurs de la filière « vers une prise en compte accrue des enjeux environnementaux et une réduction progressive des impacts ». Une fois les résultats analysés, des interviews et ateliers de travail sont prévus afin d’approfondir les sujets identifiés comme les plus pertinents avec les acteurs volontaires.

  • PV SUR BÂTIMENT – La CRE s’interroge sur les modalités des prochains AO 28 février 2020

    La Commission de régulation de l’énergie (CRE) a publié sa délibération portant sur la neuvième période des appels d’offres de « centrales sur bâtiments, serres et hangars agricoles et ombrières de parking de puissance comprise entre 100 kW et 8 MW ». La 9e période s’est clôturée le 4 novembre dernier et portait sur deux familles de projets : de 100-500 kW mais également entre 500 kW et 8 MW. Dans les deux cas, les puissances retenues n’ont rempli que la moitié de l’objectif fixé. Au niveau des prix moyens, celui de la première tranche s’est établi à 96,51 €/MWh, contre 86,17 €/MWh pour la seconde. Dans cette situation, la CRE propose de fixer la puissance cible pour chaque famille à 80 MW (au lieu de 150 MW) pour les prochaines périodes afin de garantir une concurrence satisfaisante, ou bien de la fixer à 100 MW et de décaler de 2 mois l’échéance de la prochaine période pour permettre la reconstitution des stocks de projets. L’instance met par ailleurs en garde sur l’augmentation de 17 % (par rapport à la 5e période, la moins chère) du prix moyen demandé qui est intervenue sans justification particulière d’augmentation de coût d’investissement de la part des producteurs. La CRE craint la recherche d’une augmentation de la rentabilité des opérations, exacerbée par un contexte de défaut de concurrence. La clause de compétitivité qui permet d’éliminer 20 % des offres en cas de défaut de concurrence n’a permis de diminuer le prix moyen que d’1,20 €/MWh. Aussi, la CRE recommande-t-elle d’abaisser le prix plafond pour la 10e période. Elle propose également de créer un groupe de travail pour analyser les raisons de cette souscription insuffisante.

  • MODULES – Les ventes 2019 dominées par JinkoSolar 20 février 2020

    GlobalData a publié le 10 février son classement mondial 2019 des ventes de panneaux solaires photovoltaïques. Spécialisé dans la fourniture de données industrielles et l’aide à la décision, GlobalData suit depuis plusieurs années différentes activités renouvelables dont notamment celui de la production de panneaux photovoltaïques. Largement dominé par les industriels chinois, le secteur a comme leader le constructeur JinkoSolar qui occupe cette place pour la quatrième année consécutive. L’entreprise a vendu pour un total de 14,2 GW d’équipement en 2019 (plus de quinze fois le marché hexagonal) et a enregistré une croissance de 25 %. En deuxième position on trouve JA Solar, également basé à Shanghai, avec 10,3 GW, un chiffre en hausse de 17 % notamment grâce à ses marchés au Moyen Orient. L’an passé, le top 10 du classement a vendu à lui seul 80,3 GW de panneaux, soit un résultat en croissance de 27 % par rapport à 2018 où les ventes s’élevaient à 63 GW. Les tendances actuelles tendent à montrer que ce top 10 devrait dominer 75 % des ventes en 2020. D’après Ankit Mathur, chercheur en chef au département énergie de GlobalData, le coût de production des équipements a significativement baissé grâce à l’efficacité des technologies ainsi qu’à une meilleure gestion d’actifs et de pratiques commerciales. Globalement, si la Chine, l’Inde, les États-Unis et l’Europe restent les principaux marchés pour les fournisseurs chinois, de nouveaux marchés émergent en Asie du sud est, en Amérique du sud et au Moyen Orient. (Hugo Haas)

  • OCCITANIE – Centrale de « ZABO » inaugurée par Total Quadran 20 février 2020

    Quadran, constructeur et exploitant de centrales électriques renouvelables intégré au groupe Total depuis 2018, a inauguré le 31 janvier, une centrale photovoltaïque de 3 MW localisées sur un bassin de rétention d’eau près de Béziers. Étendus sur une surface de 6 hectares, les panneaux sont posés sur le fond du bassin et montés sur trackers. Cette technologie permet de suivre la course du soleil afin d’optimiser la production, mais également de garder les panneaux au sec en cas de montée des eaux en les maintenant à l’horizontal. Total Quandran explique dans un communiqué qu’une attention toute particulière a été appliquée à l’écologie du milieu aquatique en appliquant le principe « Eviter, Réduire, Compenser », notamment en protégeant les amphibiens locaux durant les travaux. La centrale de « ZABO » est le résultat d’un appel à projets de requalification de zone délaissée remporté en 2011. Le site devrait produire 4,8 GWh/an, soit environ 4 % de la consommation de la ville de Béziers. (Hugo Haas)

  • ENTREPRISE – Le siège du groupe Rossignol passe à l’autoconsommation 20 février 2020

    ValEnergies a annoncé la mise en service, fin janvier, de sa solution « clé en main d’autoconsommation solaire EllyBox » sur le site du siège social international du groupe Rossignol, entreprise spécialisée dans les équipements de sports d’hiver et de montagne. Dans le cadre de ce chantier situé près de Grenoble, à Saint-Jean-de-Moirans, ValEnergies a installé près de 1 000 m2 de panneaux solaires et 1 armoire qui pilote le flux d’électricité généré. Cette opération s’inscrit ainsi dans la lignée du programme Respect, mis en place par Rossignol, « une manière d’aller au-delà de la simple prise de conscience. C’est à nous d’agir de façon concrète », explique Bruno Cercley, président du groupe Rossignol dans un récent communiqué. De son côté, ValEnergies explique accompagner les entreprises souhaitant aller vers le solaire en adoptant une solution d’autoconsommation, comme Lu (44), Michelin (69) ou encore Préfal (06).

  • TRANSPORTS – Un premier car équipé de panneaux solaires pour Flixbus 13 février 2020

    FlixBus a annoncé le 7 février avoir équipé un premier car double étage de panneaux solaires sur une de ses lignes internationales circulant entre Dortmund et Londres et passant par les Pays-Bas, la Belgique et la France. « L’énergie solaire générée réduit la consommation de carburant et est utilisée pour l’ensemble de l’électronique à bord du car », explique l’entreprise allemande spécialisée dans la gestion de flottes d’autocars longue distance, y compris la consommation des voyageurs (ports USB, Wifi, prises de courant). Flixbus travaille avec Trailar,un partenaire anglais qui a développé la technologie qui équipe ce premier bus et qui consiste en 5 panneaux solaires de 340 W, soit une puissance cumulée de 1 700 W. « Il s’agit d’un projet pilote, nous sommes donc en train de collecter les données nécessaires pour pouvoir éventuellement déployer cette technologie sur d’autres véhicules. Nous voulons nous assurer de son efficacité en matière de CO2 économisés notamment avant de considérer un déploiement à d’autres cars », précise le service communication de l’entreprise qui vise la neutralité carbone en 2030. (En avril 2018, FlixBus lançait sa première ligne de car longue-distance 100 % électrique entre Paris et Amiens).

  • ALLEMAGNE – Du charbon au solaire flottant 13 février 2020

    Le 5 février dernier Fraunhofer ISE a révélé dans un communiqué de presse les résultats d’une étude réalisée pour le compte de BayWa r.e. sur le potentiel du photovoltaïque flottant sur les lacs d’anciennes mines à charbon. Il existe environ 500 lacs issus de la submersion d’anciennes mines à ciel ouvert en Allemagne, essentiellement localisés dans les régions de l’est. Outre l’absence d’emprise sur les terrains, ces emplacements bénéficient de la présence du réseau électrique. Des 56 GW de potentiel théorique identifié, les chercheurs ont déduit des surfaces réservées à d’autres usages (activités de loisirs et tourisme, protection de la nature). Le potentiel économiquement réalisable est évalué à 2,74 GW. Le solaire flottant offre un plus grand rendement énergétique, grâce à l’effet de refroidissement exercé par l’eau sur laquelle il est posé. Les coûts de production sont cependant 10 à 15 % plus élevés que ceux des centrales au sol. Fraunhofer ISE recommande de créer des appels d’offres dédiés dans lesquels ils pourraient trouver leur place.

  • ARMÉE – Photosol équipera la base aérienne de Creil 13 février 2020

    Geneviève Darrieussecq, secrétaire d’État auprès de la ministre des Armées, a annoncé mardi 11 février 2020 que Photosol avait remporté l’appel à manifestation d’intérêt lancé en juillet dernier pour la mise en place de projets de production d’électricité photovoltaïque sur la base aérienne de Creil. 547 000 panneaux seront installés sur l’ancienne piste d’atterrissage et ses environs sur une surface de 180 hectares. La mise en service est prévue pour fin 2022. La centrale devrait produire 241 GWh annuels. Ce projet devrait être suivi de nombreux autres puisque l’Armée va mettre à disposition (contre redevance) au total plus de 2 000 hectares de terrains du ministère d’ici à fin 2022 dans le cadre du plan « Place au soleil ».

