L’ACTU

L’ACTU HEBDOMADAIRE DU PHOTOVOLTAÏQUE

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SEPTEMBRE 2022

L’ESSENTIEL DU PHOTOVOLTAÏQUE DU MOIS DE SEPTEMBRE

  • HYDROVOLTAÏSME – Un prototype hydrovoltaïque 30 septembre 2022

    Q ENERGY France et la start-up Aquacosy, ont inauguré le 12  septembre dernier un prototype hydrovoltaïque à Montauban. Il s’agit d’un système combinant panneaux photovoltaïques et culture en hydroponie. Les plantes se développent hors-sol avec les racines immergées dans une eau enrichie en nutriments. Ce projet de 9,3 kW (60  m2 de panneaux), en service depuis août 2021, permet de protéger la croissance des cultures du gel, de la canicule et du vent, en préservant la ressource en eau. Il est équipé de 2 gouttières de récupération d’eau de pluie et d’une cuve munie d’une pompe. Il permet d’atteindre de très bons rendements, sur des sols à faible valeur agronomique, grâce à la protection qu’il procure.

  • PHOTOVOLTAÏQUE – Une centrale « Made in France » en Alsace 30 septembre 2022

    Après 5 années de développement, la centrale photovoltaïque de Retzwiller (Alsace) vient d’être mise en service. Entièrement conçu et développé par Tryba Energy, le projet a dû faire face à des retards d’approvisionnement et des pénuries de composants mais il est désormais opérationnel. Implanté sur une friche industrielle servant auparavant à stocker les déchets d’une usine de fabrication de tuiles, le site de 5  MW s’étend sur 5 hectares. Le bilan carbone de la centrale a été soigné puisque le choix des panneaux s’est arrêté sur des modules de la société française Photowatt. Plus globalement Tryba Energy a fait le choix exclusif de partenaires locaux et français, qu’il s’agisse de la structure métallique (société Profil du futur à Colmar) ou encore de son contractant général Omexom basé à Toulouse en charge de la construction de la centrale. Tryba Energy est également en charge de l’exploitation et de la maintenance du site avec un courant vert directement injecté dans le réseau électrique de distribution local pour un tarif d’achat inférieur à 60 € du MWh.

  • AUTOCONSOMMATION PHOTOVOLTAÏQUE – Université de l’autoconsommation photovoltaïque 22 septembre 2022

    La 5e  Université de l’autoconsommation photovoltaïque s’est tenue les 20 et 21 septembre à l’espace Saint-Martin à Paris. L’événement organisé par le syndicat Enerplan a permis de rassembler, en présentiel et en distanciel, les acteurs du solaire photovoltaïque pour discuter notamment de l’état de l’autoconsommation en France et de son avenir. La plénière ne s’est finalement pas ouverte par le discours attendu de la ministre de la Transition énergétique, Agnès Pannier-Runacher, mais par celui du président d’Enerplan, Daniel Bour. Ce dernier a regretté le grand oublié du projet de loi énergies renouvelables, à savoir l’autoconsommation. Cependant, il a assuré qu’Enerplan défendra ses propositions, dévoilées lors de l’événement, auprès des responsables politiques. Les différentes tables rondes ont été l’occasion de faire le bilan du marché de l’autoconsommation photovoltaïque dans un contexte de crise, de présenter les usages actuels et futurs à l’image de l’électromobilité, mais aussi de détailler, sur les plans techniques et juridiques, les différents modèles de contrat d’autoconsommation (autoconsommation individuelles, collectives, pour les entreprises, ou les collectivités) ainsi que les freins à leur développement.

  • PHOTOVOLTAÏQUE – Nouvelle centrale sur entrepôt près de Lyon 22 septembre 2022

    Le fournisseur et producteur d’électricité, GreenYellow, a inauguré le 14  septembre dernier une centrale solaire en toiture sur les entrepôts du logisticien Easydis (filiale logistique du groupe Casino) situés à Corbas dans la banlieue de Lyon. D’une puissance de 5 MW, cette nouvelle centrale équipée de 14 000 panneaux est déployée sur une toiture de 80  000 m2 et permettra d’éviter l’émission de l’équivalent de 307 tonnes de CO2 par an. Des ombrières photovoltaïques de parking ont également été installées, permettant de produire de l’électricité verte et de protéger les véhicules du soleil et des intempéries.

  • PHOTOVOLTAÏQUE – Un projet agrivoltaïque en Haute-Saône 16 septembre 2022

    Le producteur indépendant d’énergie solaire, TSE, a inauguré le 5 septembre dernier son premier démonstrateur agrivoltaïque sur grandes cultures, à Amande dans le département de la Haute-Saône. Baptisée “la canopée agricole”, le projet est intégré au cœur d’une exploitation qui s’étend sur 850 hectares. D’une surface de 3 hectares, l’ombrière est installée sur des grandes cultures : soja, blé, seigle, fourrager, orge d’hiver, colza… pour une puissance de 2,4 MW, soit l’équivalent de la consommation de 1 350 habitants. Depuis plus d’une dizaine d’années, l’exploitation fait face à des étés très chauds et très secs. Équipée de trackers qui s’inclinent automatiquement les panneaux solaires suivant l’axe du soleil d’est en ouest, la canopée agricole génère un ombrage partiel et tournant sur la parcelle tout au long de la journée, atténuant les stress thermique et hydrique. L’ombrière agrivoltaïque permettra ainsi à l’exploitant de lutter contre ces aléas climatiques, grâce à une réduction de l’évapotranspiration et une baisse de température sous l’ombrière en période estivale.

  • ÉVÉNEMENT – 12e édition des Journées Nationales du Photovoltaïque 16 septembre 2022

    Les 12e Journées Nationales du Photovoltaïque (JNPV 2022), qui se dérouleront au Club Belambra “Le Normont” à Dourdan (91) du 29 novembre au 2 décembre 2022, sont organisées par la Fédération de recherche du Photovoltaïque (FedPV), en partenariat avec d’autres organismes ou instituts tels que l’IPVF, l’Ines, la Région Ile-de-France, l’Ademe, Observ’ER… Les JNPV 2022 rassembleront les laboratoires de recherche du photo­voltaïque en France, avec de nombreux jeunes chercheurs et doctorants, et 200  participants attendus. Elles comporteront des exposés oraux d’invités, des présentations et des soirées débats.

  • PHOTOVOLTAÏQUE – Gigafactory : ECM se joint au projet Carbon 16 septembre 2022

    La start-up industrielle Carbon, portant un projet d’usine intégrée allant des lingots aux modules photovoltaïques, a annoncé un partenariat avec le groupe ECM, le 5 septembre dernier (lire Le Journal photovoltaïque n° 43). Ce groupe, basé à Grenoble, conçoit et construit des équipements industriels pour l’industrie photovoltaïque. Il doit désormais accompagner Carbon dans son projet de ligne de production automatisée d’une capacité de 5 GW prévue dès 2025. Les filiales du groupe, ECM Greentech et SEMCO Smartech, apporteront leur expertise pour la production de plaquettes de silicium (wafers) bas carbone pour la première et sur les technologies, procédés et équipements de fabrication de cellules solaires TOPCon et IBC pour la seconde. D’après Carbon, la capacité pourrait grimper à plus de 20 GW à partir de 2030 et créer plus de 10 000 emplois. « Nous sommes honorés et très heureux que le groupe ECM rejoigne l’aventure Carbon. L’expertise de ses équipes et dirigeants dans les technologies et les projets industriels photovoltaïques sera un atout déterminant pour concrétiser la vision de Carbon », se félicite Pascal Richard, président de la jeune pousse.

  • PHOTOVOLTAÏQUE – 1,2 milliard au soleil pour First Solar 9 septembre 2022

    À l’heure où le secteur européen du photovoltaïque prépare activement une réindustrialisation de la production de modules sur son sol, les États-Unis ne sont pas en reste. First Solar, la seule société américaine figurant parmi les dix plus grands fabricants solaires au monde, prévoit d’investir jusqu’à 1 milliard de dollars dans une nouvelle usine, qui pourrait démarrer ses activités en 2025. Situé dans le sud-est des États-Unis, le site sera entièrement intégré verticalement et possèdera une capacité annuelle de production de 3,5  GW. Le groupe a annoncé l’investissement de 185 millions de dollars dans la mise à niveau et l’expansion des capacités de production de ces trois sites situés dans l’État de l’Ohio. Au total, c’est donc près de 1,2 milliard de dollars que First Solar s’apprête à dépenser. Cet effort devrait également s’illustrer par la création d’au moins 850 nouveaux emplois dans le secteur manufacturier, portant le nombre total d’emplois directs du groupe aux États-Unis à plus de 3 000 personnes dans quatre États d’ici 2025. À cette échéance, l’objectif pour First Solar est de disposer d’une capacité de production d’au moins 10 GW.

  • PHOTOVOLTAÏQUE – Excellente année pour le résidentiel 9 septembre 2022

    Observ’ER a publié son étude 2022 sur le suivi du marché 2021 des installations solaires photovoltaïques individuelles. Premier constat, l’année 2021 confirme la dynamique enclenchée en 2020, à savoir l’explosion des ventes sur le segment des installations de moins de 3 kWc (+ 13,5 %) mais surtout sur celui des plus grandes installations allant de 3 à 9 kWc. (+100,8 %). Avec 120,7 MWc installés, le segment de 3 à 9 kWc est à présent celui qui tire le marché dans l’individuel, tandis que le segment des installations de moins de 3 kWc totalise 69,6 MWc. La part des installations en autoconsommation (totale ou partielle) atteint 90 % pour le segment de moins de 3 kWc. La majorité (94 %) reste des installations sans stockage avec vente de surplus. Sur les huit dernières années, on évalue donc à plus de 200 MW la part des installations de moins de 3 kWc en autoconsommation. Le marché est toujours majoritairement situé dans le sud de la France en Nouvelle Aquitaine, Auvergne-Rhône Alpes, Occitanie et région PACA. Les installations ont toujours lieu majoritairement dans l’existant. Toutefois, 20 % des réalisations de moins de 3 kWc ont été effectuées dans le neuf. La crise a légèrement tiré vers le haut le prix moyen alors qu’il n’avait fait que diminuer depuis plus d’une décennie. Le début d’année 2022, marqué par la politique zéro Covid chinoise et la guerre en Ukraine laisse présager une accentuation des problèmes d’approvisionnement et de hausse des prix en France, et plus largement également en Europe.

  • PHOTOVOLTAÏQUE – Une centrale solaire vieille de 40 ans 1 septembre 2022

    Le magazine suisse en accès libre Energeia a mené une interview avec Mauro Caccivio, qui dirige le laboratoire photovoltaïque de l’Université des sciences appliquées du Tessin (canton italophone de Suisse), à l’occasion des 40 ans de la centrale Solar Ticino de 10 kW. Installée en 1982 en Suisse sur le toit d’un bâtiment d’une école près de Lugano, il s’agit de la première centrale photovoltaïque à avoir été raccordée en Europe. À l’époque, ce type de module provenait des technologies spatiales et n’avait que des rendements de 10 %. Après 40  ans d’utilisation, le suivi montre une robustesse inattendue. La plupart des modules fournissent encore plus de 80 % de la puissance initiale. Les prévisions ont donc été largement dépassées, bien que certains problèmes d’isolation et de point chauds aient été identifiés. Technologiquement dépassée, la centrale TISO-10 (son nom abrégé) permet aujourd’hui d’étudier les mécanismes de vieillissement des panneaux et d’en apprendre plus sur le comportement d’usure des matériaux, et des techniques utilisées étant donné que les 288 modules proviennent de trois cycles de productions différents. Le Tessin est une région particulièrement ensoleillée en Suisse. Il s’agit également d’un important canton pour l’hydroélectricité. C’est l’intérêt pour les énergies renouvelables et l’écosystème d’entreprises présentes à cette époque qui ont permis au Tessin de devenir le berceau du photovoltaïque européen.

  • PHOTOVOLTAÏQUE – Giga centrale flottante au Portugal 1 septembre 2022

    Le producteur et distributeur portugais d’électricité, EDP, annonce la mise en service de la centrale solaire flottante d’Alqueva, dans le sud du Portugal. Posée sur le plus grand lac artificiel d’Europe occidentale à quelques dizaines de mètres d’un barrage, la centrale affiche une puissance de 5 MW et est composée de 12 000 panneaux photovoltaïques. Avec une production de 7,5 GWh par an, elle pourrait couvrir l’équivalent de 30 % des besoins des foyers de cette région du Portugal. Elle occupe une surface de quatre hectares, correspondant à seulement 0,00016 % de la superficie du réservoir. Ce projet hybride combine l’énergie solaire de la centrale flottante et l’énergie hydroélectrique du barrage d’Alqueva avec à terme l’installation d’une batterie de stockage de 2 MWh. La centrale flottante peut ainsi bénéficier des connexions électriques existantes. La réalisation du site a nécessité six mois de travaux pour un investissement de six millions d’euros. EDP prévoit d’installer à court terme 154 MW d’électricité renouvelable sur et autour de ce réservoir : 70 MW de photovoltaïque flottant, 14 MW de solaire conventionnel et 70 MW d’éolien. Cette centrale hybride sera capable de produire 300 GWh par an, soit la consommation de 92 000  foyers.

JUILLET 2022

L’ESSENTIEL DU PHOTOVOLTAÏQUE DU MOIS DE JUILLET

  • PHOTOVOLTAÏQUE – Le projet d’usine REC Solar en Moselle se concrétise 22 juillet 2022

    REC Solar a obtenu une subvention de la part de l’Union européenne, dont le montant n’a pas été spécifié, dans le cadre de son projet RISE (Rec Innovation at Sarreguemines Enterprise) destiné à construire une usine de modules à hétérojonction (HJT) de 2  GW à Sarreguemines, en Moselle. Au total, 17 projets de technologies vertes à grande échelle ont été sélectionnés par l’UE pour recevoir une partie d’un fonds de 1,8 milliard d’euros alloué au soutien d’opérations relevant notamment de l’hydrogène vert, du stockage d’énergie et de l’éolien offshore. Concernant le projet RISE, les détails de la demande de financement faite auprès de l’UE indiquent que le futur site de production produira principalement des modules à hétérojonction bifaciale et qu’ils seraient compatibles avec la future technologie tandem HJT-pérovskite. « Nous sommes heureux d’avoir été présélectionnés. Il s’agit d’une reconnaissance importante de la confiance de l’Union européenne dans les projets du REC. Cette subvention est une composante importante du financement de nos projets en France. Notre direction travaille sur tous les autres aspects pour faire de ce projet une réalité », a déclaré un porte-parole de REC Solar à PV Tech.

  • PHOTOVOLTAÏQUE – Une centrale solaire de 23,4 MW en Corrèze 22 juillet 2022

    Le 5 juillet dernier a été inaugurée la centrale photovoltaïque au sol de la Zone d’Activité de l’Étang Bertrand située sur la commune de Saint-Pardoux-l’Ortigier dans le département de la Corrèze, en région Nouvelle-Aquitaine. D’une puissance de 23,4 MW, équipée de 43 308 panneaux solaires, la centrale occupe une surface clôturée de 26 hectares spécifiquement aménagée afin de préserver le déplacement de la faune locale. Un espace d’environ 20 centimètres sous la clôture a été laissé libre pour permettre aux animaux de circuler. Ce projet est à l’initiative de la Communauté d’Agglomération du Bassin de Brive qui a retenu Engie Green au terme de son appel à projet de 2017. Le site produira l’équivalent de la consommation électrique domestique annuelle de plus de 13 000 personnes pour un investissement global de 16  millions d’euros.

  • PHOTOVOLTAÏQUE – La centrale nucléaire du Bugey passe au solaire 13 juillet 2022

    Le 6 juillet dernier, 19 000 ombrières de parking ont été inaugurées sur le site de la centrale nucléaire d’EDF du Bugey, dans le département de l’Ain. Projet initié en 2020 en collaboration avec EDF ENR, les ombrières photovoltaïques viennent couvrir deux parkings du site pour un total de 1 945 places de parking du site. Les installations d’une puissance de 5,4 MW, fournissent une production annuelle de 6,3 GWh, ce qui correspond à plus de 200 tonnes de CO2 évitées pour une production équivalente à la consommation de 1 330 foyers. Pour Benjamin Declas, président directeur général d’EDF ENR : « Les ombrières photovoltaïques du Centre nucléaire de production d’électricité du Bugey s’inscrivent parfaitement dans la stratégie d’EDF ENR au service du Plan Solaire du groupe. En plus de permettre aux salariés et prestataires du site de stationner leur véhicule à l’abri des fortes chaleurs et des intempéries, elles vont produire pendant au moins 30 ans une énergie renouvelable, décarbonée et respectueuse de l’environnement. »

  • PHOTOVOLTAÏQUE – Innovation dans le diagnostic des centrales solaires 13 juillet 2022

    Le CEA vient d’annoncer le transfert à la société Ener-Pacte d’une technologie novatrice de diagnostic couplant imagerie et mesures électriques. Cette solution, qui se base sur l’imagerie infrarouge ou thermographique, se décline sous la forme de deux logiciels capables d’analyser des prises de vue par drone de centrales en toitures peu accessibles ou de centrales au sol de grande taille afin d’identifier d’éventuels défauts et d’estimer quantitativement et qualitativement les pertes. Les deux logiciels, baptisés ASPIRE et IV-Diag, disposent d’algorithmes qui assurent l’automatisation des diagnostics des modules et proposent une classification des défauts observés (points chauds, diodes, PID, déconnexion, boîte de jonction). Grâce à ces nouveaux outils, Ener-Pacte va proposer des solutions de diagnostic permettant de réduire les coûts d’inspection, qui peuvent représenter jusqu’à 40 % des dépenses d’exploitation d’un site. Ces technologies innovantes ont été élaborées au sein de l’INES.2S, un institut de la transition énergétique (ITE), porté par le CEA et l’INES. L’ITE INES.2S a pour mission de développer en France une filière industrielle d’intégration de l’énergie solaire photovoltaïque.

  • ANNONCE LÉGALE – Avis de concession Travaux 7 juillet 2022

    La Communauté de Communes Civraisien en Poitou lance un avis d’appel public à concurrence (phase des candidatures) pour une concession relative à la conception, à la reconstruction et à l’exploitation d’un complexe tennistique avec toiture photovoltaïque. Les dates et heures limite de remise des candidatures sont fixées au 05 août 2022 à 12  heures.L’intégralité de l’avis peut être consulté ici.

  • PHOTOVOLTAÏQUE – Projet d’autoconsommation pour Boiron 7 juillet 2022

    Les laboratoires Boiron, spécialiste de l’homéopathie en France et CVE, producteur indépendant français d’énergies renouvelables, annoncent avoir signé un contrat pour la création d’un projet d’autoconsommation. D’ici à 2024, 2,4 mégawatts d’ombrières photovoltaïques seront installées au siège de Boiron, situé à Messimy (Rhône), soit l’équivalent de 700 places de parking. Le projet permettra de couvrir 13  % de la consommation annuelle du site en électricité verte qui sera mise à la disposition des Laboratoires Boiron, en « amont du compteur  ».

  • PHOTOVOLTAÏQUE – D’anciennes décharges accueillent des centrales solaires 7 juillet 2022

    Le Valtom, collectivité publique en charge de la valorisation et du traitement des déchets ménagers du Puy-de-Dôme et le producteur indépendant d’énergies renouvelables, Sergies, ont inauguré le 2 juillet dernier, la centrale photovoltaïque au sol du site du Milliazet, située sur la commune de Miremont dans le Puy-de-Dôme. Construite sur une ancienne installation de stockage de déchets non dangereux, en activité de 1983 à 2017, cette nouvelle centrale de deux hectares est équipée 4  785 panneaux solaires assemblés à Toulouse par l’entreprise SunPower et produira 2,4 GWh d’électricité par an soit la consommation de 1 350  habitants (hors chauffage). Le site du Milliazet fait partie d’un projet de création de quatre parcs photovoltaïques puydômois sur des installations de stockage de déchets non dangereux. La mise en service des sites de Puy-Long à Clermont-Ferrand, d’Ambert et de Culhat suivront au second semestre 2022. Les quatre sites permettront de produire, sur une surface totale de 18 hectares avec une puissance proche de 20 MW, l’équivalent de la consommation électrique annuelle de 10 330 habitants (hors chauffage) pour un investissement total de 16 millions d’euros

JUIN 2022

L’ESSENTIEL DU PHOTOVOLTAÏQUE DU MOIS DE JUIN

Voir actus
  • PHOTOVOLTAÏQUE – Le solaire flotte en Haute-Garonne 30 juin 2022

    Le 24 juin dernier, la centrale solaire flottante de Peyssies située en Haute-Garonne a été mise en service par Urbasolar, spécialiste du photovoltaïque basé à Montpellier. Posée sur le plan d’eau d’une ancienne carrière, la centrale de 5 MW est équipée de 14 000 modules montés sur des flotteurs. Des lignes d’ancrage fixées aux berges, avec un recul de quinze mètres, permettent de préserver la faune et la flore dont le suivi est réalisé en collaboration avec le CNRS. La production annuelle est estimée à 6 250 MWh par an, soit 10 % de la consommation électrique de la Communauté de Communes du Volvestre, dont fait partie Peyssies. Urbasolar mène aussi deux autres chantiers de centrales flottantes sur les communes voisines de Carbonne et de Salles-sur-Garonne.

  • PHOTOVOLTAÏQUE – Le solaire pour valoriser un délaissé autoroutier 30 juin 2022

    Le 23 juin dernier, l’exploitant routier Autoroutes Paris-Rhin-Rhône (APRR) a annoncé avoir confié la construction d’un parc photovoltaïque aux sociétés TotalEnergies et Altergie Développement. 8 570 panneaux solaires pour une puissance de 3,7 MW seront installés sur un délaissé autoroutier au bord de l’A6 en Saône-et-Loire. Le projet, nommé « Boyer & Jugy » est lauréat de l’appel d’offres de la Commission de régulation de l’énergie d’août 2019 (CRE 4.6). Il bénéficiera ainsi d’un tarif fixe pendant les 20 premières années de fonctionnement. Une campagne de financement participatif a été ouverte aux citoyens des départements limitrophes et a permis de collecter 145 000 €. Les travaux sur la zone d’implantation ont permis la réhabilitation d’une zone humide et l’aménagement d’une mare pour les batraciens, l’installation de nichoirs pour les chauves-souris, le réensemencement de sites de ponte « hibernaculum » pour les reptiles (lieu permettant aux reptiles de passer l’hiver) et la prolongation d’une haie pour favoriser la reproduction de la pie-grièche écorcheur. Pour le directeur général délégué d’APRR Guillaume Hérent « Il est essentiel pour nous de maîtriser l’impact environnemental de nos activités, en protégeant la biodiversité et en limitant nos émissions de gaz à effet de serre ». Rappelons tout de même que la fragmentation des habitats naturels par les autoroutes et la pollution induite par leur exploitation et leur entretien impactent fortement la biodiversité.

  • PHOTOVOLTAÏQUE – Développer massivement le photovoltaïque, une option « sans regret » 30 juin 2022

    Alors que les discussions sur la prochaine programmation pluriannuelle de l’énergie ont débuté, le think tank France énergie solaire publie une étude visant à démontrer la valeur globale du photovoltaïque pour la France. Cette étude, réalisée avec le cabinet EY, met en effet en évidence trois principaux constats : les bénéfices économiques du photovoltaïque pour les collectivités, son rôle vers une plus grande indépendance énergétique et ses impact socio-environnementaux favorables. Ainsi par exemple, l’étude établit qu’1 euro investi par l’État dans cette filière génère 4,2 euros de recettes publiques sous la forme de taxes et cotisations sur la période 2012-2030.« Raccorder 30 GW de nouvelles capacités solaires d’ici 2028 (…) permettra de générer +7,7 Mds€ de recettes directes pour l’État sur l’ensemble de la période 2022-2030 par la seule mécanique des prix de l’électricité, sans inclure ici les recettes issues des taxes et cotisations », ajoute le think tank. Les multiples retombées positives feraient de cette source d’énergie une option « sans regret ». Selon Antoine Huard, président de France Territoire Solaire : « Le développement massif du solaire photovoltaïque en France est aujourd’hui non seulement une impérieuse nécessité, mais constitue aussi l’opportunité d’un projet industriel de vaste ampleur, qui va bien au-delà d’une simple transformation de notre système électrique. Les enjeux en matière d’indépendance énergétique, d’aménagement du territoire, de compétitivité de notre énergie, de réindustrialisation de notre pays, sont immenses. »

  • PHOTOVOLTAÏQUE – Camions frigorifiques solaires 23 juin 2022

    L’Allemand Sono Motors, concepteur de véhicules à cellules photovoltaïques intégrées, annonce un partenariat avec l’entreprise normande, Chereau, spécialisée dans la conception et la fabrication de carrosseries frigorifiques pour poids lourds. Le partenariat vise à concevoir un camion frigorifique pilote intégrant 54 modules solaires sur le toit et les flancs de sa remorque, sur près de 59 m2, pour une puissance allant jusqu’à 9,8 kW. L’électricité produite alimentera le groupe froid en rechargeant une batterie. Selon Sono Motors, cela permettra d’économiser environ 3 400 litres de carburant par an et d’éviter le rejet de près de 9 tonnes de CO2 par an par rapport à une remorque frigorifique diesel. Le camion doit être présenté lors du salon IAA Transportation 2022, qui se tient à Hanovre (Allemagne) du 20 au 25  septembre prochain. Il subira ensuite toute une série de tests, visant notamment à vérifier les économies d’énergie et de carburant réalisées dans des conditions météorologiques réelles.

  • PHOTOVOLTAÏQUE – Le Solar Decathlon Europe imagine la ville de demain 23 juin 2022

    Du 10 au 26 juin se tient le Solar Decathlon Europe à Wuppertal en Allemagne. Ce concours d’architecture solaire, créé aux États-Unis il y a près de 20 ans, met en compétition des équipes universitaires pluridisciplinaires, afin de concevoir des bâtiments performants, esthétiques et optimisant le recours à l’énergie solaire. Sa vocation pédagogique est de démontrer l’intérêt des technologies solaires pour fournir de l’énergie aux logements. Cette année, la compétition traite de la ville durable et des enjeux qu’elle représente pour le futur. « How can a city be positive for the environment and beneficial for its residents? » (Comment une ville peut-elle être positive pour l’environnement et bénéfique pour ses habitants ?). En rénovant et transformant des bâtiments existants, l’objectif est de montrer comment l’organisation urbaine peut être améliorée. Trois situations types seront étudiées : la rénovation et l’extension de bâtiment, la valorisation des espaces non utilisés entre les bâtiments, et l’ajout d’étage lors de leur rénovation. Une vidéo de présentation de l’évènement est disponible sur le site de l’événement. Cette année, 18 équipes étudiantes en provenance de 11 pays participent à ce challenge. L’évolution des scores en direct est disponible ici.

  • PHOTOVOLTAÏQUE – SMA augmente sa capacité de production 16 juin 2022

    Le 2 juin, le fabricant d’onduleurs solaires allemand SMA solar technology AG a annoncé le doublement de la capacité de production de son site de Niestetal, situé près de Casselen Allemagne. Possédant actuellement une capacité de 21 GW, le site devrait passer à près de 40  GW avec une nouvelle usine d’une superficie de 47 000 m² sur une partie du terrain de réserve dans la zone de Sanderhäuser Berg, proche du siège de l’entreprise. L’usine produira des onduleurs principalement destinés au segment des grandes centrales. L’objectif est notamment de renforcer la présence des marques SMA sur les marchés européens et nord-américains pour gagner en proximité avec les clients constructeurs de grandes centrales photovoltaïque au sol. Pour le porte-parole du directoire, Jürgen Reinert, cet investissement permettra de créer « plus de 200 emplois dans la région ». « La construction de la nouvelle usine nous permettra d’assurer nos chaînes d’approvisionnement, a-t-il ajouté, et de gagner en indépendance afin de ne plus être soumis à des conditions commerciales fluctuantes. »

  • PHOTOVOLTAÏQUE – Cinq nouveaux projets d’autoconsommation pour Lorient Agglomération 16 juin 2022

    L’entreprise Quénéa spécialisée dans les projets solaires a été retenue par Lorient Agglomération pour le développement de cinq nouveaux projets d’autoconsommation photovoltaïque. Depuis 2018, l’entreprise a déjà développé sept centrales de ce type sur l’agglomération pour alimenter des unités de traitement des déchets, des stations d’épuration et la recyclerie de Caudan, soit plus de 540 kW mis en service. Ils produisent environ 460 MWh d’électricité par an. Les cinq nouveaux parcs (au sol et en toiture) seront installés sur quatre nouvelles stations d’épuration des communes de Guidel (33,7 kW), Hennebont (99kW), Lorient (137,62 kW) et Groix (57,8 kW), ainsi que sur des ombrières de parking à Ploemeur (48,75 kW). Les premiers chantiers ont débuté en mai 2022. À terme, l’agglomération espère pouvoir couvrir 30 % de la facture énergétique de son patrimoine grâce aux énergies renouvelables.

  • PHOTOVOLTAÏQUE – Un premier trimestre 2022 décevant 9 juin 2022

    Au cours du premier trimestre 2022, 484 MW photovoltaïques ont été raccordés au réseau, contre 736 MW sur la même période en 2021, selon le Service des données et études statistiques (SDES) du ministère de la Transition écologique. « Ce ralentissement de la puissance nouvellement raccordée s’explique par une proportion moins élevée de raccordements de centrales de fortes puissances ce trimestre », explique le SDES. Le parc total en service au 31 mars 2022 s’élève désormais à 14,5 GW. La production photovoltaïque nationale sur le premier trimestre 2022 a été de près de 3,2 TWh, en hausse de 31 % par rapport au premier trimestre 2021. Elle représente 2,2 % de la consommation électrique française sur cette période. Une puissance quasi équivalente à celle en service se trouve actuellement en file d’attente. En effet, 13,4 GW de projets photovoltaïques étaient fin mars en cours d’instruction (avec ou sans convention de raccordement signée), dont la quasi-totalité sont des projets de grande taille de plus de 250 kW. La programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE) stipule que la France devrait atteindre 20,1 GW de capacité raccordée fin 2023, un objectif de plus en plus difficile à atteindre.

  • PHOTOVOLTAÏQUE – Projet Horizeo : évolution suite au débat public 9 juin 2022

    Les porteurs du projet Horizeo, à savoir Engie, Neoen et RTE, ont communiqué fin mai leur décision concernant les adaptations envisagées, suite au débat public qui s’est déroulé de septembre 2021 à janvier 2022. Horizeo est un projet de centrale photovoltaïque au sol, situé en Gironde, d’une puissance de 1 GW, associé à du stockage sur batterie et à de la production d’hydrogène vert. Il avait déplacé les foules, qui s’étaient notamment inquiétées de l’emplacement du parc nécessitant de déboiser une parcelle de 1 000 hectares de pins en sylviculture. D’après les porteurs du projet, la zone est idéale car proche à la fois d’une conduite de gaz pour l’injection de l’hydrogène produite par le parc, et du poste RTE de Saucats, en plus de la proximité avec Bordeaux. Cependant, le choix a été fait de déplacerune partie du projet, le centre de données, sur une zone déjà artificialisée. La taille de l’électrolyseur a également été discutée et sera limitée à 10 MW afin d’être mieux adaptée aux usages locaux. Un appel à manifestation d’intérêt (AMI) doit être lancé pour la plantation de 2 000 hectares qui est destinée à compenser la partie défrichée, au plus proche du site du projet. L’AMI doit également porter sur des mesures permettant d’accroître les services écologiques rendus par les parcelles sylvicoles existantes.

  • PHOTOVOLTAÏQUE – CNR prend une place sous le solaire 3 juin 2022

    La Compagnie Nationale du Rhône (CNR) a créé une filiale dédiée au développement de l’énergie solaire dans la vallée du Rhône, Solarhona. La vallée présente en effet un potentiel intéressant grâce à son ensoleillement important et les nombreux sites d’implantation possibles. Solarhona souhaite se concentrer sur les petites centrales solaires au sol sur terrains dégradés, les toitures de plus de 1 000 m2, les ombrières et les projets flottants de moins de 4 MW sur des plans d’eau. Elle entend encourager les collectivités locales, les entreprises et agriculteurs à participer à leur développement et à leur gouvernance. D’après la CNR, ce modèle industriel partenarial et redistributif est l’une de ses forces depuis 90 ans. Pour le groupe, il s’agit de multiplier par sept la puissance photovoltaïque installée, soit 1 GW d’ici 2030. Solarhona a déjà engagé la réflexion autour de 80 projets dans la vallée du Rhône et a ouvert deux antennes, à Lyon et Montpellier, et anticipe à terme la création de 600 emplois directs et indirects non délocalisables.

  • PHOTOVOLTAÏQUE – Expérimentation agrivoltaïque dans les Bouches-du-Rhône 3 juin 2022

    La commune de Châteauneuf-le-Rouge située dans les Bouches-du-Rhône annonce avoir retenu la société aixoise Ombrea, spécialiste des ombrières photovoltaïques pour l’agriculture, dites aussi agrivoltaïques. Sur une parcelle maraîchère de 1 000 m2 plantée de trois cépages anciens qui donneront du raisin de table, Ombrea a pour mission d’installer un système d’ombrières solaires pilotable qui protègera les cultures des aléas météorologiques (épisodes de sécheresse, fortes chaleurs, grêles, gelées de printemps), qui mettent à mal les rendements et la qualité. Le raisin sera destiné aux établissements scolaires et aux habitants de la commune. L’installation du système sera finalisée cet été pour une inauguration officielle prévue le vendredi 3 juin 2022. La plantation des pieds de vigne suivra ensuite à l’automne.

MAI 2022

L’ESSENTIEL DU PHOTOVOLTAÏQUE DU MOIS DE MAI

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  • PHOTOVOLTAÏQUE FLOTTANT – Un potentiel de 4 térawatts 25 mai 2022

    DNV, entreprise spécialisée dans la gestion des risques industriels et l’assurance, estime que le potentiel du photovoltaïque flottant s’élève à 4 térawatts (TW) à l’échelle du globe. S’il ne représentait que 2 GW installés en 2020, le parc photovoltaïque flottant devrait connaître un décollage dès 2023 et se situer entre 7 et 11 GW à l’horizon 2025, selon DNV. Alors que les centrales au sol se voient confrontés à la rareté des terrains disponibles, les eaux du globe offrent en revanche de vastes surfaces au déploiement du solaire flottant. Toutefois, le manque de standardisation des produits, flotteurs en particulier, pourrait constituer un obstacle à son expansion rapide. Pour répondre à ce manque, DNV pilote deux projets industriels conjoints, avec 24 acteurs du photovoltaïque flottant, afin d’établir un standard industriel sur le design des ancrages et amarrages des centrales, ainsi qu’un standard sur le design, les tests et la qualification des flotteurs. En 2021, DNV avait déjà publié un guide de bonnes pratiques « DNV-RP-0584 Design, development and operation of floating solar photovoltaic systems » (Design, développement et exploitation des systèmes photovoltaïques flottants).

  • PHOTOVOLTAÏQUE – Une giga centrale solaire urbaine à Bordeaux 25 mai 2022

    Le groupe français, JP Énergie Environnement, producteur indépendant d’énergies renouvelables a inauguré le 12 mai dernier la centrale solaire urbaine de Labarde située à Bordeaux. Cette centrale au sol, posée sur les bords de la Garonne a été construite sur l’ancienne décharge de Bordeaux Métropole, fermée depuis plus de 35 ans et classée site pour la protection de l’Environnement (ICPE) devenu impropre à toute activité. Le terrain de 60 hectares, réhabilité entre 2004 et 2009  accueille aujourd’hui une centrale solaire composée de 135 000 panneaux photovoltaïques pour une production annuelle estimée à 75 500 MWh, soit l’équivalent de la consommation électrique de près de 70 000 habitants, et permettant d’éviter le rejet de 3 000 tonnes de CO2. Débutée à l’automne 2019 et achevée fin 2021, le projet a mobilisé 100 emplois directs pour l’aménagement des pistes, la pose des fondations, l’installation des panneaux photovoltaïques et le raccordement des différents éléments électriques. Aujourd’hui, la maintenance du site est assurée par 3 techniciens basés au sein de l’agence JP Énergie Environnement de Pessac.

  • PHOTOVOLTAÏQUE – Projet de centrale solaire dans les Bouches-du-Rhône 20 mai 2022

    La filiale du groupe Shell, EOLFI, société spécialisée dans le développement et la production d’énergies renouvelables obtient son permis de construire pour un projet de centrale photovoltaïque au sol sur la commune de Septèmes-les-Vallons dans les Bouches-du-Rhône. Initié par la Région Sud Provence-Alpes-Côte d’Azur, dans le cadre de son plan climat, ce parc solaire aura une puissance estimée de 5 MW pour une surface de huit hectares. Il sera construit sur un ancien site industriel classé ICPE (installation classée pour la protection de l’environnement) avec au préalable un traitement de la pollution résiduelle issue de la précédente activité du site (démolition, broyage de matériaux). Une mare sera creusée pour favoriser l’accueil du crapaud Calamite, identifié comme étant une espèce à préserver et d’autres mesures spécifiques ont été prises comme la pose d’un grillage à large maillage pour que la petite faune puisse traverser librement le site. La mise en service est prévue courant 2023.

  • PHOTOVOLTAÏQUE – 859 zones délaissées disponibles pour de grandes centrales au sol en France 20 mai 2022

    L’Ademe vient de publier une nouvelle étude portant sur la délicate question du foncier dans le développement des grandes centrales photovoltaïque au sol. Intitulé “Identification, par département français, de zones délaissées et artificialisées propices à l’implantation de centrales photovoltaïques”, ce travail s’inscrit dans la continuité d’une première étude réalisée en novembre 2019 qui avait évalué le potentiel photovoltaïque mobilisable sur de telles zones en métropole (hors parkings et surfaces en eau). L’Ademe avait alors conclu à un potentiel théorique de 49 GWc mais ce chiffre nécessitait d’être affiné. Le nouveau travail s’est donc attaché à identifier précisément une vingtaine de sites par département sur le territoire national (y compris les DROM) qui répondaient à cette catégorie de sol délaissé pouvant accueillir des centrales photovoltaïques d’une puissance minimale de 1 MWc. En croisant des critères environnementaux aux caractéristiques topographiques des sites, une sélection drastique a été menée par le groupement des bureaux d’études Cerema/Tecsol en collaboration avec les services déconcentrés de l’État (notamment DREAL – Directions Régionales de l’Environnement, de l’Aménagement et du Logement ainsi que DDTM – Direction départementale des territoires et de la mer). Ainsi, d’un premier panel de 2 041 sites en friche, la sélection s’est réduite à 950 zones représentant une puissance maximale théorique de 8,6 GWc. Une dernière phase de consultation post-étude menée par la DGEC a encore réduit ce chiffre pour ne retenir au final que 859 sites. L’étude précise toutefois que rien n’est figé. Le nombre de sites recensés sera amené à évoluer soit parce que les sites auront été in fine reconnus non favorables, soit car des enjeux environnementaux nouveaux auront été identifiés. Les sites recensés et qualifiés seront publiés et régulièrement mis à jour dans l’outil “Cartofriches “.

