PHOTOVOLTAÏQUE
Forte baisse de l’empreinte carbone des modules
Publié le 10/09/2026. L’Ademe, le Centre d’Observation Impacts Énergie (OIE) de Mines Paris – PSL, l’Institut national de l’énergie solaire (Ines) et Certisolis
publient une actualisation majeure des données françaises sur l’empreinte environnementale du photovoltaïque. Elle conduit à revoir fortement à la baisse l’empreinte carbone de l’électricité photovoltaïque, qui se situe désormais entre 20 et 30 gCO₂eq/kWh, selon l’installation et l’ensoleillement. Par comparaison, la valeur actuellement utilisée dans la base Empreinte de l’Ademe est de 43 gCO₂eq/kWh. Le photovoltaïque affiche une empreinte carbone sans commune mesure aveccelle du gaz, à 420 gCO₂eq/kWh, ou celle du charbon, à 1 060 gCO₂eq/kWh. Ces travaux alimentent le rapport international de référence du programme PVPS de l'Agence internationale de l'énergie sur le cycle de vie des systèmes photovoltaïques. Les données précédentes reposaient sur des procédés industriels et des hypothèses désormais anciennes. La filière photovoltaïque a fortement amélioré ses procédés de fabrication au cours de la dernière décennie. Les rendements des modules ont progressé tandis que les consommations d’énergie et de matières ont diminué. Les nouvelles données s’appuient notamment sur les informations issues des appels d’offres de la Commission de régulation de l’énergie. Ces résultats confirment la contribution du solaire photovoltaïque à la décarbonation du système électrique français. Les conclusions définitives sont attendues fin 2027 et doivent permettre d’actualiser les références environnementales françaises et internationales.