  • MARCHÉ – Le coronavirus perturbe déjà l’approvisionnement 6 février 2020

    « On voit déjà les premiers signes de problèmes de livraison, suite à ce qu’il se passe en Chine avec le coronavirus », a expliqué, le 6 février, Xavier Daval, président du SER-Soler (la branche solaire du Syndicat des énergies renouvelables) lors d’une conférence de presse en marge du Colloque du Syndicat des énergies renouvelables (SER). À la question « à partir de quel moment doit-on être inquiet pour l’approvisionnement ? », celui qui est également l’un des vice-président du syndicat a répondu : « à partir du moment où moi, président de la filière, je commence à recevoir des mails qui m’informent de blocages et qui me demandent que faire, c’est sûr qu’il y a un vrai phénomène. Durera-t-il une semaine, un mois ou un an ? Je ne peux pas répondre. » C’est en tout cas l’occasion de rappeler que « l’énergie est aussi un problème de souveraineté. » Et que « cela ne peut que renforcer le besoin que nous avons de reprendre la main sur l’outil industriel. Dans un monde qui se mondialise, il est plus que risqué de dépendre d’un seul pays, la Chine en l’occurrence pour la filière solaire. Nous avons l’obligation de produire localement. » Et le président de KiloWattsol de conclure, « cela ne fait que renforcer le message que nous poussons au SER. Nous devons tout faire pour appeler à un soubresaut industriel pour le solaire en Europe. »

  • FRANCE – Le solaire au Colloque du SER 6 février 2020

    La ministre de la Transition écologique et solidaire, Elisabeth Borne, a profité de sa présence en ouverture du 21e colloque du Syndicat des énergies renouvelables (SER) pour annoncer la désignation des 306 lauréats de la neuvième période de l’appel d’offres “installations solaires photovoltaïques sur bâtiment” pour un volume de 146,8 MW. Les projets lauréats valoriseront l’électricité produite à un prix moyen de 96,49 €/MWh pour la famille 100kW/500kW (-1 % par rapport à la période précédente) et 86,17 €/MWh pour la famille 500kW/8MW (-0,4 %). Le photovoltaïque a fait également parler de lui par la suite. Notamment avec Fatih Birol, directeur exécutif de l’Agence internationale de l’énergie (AIE) qui a expliqué que « le photovoltaïque tend à s’imposer comme la source la plus compétitive d’électricité à travers le monde. » Retour en France, avec le président de la Commission de régulation de l’énergie (CRE), Jean-François Carenco, qui s’est prononcé en faveur de l’autoconsommation, expliquant qu’il fallait « favoriser l’autoconsommation dès lors qu’elle réduit l’empreinte écologique sans isoler du reste de la communauté énergétique. » Sur le même sujet, Jean-François Brottes, président du directoire de RTE confirmait la projection de 4 millions de foyers en autoconsommation d’ici 10 ans.

  • FINANCE – Les EnR prêtes à (enfin) capter les investissements ? 6 février 2020

    C’est en tout ce qu’a laissé entendre Jean-François Cirelli, PDG de la société de gestion d’actifs Blackrock France Belgique Luxembourg et invité à prendre la parole lors du Colloque du Syndicat des énergies renouvelables (SER), le 6 février. « Nous sommes à la veille d’une immense réallocation des financements », a-t-il expliqué. Expliquant que 20 000 milliards d’euros d’investissements allaient « changer de génération », notamment au bénéfice des renouvelables. « Les renouvelables est une classe d’actifs dynamique, moins cyclique et qui permet une diversification », a vanté l’ancien dirigeant d’Engie. Son nouvel employeur investit aujourd’hui 6 milliards d’euros par an dans les projets de production d’énergie renouvelable dans les pays de l’OCDE (en equity, par la dette et des fonds de fonds), contre 1 milliard d’euros seulement il y a encore quelques années. « Nous devons convaincre les investisseurs que les renouvelables sont une classe d’actifs dans laquelle ils peuvent investir », a-t-il conclu, ajoutant que certains d’entre eux ne trouvaient pas de projets dans lesquelles investir. Pour la France, c’est d’ailleurs 1 milliard d’euros qui sont destinés à des projets renouvelables, Jean-François Cirelli a d’ailleurs appeler les porteurs de projets à se manifester. Et d’ajouter, « la crainte de la finance est que les gouvernements se défaussent sur nous. Les gouvernements d’abord ! »

JANVIER 2020

L’ESSENTIEL DU PHOTOVOLTAÏQUE DU MOIS DE JANVIER

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  • ENTREPRISE – Solewa met la main sur l’activité photovoltaïque de Terrena 30 janvier 2020

    Solewa, entreprise spécialiste de l’installation et de la maintenance de centrales solaires, a annoncé l’acquisition, en début d’année, de l’activité photovoltaïque du groupe Terrena exercée par ses filiales Terrena Innovation et Inovia. Solewa dispose de 4 agences sur le grand Ouest : en Sarthe, Bretagne, Vendée et Deux-Sèvres. Cette acquisition doit lui permettre de « densifier sa présence sur le territoire », explique Solewa dans un communiqué qui précise que l’opération « assoit sa position de leader dans le Grand Ouest. » En 2019, Solewa a réalisé un chiffre d’affaires de 18 millions d’euros et vise 24 M€ en 2020. L’équipe est aujourd’hui composé de 65 collaborateurs et « atteint aujourd’hui un rythme de pose de 11 000 m² de panneaux photovoltaïques par mois. »

  • FRANCE – Total cède 150 M€ d’actifs à la Banque des Territoires 30 janvier 2020

    La Banque des Territoires, du groupe Caisse des dépôts, a pris une participation de 50 % dans un portefeuille d’actifs solaires et éoliens de Total Quadran, filiale du groupe Total dans la production d’électricité renouvelable, a annoncé le 28 janvier l’énergéticien français. Ce portefeuille est composé de 11 parcs éoliens et 35 centrales solaires photovoltaïques, d’une capacité cumulée de 96 MW et 47 MW respectivement et a été valorisé dans le cadre de cette transaction à environ 300 M€ pour l’ensemble. Cette opération « permettra à Total Quadran de poursuivre le développement de nouveaux projets d’énergie renouvelable en France métropolitaine et dans les DOM TOM avec un partenaire implanté localement et engagé dans l’aménagement du territoire », explique Total dans un communiqué.

  • INDE – Engie se sépare d’actifs pour 400 M€ 30 janvier 2020

    Engie a annoncé la signature d’un accord avec Edelweiss Infrastructure Yield Plus Fund (EIYP), filiale du groupe indien de services financiers Edelweiss, pour la cession d’une participation de 74 % dans douze actifs solaires totalisant 13 MW de capacités installées. Cette vente sera fera au profit d’EIYP et de Sekura Energy Limited, une société du portefeuille d’EIYP. La finalisation de cette transaction devrait intervenir « au cours du premier semestre 2020 et permettra à Engie de réduire sa dette nette de plus de 400 millions d’euros », explique le groupe dans un communiqué du 22 janvier. Cette transaction permet « de libérer des capitaux afin de poursuivre nos investissements dans le marché solaire indien très dynamique », ajoute le directeur des opérations, Paulo Almirante.

  • QATAR – Un projet de centrale de 800 MW pour Total 23 janvier 2020

    Le Qatar a signé le 19 janvier un accord de 470 millions de dollars pour la construction de sa première centrale solaire par une coentreprise incluant Total. « Le projet a été attribué au consortium composé de Total (49 %) et de Marubeni (51 %), à l’issue du premier appel d’offres solaire du pays », explique l’énergéticien français dans un communiqué. La centrale Al-Kharsaah aura une capacité de 800 MW grâce à 2 millions de modules solaires à double face montés sur des trackers. Elle sera construite à 80 km à l’ouest de la capitale Doha et devrait être achevée en 2022, année de la Coupe du monde de football qui se déroulera dans le petit émirat de la péninsule arabique. « Al Kharsaah, le plus grand projet solaire de Total, contribuera à notre ambition de déployer 25 GW d’énergies renouvelables d’ici à 2025 », explique le PDG de Total, Patrick Pouyanné.

  • ENERPLAN – Daniel Bour réélu et bureau renouvelé 23 janvier 2020

    Daniel Bour a été réélu président d’Enerplan le 16 janvier par le conseil d’administration du syndicat professionnel. Il s’agit de son septième mandat. 4 vice-présidents ont également été élus. Il s’agit de Laetitia Brottier (fondatrice de DualSun), en charge de la branche PV et bâtiment, Olivier Godin (PDG de SolisArt), pour la branche chaleur solaire, André Joffre (PDG de Tecsol), en charge de l’Innovation et Pierre-Emmanuel Martin (fondateur de Terre et Lac) en charge de la branche PV énergie et qui fait son entrée au bureau. Pascal Richard (SMA France) et François Leny (SunPower Energy Solutions) ont été élus trésorier et trésorier adjoint. Tandis que Nicolas Rochon (RGreen Invest) et Michèle Lamothe (Monday Services) complètent le bureau en tant que secrétaire et secrétaire adjointe.

  • TUNISIE – 5 centrales attribués pour un total de 500 MW de capacités 23 janvier 2020

    La Tunisie a attribué à plusieurs consortiums et groupes internationaux la construction et la gestion sur 20 ans de cinq centrales photovoltaïques, qui disposeront au total d’environ 500 MW de capacités, ont indiqué le 17 janvier le gouvernement et ces entreprises. « Leur mise en service est attendue entre 2021 et 2023 », a expliqué à l’AFP Belhassen Cheboub, responsable électricité et énergie renouvelables au ministère tunisien de l’Industrie. Le norvégien Scatec Solar a été choisie pour construire et exploiter trois centrales (à Sidi Bouzid, Tozeur et Tataouine) produisant au total 300 MW. Le groupe chinois TBEA s’est vu attribuer la construction et l’exploitation de la centrale Kairouan (100 MW), en consortium avec le groupe Amea basé à Dubaï. Enfin, un consortium associant Engie et le groupe Nareva, appartenant au roi marocain Mohammed VI, a été sélectionné pour une centrale de 100 MW basée à Gafsa, dans le bassin minier au centre du pays. Un nouvel appel d’offres pour des centrales photovoltaïques est prévu en 2020.