  • PHOTOVOLTAÏQUE – Un parc solaire dans l’Ain 13 mai 2022

    Le 6 mai dernier, CNR (Compagnie Nationale du Rhône) a inauguré une centrale photovoltaïque au sol sur la commune de Virginie dans l’Ain (Auvergne-Rhône-Alpes). Construit sur l’ancienne plateforme de stockage de matériaux utilisés lors de la construction de l’usine hydroélectrique de Brens-Virignin en 1981, le parc est composé de 12 864 panneaux sur une surface clôturée de 4,6 hectares pour une puissance installée de 3,8  MW. Outre la végétalisation du terrain avec des graines adaptées au climat local, CNR a planté une haie au nord du parc photovoltaïque afin de favoriser la biodiversité en abritant des espèces pollinisatrices et de lutter contre l’érosion des sols. Ce projet de 2,95 millions d’euros a été financé à hauteur de 10 % par des riverains. Le site produira annuellement l’équivalent de la consommation électrique de 1 900  personnes, soit près du double de celle des habitants de la commune.

  • PHOTOVOLTAÏQUE – Le port de Marseille passe au solaire 13 mai 2022

    Dans le cadre de son dispositif « Escales Zéro Fumée » la Région Sud annonce l’installation de six centrales solaires en toiture sur des bâtiments du Grand port maritime de Marseille (GPMM). L’ensemble de ces centrales seront en autoconsommation pour une puissance cumulée de 9 MW. Le projet consiste à fournir en électricité les ferries et bateaux de croisières stationnés à quai afin qu’ils coupent leurs moteurs pour une meilleure qualité de l’air. Une procédure qui va permettre de soutenir le réseau électrique du port lors des fortes tensions. Ce programme estimé à 15  millions d’euros, bénéficiera d’une aide régionale de 3 millions d’euros.

  • PHOTOVOLTAÏQUE – Giga batteries en Martinique 6 mai 2022

    Le groupe Akuo annonce la mise en service d’un parc de stockage géant sur la commune de Ducos en Martinique. Baptisé “Madinina stockage”, le site est composé de six conteneurs contenant des batteries lithium-ion pour une capacité de stockage de 19 MWh et raccordées à la centrale photovoltaïque de la Broue. Ce système va permettre à EDF, le gestionnaire du réseau électrique martiniquais, de réguler la fréquence du réseau et d’en assurer la stabilité. La centrale permettra surtout de stocker l’énergie renouvelable pour la restituer lors des pointes de consommation. Elle offre une capacité allant jusqu’à 12 MW mobilisable durant 1 heure, soit environ 6 % de la capacité maximale (210 MW) du réseau martiniquais.

  • PHOTOVOLTAÏQUE – L’Ademe publie son étude de référence sur l’agrivoltaïsme 6 mai 2022

    Après des mois d’attente, l’Ademe vient enfin de rendre publique son étude nationale sur l’agrivoltaïsme, datée de juillet 2021. L’agence définit l’agrivoltaïsme par la notion de synergie entre production agricole et production photovoltaïque sur une même parcelle. L’étude consiste en une compilation des connaissances sur ce type de système afin d’aider les parties prenantes à évaluer la pertinence des différents types de projets photovoltaïques sur des terrains agricoles. Une enquête auprès des exploitants agricoles accueillant déjà ces installations sur leurs terres a permis d’établir des fiches techniques récapitulatives pour une dizaine de systèmes. L’étude définit enfin des critères d’évaluation, constituant, selon l’Ademe, un « véritable outil d’analyse et d’identification des projets les plus vertueux ». Étant donné le nombre de paramètres à prendre en compte, chaque projet agrivoltaïque doit en effet être évalué au cas par cas, estime l’agence.

  • PHOTOVOLTAÏQUE – Nouvelle centrale sur toiture pour Nîmes 2 mai 2022

    Après la centrale de la Chambre d’agriculture du Gard, le producteur d’électricité renouvelable VSB énergies s’engage dans un nouveau projet de centrale solaire en toiture. La société a été récemment retenue par Nîmes (Gard) dans le cadre d’un appel d’offres afin de construire une centrale photovoltaïque et d’en assurer l’exploitation et la maintenance sur le site de Grézan. Il s’agit d’une ancienne biscuiterie, qui est devenue le centre technique municipal. Le site de Grézan a été identifié par la ville de Nîmes comme bâtiment susceptible d’être équipé de panneaux photovoltaïques afin de contribuer à sa transition énergétique. Le projet porte sur 6 600 m² de panneaux photovoltaïques en toiture et 1 268 m² en ombrières parking. Il produira à partir de mars 2024 plus de 2 000 MWh par an, soit l’équivalent de la consommation annuelle de près de 800 foyers. Le projet prévoit également l’installation de 10 bornes de recharge de véhicules électriques, réservées aux véhicules municipaux du site.

  • PHOTOVOLTAÏQUE – Voltalia renforce sa présence au Maroc 2 mai 2022

    Voltalia a annoncé le 25 avril avoir été sélectionné pour deux projets dans le cadre de l’appel d’offres photovoltaïque en 2021 par le gouvernement marocain. L’entreprise remporte ainsi un total de 117 MW, sur les 400 MW soumis à l’appel d’offres. Les deux sites de Voltalia, sont localisés dans la région de l’Oriental : Aïn Beni Mathar (69 MW) et Guercif (48 MW). Ils seront connectés au réseau électrique national et devraient couvrir les besoins de l’équivalent de 290 000 habitants. Leur construction démarrera fin 2023, et les revenus seront garantis par des contrats de long-terme avec des clients privés. D’après Sébastien Clerc, directeur général de Voltalia : « Les futures centrales photovoltaïques participeront à la décarbonation de l’énergie en évitant l’émission d’environ 200 000 tonnes de CO2 dans l’atmosphère [par an, ndl] ». Elles font partie des sept sites identifiés pour cet appel d’offres par le ministère de la Transition énergétique et du développement durable et par MASEN (l’agence chargée de la mise en œuvre de la stratégie nationale en matière d’énergie renouvelable). Voltalia dispose au Maroc de près de 100 MW de projets autorisés, principalement dans l’éolien et l’hydroélectricité, et de plus de 400 MW en développement, principalement solaires. En octobre dernier, le gouvernement marocain a décidé de relever ses objectifs en matière d’énergie renouvelable. L’objectif de 42 % d’énergie renouvelable dans son mix électrique, fixé pour 2020, devrait être atteint cette année et celui de 52 % en 2025, au lieu de 2030. À la fin de la décennie, la part des renouvelables devrait s’élever à 64 %.

AVRIL 2022

L’ESSENTIEL DU PHOTOVOLTAÏQUE DU MOIS DE AVRIL

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  • PHOTOVOLTAÏQUE – Sanofi s’offre une centrale solaire 22 avril 2022

    EDF Renouvelables, annonce le démarrage de travaux de construction d’une centrale solaire au sol sur le site de l’usine Sanofi d’Aramon, dans le Gard. D’une puissance de 4 MW, cette centrale en autoconsommation couvrira une partie de la consommation d’électricité de l’usine de production chimique et biotechnologique. EDF Renouvelables s’est engagé à construire, à exploiter puis à céder à Sanofi la centrale photovoltaïque au terme du contrat. L’usine Sanofi bénéficiera ainsi de la totalité de la production d’électricité renouvelable de la centrale solaire. Le contrat permet de plus à Sanofi de sécuriser une partie de son approvisionnement électrique à prix fixe. Ce projet bénéficie d’une subvention du Fonds Européen de Développement Régional (FEDER). La mise en service de la centrale est prévue pour début 2023.

  • PHOTOVOLTAÏQUE – Production de panneaux solaires dans la Sarthe 22 avril 2022

    Le spécialiste du solaire Phoenix Group annonce l’installation de sa startup, CréaWatt Fabrick’, dédiée à la production de panneaux photovoltaïques, sans préciser la capacité de production annuelle envisagée. Le site sera implanté sur la commune de Vaas, dans la Sarthe, au sein du parc d’activités Loirécopark, et produira des panneaux solaires légers (moins de trois kilos par mètre carré), destinés aux industriels. Un système de pose breveté permettra de contourner les difficultés de fixation sur des toitures de grandes surfaces. Le groupe occupera sept hectares du parc d’activités et annonce la création de 100  à 150 emplois d’ici 2024. Ce projet a vu le jour grâce à la Communauté de communes de Sud Sarthe, la Région des Pays de la Loire et son agence de développement économique, Solutions&co qui ont accompagné le groupe dans ses démarches d’implantation sur le territoire. Avec cette initiative, la Région poursuit sa transition énergétique. Entre 2017 et 2021, la part des énergies renouvelables (éolien, solaire, biomasse, géothermie…) dans la consommation énergétique régionale a été portée de 8 % à 21 % grâce à un investissement de 83 millions d’euros.

  • PHOTOVOLTAÏQUE – Évaluer son potentiel solaire 14 avril 2022

    La start-up namR, spécialisée dans la gestion de données, a mis au point un outil permettant d’évaluer le potentiel photovoltaïque en toiture. Il propose en outre des solutions pour exploiter ce potentiel le plus efficacement possible. Concrètement, namR se base sur les paramètres relatifs à l’architecture du bâtiment, son orientation, à la zone géographique d’implantation et aux données météorologiques, qui permettent notamment d’élaborer des cadastres solaires. Une étude réalisée par ses équipes a permis de dresser un état des lieux du solaire photovoltaïque et thermique en toiture. Les villes de plus de 50  000 habitants ayant les ratios les plus importants de surfaces équipées par rapport aux surfaces de toiture totales disponibles sont Hyères (0,76 %), Perpignan (0,71 %), Pessac (0,68 %), Ajaccio (0,6 %) et Fréjus (0,55 %). Toutes sont situées dans la moitié sud du pays.

  • PHOTOVOLTAÏQUE – Nouvelle centrale solaire en Ardèche 14 avril 2022

    Le 1er avril dernier, CNR et la société ardéchoise Rampa Énergies ont inauguré la centrale photovoltaïque « Le Pouzin 2 », située sur la commune de Le Pouzin en Ardèche. D’une puissance de 12 MW et composé de 37 000 panneaux, le parc produira 18 GWh par an, soit l’équivalent de la consommation électrique de 7 200 habitants. La centrale, installée sur une parcelle en friche, permet de valoriser un terrain à vocation industrielle située dans une zone inondable qui restait difficilement aménageable. Afin de préserver l’écosystème local, un écologue a assuré le suivi du chantier, les travaux ont été suspendus d’avril à août 2020  pour ne pas perturber le cycle naturel des espèces animales, des mares à crapauds ont été créées, la clôture qui entoure le site a été surélevée pour favoriser le déplacement de la petite faune locale, le parc a été ensemencé avec des espèces végétales locales et sera entretenu par gestion pastorale. La commune de Le Pouzin compte 2 800 habitants mais produit aujourd’hui l’équivalent de la consommation électrique de 28 000  personnes, précise CNR.

  • PHOTOVOLTAÏQUE – Poujoulat passe au solaire 8 avril 2022

    Le spécialiste français des conduits de cheminées et sorties de toit, Poujoulat, vient de mettre en service une centrale solaire au sol en autoconsommation sur le site de son siège social, situé à Granzay-Gript, près de Niort (Deux-Sèvres). D’une puissance de 245 kW, équipée de 744 panneaux pour une surface de 1 240  m2, l’installation couvrira 10 % des besoins des bureaux et de l’usine en électricité via un réseau commun à l’ensemble du site. Construite par l’entreprise rennaise Armorgreen, la centrale a nécessité un investissement de 236 120 € avec un retour sur investissement attendu de 10 ans. Avec ce projet, le groupe Poujoulat continue sa transition énergétique qui a commencé en 2012 avec la mise en service d’une chaufferie biomasse en 2012 permettant de couvrir plus de 80 % de ses besoins en chauffage.

  • PHOTOVOLTAÏQUE – Un giga démonstrateur agrivoltaïque 8 avril 2022

    Le producteur indépendant français d’énergie solaire TSE annonce le développement d’un projet agrivoltaïque de grande ampleur qui sera composé de dix sites pilotes de six hectares chacun, répartis sur toute la France. Leur puissance cumulée devrait atteindre 1 GW et leur mise en service doit s’échelonner jusqu’en 2025. Baptisé « La canopée agricole », ce démonstrateur est une ombrière équipée de panneaux solaires installés sur des trackers qui permettent l’inclinaison des panneaux en suivant l’axe du soleil d’est en ouest. Perchés à 5 mètres de hauteur au-dessus d’un terrain agricole, ils autoriseront l’utilisation d’engins agricoles (moissonneuses-batteuses, pulvérisateurs…) ainsi que le maintien de toutes les activités de grandes cultures (blé, maïs…) et d’élevage (bovins, ovins). L’inclinaison des panneaux est pilotée automatiquement et peut s’adapter à toutes les conditions climatiques : vent, grêle, gel, pluie et soleil. Cette innovation technologique a été conçue et développée au centre de recherche et développement de TSE à Bourgoin-Jallieu (Isère) par une équipe d’ingénieurs qualifiés sur les problématiques de structure, de gestion de données, d’agronomie et d’intégration paysagère. Le premier site pilote sur grandes cultures sera dévoilé en septembre prochain dans le département de la Haute-Saône.

  • PHOTOVOLTAÏQUE – Kits solaires à brancher 1 avril 2022

    La coopérative Solarcoop, spécialisée dans le domaine du photovoltaïque, vient de mettre sur le marché un kit solaire plug & play entièrement fabriqué en France d’une puissance de 375 W. Le panneau, d’une taille de 1,9 m par 1,1 m, comprend un support bois, un micro-onduleur garanti 25 ans, un compteur d’énergie de production et un câble souple. L’ensemble sera directement branché sur une prise électrique standard et l’énergie produite, injectée dans le réseau domestique sera consommée en priorité. Avec ce panneau à 700 euros, Enercoop estime à 80 euros l’économie annuelle sur la facture d’électricité.

  • PHOTOVOLTAÏQUE – La France a besoin d’accélérer 1 avril 2022

    La dernière publication trimestrielle de l’observatoire de France Territoire Solaire, think tank du photovoltaïque, indique que 2,6 GW ont été ajoutés au parc photovoltaïque français en 2021, un record pour la filière. Le service statistique du ministère de la Transition écologique estimait pour sa part en février une puissance légèrement supérieure, de 2,8 GW. Selon France Territoire Solaire, le volume de la puissance supplémentaire raccordée lors du quatrième trimestre 2021 a été de 750  mégawatts (MW), un chiffre en hausse par rapport au volume du troisième trimestre 2021 (632 MW), déjà très dynamique. Ce résultat a surtout été permis par le spectaculaire développement du segment des grandes installations (1 MW et au-delà) qui a progressé de 527 MW au cours du dernier trimestre 2021 et de 1 869 MW sur l’ensemble de l’année. Le volume de projets en file d’attente ne cesse de croître, indique France Territoire Solaire. Plus de 10 GW de capacité se trouvent en attente de raccordement, dont l’essentiel sur le segment des grandes toitures et des centrales au sol. La France a ainsi de quoi augmenter encore la puissance photovoltaïque installée annuellement. Celle-ci devra être d’au moins 4 GW par an pour rester sur la trajectoire des objectifs de la programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE) – Voir l’Actu de janvier -, la feuille de route de la France à l’horizon 2028.

MARS 2022

L’ESSENTIEL DU PHOTOVOLTAÏQUE DU MOIS DE MARS

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  • PHOTOVOLTAÏQUE – Nouvelle centrale solaire dans l’Eure 25 mars 2022

    Le groupe CVE, producteur d’énergies renouvelables et Q ENERGY (anciennement RES) ont inauguré le 10 mars dernier la deuxième tranche de la centrale de Terres Neuves située à cheval sur les communes de Saint-Étienne-sous-Bailleul et de La Chapelle-Longueville dans le département de l’Eure (Normandie). Construite sur un terrain non cultivable, d’une surface de 6,8 hectares pour une puissance de 13,3 MW, cette deuxième tranche produit l’équivalent de la consommation électrique annuelle de 6 400 habitants. Dans le cadre de la préservation de la biodiversité, un plan de gestion environnemental a été mis en place avec de vastes zones d’évitement pour la protection de la faune et de la flore, et l’installation d’une clôture spécifique à grande maille ouverte au sol pour le passage de la petite faune. L’entretien de la centrale sera effectué par écopâturage et un suivi de la biodiversité (faune et flore) sera réalisé par un bureau d’étude pendant toute la durée de l’exploitation.

  • SOLAIRE PHOTOVOLTAÏQUE ET THERMIQUE – Un Plan d’urgence solaire 25 mars 2022

    Enerplan, le syndicat des professionnels du solaire photovoltaïque et thermique, demande un Plan d’urgence pour le solaire (électrique et thermique) à l’État. Il rappelle que la France a pris énormément de retard vis-à-vis de ses objectifs, inscrits dans la programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE). Celle-ci vise une capacité installée de 20 GW photovoltaïque fin 2023, contre seulement 13 GW en service fin 2021. En 2028, cette PPE prévoit une puissance installée de 35 à 44 GW, un objectif que la trajectoire actuelle ne permet pas d’atteindre comme l’a révélé Observ’ER. Pourtant, la crise énergétique actuelle a plus que jamais montré la nécessité de transformer le système énergétique. Enerplan souhaite donc la mise en œuvre d’un Plan d’urgence solaire permettant d’augmenter la capacité annuelle installée, allant jusqu’à 10 GW pour l’année 2025, près de 4 fois celle mise en service en 2021. Ce plan permettrait de disposer, dès 2025, d’une capacité cumulée de 37 GW, le photovoltaïque pouvant ainsi couvrir 10 % de la production d’électricité de la France, contre 3,1 % en 2021. Pour cela, le plan doit porter sur tous les aspects de la filière : production, réindustrialisation, raccordement, stockage, formation, etc. Ce plan doit en effet permettre de développer « une véritable industrie nationale de fabrication de panneaux solaires pour assurer une indépendance [énergétique] complète ». Pour le solaire thermique, la PPE vise une capacité de production de 1,5 TWh en 2023 et de 1,8 à 2,5 TWh en 2028. Là aussi, Enerplan rehausse l’ambition afin d’atteindre dès 2025, une capacité de production de 3 TWh. Pour cela, le syndicat demande d’augmenter rapidement les capacités annuelles installées, pour atteindre 1,5 GW pour l’année 2025, soit 25 fois plus qu’actuellement. Il propose une série de mesures sur tous les segments (résidentiel, grandes toitures, industrie, etc.) pour y parvenir.

  • PHOTOVOLTAÏQUE – Le solaire PV en France : réalité, potentiel et défis 17 mars 2022

    Le CNRS a mis en ligne le site solairepv.fr avec le soutien du Centre de Nanosciences et de Nanotechnologies (C2N), de l’Institut Photovoltaïque d’Ile-de-France (IPVF) et de la Fédération de Recherche Photovoltaïque (FedPV). Il s’agit d’une plate-forme d’information sous la forme de questions-réponses préparées par des chercheurs à l’issue d’ateliers menés par des équipes du C2N et de l’Unité Mixte de recherche de l’IPVF débutés en novembre 2021. Au total, ce sont 27 questions auxquelles répondent les chercheurs pour revenir sur l’actualité du photovoltaïque en France, son potentiel de développement, ainsi que son impact sur la société et l’environnement. Les chercheurs démêlent également un certain nombre d’idées reçues communément relayées par certains médias ou personnalités politiques. Un site très utile en ces temps d’infox répandue.

  • AGRIVOLTAÏSME – Inauguration du site de la SEFRA 17 mars 2022

    Le 10 mars, la société Sun’Agri a inauguré sa nouvelle installation agrivoltaïque sur la Station expérimentale Fruits Rhône-Alpes (SEFRA), en partenariat avec la Chambre d’Agriculture de la Drôme, qui se situe sur la commune d’Étoile-sur-Rhône près de Valence. L’idée est partie de la volonté d’étudier l’intérêt de panneaux photovoltaïques orientables pour contrer les aléas liés au changement climatique sur les vergers d’abricotiers, de pêchers et de cerisiers. En effet, il est possible de faire pivoter les panneaux pour protéger les arbres de la chaleur, mais aussi du gel qui survient de plus en plus tard, malheureusement souvent après l’éclosion des premiers bourgeons. Concrètement l’installation de 2,15 millions d’euros consiste en plus de 4 hectares recouverts de panneaux, pour une puissance de 1,9 MWc. Le parc va vendre sa production aux entreprises et collectivités du territoire via un contrat avec le fournisseur Volterres.

  • PHOTOVOLTAÏQUE – Projet de gigafactory de modules en France 10 mars 2022

    Le développement de l’industrie photovoltaïque en France compte un nouveau projet, porté par la start-up Carbon. Carbon ambitionne la mise en service d’un site de production industriel intégré d’une capacité de 5 gigawatts (GW) de modules photovoltaïques d’ici à 2025, qui progressera jusqu’à 15 GW en 2030. Le site doit couvrir l’essentiel de la chaîne de production, allant de la fabrication des lingots de silicium jusqu’à celles des modules. Sur le plan technique, le projet se base sur de deux technologies photovoltaïques maîtrisées (TopCon et IBC), qu’elle souhaite faire progresser en investissant largement en R&D. L’investissement nécessaire pour l’opération est évalué à un milliard d’euros et une première levée de fonds est envisagée d’ici la fin de l’année 2022. Une fois réalisé, le site (dont l’implantation géographique reste encore à déterminer) permettrait la création de 2 000 emplois directs et 4 000  indirects, selon Carbon. À l’initiative de l’idée, Pascal Richard, cofondateur de SMA France (fabricants d’onduleurs) et Pierre-Emmanuel Martin, président de Terre & Lac, exploitant de centrales solaires, et de My Energy Manager, positionnée sur le conseil en création de communautés énergétiques.

  • PHOTOVOLTAÏQUE – Nouveau PPA pour Fnac Darty 10 mars 2022

    Le groupe Fnac Darty et le producteur d’énergie renouvelable Valeco annoncent la signature d’un power purchase agreement (PPA), un contrat de fourniture d’électricité de gré à gré portant sur la production d’une future centrale solaire de 20 MW qui sera construite à Argent-sur-Sauldre en région Centre-Val de Loire. Ce parc solaire, prévu pour entrer en service en 2023, couvrira 16 % de la consommation énergétique annuelle des sites de Fnac Darty en France. D’une superficie de 20 hectares, la centrale sera déployée sur un ancien terrain agricole avec la mise en place d’une activité d’apiculture autour de l’abeille noire de Sologne ainsi qu’un pâturage ovin. Des haies seront créées, les haies existantes renforcées afin de participer à l’insertion paysagère du projet. Des essences locales et attractives pour l’avifaune et les pollinisateurs seront sélectionnées (érable champêtre, cornouiller sanguin, troène…). Ce nouveau PPA vient compléter le premier, d’origine éolienne, signé en janvier 2021 avec Valeco. Selon Fnac Darty, ces deux contrats cumulés représenteront ainsi un tiers de la consommation annuelle du groupe.

  • PHOTOVOLTAÏQUE – Des ombrières solaires dans les gares SNCF 3 mars 2022

    SNCF Gares & Connexions, filiale de SNCF Réseau, chargée de la gestion des gares voyageurs, lance un Appel à Manifestation d’Intérêt (AMI) qui vise à installer, d’ici à 2030, 1,1  million de m2 de panneaux solaires sur le patrimoine des gares françaises. Dans un premier temps, la SNCF cherche un prestataire pour la conception, la réalisation, l’exploitation et la maintenance d’ombrières photovoltaïques pour les parkings de ses 156 gares, soit un gisement de 190 000 m2. Ce projet s’inscrit dans le cadre d’une convention d’occupation temporaire (COT) du patrimoine foncier. L’électricité produite sera vendue par le futur partenaire au réseau public de distribution d’électricité et participera au verdissement du mix énergétique national.

  • PHOTOVOLTAÏQUE – Agrivoltaïsme sur élevage ovin 3 mars 2022

    Le groupe Valeco met à la disposition du lycée agricole de Charolles (Saône-et-Loire) une installation pilote agrivoltaïque pour des mesures d’impact sur un élevage ovin. Réalisé en partenariat avec le Pôle ovin de Charolles, l’EPLEFPA de Fontaines-Sud Bourgogne (lycée d’enseignement général et technologique public) et la Chambre d’agriculture de Saône et Loire, ce projet expérimental sera déployé sur une prairie exploitée par le lycée agricole de Charolles. L’objectif est de comparer la ressource fourragère et le comportement des ovins allaitant selon différentes modalités. La prairie sera composée de trois zones : une première, où les rangées de panneaux solaires sont espacées de 2,5 mètres, une deuxième où l’espacement est de 4 mètres et une zone témoin dépourvue de panneaux. La récolte des données sera réalisée simultanément sur les trois zones avec un suivi effectué sur une période d’au moins 3 ans, de janvier 2022 à décembre 2024.

FéVRIER 2022

L’ESSENTIEL DU PHOTOVOLTAÏQUE DU MOIS DE FéVRIER

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  • PHOTOVOLTAÏQUE – Toit solaire sans subvention à Quimper 24 février 2022

    Le 5 mars prochain, Enercoop inaugurera la centrale solaire située sur l’un des toits de la zone commerciale de Gourvily située à Quimper, dans le Finistère. Avec 475 m2 de modules photovoltaïques, pour une puissance de 90 kW, cette nouvelle centrale a été réalisée avec « 0 € de soutien public ». Une première pour Enercoop Bretagne. Elle est directement exploitée par Enercoop Bretagne et hébergée par le promoteur quimpérois CGPA immobilier. Le magasin “NOUS anti-gaspi”, situé sous les panneaux solaires et qui propose des produits écartés des circuits de distribution traditionnels à prix réduit sera alimenté en électricité par la nouvelle installation solaire.

  • PHOTOVOLTAÏQUE – Agrivoltaïsme sur vigne près de Bordeaux 24 février 2022

    EDF Renouvelables en partenariat avec Ampex (ArcelorMittal Exosun), l’Inrae (Institut national de recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement), l’Université de Bordeaux, la Chambre d’Agriculture de la Gironde et la Fédération Régionale des CUMA (Coopérative d’Utilisation en commun de Matériel Agricole), annonce un projet de démonstrateur agrivoltaïque sur terrain agricole en Nouvelle-Aquitaine. Baptisée “Vitasolar”, cette solution agrivoltaïque consistera en une structure surélevée recouvrant une parcelle de vignes de merlot de 2 000 m2 sur le site de la Grande Ferrade d’Inrae-Nouvelle-Aquitaine-Bordeaux en Gironde. Dotée de panneaux photovoltaïques bifaces orientables, la structure solaire sera conçue par Ampex et EDF apportera ses compétences en matière de photovoltaïque, de modélisation et d’ingénierie. Pendant 5 ans, EDF et ses partenaires analyseront la compatibilité de la structure photovoltaïque avec la vigne, en étudiant les bénéfices d’une structure qui abriterait la vigne en cas d’intempéries ou lors d’épisodes de sécheresse, la santé de la plante (croissance, besoin en eau, maladies), dans le respect des pratiques agricoles et de la biodiversité. Ce projet est soutenu financièrement par la Région Nouvelle-Aquitaine, l’Ademe et l’Union européenne.

  • Alléger la fiscalité sur l’autoconsommation collective – PHOTOVOLTAÏQUE 18 février 2022

    La Plateforme Verte, le syndicat Enerplan, l’Union sociale pour l’habitat (USH) et l’association Sol Solidaire se sont exprimés dans le journal La Tribune pour défendre l’idée d’un allègement de la fiscalité pour l’autoconsommation collective solaire. Depuis 2015 l’autoconsommation individuelle est exonérée de la taxe intérieure sur la consommation finale d’électricité (TICFE), ce qui a contribué à fortement développer ces installations (125 000 aujourd’hui contre 3 000 en 2015). L’autoconsommation collective, elle, n’en bénéficie pas et plafonne aujourd’hui à une centaine d’opérations seulement. À l’image de la suspension de la TICFE jusqu’à janvier 2023 dans le contexte actuel d’explosion des prix de l’électricité, ces quatre acteurs proposent de jouer sur la fiscalité pour accélérer le développement de l’autoconsommation collective. D’après eux, la France en a besoin pour enfin rattraper son retard sur ses objectifs. Ils appellent les candidats à l’élection présidentielle à se saisir de l’outil fiscal pour la politique énergétique.

  • PHOTOVOLTAÏQUE – Solaire flottant sans subvention en Allemagne 18 février 2022

    L’Allemand BayWa r.e., annonce le démarrage des travaux de construction d’une centrale photovoltaïque flottante non subventionnée pour le compte de Quarzwerke GmbH, une entreprise familiale spécialisée dans l’extraction, le traitement et le raffinage des minéraux industriels, sur leur site de Haltern am See (Rhénanie-du-Nord-Westphalie). Posée sur le plan d’eau Silbersee III, à proximité de l’usine du groupe, cette centrale d’une puissance de 3 MW, équipée de 5 800 modules produira environ 3 GWh d’électricité par an et permettra d’économiser près de 1 100 tonnes de CO2 par an. 75 % de l’électricité produite sera autoconsommée par les activités de Quarzwerke GmbH, en vue de limiter son empreinte carbone et de répondre à la hausse des prix de l’énergie. Le surplus d’électricité sera injecté dans le réseau public. Selon BayWa r.e., ce projet est le seul de ce type réalisé hors du dispositif allemand de soutien aux énergies renouvelables.

  • PHOTOVOLTAÏQUE – Cellules solaires en silicium recyclé 10 février 2022

    Les chercheurs du Fraunhofer Center for Silicon Photovoltaics (CSP) et du Fraunhofer Institute for Solar Energy Systems (ISE), en partenariat avec l’entreprise allemande de recyclage de modules photovoltaïques Reiling GmbH & Co. KG, annoncent avoir mis au point un procédé permettant le recyclage du silicium des modules mis au rebut afin de produire de nouvelles cellules solaires PERC. La cristallisation des lingots de silicium a été réalisée à 100 % avec du silicium venant du recyclage. Les cellules PERC obtenues affichent un rendement de 19,7 %. « C’est moins que les rendements des cellules PERC premium actuelles, qui ont un rendement d’environ 22,2 %, commente Peter Dold, directeur de projet du Fraunhofer CSP, mais cela est supérieur à celui des cellules des vieux modules en fin de vie ». En Allemagne, environ dix mille tonnes de silicium issues de modules photovoltaïques sont mises au rebut chaque année, un chiffre qui passera à plusieurs centaines de milliers de tonnes d’ici à 2029. Actuellement, seuls l’aluminium, le verre et le cuivre des panneaux en fin de vie sont retraités. Sachant qu’en 2021, la quantité totale installée de modules photovoltaïques en Allemagne était d’environ cinq millions de tonnes pour une teneur en silicium de 150 000 tonnes, ce nouveau procédé est une découverte fondamentale sur le marché du recyclage des panneaux solaires.

  • PHOTOVOLTAÏQUE – Monde : 228 GW de solaire en 2022 10 février 2022

    Bloomberg New Energy Finance a publié ses 10 prédictions pour l’année 2022 le 26 janvier dernier. D’après son analyse, 2022 devrait être la première année à dépasser les 200 GW d’installation au niveau mondial, 228 GW très exactement, contre 183 GW en 2021 (estimation). L’Asie devrait toujours en représenter la majorité. Le dynamisme dans les secteurs résidentiels et les toitures des entreprises permettra à la Chine de battre un nouveau record d’au moins 81 GW en 2022. En Europe de nombreux contrats de gré à gré (power purchase agreement ou PPA) photovoltaïques devraient être signés notamment en Espagne, en Allemagne, en Pologne et au Danemark. Ainsi sur la période 2022-2025, Bloomberg a identifié près de 13,1 GW de PPA devant entrer en service en Europe. 2022 devrait également être l’année où le prix des modules diminuera de près de 15 %, grâce à une forte chute des prix du silicium.

  • PHOTOVOLTAÏQUE – Une stratégie industrielle pour l’Europe 3 février 2022

    Par le biais de l’association professionnelle européenne Solar Power Europe, huit grands énergéticiens européens ont adressé une lettre à la Commission européenne l’appelant à établir une stratégie pour la chaîne de valeur du photovoltaïque. D’après eux, le photovoltaïque sera au cœur de la stratégie de décarbonation européenne, et également de l’emploi de demain de façon directe, ou indirecte via l’industrie des batteries ou de l’hydrogène. Cependant, ils regrettent un manque de visibilité sur la stratégie européenne en termes de ré-industrialisation locale sur différents secteurs de la chaîne de valeur photovoltaïque. Bien que le volume des installations annuelles ne cesse de battre des records, l’Europe est toujours largement dépendante de fournisseurs extra-européens, au premier rang desquels la Chine. L’impact environnemental de tels canaux de fourniture pose aujourd’hui une vraie question, sans compter les coûts du transport maritime qui ont explosé, et les pénuries de modules à l’export à court terme en Chine. La relance de l’industrie européenne permettrait de diversifier les voies d’approvisionnement de modules, et ainsi d’améliorer la compétitivité parmi les fabricants, tout en stimulant l’innovation, en améliorant l’impact environnemental de la chaîne de valeur (voir article « Le bilan carbone des modules solaires » du Journal du Photovoltaïque n° 40) et en se protégeant de futures crises mondiales.

  • PHOTOVOLTAÏQUE – Plateformes logistiques solaires 3 février 2022

    Le promoteur et investisseur français, Panhard, spécialiste en développement de plateformes logistiques, annonce que les travaux de construction d’une plateforme de 93 000 m2, ont débuté fin 2021, sur la commune de Nanteuil-le-Haudouin dans l’Oise. Ce nouveau bâtiment logistique accueillera une centrale solaire composée de 32 000 panneaux en toiture pour une puissance estimée de 6 MW, soit l’équivalent des besoins de consommation électrique annuelle de 1 400 foyers. Le promoteur se diversifie et devient producteur d’électricité verte. Celle-ci sera vendue à un agrégateur dans le cadre de tarifs d’achat fixés pour une durée de 20 ans, via les appels d’offres de la Commission de régulation d’énergie (CRE). La mise en service du site est prévue pour décembre 2022. Panhard, qui avait déjà aménagé une centrale solaire pour Sisley sur son site de Saint-Ouen-l’Aumône en 2010, souhaite systématiser l’installation de centrales photovoltaïques sur l’ensemble de ses nouveaux projets.

JANVIER 2022

L’ESSENTIEL DU PHOTOVOLTAÏQUE DU MOIS DE JANVIER

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  • PHOTOVOLTAÏQUE – Le centre hospitalier de Pontivy passe au solaire 28 janvier 2022

    Le Centre hospitalier du Centre-Bretagne (CHCB), situé à Kério en Noyal-Pontivy (Morbihan), a inauguré mardi 18  janvier une centrale photovoltaïque de 850 kWc installée sur des ombrières. L’installation compte 4 500 m2 de panneaux photovoltaïques et délivrera une production de 910 000 kWh par an, soit 15 % de la consommation électrique du centre hospitalier. L’intégralité de la production sera autoconsommée. La centrale, en cours d’achèvement, doit entrer en service en mars prochain. L’un des points intéressants du projet tient à son montage financier. Le coût de l’opération (1,2 M€) ne pouvant être porté par le CHCB, c’est le syndicat d’énergie Morbihan Energies qui porte le gros de l’investissement, complété par des subventions publiques et européennes. De leur côté, la société d’économie mixte SEM 56 et Pontivy Communauté se sont rapprochées pour créer une SAS spécifique dédiée à l’exploitation de la centrale et c’est elle qui vendra l’électricité au centre hospitalier. À terme, l’objectif est d’aller plus en avant dans la démarche de transition énergétique puisqu’une dizaine de bornes de recharge sont prévues dans une politique d’incitation des salariés à l’usage des véhicules électriques.

  • PHOTOVOLTAÏQUE – Démonstrateur agrivoltaïque vertical 28 janvier 2022

    Engie Green et l’Institut national de recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement (Inrae) annoncent la construction d’un démonstrateur agrivoltaïque sur la commune de Laqueuille dans le Puy-de-Dôme. Baptisé « Camelia », ce projet pilote sera déployé sur un terrain pâturé de 0,9 hectares, une parcelle appartenant à l’Inrae au sein de l’Unité Expérimentale «  Herbipôle » qui rassemble l’ensemble des installations expérimentales Inrae de ruminants en Auvergne-Rhône-Alpes. Le site, composé de panneaux solaires bifaciaux, sera installé en haies, avec une empreinte au sol limitée et un système d’ancrage simple afin de s’adapter à l’activité agricole. Les recherches de l’Inrae porteront sur les effets agronomiques de l’installation, l’étude du comportement des bovins, la compatibilité des structures verticales avec l’utilisation d’engins agricoles, l’évaluation des effets sur la biodiversité et la modélisation de la production énergétique de ce type de technologie solaire. La construction de l’installation, d’une puissance de 100 kW, débutera à la sortie de l’hiver et la mise en service et l’injection des premiers kWh sur le réseau est prévue au printemps 2022. Le budget global de l’investissement porté par Engie s’élève à près d’un million d’euros.

  • PHOTOVOLTAÏQUE – Financement participatif dans le Puy-de-Dôme 21 janvier 2022

    Filiale de Valtom, collectivité publique en charge de la valorisation et du traitement des déchets ménagers du Puy-de-Dôme et du nord de la Haute-Loire, Valtom Énergie Solaire cherche à réaliser le projet « Soleil Puydômois » composé de quatre centrales photovoltaïques au sol sur d’anciens sites de stockage de déchets non dangereux (SDND) de son territoire. En plus de la centrale de la commune de Miremont déjà réalisée, l’opération vise à installer trois autres centrales sur les communes de Culhat, Clermont-Ferrand (site de Puy-Long) et Ambert. Au total, les champs de modules s’étendront sur une surface de 16 ha pour une puissance de 20,27  MW et une production annuelle attendue d’environ 24 GWh, soit la consommation électrique annuelle de 9 200 habitants (hors chauffage). Un financement participatif est lancé sur la plateforme Lumo pour ce projet, afin d’encourager les habitants à devenir des acteurs de leur territoire et à participer activement à la transition écologique. Ce financement permettra également aux habitants et aux collectivités de bénéficier directement de la valeur générée par les parcs solaires. La somme ouverte au financement est de 200 000 euros, à un taux d’intérêt brut de 4 %. À la date du 20 janvier, 40 % de la somme avaient été collectés auprès de 54 investisseurs. La clôture de l’ouverture au capital est fixée au 2 juillet prochain.

