PHOTOVOLTAÏQUE
Emploi en baisse chez les installateurs de petites puissances solaires
Publié le 05/02/2026. Malgré près de 6 GW de puissance supplémentaire raccordés en 2025, un record pour le secteur, la filière photovoltaïque commence à ressentir les effets des stop&go politiques. Enerplan et Observ’ER ont mené, fin 2025, une
enquête conjointe auprès d’installateurs photovoltaïques qualifiés RGE intervenant sur le marché des particuliers. L’objectif : dresser un premier état des lieux de l’emploi dans ce segment après la réduction des aides actées par l’arrêté tarifaire de mars 2025, annulant ceux de 2021 (S21). Les professionnels interrogés devaient évaluer l’état de santé global de leur entreprise sur une échelle de 1 à 5, puis décrire l’évolution de leurs effectifs entre décembre 2024 et décembre 2025. Cette première enquête, appelée à être reconduite, permet de dégager le profil type des entreprises actives sur ce marché. Dans cette première enquête, appelée à être reconduite, plus de 80 % des répondants sont des TPE de dix salariés ou moins, dont les effectifs ont reculé de 12 % en un an. À l’inverse, seules les entreprises de plus de 50 salariés ont créé des emplois en 2025, mais elles restent marginales dans l’échantillon, représentant moins de 1 % des répondants. Tous profils confondus, les effectifs du panel affichent une baisse moyenne de 6 %. L’indicateur de santé économique confirme ces tensions. La note moyenne s’établit à 2,7 sur 5, loin d’une situation jugée florissante. Les plus petites structures – entreprises unipersonnelles ou TPE de 2 à 4 salariés – affichent les scores les plus faibles, avec des moyennes de 2,5 et 2,6. À l’opposé, les entreprises de plus grande taille se montrent nettement plus résilientes, avec une note moyenne de 3,7. Conséquence directe de ce contexte dégradé, la grande majorité des acteurs du segment se déclarent en situation de fragilité et ont déjà procédé à des réductions d’effectifs. Les perspectives pour 2026 restent préoccupantes : près d’un quart des répondants indiquent envisager de nouveaux licenciements.