  • AGRIVOLTAÏSME – Un premier projet pour la CNR 16 janvier 2020

    La Compagnie nationale du Rhône (CNR) a annoncé le 13 janvier le lancement de son premier projet agrivoltaïque, au sein de l’EPLEFPA de Lyon-Dardilly-Ecully, établissement de formation agricole spécialisé en horticulture de la région Auvergne-Rhône-Alpes. « Ce projet concerne deux sites agrivoltaïques en plein champ et en pépinière, soit un total de 6 000 m² associant des cultures agronomiques et un système de panneaux solaires photovoltaïques mobiles. Il sera réalisé sur 2020, avec un suivi expérimental sur 3 années », précise la CNR dans un communiqué. Le coût global du projet s’élève à un million d’euros et la région y participera à hauteur de 400 000 euros. « L’expérimentation vise à démontrer que la gestion d’un microclimat, généré par les panneaux solaires mobiles déployés au-dessus des zones de cultures, permet de les protéger, d’en augmenter la productivité, de diminuer la consommation d’eau tout en répondant aux besoins essentiels de la plante », précise l’énergéticien.

  • ENTREPRISE – Asca sous les ors de la République 16 janvier 2020

    Le film photovoltaïque organique ASCA s’expose à l’Elysée les 18 et 19 janvier 2020 dans le cadre de l’exposition du Fabriqué en France, un évènement ouvert au grand public, qui met à l’honneur un savoir-faire par département français. Né du savoir-faire historique de l’ETI nantaise Armor en matière d’enduction de couches minces sur films minces, le film photovoltaïque, produit en Loire-Atlantique, a été sélectionné parmi 1 750 dossiers.

  • START-UP – Viva Las Vegas pour Sunleavs 16 janvier 2020

    La start-up Indewatt a remporté le prestigieux « CES Climate Change Innovator Award 2020 » au CES de Las Vegas pour SUNLEAVS, une solution permettant de faciliter l’émergence de communautés énergétiques grâce à un capteur associé à un réseau social. Cette plateforme permet aux habitants d’un quartier (propriétaires ou locataires d’une maison ou d’un appartement dans un rayon de 1 km) d’investir ensemble dans une installation photovoltaïque puis de se répartir l’énergie produite, au plus près des besoins de chacun. L’utilisateur de cette solution est, par ailleurs, accompagné de A à Z sur : l’assistance à la maîtrise d’ouvrage pour l’installation des panneaux solaires, la gestion via la plateforme web de visualisation et de mutualisation des moyens, la maintenance grâce au capteur/boîtier connecté qui détecte notamment les pannes, en plus de conseils personnalisés sur la consommation d’énergie domestique de chaque membre. Lors de cette édition 2020, seulement six start-up ont été récompensées par ce prix.

  • AUTOCONSOMMATION – Résultat encourageant pour la 6e période de l’appel d’offres 9 janvier 2020

    Elisabeth Borne a annoncé le 24 décembre la désignation de 69 lauréats de la sixième période de l’appel d’offres « autoconsommation » pour un volume de puissance de 25 MW, soit le volume cible de cette période. « 64 % de ces projets sont situés sur des toitures, 25 % sur des ombrières de parking et le reste des projets prévoit à la fois une implantation sur bâtiment et ombrière », détaille le gouvernement dans un communiqué. La prochaine période de l’appel d’offres aura lieu en janvier 2020 « pour 25 MW », précise le gouvernement dans ce même document, alors que le dernier cahier des charges annonçait 30 MW. Pour rappel, les cinq premières périodes avaient un volume cible de 50 MW, volume qui n’avait été atteint que lors de la première période. « La ministre a annoncé le lancement des travaux visant à simplifier la formule de rémunération de l’appel d’offres pour accélérer le développement de ce secteur, en concertation avec l’ensemble des acteurs », est-il ajouté. « Après la suspension de l’appel d’offres avant l’été puis sa reprise avec des volumes réduits, cette tranche 6 semble donc être un signal positif pour le marché de l’autoconsommation qui cherche encore son rythme de croisière », analyse le cabinet Finergreen dans un document dévoilé le 8 janvier.

  • CHINE – Mise en service d’un parc flottant de 260 MW 9 janvier 2020

    Le parc solaire photovoltaïque flottant chinois de Dangtu a été mis en service le 22 décembre dernier a annoncé son développeur, la filiale de CGN dédiée aux énergies nouvelles, CGN New Energy. D’une puissance de 260 MW, l’installation est située dans la province d’Anhui et couvre une surface de 400 hectares sur le lac de Shuangtan. « Il s’agit du seul parc de ce genre à être mis en service dans la province d’Anhui cette année, mais aussi le projet solaire photovoltaïque sans subvention le plus important dans l’est de la Chine », assure le groupe dans un communiqué du 23 décembre. L’installation fournit de l’électricité au prix de 49,64 €/MWh.

  • INDE – Technique Solaire met en service une centrale de 27 MW 9 janvier 2020

    Technique solaire a annoncé la mise en service de leur deuxième centrale solaire photovoltaïque en Inde d’une puissance de 27 MW et située, sur 40 hectares, dans l’État du Maharashtra. « Il s’agit de la centrale photovoltaïque la plus puissante développée par le groupe Technique solaire à ce jour », explique l’entreprise basée à Poitiers dans un communiqué du 8 janvier. Elle est composée de 81 840 modules de 330 W et produit l’équivalent de la consommation électrique locale de 65 000 habitants. « Avec cette installation, nous offrons le tarif de l’électricité solaire le plus bas dans l’état indien du Maharashtra », poursuit Technique solaire. La première centrale solaire au sol construite par Technique Solaire en Inde, d’une puissance de 5,5 MW, avait été mise en service en mars 2017 dans l’État d’Uttarakhand.

DéCEMBRE 2019

L’ESSENTIEL DU PHOTOVOLTAÏQUE DU MOIS DE DéCEMBRE

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  • NOUVELLES TECHNOLOGIES – Vers une industrialisation des cellules à hétérojonction 13 décembre 2019

    Un pas important vers l’industrialisation de cellules solaires à hétérojonction vient d’être franchi. Le Liten, (Laboratoire d’Innovation pour les Technologies des Énergies Nouvelles et les nanomatériaux) vient d’annoncer avoir produit un lot de cellules utilisant cette technologie atteignant un rendement de 24 % certifié par le CalTec. Les meilleures cellules ont même atteint un pic de 24,25 %. Le point remarquable est que ces résultats ont été obtenus en prenant une cellule de taille industrielle de 244 cm² et à partir d’équipements de production ayant une cadence de 2 400 pièces par heure. Institut de CEA Tech, le Liten travaille sur le développement de la technologie à hétérojonction depuis une quinzaine d’années. Le laboratoire est un interlocuteur incontournable du monde industriel avec 400 contrats de recherche partenariale menés chaque année. Le Liten est également l’un des laboratoires du CEA qui dépose le plus grand nombre de brevets et gère un portefeuille de 840 brevets étendus au niveau international.

  • PROJETS CITOYENS – Énergie partagée et revenus également 13 décembre 2019

    À l’occasion des Assises Nationales des énergies renouvelables citoyennes (qui se sont déroulées le 10 décembre à Montpellier), Énergie Partagée a publié une étude sur les retombées économiques locales des projets citoyens de production d’énergie renouvelable. L’étude s’est concentrée sur 98 projets photovoltaïques et éoliens. Les retombées considérées sont les impôts et taxes locales liés à l’occupation des sites et du réseau électrique, les revenus générés par les investissements des acteurs locaux et disponibles pour être utilisés dans l’intérêt du territoire, les loyers perçus par les propriétaires des sites d’implantation des projets et les salaires et bénéfices des structures prestataires du projet. Il en ressort que ces projets sont réellement favorables au département qui les abrite puisqu’un euro qui y est investi génère 2,57 € de retombées locales sur l’ensemble de leur durée de vie (estimée à 20 ans). Sans surprise, les retombées locales en ce qui concerne l’éolien sont surtout concentrées sur la phase d’exploitation (93 % contre 7 % pour la phase de développement) alors que pour le PV en toiture, les revenus sont plus équilibrés (56% pour la phase d’exploitation contre 44 % pour le développement), du fait de la sollicitation importante du réseau de prestataires locaux pour l’installation.

  • PHOTOVOLTAÏQUE OFFSHORE – Une première en mer du Nord 13 décembre 2019

    La jeune société néerlandaise Oceans of Energy annonce avoir lancé la première centrale PV offshore au large en mer du Nord. La centrale a été installée en novembre et a déjà survécu à ses premières tempêtes dans une mer connue pour son temps peu clément. Le projet pilote, « Solaire en mer », fait 8,5 kW et doit atteindre 50 kW dans les prochains mois, pour une période de test d’un an. Ce projet regroupe six entreprises néerlandaises et organismes de recherche, dont TNO, MARIN, et ONE-Dyas. A l’avenir, les centrales PV développées pourraient atteindre des tailles bien plus importantes, les modules étant dessinés pour se combiner en installations de plusieurs dizaines de mégawatts. La complémentarité avec les parcs éoliens offshore est étudiée (occupation du même espace maritime, connexion au réseau mutualisée, fourniture d’énergie plus continue…). Les impacts sur l’environnement marin seront étudiés de près et Oceans of Energy collabore avec les acteurs de l’aquaculture sur des projets de recherche. L’intérêt pour de tels projets est grand dans le contexte de conflits d’occupation des sols en croissance, tels que les Pays-Bas.