  • PHOTOVOLTAÏQUE – Enercitif réalise sa dixième centrale solaire à Paris 21 janvier 2022

    Le 12 janvier dernier, la coopérative citoyenne Enercitif a mis en service la deuxième centrale solaire de l’hôtel d’entreprises le Cargo, dans le 19e  arrondissement de Paris. La nouvelle unité solaire dispose d’une capacité de 69 kW provenant d’un ensemble de panneaux de 400 mètres carrés et délivrera une production annuelle de l’ordre de 65 MWh. Cette puissance vient compléter une première unité déjà existante de 37 kW. Le bâtiment le Cargo est désormais équipé de 600 m2 de panneaux solaires installés en toiture lui permettant d’alimenter en électricité renouvelable la centaine d’entreprises et startups qu’il héberge à hauteur de 18 % de leur consommation. Le projet a été réalisé en tiers-investissement entre la Ville de Paris, le bailleur social RIVP (Régie Immobilière de la Ville de Paris) et la coopérative citoyenne Enercitif. Le montage est original car la RIVP met à disposition sa toiture, Enercitif investit dans la centrale avec le soutien de la Ville, puis la met au service de la RIVP pour 25 ans. En un an, Enercitif a mis en service neuf centrales solaires. Six autres, incluant celle du Cargo, devraient être raccordées d’ici le printemps prochain, portant à quinze le nombre de centrales issues de la coopérative pour une puissance cumulée de 750 kW et une production annuelle d’environ 700  MWh, soit la consommation d’environ 250 foyers. Des projets rendus possibles grâce au travail des bénévoles de la coopérative, assurant le développement et la maîtrise d’ouvrage, en articulation étroite avec les services de la Ville.

  • PHOTOVOLTAÏQUE – Le Sénat veut libérer l’agrivoltaïsme 14 janvier 2022

    Le 4 janvier dernier, le Sénat a adopté une résolution qui « invite le Gouvernement à lever les freins législatifs et réglementaires au développement de l’agrivoltaïsme et à donner un nouvel essor à cette filière ; (et) souhaite inscrire une définition de l’agrivoltaïsme au sein du code de l’énergie et en tirer les conséquences législatives ». L’agrivoltaïsme consiste à associer sur une même parcelle production agricole et production d’électricité photovoltaïque. Lors de son audition par la commission de l’aménagement du territoire et du développement durable du Sénat le 5 janvier dernier, Barbara Pompili, ministre de la Transition écologique a déclaré : « il s’agit vraiment d’une technologie vertueuse qui contribue à la fois au développement des énergies renouvelables et à l’adaptation de l’agriculture au changement climatique. On a plein de méthodes aujourd’hui sur l’agrivoltaïsme, ça ne s’est pas encore complètement développé à 100 %, le ministère de la Transition écologique soutient des projets à travers des appels d’offres spécifiques et on a déjà quatre périodes d’appels d’offres qui ont eu lieu depuis 2017, il y en a eu une dernière en novembre. Il faut bien distinguer l’agrivoltaïsme des installations photovoltaïques au sol, qui sont installées sur terrains agricoles. »

  • PHOTOVOLTAÏQUE – Le photovoltaïque entre au Collège de France 14 janvier 2022

    Chercheur émérite au CNRS, ancien directeur scientifique de l’Institut photovoltaïque d’Île-de-France et membre du collège des personnalités qualifiées d’Observ’ER jusqu’à l’an passé, Daniel Lincot donnera le 20 janvier sa leçon inaugurale à la chaire Liliane Bettencourt du Collège de France. Il y dressera un panorama de l’énergie photovoltaïque, allant des aspects historiques aux enjeux actuels de la transition énergétique. Le cycle commencera par la thématique « Energie solaire photovoltaïque et transition énergétique » et se déclinera au fil de l’hiver au travers d’une quinzaine de cours et de séminaires qui se succèderont jusqu’au 20 avril prochain. Plusieurs éminents chercheurs ou ingénieurs interviendront sur des sujets éclectiques allant de l’histoire du photovoltaïque, jusqu’aux dernières technologies des pérovskites ou de l’organique, en passant par des analyses prospectives. Ce cycle se conclura par un colloque toujours sous l’égide de Daniel Lincot consacré au thème : « Energie solaire et société ». Le cycle dans son ensemble sera orienté sur une réflexion quant à la place de l’énergie solaire dans nos sociétés à venir, en associant les aspects scientifiques, technologiques et économiques aux aspects sociétaux, environnementaux et culturels.

  • PHOTOVOLTAÏQUE – Marché européen du photovoltaïque : un record historique 7 janvier 2022

    Le nouveau rapport de marché de l’association professionnelle européenne du photovoltaïque, Solar Power Europe, a été publié le 17 décembre dernier. Il relève un record absolu de nouvelles installations pour le photovoltaïque en Europe en 2021. Ce sont 25,9 GW de nouvelles capacités connectées au réseau sur l’année, soit 34 % de croissance par rapport aux 19,3 GW de 2020, dépassant le record de 2011 (21,4 GW). Les prévisions du rapport pour la prochaine période sont tout aussi exceptionnelles. En effet, le scénario de référence de Solar Power Europe prédit un marché de 30 GW dès 2022, avant d’atteindre 50 GW en 2025. La capacité photovoltaïque totale cumulée devrait ainsi atteindre 327,6 GW d’ici 2025, et jusqu’à 672 GW d’ici 2030. Autrement dit, la capacité cumulée actuelle (164,9 GW) doublera d’ici 4 ans. Le groupe des pays ayant installé plus d’1 GW sur l’année s’élève à présent à sept, grâce à l’arrivée de la Grèce et au retour du Danemark dans la liste, et devrait compter douze pays d’ici 2025. L’Allemagne reste en haut du classement avec 5,3 GW installés en 2021. Toutefois, les Pays-Bas la dépassent en termes de puissance installée par habitant (765 W par habitant contre 715 W par habitant pour l’Allemagne). Dans ce dernier classement, la France est absente du Top 10 européen. Cette édition du rapport est également la première à présenter une carte de la fabrication des panneaux solaires dans l’Union Européenne, afin de suivre la réindustrialisation du secteur. « Nous avons besoin de ré-établir 20 GW de capacités de production photovoltaïque d’ici 2025 en Europe, afin d’assurer la stabilité de la chaîne d’approvisionnement, tout en créant de la valeur ajoutée et de nouveaux emplois hautement qualifiés dans le cadre de l’European Green Deal », conclut l’association.

  • PHOTOVOLTAÏQUE – Solaire et stockage en Nouvelle-Calédonie 7 janvier 2022

    Dans le cadre d’un contrat de vente de gré à gré (power purchase agreement ou PPA), TotalEnergies va développer un ensemble de parcs photovoltaïques avec stockage en Nouvelle-Calédonie pour fournir de l’électricité renouvelable au consortium Prony Resources New Caledonia. Ce dernier exploite des mines de nickel et de cobalt, notamment destinés à la fabrication de batteries pour véhicules électriques, qu’il valorise dans son usine hydrométallurgique. D’une durée de 25 ans, ce contrat vise une mise en service de la première centrale photovoltaïque de 30 MW en 2023 sur le terrain appartenant à l’usine de Grand Sud, dans le sud de l’île. D’ici 2025, une capacité de 160 MW photovoltaïques sera installée sur ce site, assortie d’une capacité de stockage de 340 MWh, de quoi couvrir près de deux tiers des besoins en électricité du groupe, soit une économie de 230 000 tonnes de CO2 par an. En Nouvelle-Calédonie le mix électrique est encore largement dominé par le charbon (41 %) et le fioul lourd (39 %).

DéCEMBRE 2021

L’ESSENTIEL DU PHOTOVOLTAÏQUE DU MOIS DE DéCEMBRE

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  • PHOTOVOLTAÏQUE – La CNR fait le mur 17 décembre 2021

    Les panneaux photovoltaïques verticaux et bifaciaux sont de plus en plus tendance. La Compagnie nationale du Rhône (CNR) s’apprête à mettre en service un démonstrateur de modules verticaux sur la digue de Sablons (Isère). Ce dernier est déployé sur 350 m le long du canal d’amenée de l’aménagement de CNR  à Péage-de-Roussillon avec une puissance installée de 104 kWc. D’une hauteur de 3 mètres, ces panneaux, plus résistants et plus étanches que ceux d’un parc au sol classique, permettent également de produire de l’électricité sur une plage horaire plus large. Le but de cette opération est d’en étudier la faisabilité technico-économique et l’optimisation de l’architecture, notamment au niveau du câblage. D’un point de vue sociétal, le démonstrateur de Sablons sera accessible aux usagers de la digue du Rhône. Le parc ne sera en effet pas clôturé et les panneaux pourront être approchés de près. Cette expérience préfigure l’intégration plus massive du solaire photovoltaïque sur d’autres types d’usages et de supports : voiture, garde-corps, façade de bâtiments, etc. À terme, la CNR ambitionne d’équiper de ce type de technologie tout ou partie des 400 km de digues qu’elle exploite. Cette expérimentation ne va pas se limiter à la seule opération de Sablons puisque deux autres démonstrateurs sont à venir. Tout d’abord une ombrière de 1,5 kilomètre de long, installée sur un tronçon de l’itinéraire cyclable ViaRhôna qui longe le Rhône et dont le chantier sera lancé en 2023. Le troisième démonstrateur doit voir le jour en 2025, et devrait constituer le premier parc photovoltaïque sur un grand linéaire. Il sera long de 10 à 20 km.

  • PHOTOVOLTAÏQUE FLOTTANT – Une centrale flotte dans les Bouches-du-Rhône 17 décembre 2021

    Le groupe canadien Boralex, annonce la mise en service de sa centrale solaire flottante située à Peyrolles-en-Provence, dans les Bouches-du-Rhône pour une puissance de 12 MW. Posée sur le site d’une ancienne gravière en eau désaffectée, cette centrale de 12 hectares est constituée de 43 000 panneaux photovoltaïques a été installée par ancrage sur le fond du plan d’eau et à distance des berges afin de les préserver. Dans le cadre de ce projet, Boralex, a signé un partenariat avec l’Institut National de l’Énergie Solaire (INES), qui aura en charge le suivi et l’optimisation des performances du site pour une durée de trois ans. Avec ce site, Boralex inaugure sa première centrale solaire flottante.

  • PHOTOVOLTAÏQUE – Une nouvelle centrale solaire à Dijon 9 décembre 2021

    Le 25 novembre dernier, Dijon Métropole et EDF Renouvelables, ont inauguré la centrale photovoltaïque de Dijon-Valmy située dans le département Côte-d’Or, en Région Bourgogne-Franche-Comté. D’une puissance de 15 MW, la centrale, déployée sur une surface de 16 hectares compte 43 000 panneaux solaires et répondra à l’équivalent de la consommation en électricité de 8 000 habitants de la métropole dijonnaise. Le projet a été construit sur un ancien site d’enfouissement de déchets où étaient stockés des gravats et des résidus de chantier de construction depuis 1978. Le site a été réhabilité par les services de la ville en 2020 avant les travaux de construction réalisés par EDF Renouvelables. Avec la mise en place d’une plateforme de financement participatif par la Métropole, 200 000 euros ont pu être récoltés pour le financement du projet.

  • PHOTOVOLTAÏQUES – Premier PPA en additionnalité pour Boralex 9 décembre 2021

    Les contrats d’approvisionnement entre consommateurs et producteurs deviennent de plus en plus fréquents dans le panorama énergétique des grands sites de production renouvelable. L’un des derniers en date concerne Boralex et le groupe de distribution allemand Metro qui se sont accordés autour d’un contrat d’une durée de 20 ans. Cependant, dans ce cas précis, le PPA (pour Power purchase agreement) est d’un type particulier car il sera dit en « additionnalité », c’est-à-dire qu’il va porter sur un site de production à venir et pas encore en activité. Sa signature permet donc de sécuriser le financement nécessaire à la construction et la mise en service d’un nouvel actif. Il s’agit en l’occurrence de la centrale de la Grange du Causse, qui sera située sur la commune de Pézènesles-Mines à 60 km de Montpellier, en Occitanie. La puissance installée sera de 15,9 MWc pour une production d’environ 23  GWh/an. Le début de l’exploitation de la centrale, et donc de la fourniture d’énergie à Métro, est prévue pour courant 2024. Ce PPA en  « additionnalité » est le premier du genre signé par Boralex qui exploite actuellement plus de 200 GWh/an via des PPA classiques (sur des sites déjà existants), en éolien comme en solaire, pour des durées allant de 3 à 20 ans.

  • PHOTOVOLTAÏQUE – Ombrières à poser 2 décembre 2021

    L’installateur et développeur de solutions photovoltaïques, Mécojit, située en Occitanie, vient d’annoncer la mise sur le marché d’un nouveau système d’ombrières photovoltaïques préfabriquées, baptisé Mecopark. Ce concept propose des ombrières auto-lestées ayant pour supports des pieds en béton posés sans fondation à installer sur tout type de parkings, neufs ou existants. Seules des tranchées sont nécessaires au câblage. Les pieds de la structure peuvent être de couleur pour un meilleur repérage dans le cadre d’un parking de grande surface et leur forme en « O » offrent la possibilité d’y insérer un affichage publicitaire. Il est aussi possible de fixer sur la structure des bornes de recharge pour véhicules électriques. Une première réalisation de 132  kW a été construite sur le parking de l’Intermarché de Martel, dans le Lot.

  • PHOTOVOLTAÏQUE – 55 MW de plus pour TotalEnergies 2 décembre 2021

    Le 29 novembre dernier, TotalEnergies a mis en service sa plus grande centrale solaire en France. Située au nord-est de Gien, dans le département du Loiret, pour une puissance de 55 MW, cette nouvelle centrale au sol construite sur un terrain de 75 hectares est composée de 126 000 panneaux et produira 64 GWh par an, soit l’équivalent de la consommation électrique annuelle de 38 000 personnes. Afin de protéger la biodiversité du site, TotalEnergies a mis en place des abris pour chauve-souris ainsi qu’une mare pour favoriser la reproduction des amphibiens. Une campagne de financement participatif a été menée auprès des habitants du Loiret et des départements limitrophes pour une meilleure implication des riverains. TotalEnergies a remporté mi-novembre 51 MW de projets solaires lors de la 10e période d’appel d’offres (CRE4) de la Commission de Régulation de l’Énergie. Les 8  projets lauréats seront mis en service d’ici fin 2023.

  • PHOTOVOLTAÏQUE – Déjà plus de 2 GW raccordés en 2021 2 décembre 2021

    C’est un record historique. Le service des données et études statistiques (SDES) du ministère de la Transition écologique a publié le tableau de bord solaire photovoltaïque du troisième trimestre 2021. Depuis le début d’année, les nouvelles installations représentent 2 034  MW (contre 761 MW sur la même période en 2020), un chiffre encore jamais atteint en France. Au 30 septembre, le parc raccordé s’établissait ainsi à 13 231 MW, dont 12 786 MW en métropole. La majorité de l’augmentation de puissance vient des installations de plus de 250 kW. La première région en termes de puissance installée reste la Nouvelle-Aquitaine, qui représente presque un quart des nouvelles installations de 2021 (448 MW). Actuellement 10 581 MW supplémentaires sont sur liste d’attente, dont 3 012 MW ayant signé une convention de raccordement. Sur les trois premiers trimestre 2021, le parc a produit 12,5 TWh (contre 11,4 TWh sur la même période en 2020), dont 0,4 TWh autoconsommés. D’après le SDES, la production photovoltaïque a représenté 3,7 % de la consommation d’électricité en France, en hausse de 3,5 % par rapport à 2020. Compte tenu de l’objectif de la France d’atteindre 20,1 GW en 2023, cela signifie plus de 3 GW installés par an sur les deux prochaines années. Surtout, pour être sur les trajectoires des scénarios énergétiques 2050 présentés par RTE à la mi-octobre, il faudrait de 5 à 7 GW de photovoltaïque installés par an.

NOVEMBRE 2021

L’ESSENTIEL DU PHOTOVOLTAÏQUE DU MOIS DE NOVEMBRE

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  • PHOTOVOLTAÏQUE – Autoconsommation collective autour de l’école 25 novembre 2021

    Le 10 novembre a eu lieu l’inauguration de SerenyCalas, projet d’autoconsommation collective sur la commune de Cabriès (Bouches-du-Rhône). Concrètement, il consiste en l’équipement de 1 200  m2 panneaux solaires photovoltaïques sur les toitures du groupe scolaire du Petit Lac afin de produire 282 MWh d’électricité par an, soit l’équivalent de la consommation annuelle de 70 foyers. Il s’agit de la première centrale d’un large projet d’autoconsommation collective développé par l’entreprise SerenySun, en partenariat avec la commune de Cabrès, et les soutiens de la Région Provence Alpes Côte d’Azur et de l’association Énergie Partagée. À l’horizon 2022, une salle polyvalente privée et des équipements sportifs municipaux verront également leurs toitures mises à profit pour atteindre les 4 000 m2 de panneaux photovoltaïques prévus, faisant de SerenyCalas le plus grand projet d’autoconsommation collective en France. Le financement citoyen, par le biais d’Énergie Partagée, représentera 85 000 € sur les 1,2 million d’euros d’investissement total.

  • PHOTOVOLTAÏQUE – Centrale solaire sur friche industrielle 25 novembre 2021

    CVE et RES ont inauguré le 5 novembre dernier, la centrale solaire de Laudun-l’Ardoise située dans le département du Gard pour une puissance de 12 MW et construite sur le site de l’ancienne usine Arcelor-Mittal (aciérie fermée en 2004 et démantelée en 2011). Déployée sur 14  hectares, la centrale, équipée de 35 336 panneaux produira l’équivalent de la consommation électrique annuelle de 7 700 personnes et permettra d’éviter l’émission de 550 tonnes de CO2 par an. Ce projet s’inscrit dans le cadre du Contrat de Transition Écologique (CTE) Aramon-Gard Rhodanien, signé le 6 décembre 2018 au Pont du Gard par Emmanuelle Wargon.

  • PHOTOVOLTAÏQUE – Un premier PPA dans l’Aude 18 novembre 2021

    La centrale solaire de Fanjeaux située dans l’Aude et développée par Engie Green a été inaugurée le 9 novembre dernier. Cette centrale, composée de 48 972 panneaux pour une puissance de 18 MW est déployée sur un terrain agricole de 27 hectares auparavant occupé par un élevage bovin. Avec l’arrivée de la centrale photovoltaïque, l’exploitation changera de spécialisation pour accueillir un élevage de moutons, qui participeront, par leur pâturage à l’entretien du site. La mise en place d’un revenu locatif pour le propriétaire sur une durée de 40 ans permettra d’asseoir la viabilité de l’exploitation agricole. Le parc est exploité sous la forme d’un PPA et des contrats d’approvisionnement ont déjà été signés avec le centre Océanopolis de Brest, le campus de formation de la CCI de Charente, ou encore le stade nautique de la ville d’Avignon. La centrale a été construite et financée à hauteur de 13 millions d’euros par ENGIE Green.

  • PHOTOVOLTAÏQUE – Neoen remporte 130 MW 18 novembre 2021

    Le producteur indépendant et français d’énergie Neoen a remporté 130,3 MW lors du dernier appel d’offres organisé par la Commission de régulation de l’énergie (CRE 4.10). Ces 130,3 MW se décomposent en neuf projets de centrales au sol dont les puissances s’échelonnent de 4 à 42,8 MW et dont les deux tiers seront construits sur des sites dégradés, tels que des anciennes carrières, des décharges ou des zones délaissées d’aérodrome. Ainsi le projet le plus vaste, celui de la centrale solaire de Romilly (Aube) avec une puissance annoncée de 42,8 MW, permettra la réaffectation d’un ancien aérodrome militaire. Toujours en région Grand Est, la centrale Lorraine Airport, d’une puissance de 6,7 MW, permettra la production d’énergie solaire via l’installation d’ombrières de parking. Ces deux centrales produiront un volume d’électricité verte équivalent à la consommation annuelle en électricité, chauffage inclus, de plus de 20 000 habitants, contribuant ainsi à l’objectif de transition énergétique de la région. En Nouvelle-Aquitaine, dans les Landes, le projet Labouheyre d’une puissance de 13 MW sera localisé, quant à lui, sur un ancien site communal de stockage de bois. Enfin en Charente, la centrale de Poullignac permettra de valoriser un ancien centre d’enfouissement de déchets. Il sera réalisé en co-actionnariat avec la SAS « Sol’R Parc Charente » qui rassemble des acteurs publics locaux.

  • PHOTOVOLTAÏQUE – Nouvelle centrale au sol en Savoie 10 novembre 2021

    APRR (Autoroutes Paris-Rhin-Rhône), Altergies et TotalEnergies ont inauguré le 27 octobre dernier la centrale solaire au sol « Mérysol » d’une puissance de 5 MW et situé le long de l’A41 entre Chambéry et Annecy. La centrale, équipée de 11 340 panneaux a été construite sur un délaissé autoroutier mis à disposition par APRR dans le cadre de sa stratégie bas carbone. En concertation avec les riverains, des arbres à hautes tiges et des haies ont été plantés autour du site afin de limiter l’impact visuel pour les habitations environnantes. En collaboration avec un éleveur voisin du site, une expérimentation de cohabitation entre des génisses de race Aubrac et les panneaux photovoltaïques va être menée et une parcelle d’un hectare sera cultivée avec un mélange de graminées. À terme, l’ensemble du site sera ensemencé et le troupeau pourra accéder à l’intégralité de la surface que recouvre la centrale. Selon TotalEnergies, le site produira l’équivalent de la consommation électrique annuelle de 4 672 habitants et évitera l’émission de 191  tonnes de CO2 par an.

  • PHOTOVOLTAÏQUE – Au frais, à l’ombre des panneaux 10 novembre 2021

    À l’occasion de sa rénovation, le parking routier des Minières de Payré en Nouvelle Aquitaine a été équipé de 2,3 MW d’ombrières photovoltaïques réparties sur 1,1 hectare. C’est Sergies, une filiale de l’énergéticien local Sorégies, qui a réalisé le projet pour le compte de Solaire Touraine Poitou, une structure réunissant Sergies, le Crédit Agricole de la Touraine et du Poitou, ainsi que Ener Centre-Val de Loire, une société anonyme d’économie mixte portée par les Syndicats d’Énergie de la région Centre Val-de-Loire. Si cette installation peut produire annuellement 2,6 gigawattheures (GWh) d’électricité, elle apporte également un confort supplémentaire aux conducteurs des poids lourds stationnant sur ce parking, en les préservant de la chaleur et des intempéries. Par ailleurs, la réalisation du gros œuvre a été prise en charge par deux acteurs locaux, Uniscop et Bellin TP, qui sont respectivement implantés à Poitiers et à Lusignan. Ineo MPLR (31) et Heliowatt (84) ont, quant à elles, réalisé les charpentes métalliques et les installations électriques.

  • PHOTOVOLTAÏQUE ORGANIQUE – Des modules encore plus performants 4 novembre 2021

    Le spécialiste français du photovoltaïque organique, Asca, propriété du groupe Armor, annonce une augmentation de 40 % de la performance de ses modules photovoltaïques organiques (OPV). Ces nouveaux modules ont été développés en partenariat avec le Taiwanais, Raynergy Tek, spécialiste des semi-conducteurs organiques, qui a mis au point de nouveaux accepteurs non-fullerène (NFA) promettant des performances nettement plus élevées que les accepteurs classiques. Ces modules solaires semi-transparents dits, « free form », atteignent une performance d’environ 70 Wc/m², selon Asca. Après des tests concluants, Asca déclare pouvoir intégrer ces matériaux à la production de ses solutions d’ici fin 2022. En octobre 2020, le groupe annonçait avoir atteint 26 % de rendement en environnement low-light (faible luminosité) pour ses cellules photovoltaïques organiques.

  • PHOTOVOLTAÏQUE – Nouvelle session de formation « Poseur d’Avenir » à Marseille 4 novembre 2021

    À partir du 15 novembre va se tenir à Marseille la 7e session de la formation « Poseurs d’Avenir – Pose de panneaux photovoltaïques ». S’étalant sur une durée de 3 mois, cette formation s’adresse à 12 personnes en recherche d’emploi désireuses d’acquérir des compétences et habilitations actuellement recherchées par les professionnels du secteur en recrutement actif. Cette action est conjointement menée par BAO Formation, organisme de formation aux métiers du bâtiment, DualSun, fabricant français de panneaux solaires et le groupe Engie. Le cursus comprend un suivi et un accompagnement socio-professionnel personnalisé ainsi que 70 heures d’immersion en entreprise sur les 400 heures du stage au total. Le contenu est organisé autour de trois modules permettant d’intégrer tous les savoirs et savoir-faire nécessaires aux métiers du photovoltaïque en résidentiel : couverture/charpente, électricité, photovoltaïque. Enfin la formation débouche sur l’obtention de quatre habilitations nécessaires aux métiers du photovoltaïque : port du harnais travail en hauteur, Électrique Br PV, QualiPV Elec et Sauveteur Secouriste du Travail. Le contenu, très concret et basé sur le geste professionnel, donne les clés pour intégrer immédiatement la filière du photovoltaïque puisqu’en moyenne 80 % des personnes formées lors des précédentes sessions ont été recrutées à l’issue de leur formation. Une réunion d’information collective est proposée aux candidats intéressés le vendredi 5 novembre de 8h30 à 12h30 au Fort Saint-Nicolas à Marseille.

  • PHOTOVOLTAÏQUE – Un plan d’action pour accélérer le photovoltaïque en France 4 novembre 2021

    Après les dix mesures annoncées début octobre pour soutenir la croissance de l’éolien (voir Actu du 7 octobre), c’est désormais au tour du photovoltaïque de bénéficier d’un plan d’actions spécifiques. La ministre de la Transition écologique, Barbara Pompili, a présenté le mercredi 3 novembre dix mesures destinées à accompagner l’accélération du secteur en simplifiant les procédures pour libérer des espaces, tout en limitant la consommation de foncier. Quantitativement, l’objectif est simple : respecter la feuille de route de l’actuelle programmation pluriannuelle de l’électricité (PPE) qui vise une multiplication par trois des capacités électriques solaires raccordées d’ici fin 2028. Comme pour l’éolien, les actions annoncées sont, pour une part, la reprise de mesures déjà annoncées par ailleurs. Côté nouveautés, on note l’allégement des procédures administratives encadrant l’installation de petits projets. Un permis de construire ne sera désormais plus demandé dans le cas d’installation de panneaux sur des bâtiments existants ou des ombrières de parking, une simple déclaration préalable de travaux suffira. Autre mesure visant à lever les freins à l’installation : les parcs photovoltaïques jusqu’à 500 kW (contre 100 kW auparavant) pourront bénéficier d’un tarif d’achat « en guichet ouvert », sans avoir à passer par un appel d’offres. Cette mesure correspond à une annonce faite il y a plus d’un an, mais dont l’arrêté d’application n’a été publié que le 6 octobre dernier. Le succès est cependant au rendez-vous car en moins d’un mois 5 000 demandes ont été déposées. Pour des projets d’une capacité supérieure à 500 kW, le gouvernement a réitéré son intention de lancer de nouveaux appels d’offres sur la période 2021-2026. En outre, l’État entend bien montrer l’exemple car, sous l’impulsion de l’Agence de gestion de l’immobilier de l’Etat (AGILE), l’un des objectifs du plan porte sur la réalisation de 1 000 projets photovoltaïques sur des terrains publics d’ici 2025.

OCTOBRE 2021

L’ESSENTIEL DU PHOTOVOLTAÏQUE DU MOIS DE OCTOBRE

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  • PHOTOVOLTAÏQUE – Centrale solaire sur une ex-base de l’Otan 28 octobre 2021

    Le développeur de centrale solaire Dhamma Energy, propriété du groupe Eni, a inauguré le 19 octobre dernier, le parc photovoltaïque de Athies-Samoussy dans l’Aisne pour une puissance de 87,5 MW. Situé sur le site de l’ancienne base aérienne de l’Otan de Laon-Athies, le parc est constitué de cinq centrales réparties sur 100 hectares. Selon le développeur, le site produira 93 GWh par an, soit l’équivalent de la consommation électrique de 40 000 foyers. Au plus fort de l’activité, 250 personnes ont travaillé en emplois directs et indirects pour le parc lors de sa construction. Le groupe Eni a racheté les activités françaises et espagnoles de Dhamma Energy en octobre dernier.

  • PHOTOVOLTAÏQUE – Ombrières photovoltaïques chez Volkswagen 28 octobre 2021

    Volkswagen Group France et Engie Green annoncent le démarrage des travaux d’installation d’ombrières photovoltaïques sur les parkings de stockage de véhicules du constructeur automobile, situés à Villers-Cotterêts dans l’Aisne (Hauts-de-France). Les ombrières, déployées sur une superficie de 15 hectares seront composées de 50 000 panneaux solaires, pour une puissance installée de 20 MW, et abriteront environ 6 500 véhicules. La production sera injectée dans le réseau Enedis et correspondra à la consommation électrique de 8 000 habitants. Un investissement d’environ 20 millions d’euros pour Engie Green, qui exploitera le site pour une durée de 32 ans. Fin des travaux prévue dans 22 mois, selon l’énergéticien.

  • INDUSTRIE PHOTOVOLTAÏQUE – REC Group change de main 21 octobre 2021

    Le 10 octobre l’énergéticien indien Reliance New Energy Solar (RNESL) a annoncé le rachat du fabricant d’origine norvégienne REC Group spécialisé dans l’énergie solaire et détenu par le groupe China National Bluestar (CNB). Présent sur la quasi-totalité du globe, REC Group existe depuis 1996, avec deux lignes de production en Norvège et une à Singapour. La transaction entre RNESL et CNB a été conclue pour un montant de 771 millions d’US$ (663  millions d’€). RNESL prévoit d’investir fortement dans REC pour déployer 2 à 3 GW supplémentaires de capacité de production à Singapour, 1 GW aux États-Unis et 2 GW en France. Malgré le changement de mains, le projet de gigafactory de modules à hétérojonction de REC à Hambach en Moselle ne semble par conséquent pas remis en cause. Avec cette acquisition, l’entreprise indienne souhaite renforcer son intégration sur la chaîne de valeur photovoltaïque en alliant son expérience dans le développement de projet, à l’expertise de REC Group en termes technologiques.

  • PHOTOVOLTAÏQUE – Modules verticaux : démonstrateur en France 21 octobre 2021

    Inauguration ce jeudi 21 octobre à Channay (Côte-d’Or) d’un parc agrivoltaïque d’un genre un peu particulier. Il sera en effet destiné à tester la technologie de l’allemand Next2Sun de modules photovoltaïques implantés de façon verticale. Pour les projets agrivoltaïques, ces modules permettent d’associer sur un même terrain cultures agricoles et production d’énergie. Installé sur une parcelle de 4,5 hectares, le démonstrateur sera composé de 684 panneaux bifaciaux (pouvant produire sur leurs deux faces) enchâssés dans des structures verticales. L’ensemble du site exploitera une puissance de 237 kW. L’objectif sera d’une part de tester différents types de panneaux bifaciaux ainsi que des logiciels de modélisation de la production mais également d’observer l’impact de l’implantation de ces panneaux sur les rendements des terres agricoles. Ainsi, une parcelle sans panneaux adjacente permettra de comparer les rendements et de mesurer les bénéfices apportés par les panneaux (ombrage, protection contre les aléas climatiques, etc.). Ce projet est issu d’un partenariat entre Invivo (union nationale des coopérations agricoles), le groupe TotalEnergies et la société allemande Next2Sun, spécialiste des solutions photovoltaïques à partir de panneaux bifaciaux. Il est intéressant de noter que ce projet de démonstrateur a bénéficié d’un volet financement participatif qui a permis la collecte de 50 000 €. Dans un premier temps, cet appel de fonds était exclusivement réservé aux habitants riverains de l’opération avant d’être étendu ensuite à l’ensemble des habitants du département. Au final, 42 % des fonds collectés (21 000 €) provenaient d’habitants de Channay ou de la commune limitrophe de Nicey.

  • PHOTOVOLTAÏQUE – Nouvelle centrale solaire dans les Hauts-de-France 14 octobre 2021

    TotalEnergies et la Communauté d’Agglomération Maubeuge Val de Sambre ont inauguré, le 28 septembre dernier, la centrale solaire de Pont-sur-Sambre dans le département du Nord, dans la Région Hauts-de-France. Après six ans de concertation, ce projet voit le jour sur le site d’une ancienne centrale à charbon exploitée par EDF. D’une puissance de 10 MW, la centrale, composée en deux îlots, sur une surface de 17 hectares (22 000 panneaux) produira l’équivalent de la consommation électrique de 7 000 personnes. TotalEnergies indique avoir mis en œuvre des études d’impact environnemental sur un cycle biologique de 12 mois afin d’étudier la faune et la flore locale et prendre les mesures nécessaires pour limiter les impacts. L’exploitation et la maintenance de la centrale seront assurées par les équipes du groupe pour les trente prochaines années.

  • PHOTOVOLTAÏQUE – Tarif d’achat jusqu’à 500 kW 14 octobre 2021

    Longtemps attendu depuis son annonce en février 2020, l’arrêté tarifaire relevant à 500 kWc le plafond des tarifs d’achat en « guichet ouvert », contre 100 kWc auparavant, a été publié le 8 octobre au Journal Officiel. Il institue également un niveau tarifaire de 98 euros par MWh pour la tranche d’installations de 100 à 500 kWc, ce qui correspond aux attentes de la filière, s’est réjoui le syndicat du solaire Enerplan. Ce dernier précise qu’avec ce niveau tarifaire et la stabilité annoncée des tarifs sur les premiers trimestres d’application, « les développeurs, installateurs et futurs producteurs vont pouvoir se saisir de cette nouvelle opportunité sur un segment pour le moment atone. L’ouverture à l’autoconsommation individuelle et collective donnera également un élan important à ces développements. » Cette bonne nouvelle s’ajoute à la réfaction tarifaire prévoyant d’alléger les coûts de raccordement pour les installations de moins de 500 kWc, instaurée par la loi Climat et résilience. « C’est une excellente nouvelle pour l’ensemble des acteurs du solaire photovoltaïque, a déclaré Daniel Bour, président d’Enerplan. Les conditions de développement des centrales en toiture et sur ombrières sont désormais très favorables, en sus d’être compétitives. La balle est désormais dans notre camp. Nous allons nous emparer de cette ouverture nouvelle pour atteindre les objectifs ambitieux qui nous sont fixés. »

  • PHOTOVOLTAÏQUE FLOTTANT – Autorisation de 65,5 MW de solaire photovoltaïque flottant en Haute-Marne 7 octobre 2021

    L’entreprise indépendante spécialisée dans les projets d’énergie renouvelable RES Group a annoncé le 28 septembre avoir obtenu le permis de construire pour le projet de centrale solaire flottante sur le site d’une ancienne carrière à Perthes (Haute-Marne). Cette future centrale d’une capacité de 65,5 MW est la plus puissante de ce type autorisée à ce jour. Elle consiste en l’installation de panneaux photovoltaïques sur des flotteurs afin de former plusieurs îlots qui seront répartis sur les 127 hectares de l’ancienne gravière des Établissements Blandin, fermée en 2020. Elle devrait produire l’équivalent de l’électricité consommée par 26000 habitants et éviter 16 000 tonnes de CO2 par an environ dès sa mise en service prévue en 2023. Cette première autorisation ouvre pour RES Group la voie à d’autres projets similaires, qui permettent à la fois de maintenir de l’activité dans des territoires de plus en plus délaissés tout en valorisant des zones inutilisées comme les anciennes gravières.

  • PHOTOVOLTAÏQUE – Une centrale citoyenne dans le Lot-et-Garonne 7 octobre 2021

    Le spécialiste du photovoltaïque, Corsica Sole, annonce la mise en service de sa nouvelle centrale solaire au sol, située à une vingtaine de kilomètres au sud de Bergerac, dans la commune de Saint-Quentin-du-Dropt (Lot-et-Garonne). La centrale est installée sur une friche agricole de 5,7 hectares, délaissée depuis plusieurs années pour une puissance de 6,5 MW, soit la consommation annuelle de 3 800 personnes. La campagne de financement participatif menée via la plateforme Enerfip auprès des habitants du Lot-et-Garonne, de la Dordogne, de Gironde, des Landes, du Lot, du Tarn-et-Garonne et du Gers, a permis de collecter la somme de 410 000 euros qui a entièrement financé le projet.

SEPTEMBRE 2021

L’ESSENTIEL DU PHOTOVOLTAÏQUE DU MOIS DE SEPTEMBRE

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  • PHOTOVOLTAÏQUE – Inauguration de la centrale de Marcoussis 30 septembre 2021

    La centrale solaire de Marcoussis, située dans l’Essonne, sera inaugurée ce lundi 4  octobre 2021. Co-réalisé par Engie Green et le Sigeif (Syndicat intercommunal pour le gaz et l’électricité en Île-de-France), le chantier a été initié à l’été 2020 sur un terrain de 46 hectares qui accueillait les remblais des travaux du TGV Atlantique. La centrale déployée sur 23 hectares est équipée de 60 000 panneaux photovoltaïques pour une puissance de 20,3 MW, soit l’équivalent de la consommation électrique annuelle de 10 000 personnes. Une campagne de financement participatif a été lancée auprès des habitants du territoire et des départements limitrophes dès le début du projet. Le jour de l’inauguration, le grand public pourra visiter la centrale de 14h à 18h.

  • PHOTOVOLTAÏQUE – Nouveaux sites de production pour Solarwatt en Allemagne 30 septembre 2021

    L’industriel allemand Solarwatt a inauguré le 23 septembre à Dresde (Allemagne) sa plus grande usine de fabrication de panneaux bi-verre et de systèmes de stockage solaire en Europe. Le nouveau site se compose d’un bâtiment de 3  500 m2 destiné à produire près d’1 million de panneaux solaires bi-verre chaque année (soit 300 MWc) et de deux nouvelles lignes de production d’une superficie de 2 500 m2 et 300 m2 dédiées aux systèmes de stockage solaire. Les panneaux produits utiliseront la technologie bi-verre Solarwatt Panel vision dans laquelle les cellules solaires sont protégées entre 2 couches de verre de 2 mm d’épaisseur. Cette technologie permet d’augmenter la robustesse des panneaux et donc leur durabilité. Côté batterie, la nouvelle ligne de production se basera sur le système Solarwatt Battery flex développé avec le groupe automobile BMW pour ses véhicules électriques. Selon Solarwatt, ces trois sites ont représenté un investissement de 35 millions d’euros et s’intègrent dans un programme plus vaste qui prévoit l’investissement de plus de 100  millions d’ici 2023. Le groupe, qui emploie actuellement 600 personnes dans le monde, dont une douzaine en France, ambitionne ainsi de créer 400 nouveaux emplois d’ici 2025.

  • AGRIVOLTAÏSME – Vendanges agrivoltaïques dans les Pyrénées-Orientales 23 septembre 2021

    Sun’Agri, spécialiste français de l’agrivoltaïsme, annonce le démarrage des premières vendanges sous ombrières photovoltaïques au domaine de Nidolères dans le département des Pyrénées-Orientales. En 2018, ce domaine de 4,5  hectares a été entièrement recouvert par des persiennes solaires mobiles installées au-dessus des plants de vigne et à hauteur suffisante pour le passage des engins agricoles. Les persiennes, pilotées avec l’appui d’algorithmes, s’inclinent en fonction des besoins d’ensoleillement ou d’ombrage des cultures qui sont mises à l’abri des aléas météorologiques. Avec le changement climatique, le raisin est affecté par la hausse des températures avec pour conséquence des taux de sucre importants qui altèrent la qualité du vin et induisent des récoltes de plus en plus précoces. Cette cuvée agrivoltaïque, qui est une première en France, est le fruit de 10 ans de recherche pour Sun’Agri qui possède également trois dispositifs expérimentaux en opération à La Pugère (13), Piolenc (84) et Lavalette (34).

  • PHOTOVOLTAÏQUE – Modules hétérojonction « shingle » à 21,41 % 23 septembre 2021

    Une avancée significative vient d’être réalisée dans le développement de la technologie shingle appliquée aux cellules solaires hétérojonction hautes performances (HJT). La nouvelle technologie d’interconnexion des cellules appelée shingle (pour bardeaux) offre de nombreux atouts par rapport aux technologies standards : pertes résistives plus faibles, meilleure utilisation de la surface, meilleur rendement énergétique et meilleur aspect esthétique pour le bâtiment. Une ligne de production développée par le CEA, au sein du campus de l’INES à Chambéry, vient de réaliser une série de 10 modules Shingle HJT d’une puissance en face avant de 322,64 W soit 214,15 W/m². Le rendement moyen de chaque module est de 21,41 % (surface active) pour les modules à encapsulant UV non-bloquant, et de 20,95 % pour les autres. Sur la surface totale (marges comprises), le rendement module atteint 19,5 %. Côté poids, chaque module pèse 19,6 kg soit un poids surfacique de 11,8 kg/m², un gain d’un tiers environ par rapport à un module de type standard (environ 18 kg/m²). Ces résultats positionnent ces modules dans le top 5  mondial sur l’échelle des modules HJT industriels de même type en termes de densité (W/m²). Les tenues mécanique et électrique de ces modules continueront à être testées en extérieur pendant au moins un an, dans le sud de la France, sur le site du CEA à Cadarache. Si les retours sont concluants, la prochaine étape sera le lancement de production à des échelles industrielles en vue d’une commercialisation. Ces résultats ont été obtenus dans le cadre du programme européen Horizon 2020 HIGHLITE qui vise à améliorer la compétitivité de l’industrie photovoltaïque européenne en développant des solutions basées sur les technologies de modules hautes performances.

  • PHOTOVOLTAÏQUE FLOTTANT – Centrales solaires flottantes en mer 17 septembre 2021

    La société néerlandaise Oceans of Energy a annoncé un projet solaire photovoltaïque flottant de 3 MW au large des côtes belges. L’objectif est de le jumeler avec un parc éolien posé en mer, et d’ainsi créer un système hybride plus résilient et stable, avec des facteurs de charge plus élevés et un coût total inférieur. Ce projet s’inscrit dans la continuité du projet pilote de 50 kW de solaire flottant d’Ocean Energy en 2019. Un second projet d’1,2 MW sera mené par CopowerOcean au large du Portugal, jumelé cette fois-ci à un parc éolien flottant. Les deux entreprises sont parties prenantes du projet européen European SCalable Offshore Renewable Energy Sources (EU-SCORES), piloté par le Dutch Marine Energy Center (DMEC), et soutenu par la Commission européenne. Il vise à étudier l’intérêt d’exploiter conjointement différentes sources d’énergie comme le vent, le soleil ou les vagues afin de produire une puissance plus stable. Ces deux démonstrateurs, belge et portugais, permettront aux membres du consortium de s’appuyer sur des données en conditions réelles.

  • PHOTOVOLTAÏQUE – Un parking solaire sur l’ancien site de PSA Sochaux 17 septembre 2021

    Engie Green, vient d’annoncer la poursuite des travaux d’installation d’ombrières solaires sur le parc d’expédition de l’usine Stellantis de Sochaux, ex-PSA. Ce projet s’inscrit dans le cadre du plan de modernisation “Sochaux 2022” de l’usine historique de PSA, devenu Stellantis après la fusion du groupe français avec Fiat Chrysler Automobiles. Avec 63 648  modules photovoltaïques déployés sur 22 hectares, ce méga parking solaire peut accueillir jusqu’à 10 000 véhicules. Il affiche une puissance de 29 MW, soit l’équivalent des besoins annuels en électricité de plus de 13 000 personnes et 1 000 tonnes de CO2 évitées par an. Engie Green a investi 36 millions d’euros dans ce projet et signé un contrat d’exploitation de 30 ans avec Stellantis Sochaux. La mise en service du site est prévue à l’automne 2022.

  • PHOTOVOLTAÏQUE – Mise en service de la centrale de Lépaud 9 septembre 2021

    La Générale du Solaire annonce la mise en service de la centrale solaire de Lépaud dans le département de la Creuse. Cette centrale au sol, construite sur le site de l’aéroport de Montluçon-Guéret pour une puissance de 15 MW, est déployée sur 18 hectares. La proximité des installations avec l’aéroport a nécessité des tests de compatibilité avec l’antenne VHF de la tour de contrôle ainsi que des études d’éblouissement. Au final, c’est une technologie de panneaux avec un verre anti-éblouissement qui a été choisie. Outre l’investissement de La Générale du Solaire, une campagne de financement participatif a été menée auprès des habitants du département de la Creuse et des départements limitrophes. La centrale va produire l’équivalent de la consommation de 6 020 foyers et économisera 1 155 tonnes de CO2 par an selon la Générale du Solaire.

  • PHOTOVOLTAÏQUE – Débat public ouvert autour du méga projet Horizéo 9 septembre 2021

    Un débat public national vient de s’ouvrir autour de la réalisation du méga projet de 1 000 MW photovoltaïque Horizéo, situé à Saucats (Gironde). La Commission nationale du débat public en a arrêté les modalités et fixé le calendrier. Le débat a débuté le 9 septembre et s’achèvera le 9 janvier 2022. Une plateforme dédiée est disponible en ligne. Il est probable que citoyens, entreprises ou associations auront de nombreuses questions et points à débattre autour de ce qui est annoncé comme l’un des plus vastes sites photovoltaïques d’Europe. On parle ici d’un investissement évalué à 1 milliard d’euros, dont 650  millions dédiés à un parc photovoltaïque d’une superficie de 1 000  hectares. Développé par Engie et Neoen, Horizéo combinera une puissance solaire de 1 000 MW à des capacités de stockage sur batteries de 40 MW. Un électrolyseur d’une puissance de 10 MW fait également partie du projet afin de produire de l’hydrogène destiné à la mobilité verte. La production électrique de la future centrale sera équivalente à la consommation de 600 000 personnes et elle devrait être vendue à travers des contrats de gré à gré (aussi appelé PPA pour Purchase power agreement) à de grands groupes.

  • PHOTOVOLTAÏQUE – Tarif d’achat jusqu’à 500 kWc 2 septembre 2021

    La Commission européenne vient d’autoriser le gouvernement français à élargir son soutien au photovoltaïque, en relevant le plafond du tarif d’achat en guichet ouvert (hors appel d’offres) pour les installations en toiture jusqu’à 500 kW. Cette mesure proposée par le gouvernement est attendue depuis plus d’un an. Jusqu’à présent les porteurs de projet jusqu’à 100 kWc avaient accès au guichet ouvert pour obtenir un tarif d’achat sur 20 ans sur leur projet photovoltaïque. Grâce à cette mesure, la France prévoit d’augmenter de 3,7 GW ses capacités. La Commission a conclu que les effets positifs, notamment sur l’environnement, l’emportaient sur les négatifs en termes de distorsion de la concurrence, notamment dans un contexte où les objectifs en matière d’énergies renouvelables à l’échelle de l’UE à 2030 sont de 32% de la consommation et devraient passer à 40 %.

  • PHOTOVOLTAÏQUE PÉROVSKITE – Réduire la toxicité des modules en pérovskite 2 septembre 2021

    L’École Polytechnique Fédérale de Lausanne (EPFL) a publié un article le 15 juillet sur un nouveau procédé de fabrication de cellules en pérovskite à base de sel de phosphate permettant de limiter l’impact environnemental du plomb contenu dans les cellules. En effet, utiliser du plomb est pertinent dans la conception de cette technologie car il est bon marché et performant. Cependant en cas de modules défectueux, il n’est pas exclu que du plomb se dissolve dans l’eau de pluie et finisse dans les sols et par conséquent dans la chaîne alimentaire. L’intérêt du sel de phosphate à certains endroits du dispositif est de réagir avec les ions plomb et de les rendre insolubles dans l’eau. Les chercheurs de l’EPFL ont pour objectif de tester cette solution sur divers prototypes de différents laboratoires et à terme les modules en perovskite pourraient atteindre les performances en termes d’innocuité environnementale des modules silicium déjà sur le marché.

  • PHOTOVOLTAÏQUE – La filière française enfin sur le bon rythme 2 septembre 2021

    Les chiffres du deuxième trimestre en matière d’évolution du parc photovoltaïque français viennent d’être publiés par le service des statistiques du ministère de la Transition écologique. Au 30 juin, le parc français atteignait 12 573 MW, dont 11 933 MW en France continentale. Sur le premier semestre de l’année, une capacité de 1 367  MW a été raccordée. Après les 713 MW du premier trimestre, soit un niveau jamais atteint en France pour un seul trimestre, ce sont 654 MW qui ont suivi au cours des trois mois suivants. Les nouvelles capacités ainsi raccordées depuis le début de l’année dépassent d’ores et déjà tous les marchés annuels de ces dix dernières années. Alors que le secteur semblait ne pas pouvoir dépasser le plafond de verre de 1,5 GW par an, la filière photovoltaïque française accroche un rythme qui est plus en accord avec les objectifs fixés par la programmation pluriannuelle de l’énergie, avec entre 2 et 2,5 GW attendus fin 2021. En effet, avec une cible à 20,1 GW fin 2023 et une fourchette comprise entre 35,1 et 44 GW en 2028, la filière doit boucler les prochaines années avec des progressions annuelles comprises entre 3 et 3,5 GW. Cependant, pour la seconde partie de l’année une ombre sérieuse plane sur le secteur : les nettes augmentations du prix des modules sur les marchés internationaux (notamment à cause d’un renchérissement des coûts de transport) ainsi que de ceux des structures en acier de support des panneaux (coût des matières premières) pourraient remettre en question la poursuite d’une telle croissance. Les développeurs concernés par des mises en service au cours des prochains mois vont essayer de décaler au maximum l’achat des modules en espérant un reflux des coûts pour pouvoir ainsi maintenir les prix de vente de l’énergie sur lesquels ils s’étaient engagés au moment de la validation des projets.

JUILLET 2021

L’ESSENTIEL DU PHOTOVOLTAÏQUE DU MOIS DE JUILLET

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  • PHOTOVOLTAÏQUE – Une année 2020 encourageante pour les petites installations 29 juillet 2021

    L’Observatoire des énergies renouvelables (Observ’ER) vient de publier son étude du marché 2020 des installations photovoltaïques de 0 à 9 kW. Elle est basée sur une enquête auprès des fabricants et installateurs de la filière. La filière a plutôt bien résisté aux conséquences de la crise sanitaire car les segments étudiés, à savoir les tranches d’installations de 0 à 3 kW, et celle de 3 à 9 kW, sont tous deux en forte croissance. Le premier, avec 61,3 MW installés, croît de 33 % en 2020. À ce rythme, il pourrait retrouver prochainement son niveau de 2011, de plus de 87 MW. La part des installations en autoconsommation (privilégiées sur ce segment par la réglementation) continue de croître et atteint aujourd’hui 89 %, et parmi celles-ci, les installations avec stockage ont fortement augmenté pour atteindre 28 % du marché. Aussi, sur le segment des installations de 3 à 9 kW, pourtant en baisse depuis 2016, le marché croît de 27 %, soit 60,1 MW installés. Parmi les autres résultats de l’enquête, on peut relever le fait que le nord de la France gagne du terrain par rapport au marché historique du sud, et que les prix sont globalement restés stables sur l’année 2020. Cependant l’année 2021 pourrait connaître des augmentations importantes dues aux tensions actuelles sur les marchés des matières premières et équipements, notamment en provenance de Chine. À l’automne, une étude qualitative basée sur des entretiens d’acteurs de la filière, et qui traitera des différentes problématiques du marché, permettra de compléter cette étude quantitative.

  • PHOTOVOLTAÏQUE – Le marché français du photovoltaïque décolle-t-il ? 29 juillet 2021

    Le think tank France Territoire Solaire a publié son 38e rapport d’observation du marché photovoltaïque en France, relatif au premier trimestre 2021. Après une année 2020 qui a vu son volume d’installation dépasser le gigawatt*, le premier trimestre 2021 montre une accélération avec déjà près de 529 MW installés. Parmi les principaux faits marquants présentés par France Territoire Solaire figure une hausse importante de l’autoconsommation. En effet, plus de 23 000 installations (110 MW) en autoconsommation ont été raccordées sur le dernier trimestre 2020 et le premier trimestre 2021, contre 14 000 (64 MW) l’an dernier à la même période. Le segment des installations domestiques a enregistré 53 MW raccordés au premier trimestre 2021, soit deux fois plus qu’en 2020. De même, les installations sur moyennes toitures (9 à 100 kW) ont culminé à 148 MW contre seulement 66 MW au premier trimestre 2020. Mais le marché reste toujours très largement dominé par les très grandes installations de plus de 1 MW. Au premier trimestre, 392 MW de grandes centrales ont été raccordées, six fois plus qu’au début 2020. D’après ce rapport, la part du photovoltaïque dans la consommation d’électricité en France s’élève à 1,44 % au premier trimestre, et la file d’attente des projets dépasse aujourd’hui les 8,4 GW. *Une correction faite par Enedis établit que 359 MW ont été raccordés au dernier trimestre 2020, soit bien au-delà des 241 MW initialement rapportés.

  • SOLAIRE FLOTTANT – Deux parcs flottants aux Pays-Bas 22 juillet 2021

    L’Allemand BayWa r.e. annonce la mise en service de deux centrales photovoltaïques flottantes aux Pays-Bas, via sa filiale néerlandaise GroenLeven. Il s’agit des centrales de Sellingen (41,1 MW) et de Uivermeertjes (29,8 MW) et qui produiront l’équivalent de la consommation électrique de 20 000 foyers. Construites sur d’anciens lacs inutilisés qui servaient à l’extraction de sable, les deux centrales ont été amarrées sur la partie la plus profonde des lacs afin de préserver la faune et la flore des rives. Plusieurs études menées par l’université des sciences appliquées de Hanze-Groningen (Pays-Bas) et le Buro Bakker/AKTB ont démontré l’absence d’impacts négatifs des installations sur l’environnement. Avec ces deux projets et la mise en service, l’année dernière, de la centrale de Bomhofsplas (27,4 MW) située à 80 kilomètres au nord-est d’Amsterdam, BayWa r.e. renforce sa position sur le marché du photovoltaïque flottant.

  • PHOTOVOLTAÏQUE – Un nouveau tiers investisseur 22 juillet 2021

    La Banque des territoires et Akuo ont annoncé le 5 juillet 2021 la création d’Atriohm, une holding destinée à proposer des solutions de financement de solarisation par tiers investissement. L’évènement s’est déroulé au Havre à l’occasion de la pose de la première tuile solaire sur l’entrepôt de la société de couverture Dufour SAS en présence notamment de la ministre de la Transition écologique, du maire du Havre, du directeur de la Banque des territoires et du président d’Akuo. L’objectif de cette initiative est de couvrir plus de 500 000 m2 de toiture d’ici 2024 dans le cadre du plan Climat de la Banque des territoires. Pour les propriétaires des toitures concernées, le coût supporté devrait être nul. En effet, fort des apports de la Banque des territoires et du savoir-faire d’Akuo, c’est Atriohm qui fournira l’investissement, réalisera les travaux, et exploitera le projet pour se rémunérer sur la vente d’électricité durant la période (de 25 à 30 ans) que dure la propriété temporaire de l’installation, avant de céder l’installation au propriétaire du toit. Les partenaires souhaitent encourager l’utilisation de tuiles photovoltaïques fabriquées en France à Châtellerault (86).

  • PHOTOVOLTAÏQUE – L’aéroport de la Réunion poursuit son extension 13 juillet 2021

    Après l’installation d’une première centrale photovoltaïque posée sur le toit de l’aéroport Réunion Roland Garros basé sur l’île de la Réunion, le fournisseur et producteur d’électricité, GreenYellow annonce sa participation à un projet d’extension. Cette deuxième tranche prévoit la pose de 4 095 panneaux qui seront déployés sur onze ombrières de parking, soit l’équivalent de deux terrains de football, pour une puissance de 1,3 MW. Ce projet permettra d’éviter l’émission annuelle de 1 600 tonnes de CO2 à l’aéroport, qui vise une réduction de -55 % de ses émissions de gaz à effet de serre à l’horizon 2030. Les aménagements photovoltaïques de l’aéroport Roland Garros font partie des 42 projets acceptés par la Commission de Régulation de l’Énergie, il y a deux ans, afin de renforcer l’indépendance énergétique des départements d’Outre-Mer et de la Corse avec des installations de production d’électricité solaire en autoconsommation.

  • PHOTOVOLTAÏQUE – L’Ademe définit une feuille de route pour l’excellence environnementale de la filière 13 juillet 2021

    La Programmation Pluriannuelle de l’Énergie a fixé des objectifs ambitieux pour la filière photovoltaïque puisque celle-ci vise 20 GW de capacité installée en 2023 et jusqu’à 44 GW en 2028 (contre 11,5 GW au 31 mars 2021). Cette filière est considérée par les français comme l’une des plus vertueuses d’un point de vue environnemental et le cadre de soutien mis en place par l’État favorise déjà les produits ayant un impact carbone faible et les implantations limitant les impacts environnementaux. Cependant, au vu des ambitions affichées, la filière doit s’assurer un haut niveau d’appropriation dans la durée de la part de la société dans son ensemble et doit, pour cela, être encore plus exemplaire notamment au niveau environnemental. C’est pour accompagner ce développement que l’Ademe a réalisé une étude intitulée « Comment mener la filière photovoltaïque vers l’excellence environnementale ? ». Basée sur la consultation de 119 professionnels, ce travail a établi une feuille de route environnementale afin de continuer à améliorer la performance environnementale globale du secteur en France. Une trentaine d’actions ont ainsi été identifiées et regroupées en quatre clusters thématiques : améliorer la performance technique et environnementale des produits et de leur fabrication, adopter des signes de qualité environnementale tels que des labels, optimiser la consommation de matériaux et développer une économie circulaire et enfin diminuer les impacts environnementaux sur site. Les travaux ont également montré la nécessité de bénéficier d’un contexte national et européen propice, afin de créer de bonnes conditions de gouvernance et de souveraineté de la filière. La balle est désormais dans le camp des acteurs de tous bords (industriels et pouvoirs publics) qui doivent s’emparer de ces résultats pour des mises en œuvre effectives.

  • PHOTOVOLTAÏQUE – PV Cycle devient Soren 8 juillet 2021

    L’éco-organisme en charge depuis 2015 d’assurer la collecte et le recyclage des panneaux solaires photovoltaïques usagés en France a dévoilé hier sa nouvelle identité de marque. PV Cycle cède la place à Soren comme « so renewable » avec une nouvelle feuille de route pour sa phase de développement : faire de la filière française de traitement des panneaux solaires une filière à haute valeur ajoutée environnementale. L’enjeu est de taille : si la collecte de panneaux usagés a été de 5000 t environ en 2020, l’organisme anticipe un volume de 120 000 tonnes en 2040 rien qu’en France. Les perspectives du marché mondial, qui s’estiment en TW, posent la question de la disponibilité des matériaux : ainsi que l’énonce Nicolas Defrenne, DG de Soren, « avec un marché de cette taille, le secteur accaparerait 94% de la production mondiale d’argent ». Des considérations stratégiques entrent également en ligne de compte : les trois quarts de la production mondiale de silicium, classé parmi les matières premières critiques par la Commission européenne, sont d’origine chinoise. C’est pourquoi Soren a appointé sur appel d’offres trois organisations pour assurer le réemploi ou le traitement des panneaux : envie 2E Aquitaine, envie 2E Midi-Pyrénées et Galloo. La start-up Rosi Solar sera quant à elle en charge de recycler le silicium et l’argent contenus dans les panneaux grâce à des technologies innovantes. De quoi faire de la filière photovoltaïque une filière vertueuse sur toute la chaîne de valeur.

  • PRIX PHOTOVOLTAÏQUE – Hausse de prix pour les modules 8 juillet 2021

    La plateforme de suivi du marché photovoltaïque PVXchange a publié son dernier index de prix sur la période s’étalant de Juin 2020 à Juin 2021. D’après elle, toutes les technologies de modules solaires ont subi une hausse de prix. Depuis le quatrième trimestre 2020, minimum historique pour le marché, les prix ont ré-augmenté de 20 % en moyenne. L’industrie photovoltaïque a été particulièrement touchée par les hausses de prix des matières premières et du transport. La flambée des prix du silicium a notamment fait tripler le coût du polysilicium depuis début 2021, et l’accident dans l’une des principales usines dans la province du Xinjang en Chine devrait aggraver ce phénomène. Certains experts pointent le risque pour certains projets de ne plus atteindre la viabilité économique, ce qui pourrait réduire les estimations de développement de la filière. Le lancement de nouveaux appels d’offres publics est nécessaire pour maintenir la dynamique engagée, et la construction de nouvelles usines, notamment en Europe dans le cadre d’une délocalisation de l’industrie.

  • Stockage – Deux batteries de stockage en Corse et à La Réunion 8 juillet 2021

    Corsica Sole, spécialiste du solaire photovoltaïque et du stockage de l’énergie annonce la fin des travaux de deux unités de stockage d’électricité pour un cumul de 20 MWh. La centrale de stockage de Corse à été mise en service en juin, celle de La Réunion est en phase test pour deux mois. La caractéristique des deux îles est d’avoir des réseaux isolés et de consommer à à 70 % une électricité provenant de centrales fossiles, les 30 % restants étant majoritairement du solaire. Ces batteries Lithium-ion, constituées d’onduleurs et de transformateurs raccordés au réseau public d’électricité, permettront de délivrer des services au gestionnaire du réseau public de distribution (EDF-SEI) : un service de « report de charge », consistant à stocker l’électricité aux heures creuses de consommation et à la restituer aux heures pleines ; un service de régulation de fréquence, afin de maintenir les caractéristiques nominales du réseau (tension et fréquence). Ces centrales sont mises à disposition et pilotées directement par le gestionnaire de réseau. Des unités parfaitement adaptées pour les ZNI, zones non interconnectées au réseau électrique continental.

  • PHOTOVOLTAÏQUE – Du solaire dans un cimetière en Loire-Atlantique 1 juillet 2021

    C’est une première en France. Les habitants de Saint-Joachim (Loire-Atlantique) sont venus nombreux ce vendredi 11 juin pour écouter leur maire qui a pour projet de couvrir une partie du cimetière de la commune avec des panneaux photovoltaïques semi-translucides posés sur des structures en bois (8  600 m2) ancrées au sol par pieux. Le cimetière faisant régulièrement l’objet d’inondations et d’infiltrations la première idée de l’édile est de récupérer l’eau de pluie tombée sur les panneaux, de la stocker, et de l’utiliser pour arroser le terrain de football lors des saisons plus sèches. La seconde idée est de proposer aux habitants d’auto-consommer la production des panneaux du cimetière. Chaque foyer ayant un compteur Linky pourra acheter 4 panneaux pour un coût de 1 800 euros HT soit une économie de 200 à 300 euros sur la facture annuelle d’électricité selon le maire. Une solution intéressante pour cette commune de 5 000  habitants dont beaucoup de maisons sont en toits de chaume avec l’impossibilité d’accueillir des panneaux solaires.

  • PHOTOVOLTAÏQUE – Nouvelle centrale solaire dans la Creuse 1 juillet 2021

    EDF Renouvelables annonce la mise en service de la centrale photovoltaïque du Grand Guéret, dans la Creuse, pour une puissance de 15 MW et qui répondra aux besoins en électricité de 3 250 habitants, soit plus de 11 % la population de la Communauté d’Agglomération du Grand Guéret. Réalisée en partenariat avec la Communauté d’Agglomération du Grand Guéret et Elina (la SEM des Syndicats d’énergies de Creuse et de Haute-Vienne), le projet a fait l’objet d’un financement participatif qui a permis à une cinquantaine de riverains de contribuer au financement à hauteur de 200  000 euros. La centrale solaire du Grand Guéret bénéficie aussi d’une prise de participation locale : 49 % du capital social de la société seront détenus par la Communauté d’Agglomération du Grand Guéret et la Société d’Economie Mixte Elina. L’entretien du site se fera par pâturage (ovins) et des ruches devraient y être installées à terme.

JUIN 2021

L’ESSENTIEL DU PHOTOVOLTAÏQUE DU MOIS DE JUIN

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  • PHOTOVOLTAÏQUE – CENTRALE PHOTOVOLTAIQUE EN OMBRIERES SUR LES PARKINGS DE L’AEROPORT LYON-SAINT EXUPERY 25 juin 2021

    FIN ANTICIPEE DE LA CONSULTATION OUVERTE LE 16/04/2021

    La société Aéroports de Lyon a lancé le 16 avril 2021 une consultation en vue de l’attribution d’une ou deux convention(s) constitutive(s) de droits réels portant autorisation d’occupation temporaire du domaine public pour la conception, la construction et l’exploitation durant 25 années d’une ou deux centrales de production d’électricité photovoltaïque en ombrières sur les parkings de l’aéroport Lyon-Saint Exupéry sur une surface d’environ 13,6 ha. L’électricité produite devait être injectée sur le réseau public.

    La société Aéroports de Lyon décide de ne pas donner suite à cette consultation conformément à l’article 16 du règlement de consultation.

    LANCEMENT D’UNE NOUVELLE CONSULTATION LE 16/07/2021 La société Aéroports de Lyon lance une nouvelle consultation en vue de l’attribution d’une ou deux conventions constitutives de droits réels portant autorisation d’occupation temporaire du domaine public pour la conception, la construction et l’exploitation durant 25 années d’une ou deux centrales de production d’électricité photovoltaïque en ombrières sur les parkings de l’aéroport Lyon-Saint Exupéry sur une surface d’environ 13,6 ha. L’électricité produite sera injectée sur le réseau public.

    Les entreprises intéressées se feront connaître par l’envoi d’une lettre recommandée avec accusé de réception à l’adresse suivante : AEROPORTS DE LYON – Direction Immobilier – Lionel LASSAGNE – BP 113 – 69125 LYON-SAINT EXUPERY AEROPORT

    Le nouveau dossier de consultation sera envoyé sous forme électronique par WeSend à partir du vendredi 16 juillet 2021.

    Les offres devront être adressées à la même adresse sous double enveloppe par envoi recommandé avec accusé de réception.

    La date limite de réception des offres est fixée au jeudi 30 septembre 16h.

    La société Aéroports de Lyon se réserve le droit à tout moment de ne pas donner suite à cette consultation. Aucun candidat ne pourra évoquer l’interruption de cette consultation pour réclamer à la société Aéroports de Lyon une quelconque indemnisation.

    Voies de recours :

    Tout recours à l’encontre de la présente procédure sera porté devant le Tribunal administratif de Lyon : Palais des Juridictions administratives – 184, rue Duguesclin – 69433 Lyon Cedex 03 – Courriel : greffe.ta-lyon@juradm.fr


  • PHOTOVOLTAÏQUE – Un PPA en Saône-et-Loire 24 juin 2021

    Le producteur d’énergie renouvelable CVE, Énergie Partagée et Enercoop annoncent que la centrale solaire de Bissey-sous-Cruchaud située en Saône-et-Loire n’aura pas recours au soutien tarifaire de l’État. Le montage prévoit qu’Enercoop s’engage à acheter l’ensemble de la production du parc sous forme d’un contrat de gré à gré (PPA) pour une durée de 30 ans. D’une puissance de 5,5 MW, la centrale solaire de Bissey-sous-Cruchaud, est déployée sur 6,9 hectares et sa production de 6 450 MWh prévue par an représentera l’équivalent de la consommation électrique de 3 000 habitants. CVE et Energie Partagée ont investi 4 millions d’euros dans ce projet qui a pu aussi voir le jour grâce à l’implication de deux banques éthiques : La Nef et Triodos.

  • PHOTOVOLTAÏQUE – Centrale de 19 MW au Mozambique 24 juin 2021

    Au Mozambique, les travaux de construction du futur parc photovoltaïque de Cuamba viennent de débuter à environ 550 km à l’ouest de la ville côtière de Nacala située dans le nord du pays. Le site développera une puissance électrique de 19 MW et sera associé à une capacité de stockage de 2 MW. Cette opération est une étape importante dans la transition énergétique du pays. Le montant d’investissement du projet s’élève à 32 millions de dollars, dont 19  millions devraient provenir d’un emprunt contracté auprès du Fonds d’Infrastructure pour l’Afrique Émergente (EAIF). La centrale sera développée par Globeleq, une compagnie d’électricité indépendante africaine et l’énergie produite sera vendue à Energia et Electricidade de Moçambique (EDM) dans le cadre d’un contrat d’achat d’électricité de 25 ans.

  • PHOTOVOLTAÏQUE – Un Ehpad 100 % solaire à Limoges 17 juin 2021

    Enedis et la Ville de Limoges (Haute-Vienne) annoncent l’inauguration en septembre prochain de l’Ehpad Marcel Faure qui sera le premier site en autoconsommation de la Haute-Vienne. Situé dans le quartier de La Bastide à Limoges, le site est d’ores et déjà équipé de 425 m2 de panneaux photovoltaïques en toiture et produira une électricité autoconsommée à 88 % par l’établissement. Les 12 % restants seront distribués vers deux groupes scolaires, une crèche et une maternelle, situés à proximité. Selon Enedis, la France compte à ce jour 100 000 opérations d’autoconsommation contre 3 000 en 2015. Une évolution facilitée par la généralisation du compteur Linky, toujours selon Enedis.

  • PHOTOVOLTAÏQUE – Raccordement hybride solaire et éolien 17 juin 2021

    Le 1er juin, l’entreprise BayWa r.e. a publié un communiqué de presse dans lequel elle défend l’idée des raccordements hybrides photovoltaïque et éolien, afin d’optimiser les coûts de raccordement par rapport aux productibles. En effet, les périodes de production maximale pour le solaire (l’été et vers midi) et l’éolien (l’hiver) permettent de tabler sur des bénéfices de complémentarité. Aujourd’hui les projets sont raccordés à leur puissance nominale, bien qu’en pratique elle ne soit atteinte que très rarement. C’est aussi sur cette puissance nominale qu’est calculée la quote-part du raccordement. D’après BayWa r.e., les producteurs et la collectivité gagneraient à raccorder moins que la puissance installée « quitte à stocker, voire écrêter une partie de la production ». D’autre part, la règle issue du code de l’énergie qui stipule « qu’aucune installation de production ne peut être raccordée à un réseau public de distribution d’électricité en HTA (Haute Tension A comprise entre 1 kV et 50 kV) lorsque sa puissance installée excède 17 MW » briderait les projets et entraînerait un surcoût du raccordement ou de l’électricité produite. La possibilité de stocker l’énergie produite sur site pour la réinjecter plus tard dans la journée permettrait également d’économiser des coûts de raccordement, c’est pourquoi BayWa r.e. appelle à un mécanisme de soutien pour le stockage en France métropolitaine. En l’alliant à de l’écrêtement, cela permettrait aux énergies renouvelables électriques de participer activement à l’équilibrage du réseau, et non plus seulement, comme c’est le cas aujourd’hui, de maximiser le productible indépendamment des besoins des autres acteurs du réseau électrique.

  • PHOTOVOLTAÏQUE – Auvergne-Rhône-Alpes : centrale au sol responsable 11 juin 2021

    VSB énergies nouvelles annonçait la semaine dernière la mise en service de la centrale solaire d’Izernore, lauréate d’un des appels d’offres de la Commission de Régulation de l’Énergie (CRE), dans l’Ain en Région Auvergne-Rhône-Alpes. Construite sur une ancienne sablière sur un terrain de 6,2 hectares, la centrale est composée de 11 472 modules de la marque SunPower pour une puissance de 4,99 MW, soit la production annuelle de 3 000 foyers et 1 577 tonnes de CO2 évités par an, selon VSB. Suite à l’étude d’impact environnemental, l’accent a été mis sur la préservation de la biodiversité : réalisation des travaux en dehors de la période de nidification du petit gravelot (oiseau vivant en zone humide), création d’une zone tampon autour du fossé central (sauvegarde de l’habitat des libellules) et adaptation des clôtures pour le passage des petits mammifères. L’autre originalité du projet Izernore est le partenariat conclu avec Enercoop qui sera agrégateur et distribuera 100 % de l’électricité produite. Grâce à un système de bonus mis en place par Enercoop, deux actions très concrètes visant l’une, à lutter contre la précarité énergétique avec l’association Energie Solidaire et l’autre autour de la sensibilisation aux énergies renouvelables avec l’ALEC 01  (Agence Locale de l’Energie et du Climat) vont pouvoir être subventionnées à hauteur de 4 200 euros par an pendant 3 ans.

  • PHOTOVOLTAÏQUE – Pérovskites : une première ligne de production en Pologne 11 juin 2021

    L’entreprise polonaise Saule Technologies a inauguré son usine de fabrication de cellules photovoltaïques pérovskites à Vratislavie (Wrocław), ville située dans l’ouest du pays. Créée en 2014 par la physicienne Olga Malinkiewicz, Piotr Krych et Artur Kupczunas, l’entreprise est parmi les premières au monde à entrer dans la phase de commercialisation de cette technologie innovante. L’intérêt de ces cellules est leur adaptabilité. Elles produisent en effet de l’électricité à partir de tout type de lumière leur permettant d’être installées presque partout. Columbus technology, l’un des principaux fournisseurs de solutions énergétiques en Pologne, a investi 10 millions d’euros dans le projet de Saule et devient ainsi son actionnaire principal. Aujourd’hui l’usine est équipée d’une ligne de production totalement automatisée répliquant tous les processus du laboratoire, et une véritable ligne industrielle est en cours d’installation pour une production annuelle de 100 MW de modules. L’entreprise communique largement sur les applications de sa technologie, mais est en revanche avare d’informations concernant les caractéristiques techniques de ses modules. Elle indique seulement un productible allant « jusqu’à 170 W/m2 », ce qui ne dit rien de l’intérêt réel des modules, ni de leur rendement, ni de leur durée de vie.

  • PHOTOVOLTAÏQUE – Record d’installations au premier trimestre 4 juin 2021

    Lundi 31 mai, le service des statistiques des données et des études statistiques (SDES) du ministère de la Transition énergétique a publié ses différents tableaux de bords de suivi de quatre technologies renouvelables (éolien, photovoltaïque, biogaz et biométhane). Si l’éolien a été à la peine au cours du premier trimestre 2021, l’énergie solaire à, quant à elle, affiché de très beaux résultats. Entre janvier et mars, le SDES recense 546 MW de puissances nouvelles solaires, soit un niveau jamais atteint en France pour un seul trimestre. Ce seul chiffre représente un peu plus de 50 % de la puissance totale raccordée durant toute l’année 2020 (1 084 MW). Toutefois, ces chiffres ne sont pas définitifs. En effet, Enedis a révélé qu’un incident informatique avait empêché la migration de données concernant les nouvelles installations. Les chiffres officiels du dernier trimestre 2020, comme du premier trimestre 2021 sont ainsi sous-évalués par rapport aux raccordements réels, pour toutes les énergies renouvelables. France Territoire Solaire publiera dans quelques jours son observatoire trimestriel, qui doit analyser cet événement. Néanmoins, la très forte augmentation des trois derniers mois s’explique par une hausse du nombre de raccordements (13 300) mais également par une proportion élevée de raccordements de centrales de fortes puissances. Ainsi, les centrales de plus de 250 kW représentent 63 % de la puissance installée depuis le début de l’année (345 MW) pour moins de 1 % du nombre de nouveaux raccordements (69 nouveaux sites). Au 31 mars 2021, le parc photovoltaïque français s’établit désormais à 11 526 MW. Cependant, quelle que soit la véritable dynamique du premier trimestre 2021, elle doit de toute façon se renforcer sensiblement pour que le secteur puisse rester dans l’objectif de la feuille de route fixée par le gouvernement. En effet, avec une cible à 20,1 GW fin 2023 et une fourchette comprise entre 35,1 et 44 GW en 2028, la filière doit boucler les prochaines années avec des progressions annuelles comprises entre 3  et 3,5 GW.