NOVEMBRE 2019

L’ESSENTIEL DU PHOTOVOLTAÏQUE DU MOIS DE NOVEMBRE

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  • AUTOCONSOMMATION COLLECTIVE – Un arrêté plus que bienvenu 28 novembre 2019

    Le gouvernement a publié le 24 novembre, au Journal officiel, l’arrêté qui définit le périmètre de l’autoconsommation collective étendue, en application de la loi relative à l’énergie et au climat. Alors que jusqu’à présent, l’autoconsommation collective était permise sur un périmètre géographique limité, en aval d’un unique poste basse tension du réseau de distribution d’électricité, il est maintenant prévu que la distance entre deux sites de l’opération d’autoconsommation les plus éloignés puisse atteindre jusqu’à deux kilomètres. « La distance entre les sites participant à l’opération d’autoconsommation collective étendue s’apprécie à partir : du point de livraison pour les sites de consommation ; du point d’injection pour les sites de production », explique Stéphanie Gandet, avocat associé chez GreenLaw Avocats, dans une note publiée le 25 novembre. Par ailleurs, les opérations sont limitées à une puissance de 3 mégawatts en métropole et de 0,5 MW dans les zones interconnectées qui ne peuvent pas bénéficier du soutien d’autres réseaux électriques en cas de tension sur le leur (outre-mer essentiellement). L’annexe de l’arrêté prévoit diverses obligations à la charge de la PMO (personne morale organisatrice). « Actuellement, une vingtaine de projets sont en cours qui, fondés sur l’ancienne règlementation de l’autoconsommation collective, comptent au total environ 200 participants. La nouvelle règlementation permettra la réalisation d’opérations de plus grande ampleur intégrant plusieurs milliers de participants », explique le ministère de la Transition écologique et solidaire dans un communiqué du 25 novembre.

  • ENTREPRISE – EDF Renouvelables, actionnaire stratégique de l’égyptien KarmSolar 28 novembre 2019

    EDF Renouvelables a annoncé le 25 novembre la conclusion d’un partenariat avec KarmSolar. La filiale d’EDF spécialisée dans les énergies renouvelables va ainsi prendre une participation « stratégique », mais non précisée, dans le développeur et fournisseur d’énergie solaire en Égypte. Le montant de la transaction n’est pas non plus dévoilé, difficile dans ces conditions de préjuger de l’incidence réelle de cet accord. Le développeur égyptien détient en tout cas un portefeuille de 170 MW de projets de centrales solaires opérationnelles, en construction ou en développement. « Cette opération permettra à KarmSolar de mener son ambitieux plan de développement en Égypte. Ce dernier consiste à accroitre le portefeuille de centrales photovoltaïques qui alimente en électricité une clientèle industrielle, agricole et commerciale, à travers des contrats de vente d’électricité (PPA) ou de distribution d’énergie », précisent les deux partenaires dans un communiqué commun du 25 novembre.

  • NOUVELLE-CALÉDONIE – Mise en service d’une nouvelle centrale avec stockage 28 novembre 2019

    Total Quadran a annoncé la mise en service, en Nouvelle-Calédonie, de la centrale Hélio Boulouparis 2. Il s’agit de « la plus grande centrale solaire avec stockage de l’Outre-mer », explique l’entreprise dans un communiqué du 27 novembre. Dotée de plus de 58 000 panneaux solaires, l’installation photovoltaïque a une capacité installée de près de 16 MW. Elle sera équipée d’un système de stockage d’énergie (SSE) Lithium-ion d’une capacité de près de 10 MW. Hélio Boulouparis 2 est la deuxième tranche d’un parc photovoltaïque constituant le plus important programme solaire jamais réalisé en Nouvelle-Calédonie. Sa première tranche, Hélio Boulouparis 1, avait été mise en service en 2017.

  • FRANCE – L’IFER réduit de plus de moitié pour les futures installations 21 novembre 2019

    Dans le cadre de l’examen du projet de budget 2020, l’Assemblée nationale a adopté le 15 novembre un amendement destiné à soutenir l’énergie solaire en abaissant de plus de moitié le tarif d’imposition forfaitaire sur les entreprises de réseaux (IFER) appliqué aux nouvelles centrales solaires. La réduction de cette taxe, par le biais d’un amendement déposé par le Modem, a été saluée par les professionnels du secteur. Dans le détail, l’imposition passera pendant 20 ans de 7,57 euros par kilowatt de puissance électrique installée à 3,155 euros, pour les centrales mises en service après le 1er janvier 2021. « La perte de recettes résultant du présent article pour les collectivités territoriales et les établissements publics de coopération intercommunale dotés d’une fiscalité propre est compensée, à due concurrence, par la majoration de la dotation globale de fonctionnement et, corrélativement, pour l’État, par la création d’une taxe additionnelle aux droits mentionnés aux articles 575 et 575 A du code général des impôts », avance le texte.

  • FRANCE – Vers plus de photovoltaïque à Lorient 21 novembre 2019

    La société d’économie mixte locale XSEA a signé, le 7 novembre, un partenariat avec Réservoir Sun, entreprise spécialiste de l’autoconsommation, issue de l’alliance entre Engie et GreenYellow (groupe Casino). « L’objectif du partenariat est de proposer aux entreprises et aux collectivités d’équiper leurs parking, toiture neuve ou foncier disponible de panneaux photovoltaïques pour produire de l’électricité verte qui sera de préférence consommée sur place. XSEA et Reservoir Sun prennent en charge l’intégralité du projet, de sa réalisation à la revente de l’électricité produite au consommateur », précisent les 2 partenaires dans un communiqué du 12 novembre. Ils visent ainsi la réalisation de 5 MW de projets photovoltaïques sur le territoire de Lorient Agglomération. « La Banque des Territoires est entrée au capital de la SEML Xsea, levier de la collectivité dans sa stratégie de transition écologique et énergétique, dès sa création en 2011 », précise encore le communiqué. Elle mobilise ainsi, via Xsea, ses offres en matière de financement (ingénierie, investissements et prêts).

  • ENTREPRISE – Une nouvelle centrale inaugurée par Total Quadran 21 novembre 2019

    Total Quadran a inauguré le 21 novembre la centrale solaire de « Plan del Rey », implantée en partie sur une ancienne distillerie démantelée, sur la commune de Cazedarnes dans l’Hérault. D’une capacité installée de 4,8 MW, le projet, lauréat de l’appel d’offres « CRE 4 » en juillet 2017, produira 6,8 GWh chaque année, promet l’entreprise dans un communiqué. Une partie du financement, dont le montant total n’a pas été dévoilé, a été réalisé via à une plateforme participative grâce à laquelle 71 citoyens ont participé à hauteur de 170 000 €.

  • ENTREPRISE – SunPower voit double 14 novembre 2019

    SunPower, filiale contrôlée à 55 % par Total, a annoncé le 11 novembre sa scission en deux entités indépendantes : SunPower et Maxeon Solar. Dans son communiqué, le fabricant de panneaux solaires explique que SunPower restera une société spécialisée dans la production décentralisée, le stockage et les services tandis que Maxeon sera concentrée sur l’innovation, la fabrication et la distribution des panneaux solaires. « Simultanément à cette transaction, un investissement de 298 millions de dollars dans Maxeon Solar sera fait par notre partenaire de longue date, [le chinois] Tianjin Zhonghuan Semiconductor (TZS) […] pour l’aider à financer l’augmentation de sa capacité de production », précise SunPower. Une fois la transaction finalisée, ce qui est attendu pour le second trimestre 2020, TZS détiendra 28,85 % de Maxeon et les actionnaires actuels de SunPower en possèderont 71,15 %. Les deux entités coopèreront en vue de développer et commercialiser des technologies de panneaux solaires de nouvelle génération, la recherche initiale étant menée par SunPower.

  • ÉTATS-UNIS – 128 M$ pour des projets de technologie solaire avancée 14 novembre 2019

    128 millions de dollars vont être attribués par le Département américain de l’énergie (DoE) à une sélection de nouveaux projets de technologie solaire avancée. Au nombre de 75 et répartis dans 22 États, précise le DoE dans un communiqué du 6 novembre, les lauréats « feront avancer la recherche et le développement dans le solaire photovoltaïque, dans le solaire à concentration (CSP), la réduction des coûts et l’innovation dans la fabrication et l’intégration. »

  • AGRIVOLTAÏSME – La serre porte ses fruits 14 novembre 2019

    Reden Solar se félicite dans un communiqué diffusé le 11 novembre du « succès de la 1ère année d’exploitation de serres photovoltaïques de kiwis. » En septembre 2018, le producteur et exploitant de serres photovoltaïques et Jean Michel Aurières, producteur de kiwis du Lot-et-Garonne, inauguraient en effet les 9 hectares de serres photovoltaïques de Boé. D’une puissance totale de 7,5 MW grâce à près de 30 000 modules polycristallins laminés produits directement dans l’usine Reden Solar de Roquefort (47), l’installation génère plus de 9 millions de kWh par an, selon son exploitant. « Après 12 mois d’exploitation, la famille Aurières observe 1 an d’avance sur ses récoltes, la propulsant ainsi à la place de leader européen du kiwi rouge. Au-delà de cet excellent rendement agricole, l’installation permet, entre autres, de protéger la production contre les aléas du climat et des maladies et d’atteindre une performance énergétique incontestable », se réjouit Reden Solar.