  • PHOTOVOLTAÏQUE – Révision des tarifs pré-2011, la douche froide 4 juin 2021

    Le gouvernement vient de transmettre le projet de décret encadrant la renégociation de contrats d’achats antérieurs à 2011 pour les centrales de plus de 250 kW. Le ministère de l’Économie s’est appuyé sur la Commission de régulation de l’énergie (CRE) pour préparer cette révision des tarifs qui va concerner 700 installations dont les contrats ont été conclus entre juillet 2006 et août 2010. L’objectif de la CRE est de réaménager les tarifs afin que ces installations aient des taux de rendement interne qui se situent entre 8 % et 14 %. Selon les calculs de la CRE, cela permettrait à l’État d’économiser environ 400 millions d’euros par an sur 10 ans. Les acteurs de la filière ont immédiatement réagi en dénonçant une « approche déconnectée de la réalité ». Dans un communiqué commun, trois des principaux organismes représentatifs du secteur (SER, Enerplan et Solidarité renouvelables), ont fait part de leur « stupeur et incompréhension face à l’ampleur injustifiée de la réduction tarifaire ». Ils dénoncent tout particulièrement les données économiques utilisées par la CRE pour calculer les taux de rendement, qui sont jugées « théoriques, très éloignés de la réalité économique démontrée par les documents comptables des sociétés de projet concernées ». Cela conduirait à une « surévaluation des taux de rentabilité et donc à une baisse violente et injustifiée (jusqu’à -90 % !) du tarif d’achat pour un grand nombre de centrales ». Les professionnels pointent un risque de «  faillites en cascade pour les entreprises dont les centrales historiques vont se retrouver dans une équation financière insoluble ». De plus, la clause de sauvegarde introduite dans le décret et qui doit s’assurer que la révision de ces tarifs ne mette pas en péril des entreprises du secteur ne les convainc pas. En effet, la CRE déclare qu’elle examinera au cas par cas la situation des sociétés qui en feront la demande, mais, pour les syndicats, cette clause « ouvre une période d’incertitude de plus d’un an, correspondant à la période d’instruction par le régulateur de l’énergie et dont l’issue sera incertaine compte tenu du caractère totalement discrétionnaire de la clause. Cette clause va également avoir un effet de contagion sur les sous-traitants (maintenance, gestion d’actifs) et les bailleurs, dont beaucoup sont issus du monde agricole ». Il reste désormais quinze jours aux professionnels pour convaincre leurs interlocuteurs du gouvernement de revoir leur copie.

  • PHOTOVOLTAÏQUE – Kit à brancher sur prise : le mauvais plan de Que Choisir 4 juin 2021

    Le mensuel Que Choisir n’y est pas allé de main morte sur les kits photovoltaïques à brancher sur prise. Son numéro de juin comporte en effet un article intitulé  « Électricité photovoltaïque, le mauvais plan des kits d’autoconsommation », dans lequel il descend en flamme ces kits dans leur ensemble et sans distinction… sur la base du test de 3 modèles achetés à un distributeur. La coopérative Solarcoop, qui commercialise ses propres kits, témoigne des effets de cette publication : « tout s’est arrêté pour nous. Plus personne ne veut de kits, déclare son président, Michel Ollivier ». Dans son article, le mensuel assure en effet que ces kits ne présentent pas d’intérêt économique pour les consommateurs, car le prix des modules serait élevé et l’onduleur devrait être remplacé tous les 10 ans. Faux, répond Solarcoop, la plupart des onduleurs sont garantis 10 ans, mais continuent ensuite de fonctionner. La coopérative les garantit pour sa part 25 ans. En outre, le talon de consommation (frigos, veilles, box internet, VMC, etc.) d’un logement en France se situe entre 100 et 200 Watts, sans piscine (1 kW avec piscine). Les kits à brancher bien dimensionnés pour couvrir cette consommation permettent d’économiser a minima 45 euros par an, assure Solarcoop : « La même somme placée sur un livret A aurait rapporté 2,75 euros ! » Que Choisir dénonce ensuite le fait que les kits testés ne disposaient pas de diodes by-pass, qui laissent passer le courant. Dans ce cas, il suffit qu’une cellule du module soit endommagée ou à l’ombre pour que l’ensemble du panneau cesse de produire. Dans les faits, « tous les modules répondant à la norme CEI 61215 sont équipés de diodes by-pass, répond Solarcoop. Un module de 60 cellules comporte généralement 3 diodes by-pass ». Ce qui lui permet de continuer à produire en partie même en cas d’ombrage. Le mensuel écrit enfin : « Nos résultats valent tout autant pour les kits d’autoconsommation qui commencent à arriver dans des enseignes de la grande distribution. Nous les déconseillons. » Le magazine tire ainsi une généralité à partir du test de 3 mauvais kits, sans avoir testé ceux vendus dans les grandes enseignes en question, et jette l’opprobre sur toute une famille de systèmes solaires sans autre forme de procès. « Cet article est très mal documenté et orienté très à charge contre les kits », juge pour sa part Michel Ollivier.

MAI 2021

L’ESSENTIEL DU PHOTOVOLTAÏQUE DU MOIS DE MAI

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  • PHOTOVOLTAÏQUE – Meyer Burger : modules made in Europe 28 mai 2021

    En mars dernier, lors de la présentation de ses résultats annuels, l’équipementier suisse Meyer Burger avait annoncé que ses futurs sites de production allemands seraient opérationnels d’ici fin mai. C’est désormais chose faite avec l’inauguration le 18 mai de son usine de cellules photovoltaïques à hétérojonction implantée dans la « Solar Valley » de Thalheim, une localité de la commune de Bitterfeld-Wolfen, dans le land de Saxe-Anhalt. Le projet est d’envergure puisque les locaux s’étendent sur une superficie totale de 27 000 mètres carrés, de quoi abriter une capacité de production de 1,4 GW. Malgré un niveau d’automatisation important du site, le groupe a annoncé la création de 350 emplois dans sa nouvelle usine. En termes de niveau de production, l’usine de Thalheim doit dans un premier temps produire jusqu’à 200 000  cellules solaires par jour avec une capacité annuelle de 400 MW. L’entreprise avance cependant que son ambition est d’atteindre les 5 GW en 2026 avec en point de mire le fructueux marché européen. Par ailleurs, l’entreprise a annoncé le 26 mai le début de la production de son autre usine, chargée de l’assemblage des modules. Il s’agit de l’ancien site de Solarworld, restructuré pour l’occasion et situé à Freiberg (land de Saxe). Également dotée d’une capacité de démarrage de 400 MW, cette usine produira 3 000 modules par jour. Elle a permis la création de 200 emplois. La montée en charge jusqu’à 1 GW est en préparation et sera réalisée « aussi vite que possible », souligne Meyer-Burger.

  • PHOTOVOLTAÏQUE FLOTTANT – Ciel & Terre reprend les rênes du marché français 28 mai 2021

    Le 19 mai, Akuo et Ciel & Terre ont modifié leurs accords concernant la licence des produits Hydrelio, premier système flottant au monde développé en 2011 par Ciel & Terre. Jusqu’à présent concentré sur le marché asiatique, l’entreprise spécialisée dans le solaire flottant souhaite désormais investir le marché français, c’est pourquoi un nouvel accord a été officialisé modifiant la licence signée en 2016 entre les deux entreprises. Cette dernière attribuait à Akuo les droits sur toutes la chaîne de production et de commercialisation des solutions Hydrelio. À présent Ciel & Terre devient fournisseur de solutions solaires flottantes basées sur la licence Hydrelio, tandis qu’Akuo continuera à travailler sur ses propres projets, comme l’extension de la première centrale française de 17MW O’MEGA1, et d’O’MEGA2. Ciel & Terre a participé à la construction de plus de 250 centrales flottantes dans le monde, soit près de 520 MW installés, et vient à présent mettre son expertise à destination du marché français dont le potentiel est estimé à une dizaine de GW.

  • MARCHÉ PV 2020 – L’AIE PVPS publie son rapport annuel 20 mai 2021

    Comme chaque année, le groupe de travail de l’Agence internationale de l’énergie spécialisé dans l’énergie photovoltaïque (AIE PVPS) livre son rapport sur cette filière. Baptisée IEA PVPS 2020 annual report, l’étude passe au scanner la dynamique du secteur photovoltaïque au niveau mondial au travers de données de marché de 23 pays . Elle s’intéresse également aux performances des équipements et à des segments spécifiques comme les installations hors réseaux, le photovoltaïque dans les transports ou encore les grandes centrales au sol. Malgré la pandémie de Covid-19, des chiffres rapportés montrent que le marché mondial du solaire photovoltaïque a progressé de manière significative en 2020 avec plus de 140 GW mis en service. La capacité totale installée cumulée fin 2020 a atteint 750 GW. Ces bons résultats avaient déjà été pressentis par le directeur exécutif de l’AIE, Fatih Birol, qui avait déclaré en octobre 2020 lors du lancement du dernier IEA World Energy Outlook : « Le solaire est le nouveau roi des marchés de l’électricité ». En atteignant des coûts inférieurs à 1,5 centimes USD le kWh dans les meilleures conditions d’exploitation, le photovoltaïque est l’un des principaux piliers stratégiques de la politique énergétique de nombre de pays membres de l’AIE. En 2020, sans surprise, la Chine s’affirme comme le premier marché mondial avec une impressionnante activité de 48,2 GW en une seule année ce qui porte son parc cumulé à 253,4 GW installés, soit près d’un tiers des capacités solaires du globe. Dans le même temps, le reste du monde a raccordé au moins 90 GW en 2020, soit une augmentation de 14 % par rapport à 2019.

  • MIX ÉNERGÉTIQUE – Le Haut-Commissaire au Plan manque de lucidité 20 mai 2021

    Deux chercheurs de Mines ParisTech, Philippe Blanc, professeur et directeur de recherche, et Romain Besseau, chercheur post-doctorant, viennent d’éditer une réaction à la note du Haut-Commissariat au Plan intitulé « Électricité : le devoir de lucidité », publiée le 23 mars. Tout au long d’un texte de 11 pages précis, dont les sources sont clairement référencées, les deux chercheurs affichent leur volonté de « contribuer à rétablir certaines vérités contredites énoncées dans ce rapport et nuancer certains propos de façon à ce que ce dernier soit conforme à une discussion publique, sincère et efficace ». En effet, ils relèvent dans l’introduction du Haut-Commissaire au Plan, François Bayrou, des modes de raisonnements orientés, des citations partielles de rapports et d’arguments souvent biaisés, voire à charge contre les énergies renouvelables. Ce dernier va parfois jusqu’à affirmer à leur encontre des choses totalement inexactes. Un comble quand on veut précisément parler de lucidité ! Ainsi, la note des chercheurs épingle une assertion assurant que « le gain environnemental résultant de la production électrique d’origine solaire est incapable de compenser les émissions entrainées par cette fabrication. ». Sources à l’appui, Philippe Blanc et Romain Besseau expliquent au contraire que le temps de retour énergétique des installations photovoltaïques est désormais estimé à un ou deux ans suivant leur localisation. Autre contre vérité battue en brèche : les sites éoliens et photovoltaïques produiraient du courant en mode continu ce qui poserait « de très importants problèmes techniques » pour leur injection dans le réseau électrique. Là aussi, la réponse balaie cet argument en expliquant que l’ensemble des ouvrages renouvelables disposent d’onduleurs qui convertissent leur production en courant alternatif sans que cela ne pose le moindre problème et en proposant même des solutions techniques au réseau pour ses besoins de régulation de tension. La lecture de cette note, laisse à penser que le rapport du Haut-Commissariat au Plan qui se veut « lucide » est justement bien loin de l’être.

  • PHOTOVOLTAÏQUE – Du solaire pour Coca-Cola 12 mai 2021

    Coca-Cola European Partners France, filiale française de Coca-Cola European Partners (CCEP) et principal producteur et distributeur de boissons rafraîchissantes sans alcool en France annonce la mise en place de 1 500 panneaux solaires, fabriqués en France, sur les toits de son entrepôt de Castanet-Tolosan situé en Haute-Garonne. Cette centrale en toiture, installée par EDF ENR, permettra de fournir en électricité l’ensemble des activités logistiques du site. Selon Coca-Cola, depuis 2018, la consommation de ses 5 usines françaises est couverte par une électricité d’origine certifiée 100 % renouvelable. Conformément aux Accords de Paris sur le climat et à l’objectif de limitation de l’augmentation de la température mondiale à 1,5˚C, CCEP s’est engagé à diminuer ses émissions de gaz à effet de serre de 30 % d’ici à 2030 sur l’ensemble de sa chaîne de valeur, pour atteindre la neutralité carbone en 2040

  • PHOTOVOLTAÏQUE – Le solaire en France, un « parcours du combattant » 12 mai 2021

    Depuis 10 ans, l’énergie photovoltaïque se développe en France à un rythme très en deçà de son potentiel. De façon plus inquiétante, le marché annuel stagne à un niveau inférieur à 1 GW par an, soit un rythme quatre fois inférieur à celui qui serait nécessaire pour atteindre les objectifs prévus par la programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE) d’ici 2028. Face à ce constat, le think tank France Territoire Solaire a réuni un groupe de travail constitué d’experts, de juristes, de développeurs de projets mais également d’agents des services instructeurs (DDT, DREAL) afin de confronter les différents regards, de comprendre les blocages et d’amener des solutions. Les conclusions de ce travail approfondi sont réunies dans le rapport publié cette semaine sous le titre « Le Parcours du Combattant ». Le constat est simple : les lourdeurs administratives causent des délais qui font prendre à notre pays un retard sur ses objectifs. Le développement d’un projet de centrale solaire au sol requiert aujourd’hui une durée de 4 ans en France, contre à peine plus d’un an en Allemagne. Ces délais ont une cause bien identifiée : la lourdeur des procédures administratives et un goulet d’étranglement au niveau de l’instruction. « La bureaucratie est devenue le principal frein au développement des installations solaires photovoltaïques dans notre pays. La complexité du sujet est telle qu’il nous a semblé important de mener ce travail d’analyse de toutes les procédures parfois kafkaïennes qui transforment chaque projet en véritable parcours du combattant ! Nous espérons surtout que ce travail suscitera une prise de conscience : les objectifs de transition énergétique que la France s’est fixés à l’horizon 2030 restent tout à fait atteignables, mais il est urgent de trouver des solutions pour dépasser ces blocages » déclare Antoine Huard, Président de France Territoire Solaire. L’étude complète est disponible sur le site de France Territoire Solaire.

  • SOLAIRE HYBRIDE – DualSun, lauréat de la French Tech 7 mai 2021

    Le 3 mai a été dévoilé le programme French Tech GREEN20 par Barbara Pompili, ministre de la Transition écologique, et Cédric O, secrétaire d’état chargé de la transition numérique et des communications électroniques. Ce programme vise à faire émerger les nouveaux champions des technologies vertes. Parmi les 20 lauréats figure le fabricant de panneaux solaires hybrides DualSun. Les deux ministres ont d’ailleurs pu rencontrer l’équipe de DualSun lors de leur déplacement à Marseille. Afin d’être éligibles au programme French Tech GREEN 20, les lauréats ont dû valider plusieurs critères génériques, économiques et spécifiques à leur activité comme leur caractère innovant ou le lieu de leur siège social. Ces start-ups seront accompagnées par les services de l’État sur plusieurs volets comme le financement, le développement international, le recrutement, la propriété intellectuelle des innovations ou encore la mise en relation avec des experts institutionnels ou scientifiques. Parmi les lauréats se trouvent également d’autres acteurs des énergies renouvelables comme Waga energy (méthanisation), Entech (photovoltaïque et stockage) ou Lhyfe (hydrogène).

  • PHOTOVOLTAÏQUE – Une école solaire à Cachan 7 mai 2021

    Le 26 avril dernier, la rentrée scolaire de l’école de la Plaine de Cachan (Val-de-Marne) s’est déroulée sous les auspices du soleil. Les 600 m2 de panneaux solaires installés sur les toits de cette école accueillant maternelles et primaires viennent de produire leurs premiers électrons. Cette centrale devrait produire 100 MWh par an, soit la consommation moyenne d’une trentaine de logements, hors chauffage. La production, qui est actuellement vendue à EDF, passera chez Enercoop à partir du 1er janvier 2022, qui l’achètera 5 % plus cher. Ce projet a été initié il y 5 ans par le collectif Sud Paris Soleil et a vu le jour grâce au financement de 200 citoyens (55 000 euros), de la région (45 000 euros) et du département du Val-de-Marne (5 000 euros). Le collectif Sud Paris Soleil dont l’objectif est d’équiper en photovoltaïque les bâtiments publics ou privés dans les communes alentour a deux nouvelles installations en projet : à Arcueil en 2022, et à Fresnes en 2023. 



AVRIL 2021

L’ESSENTIEL DU PHOTOVOLTAÏQUE DU MOIS DE AVRIL

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  • PHOTOVOLTAÏQUE – Usine de 5 GW en Espagne 30 avril 2021

    Le projet de gigafactory photovoltaïque  « Greenland » a été rejoint par deux nouveaux partenaires allemands : l’institut de recherche Fraunhofer ISE et l’industriel Bosch Rexroth. Localisé au sein de la zone de libre-échange du port de Séville (Espagne), le projet vise d’ici à deux ans à mettre en service un site de production hautement automatisée de modules photovoltaïques, d’une capacité annuelle de cinq gigawatts. L’entreprise suit une stratégie d’intégration verticale, ce qui signifie que le site couvrira toute la chaîne de création de valeur, de la matière première aux wafers, pour aboutir à la production des cellules et modules solaires. Côté technologie, le choix s’est arrêté sur des plaquettes de silicium monocristallin M10 pour la conceptiopn de cellules solaires à émetteur passivé et à contact arrière (PERC) multijonction. La puissance des modules doit a minima atteindre 540 W. Bosch Rexrot est un spécialiste de cette technologie. L’institut Fraunhofer ISE sera, quant à lui, en charge des conseils sur la planification de l’usine, le support technique ainsi que sur le développement de la technologie cellulaire choisie. Pour l’institut, cette collaboration s’inscrit dans la ligne d’une première étude qui lui avait été commandée par l’Association allemande de l’industrie du génie mécanique (VDMA) et qui portait sur les conditions de la compétitivité de l’industrie photovoltaïque en Europe. L’un des principaux critères de compétitivité identifiés à l’époque était la taille des usines, qui devait être de 5  GW minimum. Avec la capacité annoncée de Greenland, ce point semble également validé. Une autre conclusion importante, le fait de devoir contenir les coûts de transport des composants autour de 10 % du prix de revient total. Avec une unité localisée à proximité du marché cible européen, là aussi le projet Greenland Gigawatt répond aux attentes.  

  • AGRIVOLTAÏSME – L’agrivoltaïsme s’implante en Haute-Garonne 30 avril 2021

    GreenYellow annonce la réalisation avec ArcelorMittal Projects Exosun d’une installation agrivoltaïque sur la commune de Castelginest en Haute-Garonne. Lauréate du dernier appel d’offres Innovation de la Commission de Régulation de l’Énergie (CRE), la centrale sera déployée sur grandes cultures et équipée de 3 900 panneaux solaires avec une production de 2  637 MWh, soit la consommation annuelle de 735 foyers. La structure supportant les modules sera surélevée, avec un point bas à 4,5 m de hauteur, afin de permettre le passage des engins agricoles. Il s’agira en outre d’une structure de type « tracker », permettant d’orienter les modules et de suivre la course du soleil. Elle pourra par exemple faire de l’ombre à une partie des cultures, si nécessaire, ou les protéger de la grêle, en se mettant à plat ou au contraire positionner les modules à la verticale (55°) pour permettre une irradiation au sol maximale. Son pilotage sera décidé entre collaboration avec l’exploitant agricole. GreenYellow sera en charge de mettre à disposition des exploitants des solutions de financements adaptées et ArcelorMittal Projects Exosun apportera son expertise des systèmes de trackers et de gestion des ombrages pour les cultures. Les travaux débuteront d’ici la fin de l’année. La centrale de Castelginest scelle l’accord de coopération conclu entre Greenyellow et ArcelorMittal Projects Exosun, pour proposer une solution complète de centrales solaires destinées au monde agricole.

  • PHOTOVOLTAÏQUE – Le Loir-et-Cher investit dans deux centrales hybrides 22 avril 2021

    La Banque des Territoires annonce un partenariat avec le producteur indépendant d’énergie renouvelable ZE Energy pour le développement de deux centrales solaires hybrides avec stockage dans le Loir-et-Cher. La Banque des Territoires s’associe à ZE ENERGY en lui rachetant, pour 3,8 M€, 49 % des titres de la société holding HybridSol qu’elle détient. Les deux installations sont actuellement en construction et situées sur les communes de Mennetou-sur-Cher (8 MW + 3,75 MW de stockage) et de Gièvres (18,6 MW + 7,5 MW de stockage). Elles produiront de l’électricité pour les besoins annuels d’environ 12 000 personnes (hors chauffage) de jour comme de nuit grâce au stockage. Un défi pour cette jeune start-up qui par ses innovations tente de répondre à l’intermittence des installations photovoltaïques.

  • PHOTOVOLTAÏQUE – Appel : relancer l’industrie européenne photovoltaïque 22 avril 2021

    Le European Solar Manufacturing Council (ESMC), organisation représentant les industriels européens du photovoltaïque, a lancé mi-avril un appel à la renaissance de l’industrie photovoltaïque en Europe. Elle réclame que 20 milliards d’euros du Plan de relance européen (EU Recovery and Resilience Facility, RRF), y soit consacré, soit 3 % seulement de son montant total. La pandémie a montré les failles d’un système trop dépendant des importations de matières premières et de pièces détachées, c’est pourquoi l’ESMC défend l’idée que 75 % des installations photovoltaïques en Europe pourraient être produites en son sein, ce qui correspondrait à près de 60 GW de capacité de production de modules d’ici 2026. Ainsi, l’actuel déficit de la balance commerciale européenne de 7,4 milliards d’euros pour les cellules et modules photovoltaïques serait transformé en une valeur industrielle de 50 milliards d’euros, d’usines et de matériel, d’ici 2026. En outre, près de 180 000 emplois supplémentaires pourraient être créés dans le secteur. Au croisement du Green Deal européen, du contexte post-Covid et du plan de relance RRF, l’EMSC estime qu’il s’agit d’une opportunité unique pour l’Europe de renforcer sa chaîne de valeur photovoltaïque. Les 20 milliards du RRF devraient ainsi se concentrer sur 3 piliers : les équipements et infrastructures de fabrication ; la R&D et le déploiement de produits innovants ainsi que la création de fonds de financement dédiés. La relocalisation de la production en Europe permettrait également de réduire l’impact environnemental moyen des panneaux installés sur le continent.

  • PHOTOVOLTAÏQUE – PPA : la SNCF et EDF signent pour 20 ans 16 avril 2021

    La SNCF a annoncé la signature de son premier contrat d’achat d’électricité renouvelable (PPA, power purchase agreement) avec le groupe EDF sur une durée de 20 ans. Cette énergie sera produite par une centrale solaire de 20 MW dont la construction débutera courant 2021 sur les communes de Lachapelle-Auzac et de Souillac, dans le Lot. Avec ce PPA, la SNCF devrait sécuriser l’équivalent de la moitié de l’énergie nécessaire aux trajets Paris-Lille en TGV par an. Il s’inscrit dans la politique de la SNCF qui prévoit d’atteindre entre 40 et 50 % d’énergies renouvelables dans la consommation de ses trains à l’horizon 2025. C’est également un enjeu majeur pour EDF qui souhaite devenir leader du marché du solaire photovoltaïque avec un objectif de 30 % de parts de marché d’ici 2035. Concrètement ce projet mené par EDF Renouvelables pour le compte de SNCF Énergie (filiale de SNCF Voyageurs) devrait entrer en service en 2023.

  • PHOTOVOLTAÏQUE – VIPV pour véhicules commerciaux 16 avril 2021

    Le consortium allemand du projet « Street », regroupant instituts de recherche, industriels du photovoltaïque et équipementiers automobiles, a réussi à développer un prototype de véhicule commercial léger, emportant du photovoltaïque intégré (vehicle-integrated photovoltaics ou VIPV). La grande nouveauté est que les panneaux photovoltaïques embarqués injectent directement leur courant dans la batterie haute tension alimentant le système de propulsion. Les véhicules électriques comportent en effet deux types de batteries, une de 12 V pour l’électronique de bord et une de 400 V pour la traction du véhicule. D’ordinaire, la production photovoltaïque est injectée dans la batterie basse tension et non dans celle de 400 V. La conversion au 400 V est techniquement complexe et pose des enjeux de sécurité. Les modules développés par la société a2-solar pour le secteur automobile sont composés de cellules à hétérojonction de Meyer Burger. L’utilitaire, un Work L de StreetScooter, offre au solaire une surface de 15 m2, soit une puissance de 2 180 Wc. Il consomme environ 19 kWh/100 km. L’autonomie des véhicules pourrait ainsi être accrue de 5 200 km par an, ce qui se traduit par une baisse d’un quart du nombre de charges sur réseau. Pour en savoir plus sur le VIPV, consultez le hors série du Journal des Energies Renouvelables « Le point sur la mobilité électrique renouvelable » à paraître prochainement.

  • ANNONCE LÉGALE – La société Aéroports de Lyon lance une consultation 16 avril 2021

    La société Aéroports de Lyon lance une consultation en vue de l’attribution de droits réels portant autorisation d’occupation temporaire du domaine public pour la conception, la construction et l’exploitation durant 25 années d’une centrale en ombrières sur ses parkings sur une surface d’environ 13,6 ha. L’électricité produite sera revendue au réseau. Les entreprises intéressées se feront connaître par l’envoi d’une lettre recommandée avec accusé de réception à l’adresse suivante : AÉROPORTS DE LYON – Direction Immobilier – Lionel LASSAGNE – BP 113 – 69125 LYON-SAINT EXUPERY AÉROPORT. Le dossier de consultation sera envoyé sous forme électronique par we-send à partir du vendredi 16 avril 2021. Les offres devront être adressées à la même adresse sous double enveloppe par envoi recommandé avec accusé de réception. La date limite de réception des offres est fixée au vendredi 4 juin 16h. La société Aéroports de Lyon se réserve le droit à tout moment de ne pas donner suite à cette consultation. Aucun candidat ne pourra évoquer l’interruption de cette consultation pour réclamer à la société Aéroports de Lyon une quelconque indemnisation. Voies de recours : Tout recours à l’encontre de la présente procédure sera porté devant le Tribunal administratif de Lyon : Palais des Juridictions administratives – 184, rue Duguesclin – 69433 Lyon Cedex 03 – Courriel : greffe.ta-lyon@juradm.fr

  • PHOTOVOLTAÏQUE – Première centrale flottante dans les Bouches-du-Rhône 9 avril 2021

    Le Canadien Boralex, producteur indépendant d’énergies renouvelables, annonce la construction d’une centrale solaire flottante à Peyrolles-en-Provence dans les Bouches-du-Rhône avec un début de chantier prévu le 15 avril pour une puissance de 14,7 MW. L’origine du projet est à l’initiative de la commune qui cherchait une reconversion pour une gravière en eau arrivée en fin d’exploitation. Déployée d’un seul tenant sur une structure flottante, la centrale aura une emprise de 12,6 ha et sera composée de 43 776 panneaux. Elle sera fixée au fond de l’eau par 254 points d’ancrage qui seront installés en début de chantier par une équipe de six scaphandriers. Les installations solaires flottantes permettent un meilleur rendement par le refroidissement naturel des panneaux et une amélioration de leur performance sur le long terme. Les travaux de construction mobiliseront une trentaine de personnes et la mise en service est prévue début décembre 2021.

  • PHOTOVOLTAÏQUE – 60 MW pour l’aéroport Deauville-Normandie 9 avril 2021

    EDF Renouvelables, lauréat de l’appel à manifestation d’intérêts (AMI) lancé par le syndicat mixte qui gère l’aéroport, contribuera à la valorisation énergétique et économique des terrains situés au sein même de l’enceinte de l’Aéroport de Deauville-Normandie. Sur une superficie de plus de 45  hectares, le développeur bénéficiera d’un droit d’exploitation de 30  années pour construire une centrale photovoltaïque d’une puissance de plus de 60 mégawatts, qui produira une quantité d’électricité supérieure à la consommation annuelle de la totalité des habitants de la Communauté de Communes Cœur Côte Fleurie (21 000 habitants). Cette réalisation photovoltaïque, dont la mise en service est prévue pour le premier semestre 2024 et qui sera la plus importante de Normandie, permettra d’éviter l’émission d’environ 700 000 tonnes de CO2 pendant toute sa durée de fonctionnement (par rapport au mix électrique européen) faisant de l’aérogare de Deauville-Normandie un site à empreinte carbone négative. L’ensemble des redevances générées par la location des terrains, couplé avec un intéressement sur la production d’énergie, généreront des recettes pour le Syndicat Mixte de l’aéroport de Deauville – Normandie. Les collectivités locales ainsi que le Département et la Région percevront également des recettes fiscales.

  • PHOTOVOLTAÏQUE – Du solaire dans le Cher 7 avril 2021

    Générale du Solaire, constructeur et exploitant de centrales solaires photovoltaïques en France et à l’étranger annonce la mise en service, en mai, de sa centrale au sol de la Chapelle-Saint-Ursin située près de Bourges dans le département du Cher (Centre-Val de Loire). Initié il y a 10 ans, le projet sort enfin de terre après neuf mois de travaux. Déployée sur quatre parcelles, la centrale, d’une puissance de 21,1 MW correspond à la consommation d’électricité de plus de 8 133 foyers et l’évitement de plus de 1 660  tonnes de CO2 par an. Trois des quatre parcelles étant antérieurement des terres agricoles, Générale du Solaire est soumise à une mesure de compensation agricole dans le département du Cher. Le projet de compensation retenu porte sur le financement et le développement de l’exploitation agricole de la SAS de Coudray spécialisée dans la filière de valorisation de graines biologiques à destination de débouchés alimentaires et semenciers.

  • RECYCLAGE PHOTOVOLTAÏQUE – Désassemblage de modules par fil diamanté 7 avril 2021

    Le CEA-Liten, institut de CEA Tech, a développé une méthode innovante de recyclage des panneaux photovoltaïques. Cette méthode consiste à séparer la face avant du module, en verre, de sa face arrière séparée d’une centaine de microns seulement, à l’aide d’un fil diamanté. Les expérimentations donnent un temps de traitement d’un mètre carré de module en une demi-heure environ. Il serait donc possible de recycler le verre entier directement. Un projet européen de développement industriel est en préparation pour traiter plusieurs modules par heure, et des solutions de refroidissement pour améliorer le comportement du polymère du module lors de la découpe sont à l’étude. Cette façon de faire faciliterait grandement le recyclage des modules en fin de vie. Aujourd’hui leur principale voie de valorisation consiste à les broyer et à les utiliser comme remblais dans le secteur du BTP. Une autre méthode consiste à séparer les éléments par traitement mécanique, thermique et chimique pour récupérer verre broyé, métaux ou silicium, mais cette méthode reste très énergivore et nocive pour l’environnement. Prévus pour fonctionner une trentaine d’années environ, les modules photovoltaïques usagés devraient représenter environ 10 millions de tonnes à l’horizon 2050, rien qu’en Europe.

MARS 2021

L’ESSENTIEL DU PHOTOVOLTAÏQUE DU MOIS DE MARS

Voir actus
  • PHOTOVOLTAÏQUE PARTICULIERS – Photovoltaïque pour tous 26 mars 2021

    Les enseignes Boulanger et Leroy Merlin lancent la commercialisation du kit solaire à brancher sur une simple prise électrique de la start-up nantaise Beem Energy. Jusqu’à présent disponible uniquement sur le site Internet de l’entreprise, ce kit, à installer soi-même, a séduit les deux marques, ce qui va le rendre bien plus accessible au grand public. Il s’agit d’un panneau solaire facile à poser et à orienter sur n’importe quelle surface ensoleillée, et qui va directement injecter les électrons dans le réseau domestique via une prise standard de type E/F (lire Le Journal du Photovoltaïque n° 38, « Le solaire à brancher sur prise »). Pour 680 € ce panneau de 300 kW produit en moyenne près de 500 kWh par an, soit environ 70 € d’économie sur la facture d’électricité. Le choix pour Boulanger et Leroy Merlin de référencer ce produit peut s’expliquer par le succès qu’il rencontre en seulement 6 mois de commercialisation en ligne. D’autre part, il est vendu avec une application pédagogique « My Beem » pour accompagner le client dans l’installation et l’utilisation du kit. Beem Energy annonce que l’offre à 680 € est valable jusqu’au 30 juin 2021, puis passera à 780 €.

  • PHOTOVOLTAÏQUE – Bâtiments professionnels : photovoltaïque en série 26 mars 2021

    L’opérateur immobilier Axtom et EDF ENR annoncent la signature d’un partenariat pour la conception et la construction de bâtiments tertiaires à énergie positive équipés en photovoltaïque avec batteries de stockage. Cet accord a pour ambition le déploiement de 300 000 m2 de surfaces photovoltaïques en toiture sur des bâtiments industriels et tertiaires et sur des ombrières de parking avec systèmes de recharge pour véhicules électriques. Avec l’assouplissement de la législation sur l’autoconsommation, les bénéficiaires pourront soit autoconsommer leur production, soit la revendre dans le cas de bâtiments à faible consommation électrique comme les entrepôts logistiques. Dans le cadre de ce partenariat, EDF ENR proposera des solutions de financement aux industriels qui seraient dans l’incapacité d’investir sur fonds propres. Le projet s’appuiera sur la réserve foncière d’Axtom qui possède déjà 100 hectares de terrain.

  • PHOTOVOLTAÏQUE – La Martinique s’ouvre à l’agrivoltaïsme 19 mars 2021

    Le Français GreenYellow, fournisseur et producteur d’électricité verte, annonce la mise en service de son premier hangar agricole photovoltaïque sur la commune de Case-Pilote à l’ouest de la Martinique. Déployée en toiture sur une surface de 626 m2, la centrale d’une puissance de 99,96 kW est située sur un hangar destiné au stockage de matériel et à l’élevage de caprins. La production, qui sera injectée dans le réseau est estimée à 115 MWh par an pour une réduction annuelle de 119 tonnes de CO2. La construction de ce hangar photovoltaïque permet à l’éleveur de tripler son cheptel ce qu’il n’aurait pas pu faire sans ce montage pour des raisons de coûts. Une avancée pour la Martinique qui est fortement dépendante d’énergies fossiles importées.

  • MOBILITÉ PHOTOVOLTAÏQUE
 – Mobilité électrique solaire 19 mars 2021

    Tecsol et sa jeune pousse Sunchain ont lancé l’initiative Mobilité Électrique Solaire (MOBELSOL) qui vise notamment à mettre en lien l’autoconsommation collective avec les bornes de recharge de véhicules électriques. Avec 1,5 millions d’euros de budget sur 3 ans, MOBELSOL est soutenu par la Région Occitanie et l’Ademe et consiste en une solution informatique permettant de recourir à des installations de production photovoltaïque à proximité des bornes de recharge (dans un premier temps à moins d’un kilomètre de rayon), afin de recharger des véhicules électriques aux moments les plus opportuns. Tecsol identifie quatre cas d’usages pour MOBELSOL. Le premier est la prise de décision pour la priorisation des usages entre les participants d’une autoconsommation collective. Il vise également à participer à deux opérations d’autoconsommation collective simultanément. Il sert aussi de projet pilote pour tester différents modèles d’affaires, rendus possibles par la mobilité électrique. Enfin, il doit piloter la recharge des véhicules électriques afin de maximiser le recours au solaire. D’après Tecsol, une installation photovoltaïque de 3 kW produisant environ 2 800 kWh/an permettrait de fournir l’énergie nécessaire à un véhicule pour effectuer entre 12 000 et 17 000 km. Selon le Centre interprofessionnel technique d’études de la pollution atmosphérique (CITEPA), 63 % des déplacements quotidiens sur des faibles et moyennes distances s’effectuent en voiture, dont 75 % avec un seul passager.

  • PHOTOVOLTAÏQUE – Abonnez-vous au solaire !

 11 mars 2021

    Depuis cette semaine, il est possible de louer des panneaux solaires photovoltaïques auprès de la start-up franco-norvégienne In Sun We Trust (ISWT). Après des expériences réussies en Suède, Espagne et Norvège, cette offre, basée sur le principe de la location longue durée, arrive en France. Le dispositif a été pensé pour contourner deux des principaux freins à l’investissement chez les particuliers qui s’intéressent à une toiture solaire électrique pour leur habitation : le montant de l’investissement et la peur de tomber sur un écodélinquant. Sur le premier point, l’argument d’ISWT est de proposer une formule tout compris à 45 euros par mois pour la pose de 8 panneaux d’une puissance d’environ 3 kW et une surface de 15 m2. L’électricité produite sera alors valorisée par le particulier qui pourra soit l’autoconsommer soit la revendre pour un tarif avoisinant les 15 centimes d’euro le kilowattheure. Sur le second point, ISWT ne travaille qu’avec des installateurs labellisés RGE (reconnu garant de l’environnement). Les économies annuelles générées peuvent être substantielles puisque dans le cas d’une installation de 6 kW localisée à Rouen et qui produirait environ 5 900 kWh par an, ISWT évalue le bénéfice annuel net à 1 170  euros (dans le cas d’une revente totale de l’énergie). Un engagement minimum de dix ans est cependant requis, délai au bout duquel le particulier peut, s’il le souhaite, racheter l’installation ou continuer à la louer. Dans ce second cas, ISWT demeure le propriétaire de l’installation pendant vingt ans, période au terme de laquelle le matériel peut devenir la propriété du client moyennant 300 euros. Celui-ci pourra alors continuer de l’exploiter pendant encore plusieurs années.

  • PHOTOVOLTAÏQUE – Le Rungis marseillais passe au solaire 11 mars 2021

    À Marseille, le marché d’intérêt national des Arnavaux (MIN), marché de gros en fruits, légumes, fleurs et viandes pour les détaillants annonce la conversion de l’ensemble de ses bâtiments au photovoltaïque d’ici 18  mois pour une surface de 100 000 m2 et annoncée comme « La plus grande centrale photovoltaïque urbaine de France ». Les premières études seront lancées en avril 2021, avant la publication d’un appel d’offres pour sélectionner l’opérateur qui gérera et exploitera la centrale. Le marché d’intérêt national des Arnavaux qui possède déjà 6 000 m2 de panneaux sur trois bâtiments logistiques réfrigérés revendra sa production à un fournisseur. Le projet estimé à 25  millions d’euros sera soutenu par la Somimar (société d’exploitation du MIN détenue par la Métropole Aix-Marseille-Provence) et la Banque des territoires.

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PHOTOVOLTAÏQUE
 – Une base militaire reconvertie au solaire 5 mars 2021

    Le groupe BayWa r.e., spécialisé dans la revalorisation d’anciens terrains militaires, vient d’annoncer la mise en service du parc photovoltaïque Blueberry sur le site de l’ancienne base militaire de la Martinerie près de Châteauroux dans l’Indre. Déployée sur 35 hectares, la centrale est composée de 87 552 panneaux pour une puissance de 30 MW qui permettra d’alimenter en électricité l’équivalent de 17 000 personnes, soit le tiers de la population de Châteauroux. Des brebis entretiendront la prairie sous les panneaux. Toujours sur le même site, BayWa r.e., a pour projet la construction d’une deuxième centrale de 35 hectares qui sera baptisée Greenberry. Le groupe est en attente des autorisations administratives.

  • PHOTOVOLTAÏQUE
 – Seulement 973 MW en 2020 5 mars 2021

    Dans son dernier tableau de bord dédié au photovoltaïque, le Service de la donnée et des études statistiques (SDES) du ministère de la Transition écologique revient sur la progression du secteur en 2020 et comme attendu, les chiffres sont décevants. Le parc solaire électrique français a vu le raccordement de 973 MW supplémentaires, contre 962 MW en 2019, et le parc total s’établit à 10 860 MW pour une production électrique de 12,9 TWh (+13 % par rapport à 2019) soit 2,9 % de la consommation électrique française en 2020. Certes, la crise sanitaire aurait pu faire craindre des résultats plus mauvais, mais le constat ne change pas depuis des années : le secteur français photovoltaïque reste désespérément sous la barre annuelle du GW de nouveaux raccordements et s’éloigne dangereusement de sa feuille de route. Pourtant, le seuil de 1 GW ne devrait pas être hors de portée pour la France puisque la Belgique a atteint ce chiffre en 2020, réalisant ainsi sa meilleure année en termes de nouvelles puissances connectées. Pour rappel, la programmation pluriannuelle de l’énergie a fixé un objectif de 20,6 GW de capacité à fin 2023 et un parc compris entre 35,1 et 44 GW à fin 2028. Des seuils totalement hors de portée étant donné le rythme de progression de la filière sur les 10 dernières années (985 MW en moyenne).

  • PHOTOVOLTAÏQUE – Photowatt en difficulté face à la concurrence asiatique 5 mars 2021

    Les Échos ont publié ce jeudi 4 mars un article concernant l’éventuelle cession par EDF de l’entreprise française fabricante de plaquettes de silicium, Photowatt. Il y a dix ans, alors en difficulté, Photowatt avait été intégré à l’électricien français qui y a investi près de 360 millions d’euros depuis 2012. Aujourd’hui le fabricant fait face à d’importants problèmes financiers avec 22 millions de perte en 2020 après 36 millions en 2019. Le groupe EDF souhaite donc se désengager de Photowatt considérant « que son rôle n’est pas de consolider la filière photovoltaïque française dans la durée ». Pour ses appels d’offres EDF concède d’ailleurs préférer d’autres fournisseurs internationaux, et notamment asiatiques, plus compétitifs, car l’avantage de la faible empreinte carbone des panneaux produits en France, dont le mix est très décarboné, ne pèse pas assez dans la cadre des règles de la concurrence imposées par la Commission Européenne. Ainsi Laurent Wauquiez estime nécessaire une véritable politique publique qui valoriserait l’innovation et l’empreinte carbone des panneaux produits en France afin de préserver les emplois liés à la filière. Le journal indique que des discussions sur une éventuelle reprise sont en cours avec l’entreprise grenobloise ECM Technologies, spécialisée dans la fabrication de fours utilisés dans l’industrie photovoltaïq

  • PHOTOVOLTAÏQUE – Solaire flottant en Thaïlande 1 mars 2021

    Le développeur et exploitant français de sites énergétiques renouvelables Green Yellow vient d’inaugurer sa première centrale solaire flottante en Thaïlande. Avec plus de 6 000 panneaux solaires et occupant un espace de 1,6 hectare sur un étang de 4,3 hectares, la centrale va développer une puissance de 2 MW pour produire une énergie qui sera vendue au Groupe SPM, un acteur clé de l’industrie de l’alimentation animale dans le pays. Le site sera exploité par la filiale du groupe français Green Yellow Thaïlande, qui en assurera également la maintenance. La centrale devrait produire 2,8 GWh d’électricité par an pour un coût inférieur à celui fourni par le réseau du pays. « Depuis 2 ou 3 ans, nous constatons une tendance claire sur le marché asiatique de l’énergie solaire : les clients commerciaux et industriels choisissant le modèle du contrat de vente d’électricité privé où ils sous-traitent les dépenses d’investissement, la gestion au quotidien et le risque opérationnel à des producteurs d’électricité indépendants comme GreenYellow. Cela leur permet de réaliser d’importantes économies d’énergie et de concentrer leur temps et leurs investissements sur leur cœur de métier », a déclaré Frank Glück, PDG de GreenYellow Thaïlande et Asie.

  • PHOTOVOLTAÏQUE – Industrie solaire, le retour 1 mars 2021

    Le 22 février, l’association européenne du photovoltaïque Solar Power Europe et l’Institut européen de l’innovation et la technologie EIT InnoEnergy, ont lancé la European Solar Initiative. Son but est de recréer en Europe toute la chaîne de valeur de l’industrie photovoltaïque, allant du matériau brut au recyclage, en passant par la production massive de cellules et modules. Elle vise ainsi à capter le marché européen du solaire, qui sera d’au moins 20 GW par an durant la prochaine décennie. Un marché générant 40 milliards d’euros de PIB par an, susceptible de créer 400 000 emplois directs et indirects. « Faire émerger les chaînes de valeur stratégiques permettant d’accélérer la transition énergétique est au cœur des missions de notre institut, a commenté Diego Pavia, PDG d’EIT InnoEnergy. Cette initiative pour le photovoltaïque est notre troisième du genre, après celles pour les batteries et l’hydrogène. Le mélange de plans nationaux énergie et climat, de bas coût du capital, du succès des développements technologiques européens et du retour des investissements dans ce secteur crée un terrain fertile pour une renaissance du photovoltaïque européen. » La Business Investment Platform mise en place pour les initiatives précédentes doit permettre d’accélérer les investissements dans le solaire et d’intensifier les liens entre investisseurs et industriels. Trois personnalités politiques ont pris la parole lors de ce lancement : la commissaire européenne à l’énergie, Kadri Simson, le commissaire européen au marché intérieur, Thierry Breton, et la ministre française déléguée, chargée de l’industrie, Agnès Pannier-Runacher. Une preuve que le photovoltaïque vient de gagner en visibilité politique. Pour en savoir davantage, lire le dernier numéro du Journal du photovoltaïque.

  • PHOTOVOLTAÏQUE – Industrie solaire, le retour 1 mars 2021

    Le 22 février, l’association européenne du photovoltaïque Solar Power Europe et l’Institut européen de l’innovation et la technologie EIT InnoEnergy, ont lancé la European Solar Initiative. Son but est de recréer en Europe toute la chaîne de valeur de l’industrie photovoltaïque, allant du matériau brut au recyclage, en passant par la production massive de cellules et modules. Elle vise ainsi à capter le marché européen du solaire, qui sera d’au moins 20 GW par an durant la prochaine décennie. Un marché générant 40 milliards d’euros de PIB par an, susceptible de créer 400 000 emplois directs et indirects. « Faire émerger les chaînes de valeur stratégiques permettant d’accélérer la transition énergétique est au cœur des missions de notre institut, a commenté Diego Pavia, PDG d’EIT InnoEnergy. Cette initiative pour le photovoltaïque est notre troisième du genre, après celles pour les batteries et l’hydrogène. Le mélange de plans nationaux énergie et climat, de bas coût du capital, du succès des développements technologiques européens et du retour des investissements dans ce secteur crée un terrain fertile pour une renaissance du photovoltaïque européen. » La Business Investment Platform mise en place pour les initiatives précédentes doit permettre d’accélérer les investissements dans le solaire et d’intensifier les liens entre investisseurs et industriels. Trois personnalités politiques ont pris la parole lors de ce lancement : la commissaire européenne à l’énergie, Kadri Simson, le commissaire européen au marché intérieur, Thierry Breton, et la ministre française déléguée, chargée de l’industrie, Agnès Pannier-Runacher. Une preuve que le photovoltaïque vient de gagner en visibilité politique. Pour en savoir davantage, lire le dernier numéro du Journal du photovoltaïque.

FéVRIER 2021

L’ESSENTIEL DU PHOTOVOLTAÏQUE DU MOIS DE FéVRIER

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  • STOCKAGE SOLAIRE – Projets records aux États-Unis et en Australie 19 février 2021

    Les records sont faits pour être battus et c’est ce qui se passe actuellement en matière de stockage d’énergie solaire. L’entreprise américaine Florida Power & Light Company vient d’annoncer la construction en Floride du site FPL Manatee Energy Storage Center qui sera, selon elle, le plus grand système de stockage d’énergie couplée à une centrale solaire au monde. Avec une mise en service prévue fin 2021, l’unité sera dotée d’une capacité de stockage de 900 mégawatts heures d’énergie, soit l’équivalent de la consommation électrique du parc d’attraction Disney World pendant 7 heures. Le chantier devrait créer jusqu’à 70 emplois pendant sa construction et constitue l’un des principaux atouts d’un plan de modernisation visant à accélérer le retrait de deux unités fonctionnant au gaz naturel situées à proximité. Cependant ce record ne devrait pas tenir longtemps puisqu’un autre projet, en Australie cette fois, et porté par l’entreprise française Neoen, devrait repousser les limites du stockage solaire encore plus loin. Baptisé “The Great Western Battery” le futur site annonce une capacité de 500 mégawatts pour un stockage pouvant aller jusqu’à 1 gigawatts heure. Le projet Australien se situe à un stade de développement plus amont, puisqu’il devrait être mis en activité en 2023. Un beau projet pour Neoen qui exploite actuellement le plus grand site de stockage sur batterie lithium-ion au monde (194 MWh de capacité) situé à Hornsdale, dans le sud de l’Australie.

  • PHOTOVOLTAÏQUE – Orange passe au vert 19 février 2021

    Orange et Engie annoncent la signature d’un contrat d’achat d’électricité (PPA) pour une durée de 15 ans. Un accord qui permettra le développement de deux nouveaux projets solaires de 51 MW dans les Hautes-Alpes, sur les communes de L’Épine (38 MW) et de Ribeyret (13 MW), pour une mise en service début 2023. Engie aura à charge la mise en œuvre d’une solution globale d’approvisionnement en énergie renouvelable sur les sites de l’opérateur avec la création de nouvelles capacités de production d’énergie solaire et la gestion de l’ensemble des capacités électriques renouvelables contractées par Orange auprès d’autres producteurs. Pour Orange, cet accord signe la volonté du groupe de s’appuyer sur les énergies renouvelables qui devraient représenter 50 % de son mix énergétique total pour 2025, selon son plan stratégique baptisé “Engage 2025”.

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SOLAIRE FLOTTANT
 – Le photovoltaïque flotte dans les Hautes-Alpes
 11 février 2021

    EDF Renouvelables annonce la construction d’une centrale photovoltaïque flottante sur la retenue du site hydroélectrique de Lazer dans les Hautes-Alpes pour une capacité de production de 20 MW, soit l’équivalent de la consommation électrique annuelle de 12 500 habitants. La centrale sera déployée sur 24,5 hectares à la surface du lac artificiel du site hydroélectrique. Ce projet, initié en 2017, a fait l’objet d’une concertation étroite avec les territoires afin de procéder aux études techniques et environnementales nécessaires pour assurer la préservation de la biodiversité du site. Les travaux ont déjà débuté avec la réalisation des études géotechniques permettant de sonder le fonds de la retenue et la mise en place des ancrages prévus pour l’installation des panneaux flottants. La mise en service est prévue début 2022.

  • PHOTOVOLTAÏQUE – 4 GW de PPA en Europe 11 février 2021

    Le fonds d’investissement AGP, la société de trading en énergie Hartree Partners et le développeur néerlandais de centrales solaires NaGa Solar, ont annoncé le 1er février dernier la création de leur joint-venture Ampyr Solar Europe (ASE). Celle-ci a pour objectif de développer 4 GW de projets photovoltaïques dans le cadre de contrats de vente directe (PPA, power purchase agreement) au Royaume-Uni, aux Pays-Bas et en Allemagne. Comme c’est traditionnellement le cas dans ce type de rapprochement, chacun des protagonistes ambitionne de nouveaux horizons pour sa propre activité. Pour AGP, surtout présent jusqu’ici en Asie, ce sera l’occasion de mettre concrètement un pied sur le marché européen. Pour le trader Hartree Partners, le projet ASE va lui donner l’opportunité d’étendre ses domaines d’activité, qui étaient historiquement basés sur le pétrole et le gaz. Enfin pour NaGa Solar, la taille de ses deux partenaires devrait lui permettre d’accélérer sa croissance et de lever de nouveaux capitaux. ASE devrait être un acteur qui compte puisque le nouvel entrant a pour ambition d’investir un milliard d’euros dans de nouveaux sites photovoltaïques au cours des années à venir.

  • PHOTOVOLTAÏQUE – Solaire sur barrage hydraulique 4 février 2021

    Le Suisse Axpo, producteur et distributeur d’énergies renouvelables, annonce un partenariat avec IWB (entreprise d’approvisionnement en électricité du canton de Bâle-Ville) pour la construction et la mise en service d’une centrale photovoltaïque qui sera installée sur le mur du barrage du lac de retenue de Muttsee situé dans le canton de Glaris au centre-est de la Suisse. Baptisée “AlpinSolar”, la centrale située à 2 500 mètres d’altitude sera composée de 6 000 modules pour une puissance 2,2 MW. Selon Axpo, cette solution d’altitude permettra un meilleur rendement en hiver (période où la consommation électrique est la plus forte) grâce à l’absence de brouillard et à la réflexion du soleil sur la neige. L’ensemble de la production sera acheté par l’enseigne de discount suisse, Denner, via un PPA (power purchase agreement) établi pour une durée de 20 ans. La mise en service du site est prévue pour l’été 2021.

  • PHOTOVOLTAÏQUE – Hespul inaugure la “Permanence réseaux”
 4 février 2021

    L’association Hespul lance une seconde permanence dédiée aux raccordements de producteurs photovoltaïques, qui complétera la “Permanence photovoltaïque” existante. En effet, son Centre de Ressource national du Photovoltaïque (CRPV) a inauguré le 1er février la “Permanence Réseaux” au sein de laquelle les porteurs de projet, les collectivités, les bureaux d’études et installateurs concernés par les problématiques de raccordement pourront communiquer et bénéficier sur rendez-vous de l’assistance d’un référent technique de l’association. Les sujets traiteront de toutes les phases des projets, à la fois étude d’opportunité, mais aussi phase de raccordement et d’exploitation. Cette initiative répond aux besoins de la filière, qui voit les coûts liés aux réseaux dans leur projet photovoltaïque devenir prépondérants. Ainsi, le CRPV vise à limiter les verrous techniques ou juridiques afin de réduire le nombre de projets en liste d’attente abandonnés, en préparant au mieux les phases amont des projets. Cette nouvelle permanence s’inscrit dans la continuité du site reseaux.photovoltaique.info lancé par Hespul en 2019.

JANVIER 2021

L’ESSENTIEL DU PHOTOVOLTAÏQUE DU MOIS DE JANVIER

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  • PHOTOVOLTAÏQUE – Le solaire en toiture s’impose à La Martinique
 28 janvier 2021

    Apex Énergies, développeur et exploitant photovoltaïque, annonce la mise en service de la plus grande centrale solaire en toiture de La Martinique sur les terres d’une exploitation agricole pour une puissance de 1,3 MW, déployée sur 6  hectares répartis en 14 bâtiments. L’électricité produite fournira l’équivalent de la consommation d’un quartier de 1 500 habitants. Une reconversion intéressante pour le propriétaire-exploitant de ces terres impropres à la culture car polluées au chlordécone*. Ces nouvelles installations vont permettre de réaliser de l’élevage sous serre et des cultures hors-sol comme l’hydroponie et l’aquaponie. Cette centrale a aussi une capacité de stockage de 1 330 kWh qui permet de répondre aux périodes de pointe de consommation de l’île, durant lesquelles le réseau électrique est le plus sollicité. *Insecticide utilisé aux Antilles françaises entre 1972 et 1993 pour lutter contre le charançon du bananier et retiré de la vente en 1990.

  • PHOTOVOLTAÏQUE

 – Du soleil dans le Nord 28 janvier 2021

    Sun’R Power annonce la mise en service de la deuxième tranche du parc solaire de Cambrai-Niergnies, situé sur la commune de Niergnies (Nord), à 5 kilomètres de Cambrai. Déployé sur 80 hectares, le site est une ancienne base aérienne de l’Otan, qui a fait l’objet d’importants travaux de dépollution et de déminage avant de pouvoir accueillir ses premiers panneaux solaires. Cette deuxième tranche, dite CAM 2, permettra d’injecter dans le réseau l’équivalent de la consommation électrique de 11  000 foyers. L’ensemble du parc sera opérationnel au premier semestre 2021 et sa production représentera l’équivalent de la consommation électrique de 27 000 foyers. Face au manque de postes de raccordement au réseau, Sun’R Power a signé un partenariat avec Boralex propriétaire du parc éolien voisin de Seuil du Cambrésis afin de créer un raccordement mixte solaire/éolien et éviter la saturation des postes sources (lire Journal des Énergies renouvelables n° 254). Boralex restera l’unique interlocuteur de RTE sur ce raccordement, permettant une simplification des démarches administratives.

  • PHOTOVOLTAÏQUE ET STOCKAGE – 
Un partenariat franco-américain
 22 janvier 2021

    Total annonce la création d’une coentreprise (50/50) avec l’Américain 174  Power Global (filiale du groupe Hanwha) développeur de projets solaires et de stockage d’énergie pour le développement de 12 projets d’une capacité cumulée de 1,6 GW aux États-Unis. Situés au Texas, au Nevada, en Oregon, au Wyoming et en Virginie, les projets produiront une électricité propre et fiable sur l’ensemble du territoire avec des créations d’emplois dans les domaines de l’ingénierie, de la construction et de l’exploitation des sites. Le premier site a été mis en production en 2020, et les suivants seront mis en service entre 2022  et 2024. « Cette transaction est une première étape importante pour Total sur le marché américain du solaire à l’échelle industrielle, conformément à notre ambition pour 2025 d’atteindre une capacité de production d’énergies renouvelables de 35 GW dans le monde », a déclaré Julien Pouget, directeur Renewables de Total.

  • PHOTOVOLTAÏQUE
 – Colloque du SER : une année tout en contraste
 22 janvier 2021

    Mardi, le Syndicat des énergies renouvelables (SER) organisait son colloque national photovoltaïque en mode virtuel. La table ronde d’ouverture a été l’occasion de tirer le bilan de l’année 2020 et d’évoquer les chantiers pour 2021. Le marché photovoltaïque a plutôt bien résisté à la crise sanitaire puisque la puissance installée est la même qu’en 2019, a constaté Jean-Louis Bal, président du SER. Les chantiers ont certes été ralentis en début d’année, mais les délais de réalisation des installations ont été améliorés dans la deuxième partie de l’année, grâce au soutien de l’État. Malheureusement, la fin d’année a également vu surgir le sujet de la révision des tarifs d’achat d’avant 2011 : « Avec ce sujet, l’État a jeté l’opprobre sur toute la profession, critique Jean-Louis Bal. Cette question va nous occuper encore beaucoup, sans compter les contentieux qui vont en résulter. Nous préférerions passer notre temps à réaliser les objectifs de la PPE, qui implique de construire 3 à 4 GW par an ». Ce dernier a relevé que plus de 7,5 GW de projets se trouvent actuellement dans la file d’attente et qu’il est urgent de trouver un moyen de “dégonfler” cette fameuse file. Faciliter l’accès au foncier fait aussi partie des priorités. « Pour réaliser les objectifs de la PPE [35 à 44 GW en 2028, ndlr], il faudrait mobiliser 20 000 à 25 000 hectares, quand 55 000 ha sont artificialisés chaque année », a rappelé Xavier Daval, vice-président du SER. En réponse, Sophie Mourlon, directrice de l’Énergie de la direction générale de l’Énergie et du Climat (DGEC) du ministère de la Transition écologique, a assuré que les travaux étaient engagés pour libérer, entre autres, les terrains déjà artificialisés de l’Armée et les friches industrielles. Elle a annoncé que l’accès au photovoltaïque était ouvert dans les communes n’ayant pas de Plan local d’urbanisme, ce qui représenterait un potentiel “considérable”. Sophie Mourlon a aussi promis “pour bientôt”, un marché annuel du photovoltaïque de 3,2  GW.

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PHOTOVOLTAÏQUE
 – L’Olympique lyonnais sponsorise le solaire
 14 janvier 2021

    Reservoir Sun, Engie et OL Group annoncent la signature d’un partenariat dans le cadre de la solarisation des infrastructures du projet OL Vallée. Situé à Décines-Charpieu, dans la métropole de Lyon, ce nouveau pôle de loisirs ouvrira ses portes en février prochain autour du célèbre Groupama Stadium, comprenant le stade de football et le complexe sportif de l’Olympique lyonnais. Reservoir Sun aura pour mission de déployer des solutions photovoltaïques sur le patrimoine foncier d’OL Vallée : couverture des parkings du Groupama Stadium par des ombrières solaires, installation de panneaux sur la toiture du Groupama OL Training Center (centre d’entraînement mixte des équipes professionnelles de l’Olympique Lyonnais). Il aménagera également une toiture sur le futur centre de formation et d’entraînement de tennis de Jo-Wilfried Tsonga et installera des panneaux sur la future Arena (salle dédiée à l’organisation de manifestations sportives et culturelles), qui accueillera notamment les matchs d’Euroligue de basket de l’ASVEL, le club présidé par Tony Parker. Selon Reservoir Sun, ces différentes réalisations auront une capacité installée d’environ 10 MW pour une production d’électricité qui correspondra à l’équivalent de la consommation annuelle de 2 500 foyers. Reservoir Sun deviendra aussi le sponsor officiel “Énergie Solaire” de l’Olympique Lyonnais pendant trois saisons à compter de cette année.

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PHOTOVOLTAÏQUE
 – Un premier PPA en Dordogne
 14 janvier 2021

    Valorem vient d’annoncer la signature d’un PPA privé (Power Purchase Agreement) sur le projet de centrale photovoltaïque au sol de la Tour-Blanche (Dordogne), actuellement en construction. Dans le cadre de ce dispositif, le fournisseur d’électricité verte Enercoop s’est positionné pour acheter l’ensemble de la production du site pour une durée de trente ans. Ce projet agrivoltaïque vertueux, déployé sur 8,6 hectares de terrains non cultivés et à faible valeur agronomique à aussi pour objectif de valoriser l’agriculture paysanne. L’exploitation du site sera réalisée par un éleveur de moutons, qui pourront paître sur un site clôturé, sécurisé et ombragé. Selon Valorem, la centrale d’une puissance de 5 MW produira l’équivalent de la consommation électrique de 2 300 foyers pour une mise en service prévue à l’été 2021. À noter que Valorem a déjà mis en place un dispositif similaire sur le parc de Lassicourt dans l’Aube (10).

  • PHOTOVOLTAÏQUE – 
Le Conseil constitutionnel valide la révision tarifaire 8 janvier 2021

    Le Conseil constitutionnel a censuré 7 articles relatifs à la loi de finances pour 2021 sur laquelle il avait été saisi par plus de 60 députés et 60 sénateurs fin 2020. Parmi les articles mis en cause figurait l’article 225 de la loi qui prévoit la réduction des tarifs d’achat photovoltaïques pour des contrats conclus entre 2006 et 2010. Les sages s’accordent effectivement sur le fait que ces dispositions porteraient atteinte au droit au maintien des conventions légalement conclues. Toutefois, ils jugent que la baisse importante des coûts de production avaient été mal anticipée, et avait engendré une augmentation considérable des profits générés par certaines installations, pesant sur l’usage des deniers publics. D’après le Conseil, le législateur a donc suivi un objectif d’intérêt général et n’a pas mis en péril la rentabilité de celles-ci, sachant qu’en cas extrême il est possible de demander un traitement spécifique auprès du législateur. Le Conseil constitutionnel conclut que, dans ce contexte, l’atteinte portée au droit au maintien des conventions légalement conclues n’est pas disproportionnée.

  • PHOTOVOLTAÏQUE – Un nouvel acteur
 8 janvier 2021

    Créé en 2019, le nouveau producteur d’énergie renouvelable Dev’Enr, a annoncé début décembre avoir levé 300 000 euros auprès de Sofilaro (groupe Crédit Agricole), pour assurer son décollage. La société, basée à Corneilhan dans l’Hérault, développe et exploitera des centrales photovoltaïques dans le sud de la France. Cette première levée de fonds, va permettre d’assurer la structuration de l’entreprise et d’accélérer le développement des projets en portefeuille. Employant déjà 5 salariés, l’entreprise est en cours de recrutement pour atteindre un effectif d’une dizaine de salariés début 2021. Dev’Enr a été fondée par Stéphane et Roxanne Bozzarelli, qui jouissent tous deux d’une solide expérience dans le secteur. Roxane Bozzarelli, qui préside Dev’Enr, dirigeait auparavant le spécialiste de l’autoconsommation photovoltaïque Libwatt. Stéphane Bozzarelli était jusqu’en novembre le directeur du développement Méditerranée d’Eolfi, après avoir été responsable Agence Sud de Quadran.

  • PHOTOVOLTAÏQUE – Oxford PV annonce une puissance record 8 janvier 2021

    Fin 2020 la société Oxford PV a publié un communiqué annonçant les résultats obtenus avec sa technologie solaire pérovskite. Issue de l’Université d’Oxford, cette petite entreprise de recherche, pionnière dans le secteur des technologies à base de pérovskite, existe depuis 2010. Leur procédé a permis de convertir 29,52 % de l’énergie solaire en électricité, alors que les technologies solaires les plus répandues gravitent autour de 15 à 20 %. Il consiste à revêtir de pérovskite des cellules en silicium afin de mieux utiliser les photons issus du spectre solaire. D’après la société, à terme, ce matériau pourrait remplacer le silicium car il est relativement abordable et permet avec 35 kg de générer la même quantité d’électricité qu’avec 7 tonnes de silicium. Oxford PV prévoit d’être le premier fabricant à vendre ces cellules solaires de nouvelle génération en 2022, de puissance 20 % supérieure à la moyenne sur une surface donnée.

DéCEMBRE 2020

L’ESSENTIEL DU PHOTOVOLTAÏQUE DU MOIS DE DéCEMBRE

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  • PHOTOVOLTAÏQUE
 – Financement participatif dans le Loiret
 21 décembre 2020

    EDF Renouvelables vient d’annoncer l’ouverture d’un financement participatif pour la construction d’une centrale solaire de 15 MW, sur la commune de Briare, dans le Loiret. La collecte est ouverte depuis le 14 décembre et jusqu’au 14 février avec pour objectif d’atteindre le montant de 338 000 €. La collecte s’ouvrira dans un premier temps aux habitants de la communauté de communes Berry Loire Puisaye, puis à partir du 30 décembre à l’ensemble des habitants des départements du Cher, de l’Essonne, d’Eure-et-Loir, du Loiret, du Loir-et-Cher, de la Nièvre, de la Seine-et-Marne et de l’Yonne. La campagne est accessible sur le site de la plateforme Lendosphere. Le projet se situe sur un ancien site autoroutier délaissé de l’A77 et il devrait s’étendre sur 15  hectares. Il sera constitué au total de près de 38 000 panneaux solaires qui produiront annuellement 17,2 GWh, soit l’équivalent de la consommation électrique annuelle moyenne d’environ 3 100 foyers. Côté finances, le futur parc, dont la mise en service est attendue en 2021, participera au dynamisme local en générant plus de 68 000 € de retombées fiscales annuelles directes pour les collectivités.

  • PHOTOVOLTAÏQUE – 
Électricité renouvelable pour Amazon 21 décembre 2020

    Engie vient d’annoncer la signature de plusieurs contrats d’achat d’électricité avec Amazon, le géant américain du commerce en ligne. Cet accord, négocié sous la forme de contrats de vente directe (corporate power purchase agreement, PPA), porte sur un portefeuille de projets solaires et éoliens. Aux États-Unis, le projet s’élève à 569 MW répartis entre les États du Delaware, du Kansas, de la Caroline du Nord, de l’Ohio et de la Virginie. Engie annonce la création d’environ 300 emplois dans chaque centrale éolienne et 210 pour les centrales solaires. Leur exploitation commerciale devrait débuter entre 2021 et 2022. Pour ses activités en Europe, Amazon achètera de l’électricité renouvelable à deux centrales solaires situées dans le sud de l’Italie (66 MW) et à une autre située dans le sud de la France (15 MW). « Ces contrats avec Engie sont une première pour Amazon. Ce sont les premiers contrats d’énergie renouvelable à échelle industrielle que l’entreprise signe en Europe et aux États-Unis. Ils vont nous aider dans la poursuite de notre objectif qui consiste à alimenter l’ensemble de nos opérations uniquement à partir d’énergie renouvelable d’ici 2030 », a déclaré Nat Sahlstrom, directeur d’Amazon Energy.

  • PHOTOVOLTAÏQUE – 
Révision des tarifs : la filière ne désarme pas
 21 décembre 2020

    Dans la nuit du 15 au 16 décembre, à la demande du gouvernement, l’Assemblée nationale a approuvé l’article relatif à la révision des anciens tarifs d’achats photovoltaïques, un article que les sénateurs avaient pourtant supprimé en séance publique le 27 novembre. Aucun des amendements présentés par certains députés de l’opposition, en particulier ceux visant à exclure les agriculteurs de la mesure, n’a été adopté. Cependant, Olivier Dussopt, ministre délégué chargé des Comptes publics, a pris deux engagements à l’oral qui pourraient influencer la rédaction du futur décret : garder un temps “sensiblement long” entre les futurs arrêtés sur la baisse tarifaire et leur application effective, pour permettre à la clause de sauvegarde de produire ses effets et étudier pendant ce temps les modalités de financement dans les projets. La révision à la baisse des tarifs pour les installations de plus de 250 kW, dont les contrats ont été conclus entre juillet 2006 et août 2010 se poursuit donc. Près de 850  installations sont concernées par cette action destinée à réaliser une économie évaluée par l’État à 600 millions d’euros par an. C’est un coup difficile pour la filière qui ne désarme pas cependant. Le secteur dénonce le vote de l’article tout en continuant à mobiliser les élus pour tenter de stopper l’élaboration du décret d’application. Les professionnels sont opposés à cette révision décidée sans réelle concertation, qui affaiblirait de nombreuses sociétés de la filière et qui décrédibiliserait la parole de l’État pour ses politiques futures. « Une deuxième phase débute désormais, au cours de laquelle il est essentiel que puissent s’ouvrir de véritables négociations avec les pouvoirs publics, cette fois-ci sur la base d’une vraie étude d’impact des conséquences de cette mesure sur la filière en lieu et place des calculs théoriques dénués de tout fondement dont l’administration s’est contentée jusqu’ici », ont indiqué dans un communiqué de presse commun le syndicat des énergies renouvelables (SER) et le syndicat du solaire Enerplan.

  • PHOTOVOLTAÏQUE – Nouvel équipement industriel pour ARMOR solar power films 10 décembre 2020

    ARMOR solar power films (filiale du groupe ARMOR) vient d’annoncer l’acquisition d’un équipement laser qui s’intégrera à sa ligne industrielle actuelle de modules photovoltaïques organiques à Nantes. L’entreprise dispose déjà d’un équipement similaire sur son site allemand de Kitzingen, ce qui lui confère un savoir-faire spécifique de production de modules au design sur-mesure dits “free-form”. C’est l’atout incontestable du film photovoltaïque organique “ASCA” qui s’adapte à n’importe quel type de forme ou de matériau permettant de solariser des surfaces jusque-là inexploitées. « Ce projet est une étape importante permettant de consolider notre leadership européen dans cette technologie photovoltaïque innovante, encouragés par des perspectives de développement du marché du solaire prometteuses, de l’ordre de plusieurs millions d’euros dans les prochaines années », déclare Hubert de Boisredon, président-directeur général d’ARMOR. Cet investissement a bénéficié d’une aide financière du Fonds de Soutien à l’Investissement Industriel, à hauteur de 800 k€. Mis en place par le Gouvernement français en partenariat avec les conseils régionaux, ce dispositif d’aide a pour objectif de soutenir le secteur industriel et s’inscrit dans le cadre du plan de relance de l’État et des politiques régionales de réindustrialisation.

  • PHOTOVOLTAÏQUE – Planète OUI investit dans le solaire
 10 décembre 2020

    Le fournisseur d’électricité verte, Planète OUI, devient propriétaire de six centrales photovoltaïques situées dans les Pays de la Loire pour une puissance de 100 kW chacune. La première centrale, située à Saint-Germain-de-Prinçay (Vendée), a été mise en service le 25 novembre dernier, trois autres le seront courant décembre et les deux dernières sont prévues pour début 2021. Les panneaux photovoltaïques sont essentiellement déployés en toitures sur des bâtiments à usages agricoles : hangars de stockage de matériel, élevage de génisses, de chèvres ou encore stockage de céréales et de fourrage. Le développement et la maintenance des six installations ont été confiés au groupe breton IEL spécialisé dans le développement, l’installation et l’exploitation de projets solaires photovoltaïques. Avec ce nouveau modèle, Planète OUI franchit une étape dans son développement en devenant un acteur intégré de la production jusqu’à la fourniture.

  • INITIATIVE
 – Union pour une nouvelle filière photovoltaïque en Europe 4 décembre 2020

    L’Institut Photovoltaïque d’Île-de-France (IPVF), vient d’annoncer la création du club IPVF UNITE qui aura pour objectif de faire travailler ensemble les acteurs de la filière photovoltaïque pour accélérer et dynamiser les progrès techniques en s’appuyant sur la recherche. Ce nouveau réseau s’adresse à ceux qui développent, intègrent ou utilisent des technologies photovoltaïques, qu’il s’agisse de la pure production d’énergie centralisée, des usages dans le bâtiment, les transports, l’agriculture ou encore des objets connectés. Sont ciblés les grands groupes, les startups, les prestataires de services et les industriels. Pour une meilleure mise en relation des différents protagonistes, le club IPVF UNITE va créer un annuaire avec le profil de chaque membre, ses domaines d’expertise, ses centres d’intérêt et ses coordonnées. Des petits-déjeuners réguliers seront organisés afin d’apporter de nouveaux éclairages sur un thème choisi et des cycles de conférences. À l’occasion du lancement du club IPVF UNITE, Roch Drozdowski-Strehl, directeur général de l’IPVF a déclaré : « nous nous engageons pour nos clients en associant opportunités business et développements technologiques. Toutes les énergies décarbonées sont aujourd’hui mobilisées pour la transition énergétique en Europe et le solaire photovoltaïque, dans une variété croissante d’applications, y tient une place de choix. Nous accélérons la création de valeur de la recherche et développement pour l’industrie grâce à l’excellence scientifique, l’innovation et la collaboration. »



  • 

PHOTOVOLTAÏQUE – De nouveaux rebondissements au Sénat
 4 décembre 2020

    Comme prévu, après son passage à l’Assemblée, l’amendement du Gouvernement concernant la renégociation des tarifs pré-moratoire est passé au Sénat le 27 novembre. Il proposait d’économiser 600 M€ par an et concernait près de 800 contrats. Point très positif pour la filière, la Haute Chambre a rejeté à l’unanimité la remise en cause de ces contrats. Le SER et Enerplan se félicitent de ce rejet après avoir fait valoir leurs arguments pendant des semaines. Le principal argument, à savoir la fragilisation de la filière par la remise en cause de la parole de l’État, semble avoir convaincu les sénateurs, qui s’opposent donc au gouvernement sur ce sujet. La question n’est néanmoins pas encore tranchée et les syndicats appellent le gouvernement à faire davantage appel à la concertation sur ces sujets. Ils demandent un rendez-vous avec le Premier ministre.

NOVEMBRE 2020

L’ESSENTIEL DU PHOTOVOLTAÏQUE DU MOIS DE NOVEMBRE

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  • MOBILITÉ ÉLECTRIQUE – Paris : recharges électriques solaires 26 novembre 2020

    La mairie de Paris vient de confier au groupe Total, via sa filiale Total Marketing, la modernisation et l’extension de ses réseaux de recharge électrique Bélib’ et Autolib’ pour une durée de 10 ans. Ce nouveau réseau comprendra à terme plus de 2 300 points de recharge (140 seront dédiés aux deux-roues motorisés), soit un parc de 840 nouvelles bornes. Total aura pour mission l’installation, l’exploitation technique et commerciale du parc avec la création de hubs de recharge rapide au sein de parkings souterrains. La mise en œuvre se fera progressivement entre mai et décembre 2021. Selon le concessionnaire, la recharge électrique sera d’origine 100 % renouvelable avec le développement d’un parc de centrales solaires en France destiné à couvrir l’intégralité des besoins en électricité du réseau. Avec ce nouveau marché, Total vient renforcer ses investissements dans le secteur de la recharge : « après Amsterdam, Bruxelles et Londres, c’est ainsi une nouvelle agglomération européenne majeure qui s’appuie sur l’expertise de Total pour accompagner l’évolution des mobilités de ses concitoyens. À ce titre, notre promesse est de fournir à nos clients une recharge électrique 100 % renouvelable », souligne Alexis Vovk, directeur général de la branche Marketing & Services de Total.

  • INDUSTRIE PHOTOVOLTAÏQUE – Une nouvelle unité de production, par Belenos ! 26 novembre 2020

    En France, les projets de nouvelles usines photovoltaïques avancent. Après l’annonce de REC de vouloir implanter une unité de fabrication de modules en Moselle (voir Actu de la semaine dernière), deux fabricants français, Systovi et Voltec Solar, poursuivent leur propre initiative pour faire aboutir leur projet baptisé Belenos. Ici pas de giga factory à la clé, mais l’ambition d’un rapprochement pour créer un leader du solaire tricolore et porter à la hausse leurs capacités de production à 1 GW en 2025 contre environ 300 MW actuellement. « Aujourd’hui, le business plan est quasiment finalisé. La prochaine étape sera la recherche de subventions et de soutiens financiers. Notre projet étant ancré dans les territoires, nous allons également solliciter des financements publics », explique François Guérin, directeur général du groupe CETIH auquel appartient la société Systovi. En parallèle du montage de leur projet, les deux industriels ont également rencontré les institutions publiques et des élus en mettant en avant que la survie de l’industrie photovoltaïque française doit passer par des évolutions réglementaires pour davantage intégrer le critère carbone. Ils ont aussi insisté sur l’importance du contenu local dans les appels d’offres, qui rythment le développement du secteur.