  • FLOTTANT – BayWa r.e annonce 100 MW en 2020 7 novembre 2019

    BayWa r.e a mis en service, avec son partenaire néerlandais GroenLeven, une centrale photovoltaïque flottante de 14,5 MW dénommée Sekdoorn et située près de Zwolle aux Pays-Bas. L’occasion pour le groupe allemand de dévoiler ses ambitions en Europe pour 2020. Il a en effet annoncé avoir constitué un portefeuille de projets flottants cumulant 100 MW. Il faut dire que BayWa r.e  accélère sur le sujet avec, en seulement quelques mois, la mise en service de trois parcs solaires flottants aux Pays-Bas, pour une puissance totale de 25 MW. La construction de Sekdoorn, le dernier en date, a duré seulement six semaines.

  • ENTREPRISE – Corsica Sole lève 20 M€ 7 novembre 2019

    Le spécialiste du solaire photovoltaïque et du stockage de l’énergie, Corsica Sole, a annoncé avoir levé 20 M€ auprès du dernier fonds Infrastructures de transition énergétique de Mirova. Cette opération vise à apporter les fonds propres nécessaires à ses nouveaux projets pour les deux prochaines années, qui représenteront 100 MW de centrales solaires et 25 MWh de stockage. « Cette levée de fond va nous permettre d’accélérer le rythme de mise en chantier de nos projets afin de doubler notre parc de centrales en moins de deux ans », précise Michael Coudyser son directeur général. Pour rappel, Corsica Sole exploite depuis 2015 la première centrale hybride photovoltaïque et batterie à Alata en Corse. L’entreprise a été lauréate de deux projets de stockage d’énergie sur le réseau EDF, en Corse et à la Réunion, représentant 20 MWh. Enfin, sa filiale Driveco œuvre dans la mobilité électrique et solaire avec ses solutions de recharges, solaires avec le Parasol et flexibles avec la borne Kino.

  • FRANCE – Mise en service d’une centrale de 12 MW en Gironde 7 novembre 2019

    Total Quadran a annoncé le 5 novembre la mise en service de la centrale solaire de « Merle Sud », située dans la commune de Saint-Magne en Gironde. D’une capacité installée de 12 MW, cette centrale lauréate de l’appel d’offres « CRE 3 » en juillet 2016 produira chaque année 15 GWh d’électricité renouvelable, couvrant ainsi les besoins énergétiques de près de 13 000 habitants, assure la filiale de Total. Une partie du financement a été réalisé via à une plateforme participative grâce à laquelle 192 citoyens ont participé à hauteur de 200 000 €. « Afin d’éviter le fauchage mécanique de l’herbe, Total Quadran a fait appel à un éleveur de la région pour installer ses moutons au cœur de la centrale et permettre son entretien, ajoute l’entreprise. Parmi les 41 fermes solaires exploitées par Total Quadran en France, 29 sont pâturées dans le cadre de conventions signées avec des éleveurs, ce qui représente plus de 300 hectares de terrains à disposition du monde agricole. » Cette solution « s’applique désormais à tous les projets de centrales solaires de Total Quadran, lorsque les sols le permettent. »

OCTOBRE 2019

L’ESSENTIEL DU PHOTOVOLTAÏQUE DU MOIS DE OCTOBRE

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  • FRANCE – 35 centrales ouvertes au financement participatif 30 octobre 2019

    Les développeurs Apex Energies et Eco Green Holding ont annoncé l’ouverture au financement participatif de 35 projets de centrales photovoltaïques, pour une puissance totale de 11,5 MW. Ces installations seront situés dans les Régions Occitanie, Sud Provence-Alpes-Côte-d’Azur et Auvergne-Rhône-Alpes. La souscription, d’un montant total d’environ 750 000 € rémunéré à 5,5 % par an sur 4 ans (placement financier non garanti et comportant donc un certain niveau de risque), est organisée par Lendopolis, filiale de La Banque Postale. Elle se découpe en collectes réservées aux résidents des départements des projets ainsi qu’aux résidents des départements limitrophes. Ces 35 centrales, d’une puissance unitaire allant de 143 kW à 500 kW et développées par Eco Green Holding, seront installées sur des bâtiments agricoles construits ou rénovés par Apex Energies. Les bâtiments accueillant ces installations seront mis gratuitement à disposition de l’exploitant agricole pour une période de 20 ans. À l’issue de cette période ce dernier en deviendra propriétaire. « Les travaux, déjà engagés pour certaines centrales visent des mises en service des dernières centrales d’ici fin février 2020 », assurent les partenaires dans un communiqué du 22 octobre.

  • JNPV – Demandez le programme 30 octobre 2019

    Le programme des sessions ainsi que le planning d’ensemble de la 9e édition des Journées nationales du photovoltaïque (JNPV 2019) sont en ligne sur le site internet de la manifestation. Pour rappel, l’événement aura lieu du mardi 3 au vendredi 6 décembre 2019 à Dourdan (91). Attention, pour profiter du tarif préférentiel, la date limite est le 15 novembre. La clôture définitive des inscriptions est fixée au 22 novembre (fermeture automatique du site des inscriptions).

  • EU PVSEC – Les actes disponibles en ligne 30 octobre 2019

    Les actes de la conférence EU PVSEC 2019, qui s’est déroulée en septembre à Marseille, sont désormais disponibles en ligne. Avec 643 documents totalisant près de 4 000 pages, ces documents reflètent l’état de l’art de la science et de la technologie de l’énergie solaire photovoltaïque et de ses perspectives d’avenir. De quoi patienter jusqu’à la prochaine édition, EU PVSEC 2020. Ele aura lieu à Lisbonne, au Portugal, du 7 au 11 septembre 2020.

  • FRANCE – Le solaire photovoltaïque encore mal connu 24 octobre 2019

    « La durée de vie des panneaux photovoltaïques ne dépasse pas les dix ans. » Pour 50 % des Français, cette affirmation est vraie. Tout comme, pour 43 % d’entre eux, « tous les panneaux photovoltaïques sont fabriqués à partir de terres rares. » C’est ce qui ressort du sondage « Les Français et le solaire photovoltaïque » réalisé, sur un échantillon de 1 027 personnes, par OpinionWay pour In sun we trust. Pour cette entreprise, la méconnaissance de cette énergie expliquerait en partie « le faible taux d’équipement de la France ». L’autre raison qui expliquerait le faible investissement des Français dans le solaire photovoltaïque est son prix. « Une baisse importante du prix d’installation » et « des conditions financières avantageuses permettant de réduire l’investissement nécessaire » sont en effet majoritairement cités comme facteurs les plus susceptibles de faire investir dans des panneaux photovoltaïques. Pour autant, la moitié des personnes interrogées considère le solaire PV comme une solution d’avenir, permettant notamment de réduire leur facture énergétique.

  • NOUVEL AQUITAINE – 63 MW de solaire sur d’anciens sites industriels 24 octobre 2019

    Total Quadran construit cinq projets photovoltaïques, totalisant une puissance de 63 MW, sur d’anciens sites industriels en Nouvelle-Aquitaine. Cette annonce a été faite par la filiale de production d’électricité renouvelable de Total en France à l’occasion de la pose de la première pierre de la centrale de Noguères-Pardies (34 MW), au cœur du bassin industriel de Lacq. « Une fois mises en service, ces centrales produiront environ 90 GWh d’électricité renouvelable par an», précise l’entreprise dans un communiqué du 23 octobre. « L’implantation historique de Total à Lacq nous a naturellement conduits à lancer ces projets de production d’énergie solaire pour revaloriser les friches liées aux activités et installations industrielles anciennes », explique Thierry Renard, représentant de Total dans le Sud-Ouest. Les 4 centrales à venir, Carresse-Cassaber (5 MW), Monein (5 MW), Bésingrand (15 MW) et Bésingrand-Pardies (4 MW), sont annoncées entre fin 2019 et début 2021. « Dans la continuité de ces premières réalisations, Total Quadran, en collaboration avec Retia, procède à un audit des anciens sites de Total Exploration-Production France pour déterminer la faisabilité de centrales solaires additionnelles sur ces sites en reconversion », précise l’entreprise.

  • OCCITANIE – Arkolia se donne 1 an pour revoir son projet de Solarzac 24 octobre 2019

    Arkolia Energies a annoncé à Montpellier l’abandon de ses plans initiaux pour la construction d’une centrale photovoltaïque de très grande taille dans le sud Larzac (Hérault), Solarzac. Une décision prise à l’issue d’une concertation préalable organisée par la Commission nationale du débat public (CNDP). Le porteur du projet a ainsi adressé une lettre à la CNDP indiquant avoir décidé « la poursuite des études en vue d’élaborer, dans un délai d’un an, un nouveau scénario de taille réduite, à forte dimension agricole ». Arkolia assure que son nouveau projet apportera également des garanties supplémentaires sur plusieurs points controversés, comme l’impact paysager, la consommation d’eau et le partage des retombées fiscales et des emplois créés.