  • REMISE DE PRIX – Daniel Lincot récompensé 26 novembre 2020

    Nous félicitons Daniel Lincot, chroniqueur du Journal du photovoltaïque, et directeur de recherche au CNRS, qui s’est vu attribuer le Prix des applications des sciences à l’industrie Ivan Peyches par l’Académie des sciences. Depuis 1978, Daniel Lincot mène des recherches sur l’énergie photovoltaïque, notamment sur les procédés de fabrication et les matériaux couches minces pour lesquels il est à l’origine de plusieurs innovations. En 2002, il crée l’Institut de recherche et de développement sur l’énergie photovoltaïque (EDF/CNRS/Chimie Paristech-PSL) et en 2013 l’Institut photovoltaïque d’Île-de-France (IPVF) dans le but de faire communiquer le monde de la recherche et celui de l’industrie. Il était le directeur scientifique de l’IPVF jusqu’en juillet 2019.

  • INDUSTRIE PHOTOVOLTAÏQUE – Un fabricant de modules en Lorraine ? 19 novembre 2020

    Le 8 novembre est parue au Journal Officiel la décision de la Commission nationale du débat public (CNDP) relative au projet de construction d’un site de production de panneaux photovoltaïques à Hambach en Moselle. Le norvégien Rec Group prévoit d’investir 680 millions d’euros dans ce projet pour la fabrication de modules de nouvelle génération, qui pourrait générer 1 850 emplois, dont 214 dans des fonctions de cadres. La concertation sous l’égide de la CNDP, du 14 décembre au 8 février, se déroulera en ligne pour raison sanitaire. Si elle est construite, l’usine pourrait produire 2 GW de panneaux à l’horizon 2022, et le double d’ici 2025. Rec Group réfléchit à plusieurs possibilités pour l’implantation de son site de production de cellules à haut rendement aussi appelées hétérojonction, issues des travaux du CEA. Ce serait le premier site industriel pour cette technologie et permettrait à l’Europe de se démarquer des concurrents asiatiques.

  • SYMPOSIUM PHOTOVOLTAÏQUE – Bicentenaire d’Edmond Becquerel 19 novembre 2020

    Becquerel est un grand nom de la physique. Henri Becquerel est connu pour avoir fait la découverte révolutionnaire de la radioactivité naturelle, par hasard, en travaillant sur la fluorescence des sels d’uranium, mais l’on parle moins souvent de son père, Edmond Becquerel, qui a, quant à lui, mis au jour l’effet photovoltaïque en 1839, résultant de l’exposition de matériaux semi-conducteur à la lumière. Pour le 200e anniversaire de sa naissance, un symposium est organisé le 7 décembre prochain (initialement prévu en mars). Le programme retrace les différentes contributions du scientifique aux connaissances sur le photovoltaïque bien sûr, mais aussi sur la photographie, la phosphorescence et la luminescence, ainsi que son héritage, comme le prix Becquerel décerné par la Commission européenne pour récompenser les innovations dans le secteur du photovoltaïque. Programme et lien d’inscription sont à retrouver ici.

  • PHOTOVOLTAÏQUE – Tarifs d’avant 2011 : opposition frontale 13 novembre 2020

    Samedi 7 novembre, le gouvernement a déposé un amendement au Projet de Loi de Finances (PLF) 2021 pour remettre en question les tarifs de certains projets solaires photovoltaïques souscrits entre 2006 et 2010. Il concerne environ 800 contrats dont certains ont bénéficié de prix d’achat allant jusqu’à 600 €/MWh, que le gouvernement considère comme excessifs. L’examen de la deuxième partie du PLF concernée a débuté ce lundi au Parlement et la filière s’organise pour faire valoir ses arguments auprès des députés. Le collectif Solidarité Renouvelables, qui a publié une tribune signée par 300 acteurs, mais sans le soutien des principaux énergéticiens EDF, Engie et Total, a débuté le lobbying auprès des députés LREM et Modem. L’amendement sera à son tour examiné par le Sénat le 27 novembre, où la bataille politique a également commencé. Solidarité Renouvelables alerte sur la potentielle hausse du coût du capital entraînée par une telle mesure, estimée à 14 %, correspondant à une hausse du besoin budgétaire de 450 M€/an, soit un montant supérieur aux économies espérées par l’État. Ce point aurait également un fort impact sur les banques publiques comme la Banque des territoires ou Bpifrance. La possible inégalité de traitement entre producteurs est également un argument qui pourrait permettre aux quelques 35 % des bénéficiaires visés par l’amendement de le contester devant le Conseil constitutionnel. L’État prévoit la possibilité pour les producteurs de demander une dérogation suivant différents critères techniques, temporels ou de rémunération, qui seront préalablement soumis à l’avis de la CRE.

  • PHOTOVOLTAÏQUE – Mickey se fait une place au soleil 13 novembre 2020

    Disneyland Paris vient d’annoncer un partenariat en co-investissement avec le Français Urbasolar, spécialiste du photovoltaïque, pour la réalisation d’ombrières solaires sur l’ensemble des parkings (6 900 places) du parc d’attraction situé en Seine-et-Marne. Le projet comptera 67 500 panneaux de la marque First Solar, déployés sur 17 hectares d’ombrières photovoltaïques, soit l’équivalent de 24 terrains de football. Une partie de l’installation s’illuminera la nuit pour représenter une tête de Mickey visible du ciel. La production estimée de 31 GWh/an ne sera pas destinée à l’autoconsommation, mais représentera environ 17 % de la consommation électrique actuelle du parc, soit l’équivalent de la consommation annuelle d’une ville de 14 500 habitants, pour une réduction des émissions gaz à effet de serre d’environ 750 tonnes de CO2 par an, selon Disneyland Paris. La construction, qui a démarré en juillet dernier, devrait s’achever en 2023 et une première partie des ombrières sera opérationnelle au printemps 2021. Avec cette initiative, Disney poursuit ses investissements en faveur des énergies renouvelables. Une centrale géothermique (deux puits de 1 900 mètres) alimente déjà en chaleur le parc ainsi que le Village Nature Paris.

  • PHOTOVOLTAÏQUE – EDF et Total Quadran raflent plus de 50 % du dernier appel d’offres CRE4
 5 novembre 2020

    La CRE (Commission de régulation de l’énergie) a annoncé fin octobre les résultats de la huitième période d’appels d’offres portant sur des projets photovoltaïques installés au sol ou en ombrières. Ce programme pour le développement d’installations solaires de grande puissance a été lancé en 2016 et vise à attribuer en 4 ans un volume total de 5,77 GW réparti en 9 périodes de candidatures. Initialement prévue pour attribuer 500 MW de puissance, le volume total de cette huitième tranche a été révisée à la baisse en raison de la crise sanitaire Covid-19. Ce sont ainsi 330 MW qui ont été validés par l’autorité de régulation. Au niveau des lauréats, EDF a été le développeur le mieux servi avec 33 % de l’enveloppe totale (111,1 MW) devançant Total Quadran qui empoche, quant à lui, 20 % de la puissance totale des sites retenus (67 MW). Sur l’ensemble des projets retenus, le prix moyen est de 57,4 €/MWh. Suite à la publication de ces résultats, la société de conseil financier spécialisée dans le secteur des énergies renouvelables Finergreen a mis à jour son suivi des développeurs photovoltaïques opérant en France. Engie reste le premier avec un parc en exploitation de 862 mégawatts (MW), Total Quadran (606 MW) et Urbasolar (515 MW) complètent ce trio de tête. Une neuvième et dernière tranche d’appels d’offres vient de se clôturer le 3 novembre dernier. Non prévu au départ, ce dernier appel d’offres devra attribuer les 670 MW restants qui devront permettre d’atteindre l’objectif initial de 5,77 GW.

  • PHOTOVOLTAÏQUE – Une méga centrale urbaine à Toulouse
 5 novembre 2020

    Après un an de travaux, Urbasolar, spécialiste du photovoltaïque basé à Montpellier, vient de mettre en service sa gigantesque centrale au sol de 15 MW développée en co-investissement avec Toulouse Métropole, la Régie d’électricité de la ville de Toulouse, l’agence régionale énergie climat et le collectif des citoyens toulousains, Citoyen’R. Située à deux pas de l’Oncopole de Toulouse sur les ruines de l’ancienne usine AZF, cette opération, initiée dans le cadre du grand Plan Climat de Toulouse Métropole qui s’étale sur la période 2017-2030 est un très bon exemple de revalorisation d’un site fortement pollué. Les 35 000  panneaux, déployés sur une surface de 25 hectares ont fait l’objet d’une conception en ”Land Art”, un design validé par les Architectes des Bâtiments de France et création d’un artiste plasticien Toulousain, Damien Aspe. Il intègre une pixellisation de l’image vue du ciel grâce à des panneaux colorés intercalés entre les modules avec une alternance de bleu, jaune et rose (visible en prenant l’avion au départ de l’aéroport de Blagnac ou du futur téléphérique Téléo). Selon Urbasolar, cette nouvelle la centrale produira chaque année 20 millions de kilowattheures, ce qui correspond à la consommation annuelle en électricité de 19 000 habitants, soit 4 000 foyers, et permettra à la métropole de Toulouse d’éviter le rejet annuel de 6 000 tonnes de CO2.

OCTOBRE 2020

L’ESSENTIEL DU PHOTOVOLTAÏQUE DU MOIS DE OCTOBRE

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  • PHOTOVOLTAÏQUE – 
Journée de l’industrie solaire 29 octobre 2020

    L’institut photovoltaïque d’Île-de-France (IPVF) organise le 19 novembre 2020 un événement en ligne : la Journée de l’industrie solaire, dédiée au futur de la recherche et de l’innovation autour du photovoltaïque. Les acteurs français du secteur, publics ou privés, feront le point sur les enjeux auxquels est confrontée la filière photovoltaïque, particulièrement en France et sur les dernières avancées technologiques qui permettront d’y répondre. Des sujets tels que la recyclabilité des modules, le développement des cellules Tandem ou les différents domaines d’applications du solaire (BIPV, VIPV, Agri-PV, etc.) sont au programme de la journée. L’inscription est gratuite.

  • PHOTOVOLTAÏQUE – Nouvel arrêté tarifaire 29 octobre 2020

    Un nouvel arrêté concernant les tarifs d’achat des installations de moins de 100 kW est paru au Journal Officiel le 25 octobre. Ce texte visait à réajuster les coefficients de baisse trimestrielle des tarifs. Mais il aura des effets très différents selon la puissance des installations. Pour celles allant de 9 à 100 kW, l’arrêté limite l’ampleur de la baisse, ce qui répond à la demande des professionnels. Enerplan avait dénoncé comme excessive la dégressivité des tarifs d’achat en regard de la baisse effective du coût des installations. En revanche, pour les installations de moins de 9 kW, essentiellement résidentielles, le tarif diminue plus rapidement. Selon Enerplan : « La baisse minimale, à volume trimestriel constant, passe ainsi de 0,5 % à 1,25 %, soit une multiplication par 2,5 de la rapidité de cette baisse. » Enerplan a écrit à la ministre de la Transition écologique, afin de demander une révision de la formule de calcul pour les petites installations. Cela étant, le nouvel arrêté ne remet pas drastiquement en cause la rentabilité des projets résidentiels. « Une simulation sur l’outil en ligne Évaluer mon devis avec une offre “chère” – un système de 2,5 kW pour 7 700 € TTC – donne un temps de retour entre 18 et 20 ans, ce qui est conforme à l’objectif du tarif d’achat », relativise Mélodie de l’Épine, coordinatrice du pôle photovoltaïque de l’association Hespul. « Néanmoins, nous avions proposé une formule de baisse n’impactant pas les petits volumes. Les installations de moins de 9 kW représentent de 17 à 25 MW installés par trimestre, cela ne coûtait rien à l’État de limiter la baisse. » « Cet arrêté n’envoie pas le bon signal au secteur résidentiel, renchérit Richard Loyen, délégué général d’Enerplan. « Sur ce segment, 90 % des installations se font en autoconsommation avec vente du surplus. On attendait un arrêté apportant une vraie simplification administrative. Or, pour ce type de raccordement, il faut toujours remplir un formulaire complexe, comportant tout un tas d’entrées qui ne servent à rien. »

  • PHOTOVOLTAÏQUE – Semaine solaire pour Barbara Pompili 22 octobre 2020

    Jeudi dernier 15 octobre, la ministre de la Transition écologique a annoncé le retour d’un bonus au tarif d’achat pour les modules photovoltaïques intégrés au bâtiment (BIPV). « Je suis fière de vous annoncer que nous allons donner un coup d’accélérateur à la filière du solaire intégré au bâti avec l’octroi d’un bonus pour ceux qui choisiront ces technologies en 2020 et 2021 », a-t-elle déclaré lors de sa visite de l’usine de tuiles solaires de Sunstyle (Akuo Energy), située à Châtellerault. Cette entreprise entend augmenter sa capacité de production à 1 GW d’ici 2025. Le 20 octobre, Mme Pompili annonçait les lauréats des appels d’offres photovoltaïques. Concernant les centrales solaires au sol, 45 projets ont été retenus, représentant une puissance cumulée de 332 MW. Leur tarif moyen s’établit à 57,4 €/MWh, en baisse de 7,4 % par rapport à la session précédente. Par ailleurs, 31 projets photovoltaïques en autoconsommation ont également été retenus. Ils ne représentent toutefois que 9 MW, pour un prix moyen de 13,8 €/MWh (-14 % par rapport au dernier appel d’offres). Le 20 octobre, toujours, la ministre a annoncé des mesures en faveur de l’autoconsommation. En zone rurale, les opérations d’autoconsommation collective pourront s’étendre à un rayon de 10 km (un rayon de 20 km était à l’étude début 2020, lire Le Journal du Photovoltaïque n° 35-36), contre 1 km actuellement. Le plafond de puissance pour les projets d’autoconsommation sous appels d’offre passera de 1 MW à 10 MW. Enfin, le futur arrêté tarifaire, en cours de notification auprès de la Commission européenne, fera passer le plafond du tarif d’achat en guichet ouvert de 100 à 500 kW, et permettra qu’une partie de l’électricité puisse être autoconsommée.

  • PHOTOVOLTAÏQUE – 26 % de rendement : nouveau jalon pour l’organique 22 octobre 2020

    Armor solar power films, filiale du groupe français Armor, indique avoir obtenu en octobre un rendement record de 26 % avec ses cellules organiques ASCA dans un environnement à faible luminosité. Cette performance a pu être atteinte grâce à l’intégration de nouveaux matériaux photoactifs de dernière génération développés avec son partenaire taïwanais Raynergy Tek, spécialiste des matériaux semi-conducteurs pour le photovoltaïque organique (OPV), précise l’entreprise. Ce résultat représente un doublement de la performance des films ASCA obtenue jusqu’ici en laboratoire (13 %), que nous annoncions dans Le Journal du Photovoltaïque n° 35-36 paru en juin dernier. Même si le passage du laboratoire à la production de série se traduit par une perte de rendement, ce nouveau jalon ouvre des perspectives intéressantes aux applications indoor. Le secteur des objets connectés (Internet of Things) est en plein essor et l’OPV est un bon candidat pour alimenter en énergie ces objets et les rendre plus autonomes.

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CENTRALE SOLAIRE FLOTTANTE – Du “flotovoltaïque” en Nouvelle-Aquitaine 16 octobre 2020

    Sergies, spécialisée dans la production d’énergies renouvelables et filiale du Syndicat Énergies Vienne, vient d’inaugurer la centrale photovoltaïque flottante de Saint-Maurice-la-Clouère dans le département de la Vienne. Construite sur une ancienne carrière remise en eau, la centrale est d’une puissance de 3 MW et permettra de produire chaque année 3 333 MWh soit la consommation électrique de 698 foyers. Les 7 292 modules photovoltaïques, assemblés par la société VMH à Châtellerault, sont entièrement démontables, recyclables et peuvent être retirés de l’eau sans laisser d’empreinte. Le projet a été finalisé avec Ciel & Terre, une entreprise française basée à Lille spécialisée dans l’installation de panneaux sur flotteurs. Les habitants de la communauté de communes, puis du département, ont été associés à ce projet grâce à financement participatif citoyen, ouvert l’été dernier sur la plateforme Lumo. Le coût total du projet est de 3 millions d’euros.

  • RACCORDEMENT MIXTE
 – Premier raccordement mixte photovoltaïque et éolien en France
 16 octobre 2020

    Sun’R Power, acteur indépendant du photovoltaïque, et Boralex, propriétaire et exploitant d’1 GW éolien, ont publié un communiqué le 13 octobre pour annoncer leur association autour de la mise en service des 25 MW de la dernière tranche du parc photovoltaïque de Cambrai-Niergnies dans les Hauts-de-France (CAM 3 développé par Sun’R) prévue au premier semestre 2021. Ce parc, qui vise à valoriser les terres déclassées de l’ancienne base de l’OTAN de Cambrai, est financé en partie par la Communauté d’Agglomération de Cambrai. Due à la saturation des postes sources dans les Hauts-de-France, ayant multiplié par 9 la taxe S3REnR, Boralex avait construit en 2019 son propre poste source sur la commune de Proville dédié au raccordement par RTE de son parc de sept éoliennes de 24,15 MW. C’est sur ce même poste source que le projet CAM 3 sera relié. Sun’R et Boralex misent sur la complémentarité des ressources solaires et éoliennes afin d’optimiser les coûts de raccordement par rapport à la puissance fournie par les deux parcs simultanément. Ce projet unique en France est rendu possible par une collaboration avec les équipes de RTE avec lesquelles seul Boralex restera en contact afin de simplifier les démarches.

  • ENTREPRISE – Amarenco France acquiert Synergetik 8 octobre 2020

    Le 28 septembre, Amarenco a annoncé l’acquisition de Synergetik par sa filiale française. Amarenco est un producteur photovoltaïque possédant un portefeuille de 700 MW en construction et en exploitation, présent principalement en Europe, dans les DOM et en Asie. Cette acquisition permettra à l’entreprise de renforcer sa présence dans le sud de la France et de répondre aux enjeux actuels des collectivités. Depuis sa création en 2008, Synergetik accompagne, entre autres, les collectivités dans leurs projets photovoltaïques. Aujourd’hui, l’entreprise exploite 17 MW répartis sur 265 bâtiments, et développe 41 MW à travers 127 projets. Grâce à un savoir-faire tant au niveau administratif, que technique ou juridique, elle propose des solutions clé en main pour des infrastructures telles que des écoles, des centres techniques ou des immeubles collectifs. En rejoignant Amarenco elle pourra proposer des offres complémentaires comme le stockage et la mobilité électrique.

  • CENTRALES SOLAIRES
 – Projets en co-investissement dans les Hautes-Pyrénées
 8 octobre 2020

    Urbasolar, spécialiste français indépendant en solaire photovoltaïque et le Syndicat départemental d’énergie des Hautes-Pyrénées (SDE65) viennent de signer un partenariat pour la réalisation de 5 projets photovoltaïques soit un volume de 22,7 MW. Au dernier trimestre 2020 débuteront les travaux de la toiture photovoltaïque d’un marché et les ombrières du parking du Val d’Adour sur la commune de Rabastens-de-Bigorre. En 2021, des ombrières photovoltaïques seront installées sur un parking à Orleix. Deux centrales au sol sont aussi prévues : l’une à Bours, sur le site d’une ancienne gravière et l’autre à Pintac avec des mises en service pour 2022 et 2023. Le contrat de 22 millions d’euros prévoit un co-investissement par Urbasolar et la SEM Ha-Py Energies, une société d’économie mixte constituée en tout début d’année 2020 par le SDE65 en partenariat avec Capgen, filiale énergie du Crédit Agricole Pyrénées-Gascogne.

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PHOTOVOLTAÏQUE – Total en Espagne : 3,3 GW d’ici 2025 2 octobre 2020

    Le 25 septembre, Total a publié un communiqué de presse dans lequel l’énergéticien annonce avoir conclu un accord avec Ignis pour le développement de 3,3 GW de projets photovoltaïques. Ignis est un producteur et développeur d’énergie espagnol, gestionnaire d’un portefeuille de 7 GW d’énergies renouvelables. Il développera ces projets dès 2022 jusqu’à la mise en service finale en 2025. Avec cette opération, Total atteindra plus de 5 GW de projets photovoltaïques en Espagne d’ici 2025. Ces 3,3 GW se matérialiseront au travers de 5 sites dans la région de Madrid et en Andalousie, et viendront s’ajouter à ceux conclus lors de deux accords avec Powertis et Solarbay en février dernier. Ainsi, Total pourra couvrir l’intégralité de la consommation électrique de ses sites industriels en Europe via des contrats de garantis d’origines verts, ce qui lui permettra de compenser le scope 2, c’est à dire les émissions de gaz à effet de serre indirectes liées aux consommations d’électricité, d’environ 2 millions de tonnes par an.

  • PHOTOVOLTAÏQUE – 
Tarif d’achat : plafond relevé de 100 à 500 kW
 2 octobre 2020

    En février dernier, l’ancienne ministre de la Transition écologique, Élisabeth Borne, avait évoqué un possible relèvement du seuil à partir duquel les projets photovoltaïques en toiture devront se soumettre à la procédure d’appel d’offres. Ce seuil, fixé jusqu’ici à 100 kW, était donc appelé à être relevé. C’est chose quasi faite suite à une annonce intervenue lors de la 2e édition des Rencontres PVBAT organisées par le Groupement des Métiers du Photovoltaïque (GMPV). La filière a eu la bonne surprise d’apprendre en avant-première qu’un tarif d’achat pour les installations en toiture de 100 à 500 kW allait à nouveau être appliqué. Un tarif de 9,8 c€/kWh a été évoqué, abaissé à 4 c€ une fois dépassé 1 150 h de production annuelle. L’autoconsommation sera possible. Le texte est passé au Conseil Supérieur de l’Énergie le 29 septembre, et devrait être publié début 2021. Les professionnels se sont félicités de cette décision qui devrait faciliter la réalisation des projets sur les bâtiments professionnels soumis à une obligation de production d’énergie renouvelable et encouragera les maîtres d’ouvrage dans leurs démarches d’accession à un label, type BEPOS. Pour Franc Raffalli, président du GMPV : « Cette annonce qui va tout à fait dans le sens de la loi énergie et climat votée en novembre 2019, est un aboutissement pour la filière qui milite depuis 5 ans au maintien d’un tarif d’achat pour les projets de plus de 100 kW. La DGEC (Direction générale de l’énergie et du climat) travaille à cet arrêté tarifaire qui devrait aboutir tout début 2021. »

SEPTEMBRE 2020

L’ESSENTIEL DU PHOTOVOLTAÏQUE DU MOIS DE SEPTEMBRE

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  • PHOTOVOLTAÏQUE – Remise en cause des tarifs : la Plateforme Verte s’alarme 25 septembre 2020

    Comme nous l’annoncions dans les Actus de la semaine dernière, Les Échos ont indiqué la volonté de l’État de renégocier à la baisse certains contrats d’achat d’électricité photovoltaïque. Face à cette menace, les réactions ont été rapides. Ainsi, le think-tank la Plateforme Verte, a adressé une lettre à Bruno Lemaire, ministre de l’Économie et des Finances, afin d’alerter sur les risques d’une telle décision. Trois points sont mis en avant : bon nombre d’investisseurs institutionnels (la Caisse des Dépôts, groupe de retraites, etc.) se sont engagés dans des projets photovoltaïques et une remise en cause des tarifs pourrait fragiliser leurs investissements, qui participent notamment au financement des retraites en France. Les banques qui financent les projets photovoltaïques pourraient être amenées à reconsidérer leur portefeuille d’investissements. Enfin, un tel revirement sur une politique de soutien serait un très mauvais signal au moment où la France souhaite accélérer le développement de la filière hydrogène où, là aussi, le soutien de l’État aura un rôle central. Pour le think-tank, le calcul est simple : « Les économies ainsi générées seraient largement surpassées par les impacts directs et indirects sur l’ensemble de la chaîne financière de notre pays ».

  • TARIFS D’ACHAT – Vers une remise en cause des tarifs d’achat garantis ? 18 septembre 2020

    Les Échos, dans un article du 16 septembre, annoncent la volonté de l’État de renégocier certains contrats dans le but de revoir à la baisse les tarifs d’achat garantis. Dès 2000, afin de lancer la filière photovoltaïque, l’État avait décidé d’accorder des tarifs d’achat garantis sur 20 ans aux producteurs photovoltaïques. Ces contrats représentent un montant d’environ 2 milliards d’euros par an jusqu’en 2030, d’après la Cour des comptes. En 2010, face à l’augmentation mal anticipée du marché, un moratoire a été décrété afin de limiter la dépense publique. Cependant, les contrats signés avant cette date restent toujours valides avec des tarifs qui sont « dix fois les prix de marché actuels », selon Les Échos, les prix des systèmes de l’époque étant eux-mêmes beaucoup plus élevés qu’aujourd’hui. Une renégociation de ces contrats permettrait à l’État d’économiser à terme jusqu’à 600 millions d’euros par an sur la période de fonctionnement de ces parcs, ajoute le journal. Le gouvernement précise que les particuliers ne seront pas concernés, seules le seront les puissances au-delà d’un certain seuil. Outre les litiges juridiques risquant de se multiplier suite à une telle décision, le message envoyé par l’État serait très négatif. L’avocate Hélène Gelas, associée du cabinet LPA-CGR Avocats, réagissait ainsi sur Twitter à cette annonce : « Renégocier des dispositifs d’aide au photovoltaïque, c’est aller à l’encontre de la PPE, montrant aux investisseurs que les contrats signés peuvent être remis en cause par l’Etat. Un signal dévastateur pour la filière photovoltaïque et toutes les filières d’énergies renouvelables ! »

  • PV FLOTTANT – La Belgique passe au flottant 18 septembre 2020

    Le 8 septembre, le ministre de l’Énergie du gouvernement flamand a inauguré la première centrale photovoltaïque flottante de Belgique sur le site de la gravière de Sibelco à Dessel, près d’Anvers. Ce projet de 2 millions d’euros annoncé en 2018 devrait pouvoir fournir jusqu’à 80 % des besoins d’électricité du site d’extraction. Aux États-Unis, les chercheurs du NREL s’intéressent également au potentiel de déploiement de centrale PV flottantes, mais couplé à des barrages hydroélectriques. Selon leur étude, ce genre de système présente certains avantages tels que la réduction de l’évaporation et des coûts de réseaux. Selon les scénarios envisagés, le déploiement de PV flottant couplé à ces seuls réservoirs pourrait représenter aux États-Unis entre 3 et 7,6 GW pour une production comprise annuelle entre 4,25 et 10,6 TWh. La France, quant à elle, n’a pas évalué le potentiel que représenterait le PV flottant pour le moment, mais Akuo Energy, développeur de la première installation dans l’hexagone l’estime lui à une dizaine de GW.

  • PV FLOTTANT – Une centrale pour le traitement de l’eau à Singapour 11 septembre 2020

    Sembcorp est un groupe industriel spécialisé dans l’énergie, la marine et le développement urbain principalement présent en Asie, au Royaume-Uni, au Moyen-Orient et possède un portefeuille de plus de 12 GW d’énergie renouvelable installés. Sa filiale Sembcorp Floating Solar Singapor en partenariat avec l’agence nationale de l’eau de Singapour, a annoncé le 18 août dernier le lancement des travaux pour un projet de PV flottant de 60 MW. Situé sur le réservoir Tengeh à Tuas, il avait été annoncé en février et devrait s’achever en 2021. Prévu pour une durée de vie de 25 ans, il utilise les technologies les plus récentes en terme de durabilité pour résister au climat de la région. L’électricité produite permettra de fournir en électricité les usines de traitement des eaux locales gérées par l’agence nationale de l’eau de Singapour et de réduire de 7 % ses achats d’électricité. D’après les porteurs de projet les études environnementales rapportent que ce genre de technologie a peu d’impact sur la qualité de l’eau du réservoir et sa biodiversité.

  • RECHERCHE ET INNOVATION – Des avancées françaises en matière de colorants photochromes 11 septembre 2020

    Dans le but de diffuser davantage le photovoltaïque dans le quotidien, la filière travaille depuis quelques années sur l’intégration de matériaux organiques dans les cellules solaires afin de les rendre semi-transparentes. Cette particularité est notamment nécessaire pour le développement de vitrages photovoltaïques intégrables dans les bâtiments ou les automobiles. Comme nous l’annoncions dans une brève du mois de juin dernier, l’IRIG CEA (l’institut de recherche interdisciplinaire de Grenoble) s’est engagé sur ce thème en développant des cellules à base de colorants photochromes qui offriraient une grande transparence tout en pouvant s’assombrir lors d’un fort ensoleillement et produire de l’électricité. Le laboratoire vient d’enregistrer des résultats très encourageants sur des tests d’intégration de molécules photochromiques à base de diphényl-naphtopyranes dans les cellules à colorants. Les premiers prototypes de ces cellules montrent une efficacité de conversion de puissance maximale de 4,1 % tout en présentant un changement de couleur réversible sous irradiation et une variation de transparence allant de 69 % à 27 %. Les résultats préliminaires montrent que ces cellules solaires photochromiques peuvent être stables plusieurs mois sans encapsulation, c’est-à-dire sans aucune protection sur la cellule. En utilisant cette approche, les chercheurs ont fabriqué des mini-modules photochromiques semi-transparents d’une surface active de 14,08 cm2 qui ont une puissance de 32,5 MW.

  • PHOTOVOLTAÏQUE – Classement des développeurs européens en 2019

 4 septembre 2020

    L’agence de communication Solarplaza a publié son top 50 des développeurs de projets PV européens en 2019. La France compte 8 entreprises dans ce classement : Engie, Neoen, Tenergie, EDF Énergies Nouvelles, Voltalia, Reden Solar, Total Eren et Akuo Energy. Elle totalise un parc de 10,6 GW de capacité installée et Engie est le premier acteur français du classement en occupant la 11e place avec 746 MW en Europe. Sans surprise, c’est l’Allemagne qui reste largement en tête avec 49 GW, suivi par l’Italie (20,9 GW), le Royaume-Uni (13,6 GW), la France et l’Espagne (8,8 GW). L’Ukraine apparaît comme un des nouveaux pays leader du secteur, second marché en 2019, triplant sa capacité nationale, soit 4 GW de PV supplémentaire connecté au réseau en 2019. Les fonds d’investissement sont à présent majoritaires sur le marché du PV en Europe, comme le britannique Octopus Investments qui occupe la 3e marche du podium.

  • PLAN DE RELANCE
 – Enerplan se positionne 4 septembre 2020

    Suite au plan de relance annoncé le 3 septembre par le Premier ministre, Enerplan, (syndicat des professionnels de l’énergie solaire) fait part de ses réactions par la voix de son président, Daniel Bour : « L’annonce de ce jour est cruciale pour la relance économique de milliers d’artisans, de PME ou de plus grandes entreprises. Les acteurs du secteur solaire sont en capacité de se mobiliser pour la relance et de créer très rapidement des emplois pérennes sur tout le territoire. » Enerplan, qui représente l’ensemble de l’offre solaire industrielle et commerciale en France (industriels, ensembliers, bureaux d’études, installateurs, architectes…) réagit favorablement notamment en ce qui concerne la rénovation énergétique des bâtiments qui doit bénéficier de 7 milliards d’euros. Selon le syndicat, la rénovation énergétique devra intégrer l’autoconsommation au sein des bâtiments. Le recours à des installations solaires thermiques et photovoltaïques induira mécaniquement des baisses de charges pour les occupants des bâtiments rendus plus efficaces grâce à l’isolation. Sur le volet hydrogène, le solaire est présenté comme un atout majeur sur le plan de la production et du stockage de l’électricité renouvelable.

JUILLET 2020

L’ESSENTIEL DU PHOTOVOLTAÏQUE DU MOIS DE JUILLET

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  • TURPE – La tarification spécifique aux opérations d’autoconsommation collectives appliquée pour la 1ère fois 17 juillet 2020

    Le 9 juillet, Enercoop a publié un communiqué de presse relatif à la mise en place de la tarification du TURPE spécifique aux opérations d’autoconsommation collectives (ACC). En Effet, Enercoop Midi-Pyrénées, conceptrice et propriétaire de l’opération d’autoconsommation collective de Saint-Affrique depuis mars 2019 a appliqué le TURPE spécifique à la part autoconsommée de ce projet ce qui a engendré une réduction de 5 % de la facture des consommateurs par rapport au TURPE classique. Cette tarification en vigueur depuis 2018, vivement critiquée par la filière car considérée comme peu incitative, n’avait jamais été appliquée à un projet réel. Les quantités d’électricité fournies par le réseau (alloproduites) et autoproduites sont calculées par le gestionnaire Enedis, notamment grâce aux compteurs communicants, selon la répartition de la production convenue entre les participants du projet collectif. Cette opération permet de valoriser localement les 36 kW de PV installés sur la Biocoop de Lou Cussou et de vendre le surplus (30 % de la production) au fournisseur Enercoop sur le réseau. Ce premier projet ouvre la voie à l’autoconsommation collective en Midi-Pyrénées, qui s’organise actuellement notamment en zone d’activités commerciales et en milieu rural d’après Enercoop.

  • SOLAIRE EN TOITURE – Une nouvelle centrale solaire en Île-de-France 17 juillet 2020

    Dans le cadre de l’appel d’offres lancé par la Commission de Régulation de l’Énergie, le groupe Barjane, spécialisé dans l’immobilier logistique a été retenu pour la réalisation et l’exploitation d’une centrale solaire en toiture sur son nouveau centre de logistique situé au sein du parc d’activités de la Butte aux Bergers (commune de Louvres – Val-d’Oise). La centrale sera déployée en toiture sur un bâtiment de 37 500 m² pour une puissance de 3,5 MW, soit l’équivalent de la consommation électrique annuelle de 1 230 habitants. Le groupe Barjane comptera ainsi un total de 17 centrales solaires en France, dont deux en région Île-de-France. Ce projet, dont la mise en service est prévue courant 2021, a été réalisé en collaboration avec Grand Paris Aménagement, la Communauté d’Agglomération Roissy Pays de France, son agence de développement économique, Roissy Dev et la Mairie de Louvres,

  • PARTICULIERS – Des panneaux photovoltaïques chez Ikea 17 juillet 2020

    D’ici la fin de l’année, Ikea France proposera à la vente des panneaux solaires. Dans un premier temps et à partir de cet automne l’offre se développera uniquement dans les départements du sud de la France, puis gagnera progressivement l’ensemble du pays d’ici fin 2020. Dans le cadre de cette nouvelle activité, Ikea vient de signer un partenariat avec le groupe Voltalia, (spécialisé dans la production d’électricité à partir d’énergies renouvelables) qui sera en charge de la faisabilité et de l’installation des panneaux. Le client pourra faire une simulation partir d’un site dédié, afin de mesurer le niveau d’ensoleillement de sa toiture et une équipe technique de Voltalia viendra ensuite sur place. « Nous proposons une offre clé en main avec Ikea comprenant les garanties associées et permettant d’accompagner le client dans tout le processus. » assure Sébastien Clerc, le directeur général de Voltalia. L’électricité produite pourra être soit consommée sur place ou revendue au réseau. Le géant de l’ameublement vend déjà des panneaux solaires dans huit autres pays.

  • PARTICIPATION CITOYENNE
 – Du solaire sur les toits de Paris 10 juillet 2020

    En avril 2019, le Conseil de Paris a désigné Enercitif, la première coopérative parisienne d’énergie renouvelable, pour l’installation en toiture de centrales photovoltaïques citoyennes dans la capitale. Dans le cadre de cette initiative, la Ville de Paris a mis à la disposition de la coopérative les toitures de neuf écoles, centres d’animation et HLM. Malgré la crise sanitaire, le projet se concrétise et, cet été, quatre installations seront achevées sur les toits d’établissements publics. Les autres le seront cet automne, dont deux sur des HLM, suite à la signature de conventions avec des bailleurs sociaux. À la fin de l’année 2020, 3 000 m² de panneaux solaires des neuf premières centrales seront raccordés au réseau pour une puissance totale de 500 kW, soit l’équivalent de la consommation annuelle d’environ 170 foyers (hors chauffage). Le projet qui représente un investissement d’environ un million d’euros est assuré conjointement par un financement participatif avec des citoyens regroupés au sein de la coopérative et par la Ville de Paris.

  • NORME – Les principaux fabricants se mettent d’accord pour faire de la taille M10 un standard 10 juillet 2020

    Quatrième constructeur mondial de modules PV en 2019, LONGi Solar a annoncé être arrivé à un accord avec 6 autres compagnies pour établir comme standard la nouvelle taille de 182 mm x 182 mm pour les tranches de silicium. Parmi les entreprises partenaires, se trouvent notamment Jinko solar, JA solar et Canadian solar, toutes situées dans le top 5 des constructeurs mondiaux. Jusqu’à présent, en l’absence d’une norme commune, les entreprises avaient adopté des dimensions de tranches très variées, conduisant à des augmentations de coûts de fabrication sur l’ensemble de la chaîne de valeur. Cela rendait également plus difficile le choix pour le consommateur et l’installation pour les techniciens du secteur. Le choix du modèle M10 de 182 x 182 mm a émergé de la réflexion des 7 acteurs pour optimiser les procédés. Ils appellent tout le secteur à les suivre dans cette initiative afin d’accélérer le développement de la future génération de tranche de silicium.

  • USA – Les 200 MW du Holstein Solar Project entrent en service
 10 juillet 2020

    Le 7 juillet, Duke Energy a publié un communiqué de presse pour annoncer le début de l’exploitation du site de Holstein Solar Project au Texas. Ce parc, d’une capacité installée de 200 MW développé par la société 8minute Solar Energy, est le deuxième site à entrer en service parmi un ensemble de 4 projets texans de la filiale Duke Energy Renewables. Le premier à avoir été réalisé est le Lapetus Solar Project et ses 100 MW qui ont été raccordés au réseau en janvier 2020. La prochaine tranche sera celle du Rambler Solar Project dont les 200 MW sont attendus pour la seconde moitié de 2020. Situés sur la municipalité de Wingate, les 709 000 panneaux du Holstein Solar Project s’étendent sur une surface de plus de 520 hectares et devraient fournir l’équivalent de l’électricité consommée par 40 000 ménages. Duke Energy Renewables a signé un contrat de vente de la majorité de l’énergie produite avec J. Aron & Company LLC, et cela, sur une durée de 12 ans.