  • ALLEMAGNE – Bientôt une centrale 180 MW sans subvention 18 octobre 2019

    EnBW a annoncé avoir pris la décision finale d’investissement pour réaliser la plus grande centrale photovoltaïque d’Allemagne, d’une puissance de 180 MW. L’installation couvrira, sur quatre zones, 164 hectares à proximité de Werneuchen, dans l’État du Brandebourg. Cerise sur le gâteau, cette centrale sera la première à être réalisée sans le tarif de rémunération de l’électricité injectée dans le réseau que prévoit la loi allemande sur les énergies renouvelables (Erneuerbare-Energien-Gesetz/EEG). « C’est la première fois que l’entreprise se passe de cette aide pour construire un parc photovoltaïque. La baisse des coûts de plus de 80 pour cent ces dix dernières années dans le secteur du solaire a rendu cette entreprise possible. Des effets de synergie dus à la taille du parc y ont eux aussi contribué », explique le groupe allemand dans un communiqué du 16 octobre, sans toutefois préciser le montant de l’opération. « La pose des premiers câbles du parc photovoltaïque de Werneuchen est prévue pour début 2020. La mise en service complète du parc photovoltaïque avec ses quelques 465 000 modules solaires est quant à elle aussi prévue pour 2020 », précise EnBW, qui s’est lancé sur le marché éolien français il y a peu.

  • BRÉSIL – Première centrale flottante à l’échelle du MW 18 octobre 2019

    L’entreprise française Ciel&Terre a annoncé l’installation de la centrale solaire flottante du barrage de Sobradinho (sur le fleuve São Francisco, dans l’État de Bahia), la première à atteindre l’échelle du MW au Brésil. Les 3 792 panneaux solaires se basent sur la technologie brevetée Hydrelio de Ciel&Terre, produite localement au Brésil – une technologie déjà utilisée par Akuo Energy en France, mais aussi au Portugal ou en Allemagne. L’installation, développée par la société brésilienne Sunlution, n’est pas encore finalisée. Elle devrait en effet atteindre une capacité totale de 2,5 MW d’ici janvier 2020, précise l’entreprise française.

  • FRANCE – nauguration de la plus grande centrale d’Île-de-France 18 octobre 2019

    Avec une capacité de 17 MW, la centrale photovoltaïque inaugurée par Langa, filiale d’Engie, le 12 octobre est la plus grande d’Île-de-France. Implantée à Meaux, l’installation dénommée Meaux Solaire est constituée de 39 996 panneaux photovoltaïques sur 10 hectares de terrains désaffectés, anciennement des carrières. Les habitants de Seine-et-Marne et des départements limitrophes se sont vus proposés la possibilité d’investir dans le projet Meaux Solaire. A l’été 2019, une campagne d’investissement participatif a ainsi permis de mobiliser 141 investisseurs principalement issus de la région Île-de-France (majoritairement du Val-de-Marne, de l’Essonne et de la Seine-et-Marne) pour un total de plus de 400 000 euros consacrés au projet (le montant total de l’opération n’a pas été communiqué).

  • FRANCE – L’Appel d’offres sur bâtiments ne fait toujours pas recette 10 octobre 2019

    Le gouvernement a désigné le 8 octobre 268 nouveaux dossiers lauréats, totalisant 129,4 MW, dans le cadre d’une nouvelle période de l’appel d’offres pour les projets photovoltaïques sur bâtiment. Cette huitième période a été, comme les précédentes, sous-souscrite, le volume cible étant de 300 MW. Le Syndicat des énergies renouvelables (SER) n’a pas tardé à réagir, appelant dans un communiqué du 9 octobre à la mise en œuvre d’un guichet ouvert pour les installations de taille modeste (puissance inférieure à 500 kW). Cela offrirait « davantage de visibilité sur les prix et une plus grande stabilité pour les professionnels », explique Xavier Daval, président de la Commission Solaire du SER, cité dans le communiqué. Le SER encourage les pouvoirs publics à publier sans tarder les résultats détaillés des appels d’offres « afin que les résultats de cet appel d’offres puissent aider tous les acteurs à mieux préparer la prochaine période. »

  • CORSE – Inauguration de la centrale, avec stockage, de Giuncaggio 10 octobre 2019

    Corsica Sole a inauguré le 8 octobre à Giuncaggio, en Haute-Corse, d’une centrale photovoltaïque d’une puissance de 5 MW et dotée de 25 000 m2 de panneaux solaires installés sur 6,5 hectares. Cette installation, également dotée d’une capacité de stockage de 7,5 MWh, est la troisième de quatre centrales solaires qui doivent former « le plus important programme solaire photovoltaïque avec stockage jamais réalisé en Corse », explique le constructeur et exploitant de centrales photovoltaïques. Giuncaggio a été mise en service cet été simultanément à la centrale de Pancheraccia, ces deux centrales complétant l’action de celle de Giurone, située à proximité de Borgo (Haute-Corse), mise en service en 2018. Une quatrième centrale située à proximité des deux premières, à Pascialone, doit être mise en service à la fin de l’année. Au total, ce programme de 20 M€ d’investissement privé représente une puissance photovoltaïque de près de 13 MW et une capacité de stockage de près de 20 MWh et permettra « d’alimenter en électricité 4 000 foyers, soit près de 10 000 personnes, pendant un an », se félicite Corsica Sole.

  • ENTREPRISE – Levée de fonds de 2 M€ pour Solean 10 octobre 2019

    Solean a achevé son premier tour de table avec un investissement total de 2 millions d’euros obtenu par InnoEnergy et réalisé par BPI et Savoie Mont Blanc Angels. « Cette somme sera injectée dans la recherche et le développement afin d’accélérer la mise sur le marché de son produit », explique la start-up française dans un communiqué publié le 10 octobre. L’entreprise propose aux assembleurs de panneaux photovoltaïques une machine (évolutive et modulaire) unique faisant office de stringer, de laminateur et d’assembleur. « La première de ces machines sera fonctionnelle à la fin de l’année, les échéances ayant été avancées grâce à la levée de fonds », assure Solean. L’idée étant d’« accompagner la mutation de l’industrie solaire, pour passer de productions de masse centralisées vers des productions agiles et locales. » Et Arnaud Goy, DG et cofondateur de la start up de préciser : « EIT InnoEnergy était le partenaire idéal pour nous, car il n’apporte pas seulement un soutien financier. L’implication d’InnoEnergy nous a permis de bénéficier d’un réseau fantastique en Europe, ainsi que d’un soutien et un accompagnement pour nous aider à concrétiser notre idée et commercialiser notre solution avec succès. »

  • FRANCE – Les premiers projets pour Fessenheim désignés 3 octobre 2019

    On connaît les 12 projets (pour un total de 62,8 MW, sur près de 200 MW déposés) de centrales solaires photovoltaïques lauréats de l’appel d’offres dédié au territoire de Fessenheim. Cette annonce a été faite par Elisabeth Borne, ministre de la Transition écologique et solidaire, et sa secrétaire d’Etat, Emmanuelle Wargon, lors du comité de pilotage pour la reconversion du territoire de Fessenheim le 26 septembre. Cet appel d’offres avait été lancé en janvier 2019 afin de soutenir la transition énergétique du Haut Rhin dans le cadre de la fermeture de la centrale de Fessenheim. Outre cette première période de 60MW, deux autres périodes de 120 MW seront ouvertes en janvier et juillet 2020. « Les projets lauréats de cette période valoriseront l’électricité produite à un prix moyen de 66,05 €/MWh. Les projets retenus sont compétitifs et auraient pu être retenus dans le cadre des appels d’offres nationaux », précise un communiqué du ministère de la Transition écologique et solidaire. Le détail des projets lauréats est disponible ici.

  • RECHERCHE – Edmond Becquerel célébré en 2020 3 octobre 2019

    Le comité du prix Becquerel, qui réunit certains des plus grands chercheurs en photovoltaïque au monde, organise la célébration du 200e anniversaire de la naissance d’Edmond Becquerel, découvreur de l’effet photovoltaïque en 1839. Cela se concrétisera par un symposium qui se tiendra le 24 mars 2020 à Paris. L’événement investira le musée national d’histoire naturelle où Edmond Becquerel était professeur. Il rappellera les contributions exceptionnelles à la science apportées par la famille Becquerel, d’Antoine, son père, à Henri, son fils, qui découvrit la radioactivité et qui reçut le prix Nobel en 1903, avec Marie et Pierre Curie. « La célébration a pour objectif de donner à Edmond Becquerel la reconnaissance historique qu’il mérite et de mettre en lumière l’importance d’accélérer la conversion de l’énergie solaire grâce au photovoltaïque face à un défi sans précédent en matière de changement climatique », explique le comité du prix Becquerel dans un communiqué. Contact et informations : Dr. Daniel Lincot, président de l’Anniversaire, CNRS- Institut Photovoltaïque d’Ile de France (IPVF) – daniel.lincot@cnrs.fr.

  • ÉVÉNEMENT – Dîner caritatif de Synergie Solaire le 9 décembre 3 octobre 2019

    Synergie Solaire vous donne rendez-vous le 9 décembre au Trianon, à Paris pour son dîner caritatif. Comme chaque année, le fonds de dotation réunira les acteurs de la filière des énergies renouvelables pour soutenir son action : le financement et l’accompagnement à travers des ONG partenaires, de projets d’électrification durable dans les pays en développement. Ce rendez-vous annuel « business » et solidarité est l’occasion de mettre en avant l’action conjointe des ONG et des entreprises membres et donatrices de Synergie Solaire. Les fonds collectés par la vente de places de dîner et la générosité des entreprises mécènes rendent possible le soutien de nouveaux projets d’accès à l’énergie et de soutien aux populations, l’année suivante. Inscriptions et renseignements : ici.

SEPTEMBRE 2019

L’ESSENTIEL DU PHOTOVOLTAÏQUE DU MOIS DE SEPTEMBRE

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  • FRANCE – Le plan Place au soleil progresse, pas à pas 26 septembre 2019

    Avec 226 MW, le volume de raccordement au 2e trimestre 2019 ressort en hausse par rapport au 1er trimestre 2019, telles sont les observations de la 31e édition de l’Observatoire de l’énergie solaire photovoltaïque en France, publié par France territoire solaire. « La file d’attente poursuit sa forte croissance et le stock de projets dépasse les 5 GW au terme de ce 2ème trimestre 2019», indique le document qui dresse par ailleurs un point d’étape du plan “Place au soleil”. « Sa mise en œuvre connaît des avancées sur plusieurs mesures », avance l’Observatoire. Et de citer notamment les évolutions des cahiers des charges, le cadre fiscal et juridique de l’autoconsommation et du tiers-investissement. En revanche, « l’avancement de sujets “Protection du consommateur”, “Label solaire” et “Réseau d’aide aux collectivités” n’est pas connu. Le sujet “solaire & patrimoine” n’a pas évolué récemment. Les problématiques de certains segments (serres solaires et agrivoltaïsme) ne progressent pas », constate France territoire solaire.

  • FRANCE – Après l’adoption de la Loi Énergie-climat, des mesures attendues 26 septembre 2019

    Enerplan a salué l’adoption définitive de la loi énergie-climat par le Sénat. « Ce texte prévoit également la transposition par ordonnance de plusieurs directives européennes favorables à l’essor des énergies renouvelables, explique le syndicat professionnel dans un communiqué du 26 septembre. Il introduit par ailleurs des mesures favorables mais encore trop modestes pour la filière. » La loi « devra être complétée par des mesures réglementaires afin d’atteindre les objectifs ambitieux de la programmation Pluriannuelle de l’Energie (PPE) pour l’énergie solaire photovoltaïque », poursuit Enerplan, qui en appelle à la réduction des délais d’instruction des autorisations administratives et d’un cadre de soutien adapté en faveur de l’autoconsommation collective. Pour ce faire, le syndicat plaide pour « l’instauration d’un soutien public financier implicite par dégrèvement de TICFE, ou à défaut via arrêté tarifaire ou appel d’offre. » Par ailleurs, le syndicat demande « une grande simplification administrative » pour l’autoconsommation individuelle et propose ainsi de « relever le seuil de puissance des appels d’offre solaires de 100 kW à 500 kW. » Actuellement, « la rigidité de la procédure de l’appel d’offres pour les projets supérieurs à 100KW et l’incertitude de son issue écarte de très nombreux projets dans les bâtiments neufs, ou les résignent à proposer une puissance modeste, en deçà de leurs capacités d’accueil et de leurs besoins », plaide Enerplan.

  • PÉROU – Deux centrales changent de mains 26 septembre 2019

    Ardian a annoncé le 20 septembre l’acquisition, auprès de l’espagnol Solarpack et pour un montant non dévoilé, de 49 % du capital de deux nouvelles centrales photovoltaïques au Pérou, d’une capacité combinée de 48,6 MW à terme. Ces installations, du nom de Tacna et Panamericana, permettront à la société d’investissement, déjà présente en Europe et en Amérique, de porter à 3 GW sa capacité totale de production d’énergie éolienne, solaire, hydraulique et biomasse. En 2016, Ardian avait pris pied en Amérique du Sud en rachetant, déjà auprès de Solarpack, 81 % de trois centrales solaires au Chili et une autre au Pérou. Le groupe gère un portefeuille de centrales photovoltaïques en Espagne, au Chili en Uruguay et au Pérou qui représente une puissance totale de 1,2 GW.

  • ENTREPRISE – Total et Envision s’allient en Chine 19 septembre 2019

    La coentreprise de Total avec le chinois Envision Group a démarré « son activité commerciale de développement de projets de génération distribuée d’énergie solaire en autoconsommation à destination des clients B2B en Chine », a annoncé le groupe français dans un communiqué du 16 septembre. Ce partenariat « permet de se positionner sur le marché en plein essor de la génération distribuée d’énergie solaire en Chine. En tant qu’acteur majeur du secteur de l’énergie solaire, nous sommes déterminés à faire croître nos activités dans l’électricité bas carbone en Chine », explique Julien Pouget, directeur Renewables de Total. « Nos actionnaires disposent ensemble d’une expertise internationale considérable dans la production d’énergie renouvelable et les solutions digitales de gestion de l’énergie. Nous rassemblons donc nos forces dans ces deux domaines afin de devenir le partenaire privilégié des sociétés des secteurs industriel et commercial en Chine », se félicite de son côté Alex Sun, PDG de TEESS, la société portée par Total et Envision.

  • FRANCE – Mylight Systems se renforce avec RBeeSolar 19 septembre 2019

    Mylight Systems a récemment annoncé l’acquisition de RBeeSolar, business-unit de RTone spécialisée dans le monitoring de production photovoltaïque. « Fort de plus de 20 000 systèmes déployés », l’entreprise basée à Saint Priest devient ainsi « le leader des solutions connectées pour l’autoconsommation solaire », explique-t-elle dans un communiqué. « La complémentarité technologique et l’étendue des marchés couverts par Rbee Solar donnent à MyLight Systems une avance primordiale sur le secteur de l’autoconsommation et vont dynamiser sa croissance ainsi que sa capacité d’innovation », poursuit Mylight Systems. L’acquisition de Rbee Solar est le dernier volet d’un plan global d’investissement, financé à la hauteur de 3 millions d’euros par BPI FRANCE, la Banque Populaire et la CIC Lyonnaise de banque, et piloté par la banque d’affaire Smart Entrepreneurs. « Innovation, déploiement à l’international… les sujets sont nombreux et imposent des investissements à la hauteur de nos ambitions », explique Ondine Suavet, DG de l’entreprise.

  • ÉVÈNEMENTS – Deux conférences à noter 19 septembre 2019

    À vos agendas. L’Institut national de l’énergie solaire (Ines) organise prochainement deux conférences sur des sujets d’actualité. Le 17 octobre 2019 à Paris la conférence « Quand les surfaces commerciales deviennent productrices d’énergie solaire » sera en partenariat avec le Centre scientifique et technique du bâtiment (CSTB) et le Perifem. L’événement essaiera de répondre à la question : Comment mobiliser les détenteurs de grands fonciers inutilisés pour qu’ils produisent de l’énergie solaire ? Puis, rendez-vous le 5 novembre, à Bordeaux cette fois où l‘agrivoltaïsme sera le sujet de cette conférence dénommée « Solaire, transition agricole et énergétique : les conditions de la réussite. » Contexte réglementaire, modèles économiques et retours d’expériences seront au menu de cette rencontre.

  • AUTOCONSOMMATION COLLECTIVE – Cinq recommandations pour déverrouiller le marché 12 septembre 2019

    A l’occasion de son Université d’été, qui se déroule les 12 et 13 septembre à Paris, Enerplan a dévoilé une étude, réalisée en partenariat avec l’EnergyLab de SIA Partners, sur l’autoconsommation collective, « un modèle innovant de partage d’énergie locale sur lequel la France s’est positionnée en précurseur, mais qui nécessite l’évolution de certaines dispositions réglementaires pour atteindre l’équilibre économique. » Le nombre de projets d’autoconsommation collective effectivement en opération, portés par des collectivités, bailleurs ou copropriétés, plafonnait à 16 en juillet, avec une centaine d’autres en émergence. Le syndicat précise que ces opérations « sont majoritairement des petites opérations de moins de 10 participants, portées par des collectivités. » Pour pallier cette situation, Enerplan recommande cinq évolutions réglementaires « pour un cadre favorable à l’économie de ces projets » : exonérer de TICFE les consommations d’électricité solaire partagée, ou accompagner l’investissement initial par une aide, adapter le TURPE spécifique, simplifier le fonctionnement juridique de la Personne Morale Organisatrice (PMO), étendre le périmètre des opérations à 1 km.

  • FRANCE – Partenariat entre Hespul et Enedis 12 septembre 2019

    Enedis et l’Association Hespul ont signé, le 6 septembre à Lyon, un partenariat de collaboration en matière de développement et de raccordement des installations photovoltaïques basse tension (géré par Enedis sur 95 % du territoire métropolitain). Impact de la mise en œuvre des cadastres solaires (cartographies étudiant la quantité d’énergie solaire reçue par les toitures en fonction de leur orientation) sur les réseaux de distribution, recherche de solutions favorisant le développement de projets photovoltaïques concomitants sur un territoire défini, recherche de nouvelles solutions de pilotage des installations photovoltaïques en basse tension grâce au compteur nouvelle génération Linky, etc., autant d’axes de recherche qu’Hespul et Enedis lanceront durant les 3 prochaines années. « Les travaux, études et résultats seront partagés en toute transparence avec les membres du Comité de concertation des producteurs, puis régulièrement rendus publics afin que chaque acteur engagé dans le développement des énergies renouvelables en bénéficie, pour faire face au défi commun qu’est la réussite de la transition énergétique », précisent les partenaires dans un communiqué.