  • OPÉRATION ET MAINTENANCE – 9,4 milliards de $ pour la réparation et la maintenance à l’horizon 2025 ? 3 juillet 2020

    D’après un communiqué de presse de Wood Mackenzie du 22 Juin, le marché d’exploitation et de maintenance mondial des systèmes PV non résidentiels devrait atteindre 9,4 milliards de dollars annuels d’ici 2025. Ce chiffre se décompose entre l’EMEA (Europe, Afrique, Moyen-Orient) pour 3,5 milliards de dollars, 4,1 milliards pour l’Asie et 1,8 pour l’Amérique. Le cabinet de conseil estime qu’environ 4,2 GW d’actifs solaires devront être remplacés pour défaillance en 2020, et 36 GW en 2025 ce qui représente entre 10 % et 12 % des coûts totaux d’exploitation. Les systèmes d’enchères pour les nouveaux grands projets ont tendance à faire baisser les coûts de production de manière conséquente, et ce, malgré la crise de la Covid-19 qui a obligé Wood Mackenzie à revoir à la baisse de 17 % ses estimations de puissance installée en 2020. 2019 aura été une année de consolidation pour les 15 principaux fournisseurs qui voient leurs parts de marché passer de 51 % à 54 %.

  • INTERNATIONAL – Une méga centrale au Vietnam 3 juillet 2020

    Le japonais Sharp Energy Solutions Corporation (spécialiste en systèmes photovoltaïques et en installations électriques) annonce la mise en service de la centrale solaire de Ninh Thuan, une province du centre-sud du Vietnam. D’une puissance d’environ 45 MW, avec une capacité annuelle de production d’électricité estimée à 76 373 MWh par an, le site approvisionnera environ 40 500 foyers vietnamiens et devrait économiser 25 458 tonnes d’équivalent de dioxyde de carbone par an. Avec ce nouveau projet, Sharp continue le déploiement de ses activités dans le domaine du photovoltaïque en Asie, avec des usines en Thaïlande, en Indonésie et en Mongolie, dans un contexte où la consommation d’électricité ne cesse d’augmenter.

  • RELANCE – Vers un retour de la croissance ? 3 juillet 2020

    Le 1er juillet, l’association SolarPower Europe a publié un édito sur les perspectives du marché mondial à l’horizon 2024. Premier constat, la crise sanitaire aura bel et bien un impact important, variant selon les pays, puisque 71 % des acteurs interrogés déclarent subir des baisses de commandes. Alors que l’an dernier ses chiffres prévisionnels pour 2020 donnaient 144 GW, l’association estime aujourd’hui que les capacités installées en 2020 seront plus proches de 112 GW, soit 4 % de moins qu’en 2019. Cependant, la tendance de diversification des marchés devrait continuer. En effet, des projets se multiplient en Afrique et au Moyen-Orient. L’année 2019 est également une année record avec des appels d’offres qui ont conduit à des coûts de production d’1 centime US par kWh sur trois continents notamment grâce à l’amélioration de l’efficience des cellules PV, mais aussi à des nouveaux types d’installations comme le solaire flottant. Dans son scénario moyen qui se base sur des hypothèses de forts soutiens publics, SolarPower Europe prévoit une croissance de 34 % de la puissance installée par an en 2021 atteignant 150 GW et 169 GW en 2022. Ce n’est qu’en 2024 que le secteur devrait avoir totalement surmonté les conséquences de la crise sanitaire.

JUIN 2020

L’ESSENTIEL DU PHOTOVOLTAÏQUE DU MOIS DE JUIN

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  • SOLAIRE FLOTTANT – Deux nouveaux parcs photovoltaïques flottants en Occitanie 26 juin 2020

    Le groupe Akuo, producteur français indépendant d’énergies renouvelables, annonce la construction de deux centrales solaires flottantes en Région Occitanie. Sur la commune de Cintegabelle (Haute-Garonne), le parc sera déployé sur le site d’une ancienne carrière exploitée initialement par le cimentier Cemex pour une puissance de 7 MW. A Raissac-d’Aude (Aude), la centrale sera installée en plusieurs îlots sur un ensemble de petits lacs sur un site de 65 hectares exploités initialement par Eiffage. La puissance prévue devrait avoisiner les 18 MW. Pour ces deux chantiers l’investissement global est de 20 millions d’euros. Les travaux débuteront fin 2020 pour une mise en service début 2022. Après le raccordement de la centrale flottante de Piolenc dans le Vaucluse (17 hectares de panneaux), Akuo renforce ainsi sa position sur le flottant en France. « Outre la conduite des deux nouveaux chantiers de Cintegabelle et de Raissac-d’Aude, nous avons actuellement en portefeuille sur l’Occitanie pas moins de 200 MW en développement sur des projets déjà bien avancés, dont 50 % sur du photovoltaïque flottant », insiste Baptiste Balique, responsable régional du développement pour le Sud-Ouest chez Akuo.

  • FONDS D’INVESTISSEMENTS – Midi Energy fait son entrée dans le cercle des fonds EnR 26 juin 2020

    Porté par Midi 2i, une filiale de Caisse d’Epargne Midi-Pyrénées, un nouveau fonds de développement de projets renouvelables vient de faire son apparition. Midi Energy a pour vocation de participer en fonds propres à des projets solaires, éoliens ou hydro. Doté d’un budget de 30 M€, Midi Energy a pour vocation d’investir entre 0,5 et 3 M€ par projet dans des opérations d’abord situées dans des régions voisines de son implantation initiale puis, dans un second temps, sur l’ensemble du territoire français. Ainsi Midi Energy vient d’entrer au capital de la société de projet Seysses-Solagri aux côtés du développeur Solvéo, détenteur de 51 % et de l’Arec Occitanie (24,5 %). L’objectif est de construire et exploiter deux centrales agrivoltaïques de 13 MW à Seysses (Haute-Garonne). Les panneaux seront installés sur des serres dans lesquelles du ginseng sera cultivé. Ces centrales font aussi l’objet de campagnes de financement participatif chez Enerfip et Tudigo. Anne-Laure Beuscart, responsable du développement EnR de Midi 2i prévoit que « 10% du fonds sera investi à la fin de l’année, pour un déploiement qui devrait durer 4 à 5 ans. »

  • CITE – Une modification de la mesure suite à la crise sanitaire ? 26 juin 2020

    Un article du 23 juin de Greenunivers présente une démarche initiée par plusieurs députés visant une réforme du CITE, Crédit d’impôt pour la transition énergétique. Mis en place en 2005 et mesure de soutien phare aux investissements EnR des particuliers, le CITE était programmé pour s’arrêter définitivement fin 2020 afin de laisser totalement la place au dispositif MaPrimeRénov’. Cependant, suite à la crise sanitaire et économique post Covid-19, une quarantaine d’amendements ont été déposé dans le cadre du projet de loi de finances rectificative n° 3. Les députés souhaitent modifier le périmètre de la mesure fiscale principalement sur trois points : l’étendre aux résidences secondaires, réintégrer les ménages à hauts revenus pour tous les types de travaux éligibles et enfin d’inclure les chaudières gaz très hautes performances énergétiques dans le giron des technologies recevables. Cette démarche est soutenue par des acteurs institutionnels comme la Fédération française du bâtiment ou la Confédération de l’artisanat et des petites entreprises du bâtiment.

  • SOLAIRE HYBRIDE – Une levée de fonds de 4 millions d’euros 19 juin 2020

    La start-up française ZE Energy, producteur indépendant d’énergie renouvelable, dirigée par Mathieu Lassagne, ancien directeur général délégué de Solairedirect vient de lever 4 millions d’euros pour le développement de sa solution de centrales solaires hybrides combinant photovoltaïque et stockage. L’objectif de ces centrales de nouvelle génération est de mettre à la disposition des collectivités, entreprises, groupes immobiliers… une énergie propre, disponible 24h/24, à un tarif attractif. En partenariat avec le Groupe Sorégies, énergéticien intégré, et avec le soutien de la région Nouvelle-Aquitaine, ZE Energy vient d’installer une batterie de 2,5 MW-2,3 MWh sur la centrale de Saint-Sauveur (11 MW) qui sera opérationnelle en septembre 2020. D’autres projets sont à l’étude dans le Loir-et-Cher, en Nouvelle-Aquitaine, en Languedoc-Roussillon et en PACA. La start-up dispose d’un portefeuille de projets de plus de 170 MW en solaire photovoltaïque et de plus de 65 MWh de batterie. D’ici 2025, l’objectif est d’atteindre, grâce à son déploiement dans quatre pays, un parc de centrales solaires de plus de 700 MW et une puissance de batteries en opération de plus de 350 MWh. Les investisseurs sont Demeter (acteur majeur européen du capital investissement pour la transition énergétique), le fonds allemand public-privé High-Tech Gründerfonds (HTGF) et l’investisseur EverWatt, filiale de EverGreen.

  • JAPON – Un site montagneux de 100 MW débute sa production 19 juin 2020

    Dans un communiqué de presse en date du 16 juin, le fabricant japonais de modules photovoltaïques Kyocera a annoncé la création de Kanoya Osaki Hills LLC dont il possède 9,1 % des parts, conjointement avec GF Corporation (72,7 %), Kyudenko Corporation (9,1 %) et Tokyo Century Corporation (9,1 %). Cette nouvelle société a commencé l’exploitation de son « usine d’énergie solaire Kanoya Osaki Solar Hills », la plus grande de l’île de Kyushu, d’une puissance installée de 100 MW. Kyudenko et GF ont pris en charge la construction et la maintenance tandis que les modules sont fournis par Kyocera. Le montage financier a été géré par Tokyo Century via 17 banques régionales. Pour un investissement total d’environ 40 milliards de yens (soit 333 millions d’euros), la centrale solaire devrait produire 117 000 MWh/an et éviter 62 420 tonnes de CO2. Situés à flanc de montagne, les modules sont conçus et installés pour avoir un impact limité sur l’aménagement du territoire. Le projet, débuté en janvier 2014, est né de la volonté de la communauté locale de repenser l’utilisation d’un terrain conçu 30 ans plus tôt pour accueillir des parcours de golf n’ayant finalement jamais vu le jour.

  • CHINE – Le redressement de Yingli se poursuit 19 juin 2020

    Le tribunal populaire intermédiaire de la municipalité de Baoding a officiellement accepté la demande de restructuration de la filiale chinoise de Yingli Green Energy Holding Co, à savoir Yingli Energy. Cette étape s’inscrit dans le plan de restructuration de la dette du groupe qui a débuté il y a cinq ans. Ces grandes manœuvres sont destinées à sauver l’un des géants du photovoltaïque qui avait atteint une dette cumulée de 2 milliards de dollar en 2018 et qui avait alors frôlé la faillite. Le plan de sauvetage était également passé en mars dernier par une importante commande de 260 MW de la part d’une entreprise d’État chinoise. Les panneaux solaires à haut rendement Yingli alimenteront le projet de démonstration d’énergie intelligente Zhangbei Internet Plus. Une fois restructurée, la nouvelle société Yingli devrait retrouver un ratio d’endettement moyen pour le secteur, ce qui devrait lui permettre de tenir son rang dans la compétition mondiale. L’objectif sera ensuite pour l’entreprise de pouvoir se reconcentrer à nouveau totalement sur l’innovation, l’optimisation de la répartition de ses capacités et la modernisation de ses lignes de production. En attendant, le groupe Yingli annonce qu’il maintient sa production et continuera de prendre des commandes.

  • PV PHOTOCHROMIQUE 12 juin 2020

    Le Commissariat à l’énergie atomique et aux énergies alternatives (CEA) a présenté une invention développée en collaboration avec l’Université Pablo Olavide de Séville et l’entreprise suisse Solaronix, qui a également fait l’objet d’une publication dans la revue Nature energy le 8 juin. Il s’agit d’une famille de colorants photochromes adaptés au photovoltaïque, qui ouvrirait la voie à des vitrages PV dont la transparence s’adapterait à la luminosité. En effet, comme pour les lunettes, les cellules photochromiques s’assombrissent avec l’éclairement et s’éclaircissent lorsque le soleil décline. Les chercheurs ont pu obtenir des cellules qui changent de couleur suivant la luminosité ce qui permet d’augmenter leur rendement photovoltaïque, comme une cellule de surface 14 cm2 qui a produit 32,5 milliwatts après coloration. Des applications pour les façades de bâtiments ou le secteur automobile pourraient voir le jours si ces résultats se concrétisent.

  • SOLAIRE HYBRIDE – Deux études viennent valider les performances des systèmes PVT 12 juin 2020

    Le solaire hybride, ou solaire “PVT” vient de faire l’objet de deux études distinctes qui se sont penchées en détail sur ses performances. La première est une thèse de sciences sur les retours terrain d’installations solaires hybrides DualSun en lien avec le laboratoire CNRS LMT de l’Ecole Normale Supérieure Paris-Saclay. L’analyse a reposé sur un télésuivi de 28 installations de préchauffage d’eau sanitaire pour des maisons individuelles réparties du sud du Portugal jusqu’au nord de la France (Lille) et de la côte Atlantique jusqu’en Suisse. Les résultats concluent que les panneaux hybrides peuvent produire jusqu’à 2 fois plus d’énergie par m² comparés à des panneaux photovoltaïques classiques pour une même surface. Par ailleurs, une autonomie en eau chaude sanitaire (à 45°c) est atteignable sur 4 mois de l’année en moyenne (mi-mai à mi-septembre) et cela sans risque de surchauffe estivale. La seconde étude est celle de l’Agence Internationale de l’Energie (AIE). Là encore les résultats mettent en avant le fait que les solutions hybrides maximisent le rendement solaire par m². L’étude compare notamment deux installations solaires (hydride d’un côté, PV et solaire thermique de l’autre) au niveau de leurs performances. Si la production de chaleur est équivalente dans les deux cas, la quantité d’électricité produite par l’installation hybride sera en revanche nettement plus élevée (+ 13 %) que celle des modules PV, le PVT ne présentant aucune réduction notable de rendement. n.b. Le sujet des panneaux hybrides a été traité dans un article du prochain Journal du Photovoltaïque n° 35-36 intitulé « DualSun en pleine croissance »

  • PPA – Auchan mise sur le solaire 12 juin 2020

    L’énergéticien français Voltalia annonce la signature d’un corporate PPA (contrat d’achat direct d’électricité renouvelable) de 61 mégawatts avec Auchan Retail France. Ce contrat permettra l’approvisionnement pendant 20 ans de l’ensemble des sites français de l’entreprise en électricité d’origine photovoltaïque. Situées dans le sud de la France, ces centrales viendront s’additionner à la production d’électricité solaire sur les toitures des magasins et sur les ombrières des parcs de stationnement d’Auchan Retail, construits en partenariat avec Helexia, filiale de Voltalia. Sébastien Clerc, Directeur Général de Voltalia, déclare : « Ce partenariat est une nouvelle illustration de notre leadership du marché français de la production d’énergie renouvelable compétitive via les Corporate PPA. Nous sommes heureux d’accompagner Auchan Retail dans la continuité des coopérations avec notre filiale Helexia dans l’autoproduction et la maîtrise de l’énergie. » La mise en service de ces nouvelles centrales solaires est prévue entre 2021 et 2022.

  • BILAN ÉLECTRIQUE FRANÇAIS – Les EnR ont couvert 25 % de la consommation électrique au premier trimestre 10 juin 2020

    Selon le Panorama de l’électricité renouvelable, réalisé conjointement par RTE, le Syndicat des énergies renouvelables, Enedis, l’Agence ORE et l’Association des distributeurs d’électricité en France (Adeef), la couverture de la consommation d’électricité française par les énergies renouvelables poursuit sa hausse. Celle-ci a en effet atteint 25 % de la consommation totale électrique française au cours du premier trimestre 2020 contre une moyenne de 23 % en 2019. Durant le premier trimestre 2020, 37,6 TWh d’électricité renouvelable ont été produits, ce qui constitue un nouveau record trimestriel dépassant de plus de 10% le précédent record observé au premier trimestre 2018 (33,7 TWh). La progression de la production électrique renouvelable repose pour une bonne part sur l’éolien qui couvre 8,3 % de la consommation nationale en année glissante. La puissance totale du parc électrique EnR – éolien, solaire, hydroélectricité et bioénergies – s’élevait, fin mars 2020, à 54 234 MW contre 53 766 MW au 31 décembre 2019. Concernant le photovoltaïque, la puissance du parc s’élève à 9 609 MW au 31 mars 2020, avec 173 MW nouvellement raccordés au cours du dernier trimestre. Sur les douze derniers mois, 913 MW ont été raccordés. Avec 11,7 TWh produits durant les douze derniers mois, un chiffre en hausse de 2,6 % par rapport aux douze mois précédents, la filière solaire couvre 2,5 % de la consommation électrique nationale en année glissante.

  • INVESTISSEMENT – 4 milliards d’euros pour les renouvelables en France 10 juin 2020

    Le groupe Iberdrola a annoncé mercredi 3 juin qu’il allait investir 4 milliards d’euros dans les énergies renouvelables en France sur une période de quatre ans. Après avoir investi 2,4 milliards d’euros dans le parc éolien offshore de Saint-Brieuc (Côtes d’Armor) via sa filiale française Ailes Marines, l’énergéticien espagnol prévoit aussi de participer aux futurs appels d’offres dans le solaire photovoltaïque. « La France est un pays stratégique pour Iberdrola », a déclaré Ignacio Galán, le PDG du groupe, lors de la dernière édition du sommet Choose France, organisé en visioconférence et animé par le Premier ministre Edouard Philippe en janvier dernier.

  • COVID-19 – Deux rapports dressent un constat sombre sur les marchés de l’électricité renouvelable 10 juin 2020

    Spécialisé dans le conseil et l’information sur le marché indien des énergies renouvelables, Bridge to india a publié fin mai deux rapports concernant l’impact du Covid-19, respectivement sur le marché mondial du solaire PV et celui des énergies renouvelables en Inde. Supposées atteindre 130 GW de capacité solaire supplémentaire en 2020, la crise risque de diminuer les ambitions de 20% pour atteindre seulement 105 GW. En effet le secteur fait face à plusieurs dangers, tels que l’incertitude sur la demande d’électricité future, l’augmentation des risques de manquement ou des retards de paiement sur les contrats en cours, le ralentissement des chaînes de production et d’approvisionnement, et globalement une désoptimisation du marché entraînant des augmentations de prix. Le marché indien de l’électricité renouvelable est très fortement impacté à l’horizon 2024, estime Bridge to India, avec une baisse par rapport aux objectifs initiaux de 35 GW de nouvelle capacité installé au lieu de 45 GW pour le solaire et de 12 GW pour l’éolien au lieu de 15 GW. Cependant, la pandémie semble avoir recentré l’attention des gouvernements sur les besoins de relocalisation des sources d’énergie et de lutte contre les dangers environnementaux, tel que le changement climatique.

  • RAPPORT AIE PVPS – Un coût photovoltaïque nettement en dessous de 2 dollars le kWh 3 juin 2020

    L’AIE (Agence Internationale de l’énergie) vient de publier le rapport annuel de son programme dédié au suivi de l’énergie photovoltaïque (AIE PVPS). Parmi les faits saillants, il ressort notamment le coût de l’électricité produite par le PV qui atteint désormais des niveaux bien en dessous de 2 centimes de dollar le kWh, pour les systèmes à grande échelle de cela dans plusieurs zones de la planète. Côté marché, le rapport détaille les résultats enregistrés en 2019 avec une augmentation de 12 % de la puissance totale raccordée soit 115 GW supplémentaires. Cet effort porte la capacité cumulée mondiale installée bien au-dessus de 620 GW pour une production d’électricité qui équivaut à 3 % de la consommation mondiale. Sans surprise la Chine, les États-Unis, l’Inde et le Japon représentent les plus grandes zones d’activité en 2019, soit plus de 50 % du marché mondial. Le rapport de l’AIE aborde également les politiques récentes mises en place, le marché des nouveaux modèles commerciaux ainsi que l’intégration technique et commerciale du photovoltaïque dans les systèmes d’électricité et d’énergie dans son ensemble. Ce rapport annuel est publié au moment où le monde connaît des défis sans précédent pour faire face à la pandémie mondiale de Covid-19. « Alors que nous sommes sur le point de comprendre combien nos habitudes et notre mode de vie seront affectés, tant sur le plan professionnel que privé, nous pouvons également observer une créativité unique pour surmonter cette situation difficile. Je suis convaincu que nous pouvons tous apprendre de ces nouvelles expériences, y compris pour d’autres défis tels que le changement climatique mondial » souligne Stefan Nowak président de l’IEA PVPS.

  • SUSTAINABLE DEVELOPMENT GOAL 7 – Le rapport bilan 2020 est publié 3 juin 2020

    Le 28 Mai a été publié conjointement par l’IRENA, l’AIE, l’UNSD (United Nations Statistics Division), la Banque mondiale et l’OMS, Tracking SDG 7 : The Energy progress report. D’après ce dernier, depuis 2010, des progrès significatifs ont été réalisés du point de vue de l’accès à l’électricité, notamment renouvelable, par le biais de systèmes d’électrification décentralisée. En effet entre 2010 et 2018 le nombre de personnes sans accès à l’électricité est passé de 1,2 milliard à 789 millions, même si ces efforts restent insuffisants pour atteindre les objectifs SDG 7 2030, qui visent un accès universel. La part des énergies renouvelables dans le mix énergétique mondial augmente chaque année, atteignant 17,3 % en 2017, mais cela ne représente qu’un point de pourcentage de plus qu’en 2010 (16,3 %). La croissance est principalement portée par la production d’électricité d’origine solaire et éolienne, qui doivent encore accélérer leur déploiement afin d’atteindre les objectifs fixés. Le rapport estime qu’entre 2017 et 2018 le solaire PV a dominé les enchères de nouveaux projets au niveau mondial, comprenant à lui seul plus de la moitié des capacités prévues en Asie du sud-est et en Afrique. Le rapport appelle à une coopération internationale renforcée, notamment dans sa dimension Nord-Sud pour aider les pays qui n’en ont pas les capacités, à investir dans les EnR.

  • AMI – Des centrales au sol sur les terres de l’armée 3 juin 2020

    Dans le cadre de l’appel à manifestation d’intérêt lancé par le Ministère des Armées en septembre 2019, la société montpelliéraine Urbasolar vient d’être désignée lauréate pour deux projets de centrales au sol. Partie intégrante du plan « Place au Soleil » cette démarche a pour objectif de convertir du foncier militaire en centrales solaires. Les deux programmes seront situés sur les communes de Saint-Christol (Vaucluse), sur une parcelle de 5,5 ha ayant accueilli un silo de missile (construction souterraine, sous forme de puits, depuis lequel un missile est lancé), et de Balan (Ain) sur un délaissé militaire de 4,6 ha. Les deux centrales entreront en service en 2023 et de nouveaux AMI seront lancés par le Ministère des Armées qui doit attribuer au total 2 000 ha d’ici 2022.

  • AMI – Des centrales au sol sur les terres de l’armée 3 juin 2020


MAI 2020

L’ESSENTIEL DU PHOTOVOLTAÏQUE DU MOIS DE MAI

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  • BIFACIAL – System Off Grid présente les résultats de ses tests 18 mai 2020

    Jeudi 7 mai System Off Grid a organisé un webinaire sur la technologie du solaire photovoltaïque bifacial. Créé en 2012, le bureau d’études a pour objectif d’accompagner les entreprises et les collectivités dans leurs projets, de conseiller les producteurs et de développer des outils pour le développement des technologies solaires émergentes. System Off Grid expérimente la technologie bifaciale depuis 1 an et a présenté les résultats obtenus dans son laboratoire à La Roche sur Yon. D’après l’entreprise, cette technologie, représentant seulement 8% des parts de marché aujourd’hui pourrait atteindre 60% d’ici 2029 grâce à ses avantages par rapport aux technologies classiques. Exploitant les rayons solaires diffus, et reflétés sur le sol (dépendant de l’albedo, indicateur mesurant la capacité d’une surface à refléter l’irradiation solaire) elle permet dans certains cas des gains de production par kWc installé. C’est notamment dans les zones peu ensoleillées que le bifacial est intéressant. D’après System Off Grid, le surcoût engendré par le bifacial serait compensé dès 5% de gain de productivité, sachant que ce gain peut aller jusqu’à 25% pour des journées à moins de 1000 Wh/m²/j d’irradiation solaire par rapport à un panneau classique dans les mêmes conditions de test. Concernant la maintenance, les cellules situées en dessous du panneau nécessitent un nettoyage moins fréquent, ce qui en fait également une solution intéressante dans les zones chargées en poussière. Cette expérimentation vient d’ailleurs confirmer des conclusions établies par des études réalisées en Allemagne par Enerpac début 2020.

  • BILAN 2019 – EurObserv’ER publie les chiffres du marché 2019 18 mai 2020

    EurObserv’ER vient de publier le Baromètre photovoltaïque 2020 qui confirme les bons chiffres sur le vieux continent. La solidité du marché solaire allemand, le retour au premier plan du marché espagnol et la montée en puissance des marchés néerlandais, belges, polonais, hongrois et grec ont clairement changé la donne par rapport à une année 2018 qui avait été décevante. Ainsi, 15,6 GW de nouvelle puissance ont été ajoutés en 2019 contre 8.5 GW un an auparavant, portant le parc cumulé à 130,7 GW pour l’UE28. Ce regain s’explique à la fois par des politiques d’appels d’offres beaucoup plus incisives de la part des pays n’ayant pas encore atteint leurs objectifs énergies renouvelables à fin 2020 (comme aux Pays-Bas et en France), la montée en puissance des contrats d’achat d’électricité de gré à gré (PPA – Power Purchase Agreement – en Espagne notamment) et l’atteinte de la parité réseau dans certains pays qui encourage un fort mouvement vers le photovoltaïque distribué et l’autoconsommation. Enfin, cette relance du marché a également été facilitée par la décision appliquée fin 2018 de lever les barrières anti-dumping à l’encontre des modules chinois. Las de ne pas voir d’effet sur une réindustrialisation européenne du secteur et devant les demandes insistantes des développeurs de projets, l’Union européenne a revu sa position, améliorant ainsi d’un coup la compétitivité prix du solaire photovoltaïque.

  • INNOVATION – Un tandem pour de plus hauts rendements 18 mai 2020

    L’IPVF (Institut Photovoltaïque d’Île-de-France) et le CEA-Ines lancent un programme commun intitulé « Tandem Made in France ». D’une durée de trois ans il permettra d’accélérer le développement de cellules à haut rendement associant les matériaux pérovskites à la technologie d’hétérojonction de silicium afin de créer un dispositif transférable à l’échelle industrielle. L’objectif de ces deux organismes de recherche français est d’atteindre 30 % de rendement. L’IPVF et le CEA-Ines ont développé un important savoir-faire dans le domaine des procédés de synthèse, de dépôt des pérovskites et de leur intégration en dispositifs photovoltaïques. Le CEA-Ines a par exemple obtenu un rendement record supérieur à 20 % à l’échelle d’un mini-module de 11 cm² en décembre 2019. Ses équipes ont aussi réussi à produire, en janvier 2020, des cellules hétérojonction avec un rendement de 24,63 % sur des équipements industriels permettant des cadences de 2 400 cellules par heure. L’IPVF, de son côté, a atteint des performances de 15 % de rendement sur 25 cm².

  • INNOVATION – Un tandem pour de plus hauts rendements 18 mai 2020


  • ANALYSE – Le solaire et l’éolien sont les technologies électriques les moins chères pour les deux tiers de la planète 11 mai 2020

    Selon une étude récente de BloombergNEF (BNEF) relayée par le site www.lechodusolaire.fr, les énergies solaire et éolienne ont enregistré des gains spectaculaires de compétitivité au cours des six derniers mois au point d’être désormais les technologies de production d’électricité les moins chères pour les deux tiers de la population mondiale. Au niveau mondial, le photovoltaïque affiche un coût actualisé (LCOE) moyen de 50 $ par MWh, soit un diminution de 4 % par rapport au second semestre 2019. Les projets les moins chers observés en Australie, en Chine, au Chili ou aux États-Unis peuvent atteindre un coût compris entre 23 à 29 $. En Chine, premier marché solaire mondial, la référence moyenne est de 38 $ le MWh, un niveau très proche du coût moyen de production des centrales électriques au charbon (35 $/MWh). A l’origine de ces impressionnantes réductions BloombergNEF note à la fois les avancées technologiques sur les matériaux et les équipements mais également la généralisation des procédures d’appels d’offres qui a poussé les développeurs à réaliser des installations de plus grande taille, générant ainsi d’importantes économies d’échelle. L’étude poursuit en annonçant que les tendances actuelles pourraient conduire le coût des meilleurs projets solaires à passer sous la barre des 20 dollars par mégawattheure d’ici à 2030. A l’heure où l’économie mondiale va devoir relever le défi d’un redressement post covid-19, ces résultats mettent une nouvelle fois en avant la réelle pertinence à se tourner plus largement vers les technologies renouvelables. La tentation d’investir dans des équipements basés sur des énergies fossiles est forte, notamment de par la chute des cours mondiaux de ces dernières. Pourtant ce phénomène n’est que conjoncturel et les résultats de l’étude BloombergNEF rappellent que structurellement, ce sont bien les énergies renouvelables qui sur le plan environnemental et économique représentent la voie à suivre.

  • TRIBUNE – L’appel de l’industrie photovoltaïque européenne 11 mai 2020

    Le Green Deal européen a des objectifs ambitieux pour la transition énergétique. 83 % de la demande d’électricité doit être alimentée par les énergies renouvelables afin d’atteindre les objectifs climatiques de l’UE d’ici 2050. Le photovoltaïque, qui couvre actuellement 3 % de la demande totale d’électricité de l’UE, avec un potentiel estimé à 15 % d’ici 2030, sera une technologie clé, avec une forte capacité de croissance économique et de création d’emplois en Europe (plus de 100 000 emplois estimés tout le long de la chaîne de valeur). C’est pourquoi la coalition “Solar Europe Now”, officiellement lancée le 6 mai, appelle à la reconnaissance de l’énergie solaire comme un moteur décisif pour réaliser les ambitions du Green deal. Cette coalition, qui regroupe plus de 90 acteurs de 15 pays européens, s’inquiète du manque actuel d’impulsion financière et de R&D dans le secteur. Selon Roch Drozdowski-Strehl, directeur général de l’IPVF, institut de recherche sur le photovoltaïque de renommée mondiale basé en Île-de-France, et initiateur de la coalition, l’augmentation des investissements dans la recherche et l’innovation sera essentielle pour favoriser le développement de cette industrie stratégique et valoriser tout son potentiel. « Avec les meilleurs centres de recherche du monde basés en Europe, l’Europe a le potentiel de devenir le leader mondial en matière de cellules et modules photovoltaïques haut de gamme. En Europe, les grands instituts se sont fortement positionnés dans la course concurrentielle aux nouvelles technologies. Il est crucial que les décideurs européens soutiennent l’Europe dans cette course par tous les moyens possibles. » Le chiffre d’affaires annuel global de l’industrie photovoltaïque européenne est actuellement estimé à 5 milliards d’euros, bien qu’une grande partie de son potentiel reste inexploitée.

  • TOTAL – Finalement ne changeons rien 11 mai 2020

    Businesswire a dévoilé le 5 mai l’issue de la réunion du Conseil d’administration du 4 mai de Total S.A quant au devenir du projet de résolution émanant d’actionnaires pesant 1, 37 % du capital. Ce projet visait à modifier le contenu du rapport de gestion afin d’y inclure la stratégie de la société telle que définie par le CA pour aligner ses activités avec les objectifs de l’Accord de Paris sur le Climat ainsi que la fixation d’objectifs en valeur absolue de réduction des émissions de gaz à effet de serre sur ses émissions directes mais également indirectes liées à l’usage qui est fait par les consommateurs des produits énergétiques vendus par Total. Le CA inscrit ce projet de résolution à l’Assemblée générale du 29 mai 2020 mais ne lui donne pas son agrément. Pour ce qui est des émissions directes, Total estime s’acquitter de ses responsabilités dans le cadre de sa stratégie de neutralité carbone du Groupe à horizon 2050. Pour ce qui est des émissions indirectes, le CA affirme que Total SA ne peut être tenu pour responsable de l’usage qui est fait par ses clients de ses produits énergétiques et que la société n’a pas la capacité directe d’agir sur la demande, n’étant ni constructeur aéronautique ni automobile. Le CA reconnaît cependant que Total est en mesure d’agir sur le mix de son offre de produits énergétiques, mais ne développe pas davantage ce sujet, c’était pourtant là l’enjeu de la proposition semble-t-il…

  • FINANCEMENT PARTICIPATIF – Investir dans le solaire en Outre-mer 4 mai 2020

    Lendopolis, plateforme française de prêt participatif spécialisée dans les énergies renouvelables vient de lancer une campagne de collecte de fonds pour la réalisation de trois centrales solaires en Outre-mer. Toutes seront développées par Urbasolar. Le premier projet, situé en Guadeloupe (Baie-Mahault et Petit-Bourg), permettra la construction et l’exploitation de deux centrales photovoltaïques sur toitures avec dispositif de stockage. Le second, toujours en Guadeloupe, concerne une installation sur toitures avec dispositif de stockage située au terminal fret de l’aéroport Pôle Caraïbes aux Abymes. Le troisième, situé au Port à la Réunion prévoit la construction et l’exploitation d’une centrale sur toitures et ombrières avec dispositif de stockage. Ces trois programmes participent à la transition énergétique dans les îles où l’électricité est principalement dépendante de groupes électrogènes fonctionnant au gasoil. Les futurs investisseurs ont jusqu’au 2 juin 2020 pour participer à ces collectes.

  • TRIBUNE – Plaidoyer pour la relance 4 mai 2020

    Hespul, association de promotion de l’énergie solaire photovoltaïque, a publié le 28 avril des propositions de relance pour la filière PV suite à la crise sanitaire. Hespul rappelle que les énergies renouvelables sont décentralisées et non délocalisables et permettent, outre leurs impacts positifs sur la pollution et les risques sanitaires, de réduire notre vulnérabilité face à notre dépendance aux importations de pétrole, de gaz ou d’uranium. Il faut donc leur donner la priorité pour l’avenir, ce qui passe, pour la filière photovoltaïque, par la relocalisation en Europe de la partie amont de la chaine de production industrielle. Les plans de relances européens sont l’occasion de mettre en place une politique d’offre industrielle. Celle-ci doit être soutenue par une stimulation de la demande au niveau national, qui implique, selon Hespul, de travailler sur quatre grands axes : « adapter et simplifier les mécanismes de soutien au développement du photovoltaïque » (augmentation du plafond à 500 kW, instauration d’un véritable guichet unique, régionalisation des tarifs d’achat en fonction de l’ensoleillement), « faciliter le raccordement des systèmes photovoltaïques au réseau de distribution » en faisant prendre en charge par le tarif d’utilisation des réseaux publics d’électricité (Turpe) les coûts d’extension des raccordements en basse tension, « lever les freins au développement du photovoltaïque sur le patrimoine public »et « permettre à tous les acteurs d’être correctement assurés ».

  • SOLAIRE A CONCENTRATION – La DEWA signe un PPA de 900 MW 4 mai 2020

    Le 29 avril l’Autorité d’Électricité et d’Eau de Dubaï (DEWA) a signé un PPA de 25 ans avec le nouveau projet au sein du parc solaire Mohamed ben Rachid Al Maktoum d’une capacité installée de 900 MW pour sa 5e  phase de développement. Ce contrat s’inscrit dans la stratégie de la ville de fournir 75 % de sa puissance électrique à partir d’énergie propre à l’horizon 2050. Prévu pour entrer en service au troisième trimestre 2021 il sera exploité par ACWA Power, producteur d’électricité et d’eau de mer dessalée. La DEWA a reçu une offre de 1,6953 US$/kWh (1,56 €/kWh), elle détient 60 % du parc, et le consortium composé de ACWA Power et Gulf Investment Corporation les 40 % restants. Le projet utilisera les dernières technologies de panneaux solaires biface, et viendra agrandir ce parc qui est le plus grand parc solaire à concentration à site unique au monde.

AVRIL 2020

L’ESSENTIEL DU PHOTOVOLTAÏQUE DU MOIS DE AVRIL

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  • ESPAGNE – Un plan de la filière espagnole pour participer au redressement économique du pays 24 avril 2020

    En prévision de la levée des mesures de confinement en Espagne, l’UNEF (Unión Española Fotovoltaica), a préparé, à l’attention du ministère de la Transition écologique et du Défi démographique, un rapport sur la contribution potentielle du secteur photovoltaïque à la reprise économique du pays. Le but de ce travail est de mettre en avant les atouts de la filière espagnole solaire pour jouer un rôle dans les plans de relances économiques nationaux. Ainsi l’UNEF rappelle que le secteur photovoltaïque espagnol dispose d’une forte base industrielle composée d’entreprises qui possèdent leur propre technologie et qui sont présentes tout le long de la chaîne de valeur d’un projet solaire. En termes d’emplois, au moment du déclenchement de l’urgence COVID-19, le secteur photovoltaïque employait environ 60 000 personnes en emplois directs, indirects et induits, soit autant d’agents économiques pouvant contribuer à la réactivation des économies locales. Le rapport présente 11 mesures destinées à aider la filière photovoltaïque à mieux participer au redressement du pays parmi lesquelles la réduction des délais de traitement administratif, élément clé pour accélérer le développement des projets, ou la mise en place d’incitations fiscales temporaires et d’amortissement accéléré des opérations pour les entreprises installant des équipements en autoconsommation. Des appels du pied à l’Europe sont également faits avec le souhait de développer des programmes communautaires destinés à soutenir les projets innovants.

  • APPEL D’OFFRES – Total remporte plus de 135 MW 24 avril 2020

    Lors du dernier appel d’offres solaire de la CRE, le groupe Total, via sa filiale Total Quadran remporte 131 MW de projets solaires, soit 20 % des volumes attribués lors de la septième période de l’appel d’offres CRE 4 au sol, ainsi que 5,6 MW de solaire dans les DOM-TOM. Ces projets font partie du programme de Total de solarisation de ses sites industriels et de revalorisation de friches industrielles. La future centrale solaire de Valenciennes, d’une puissance de 50 MW, constitue le plus grand projet lauréat et sera installée sur le site d’une ancienne raffinerie du groupe. Prévue en 2022, la centrale fournira de l’électricité verte à près de 32 000 personnes. En Ile-de-France, la centrale solaire de Grandpuits, d’une puissance de 25 MW, sera la plus grande de la région et alimentera près de 17 000 personnes (mise en service prévue d’ici 2022). Les projets de Lavéra (3 MW) dans les Bouches-du-Rhône, Serpaize (5 MW) et Brignoud (4 MW) en Isère, situés sur d’anciennes friches industrielles, sont également lauréats de l’appel d’offres CRE 4.7.