  • RECHERCHE – L’IPVF prend une nouvelle direction 12 septembre 2019

    L’Institut photovoltaïque d’Île-de-France (IPVF), qui accueille près de 150 chercheurs et chercheuses académiques et industriels sur son complexe de Palaiseau (91), a annoncé le 9 septembre la mise en place d’une nouvelle équipe de direction. Roch Drozdowski-Strehl est nommé directeur général, Pere Roca y Cabarrocas, directeur scientifique, Axel Soulet, directeur valorisations et partenariats, Pascal Obry, directeur de l’exploitation, et Sabrina Laporte, responsable qualité, hygiène, sécurité et environnement.

  • FRANCE – Une rentrée mitigée pour le solaire photovoltaïque 6 septembre 2019

    La ministre de la Transition écologique et solidaire a fait des annonces remarquées (et attendues) le 30 août. Élisabeth Borne a en effet annoncé le lancement de deux nouvelles périodes d’appel d’offres pour les projets photovoltaïques au sol, ainsi que d’une période pour les projets sur bâtiment. « Nous voulons faire de l’énergie solaire un des piliers du système électrique français, a déclaré la ministre dans le communiqué. Avec ces nouvelles périodes, nous nous donnons les moyens de notre ambition, puisqu’elles permettront d’augmenter la capacité installée de plus de 20 %, pour près de 2 GW. Les cahiers des charges seront publiés prochainement sur le site de la Commission de régulation de l’énergie », explique la ministre dans un communiqué. Dans le détail, pour les projets au sol, une nouvelle période d’appel d’offres sera ouverte en janvier 2020 pour une puissance appelée de 850 MW et une seconde en juin 2020 pour 1 GW. Du côté des projets sur bâtiment, une nouvelle période de l’appel d’offres aura lieu en février 2020 pour 300 MW, après une période déjà prévue de 300 MW en octobre 2019. Une bonne nouvelle pour la filière alors que le Tableau de bord du solaire photovoltaïque pour le 2e trimestre 2019, publié le 30 août par le Service de la donnée et des études statistiques (SDES) affiche des résultats en demi teinte. Certes, la production d’électricité d’origine solaire photovoltaïque s’élève à 6 TWh sur le premier semestre 2019 (+23 % par rapport aux 6 premiers mois de 2018), mais « des conditions d’ensoleillement très favorables » sont à l’origine de cette forte hausse. Plus inquiétant, « au cours du premier semestre, [seuls] 397 MW supplémentaires ont été raccordés, contre 490 MW en 2018 sur la même période ». Gageons que ces nouveaux appels d’offres inverseront, à terme, cette dynamique.

  • ERD – Engie se renforce en Afrique avec l’acquisition de Mobisol 5 septembre 2019

    Engie a annoncé le 3 septembre l’acquisition de Mobisol, une entreprise spécialisée dans le développement de technologies solaires hors réseau. Le groupe renforce ainsi son positionnement en Afrique sur l’électricité rurale décentralisée (ERD). Mobisol est en effet présente en Tanzanie, au Rwanda et au Kenya et a déployé « plus de 150 000 installations solaires domestiques, fournissant une énergie propre et fiable à plus de 750 000 personnes en Afrique subsaharienne », explique, dans un communiqué, Engie. Le groupe était présent jusqu’ici dans 6 pays africains (Ouganda, Zambie, Nigeria, Bénin, Côte d’Ivoire et Mozambique) à travers sa filiale d’installations solaires domestiques Fenix International. Engie peut également s’appuyer, sur ce continent, sur Engie PowerCorner, spécialisé dans les mini-réseaux intelligents alimentés par l’énergie solaire et le stockage par batteries.

  • ÉVÉNEMENT – On en sait plus sur les JNPV 2019 5 septembre 2019

    À noter, la 9e édition des Journées nationales du photovoltaïque (JNPV 2019) aura lieu du mardi 3 au vendredi 6 décembre 2019 à Dourdan (91). La date limite des résumés de soumission est arrêtée au 20 septembre (à minuit). Les présentations (invitées, orales et par affiche) seront sélectionnées par le Comité scientifique des JNPV sur la base d’un résumé à déposer dès à présent sur le site des JNPV. Le programme sera ensuite dévoilé du 21 au 26 octobre 2019 sur ce site. Pour ce qui est des inscriptions, leur ouverture est imminente. Le 15 novembre est la date limite des inscriptions au tarif préférentiel et la clôture définitive des inscriptions sera le 22 novembre. Enfin, les résumés des communications et le visionnage des présentations orales des éditions précédentes sont disponibles ici.

JUILLET 2019

L’ESSENTIEL DU PHOTOVOLTAÏQUE DU MOIS DE JUILLET

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  • CHINE – Un mur-rideau photovoltaïque de 460 kW 11 juillet 2019

    Le chinois Hanergy Thin Film Power, filiale du groupe spécialisé dans les énergies renouvelables Hanergy, a terminé l’installation d’un mur-rideau photovoltaïque de 460 kW sur les façades d’un immeuble en Chine, selon un communiqué de l’entreprise publié le 4 juillet (chinois). L’immeuble, celui de l’institut de recherche conjointe du parc chinois international d’innovation pharmaceutique de la ville de Nanchang (province du Jiangxi), a ainsi vu ses façades couvertes sur 6 000 m2 par 4 600 modules Oerlikon de la série HanWall, d’une puissance de 100 W chacun, utilisant des cellules CIGS (cuivre, indium, gallium, sélénium) en verre. Le projet est « le plus grand mur-rideau photovoltaïque du pays », selon l’entreprise. L’énergie produite sera utilisée pour l’éclairage intérieur, les systèmes de ventilation et de climatisation,  et permettra, selon le communiqué, de réduire les fuites d’énergie thermique vers l’extérieur. Les modules ont été disposés à chaque étage au niveau des trumeaux des fenêtres (espace entre deux fenêtres), afin de préserver l’apparence et la forme originales du mur-rideau du bâtiment. Hanergy avait présenté ses solutions BIPV (photovoltaïque intégré au bâtiment) au salon Intersolar Europe 2019, lors duquel il avait été nominé finaliste du prix Intersolar Award 2019, pour son produit HanTile.

  • AUTOCONSOMMATION – Pas de TICFE pour les tiers investisseurs 11 juillet 2019

    Le ministère de l’Action et des comptes publics a publié, au bulletin officiel des douanes du 9 juillet, une circulaire sur la Taxe intérieure sur la consommation finale d’électricité (TICFE), qui précise notamment le régime fiscal applicable aux installations exploitées par des tiers investisseurs. Ainsi, le texte indique, aux paragraphes 18 et 19, que, concernant l’exonération de TICFE des petits producteurs d’électricité, « la loi n’impose pas que l’exploitant soit le propriétaire de l’installation. Dès lors, la circonstance qu’il dispose de l’installation au moyen d’une location ou d’un contrat de crédit de bail n’est pas de nature à faire perdre le bénéfice de la dispense. » Les petits producteurs d’électricité sont définis comme exploitant une installation dont la production de dépasse pas « 240 millions de kWh » (sic), ou dont la capacité est inférieure à 1 MW, et consommant l’intégralité de leur production. Cette clarification (attendue par la filière) ne manquera pas d’être abordée lors de la 2e Université d’été de l’autoconsommation photovoltaïque, organisée par Enerplan les 12 et 13 septembre, à Paris.

  • PV SUR BÂTIMENT – Saint-Étienne Métropole veut équiper 150 toitures 11 juillet 2019

    Saint-Étienne Métropole (SÉM) a annoncé le 5 juillet, dans un communiqué, l’installation du premier panneau photovoltaïque sur le toit du dépôt de la Société de transports de l’agglomération stéphanoise (Stas), le début d’un projet important de « solarisation du patrimoine immobilier », qui s’inscrit dans sa démarche de territoire à énergie positive (Tepos) lancée en 2014. À terme, la métropole prévoit de déployer des panneaux sur 150 toitures de bâtiments publics, dont notamment des sites emblématiques et une trentaine de bâtiments scolaires, qui représentent un potentiel de 150 000 à 200 000 m2 de surface à couvrir, soit une production estimée à 30 GWh. La première toiture à être couverte sera donc celle du dépôt de la Stas (bâtiment appartenant à SÉM), qui recevra cet été près de 5 000 panneaux sur 8 000 m2. L’électricité produite permettra non seulement de subvenir aux besoins du bâtiment, mais alimentera aussi le réseau de tramway électrique. La métropole prévoit d’équiper les premiers bâtiments dès 2019, la majorité des installations se feront ensuite en 2020.

  • MEXIQUE – Mise en service de la première centrale d’EDF Renouvelables 11 juillet 2019

    La première centrale photovoltaïque d’EDF Renouvelables au Mexique a été mise en service, a annoncé la compagnie dans un communiqué le 4 juillet. Le projet, situé dans l’état de Sonora, avait été remporté dans le cadre d’une enchère de la Commission fédérale de l’électricité (CFE) en 2016. La centrale, du nom de Bluemex, a une capacité de 119,6 MW et est composée de panneaux photovoltaïques produits par Canadian Solar Inc., qui a récemment conclu un accord de vente de 1,8 GW de panneaux avec EDF Renouvelables pour ses activités en Amérique du Nord. La mise en service de cette centrale permet à l’entreprise d’atteindre 1 GW de capacité éolienne et solaire au Mexique, pays dans lequel elle est implantée depuis 2001.